Piece by Piece
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Piece by Piece

Jeu de Neon Polygons (2026 · PC)

Passé complètement sous les radars, Piece by Piece fait partie de ces jeux pour lesquels j’ai presque envie de réparer une injustice. Pas forcément un oubli dramatique, mais clairement un manque de mise en lumière pour un titre qui, à mes yeux, mérite bien mieux que ça!


C’était pourtant une de mes plus grosses attentes de ce début d’année.

Et comme souvent avec les jeux indépendants qui finissent par m’obséder avant leur sortie, je l’ai découvert d’une manière assez étrange. Sur LinkedIn (Oui. Plus j’y pense, plus je me dis qu’il y a un truc à creuser là-dessus, parce que ça commence à faire beaucoup de titre intéressants que je découvre par ce biais). Mais en même temps, ça fait sens. À force de suivre des créateurs, des profils artistiques, des gens qui gravitent autour de l’industrie, je me retrouve exposé très tôt à des projets qui ont déjà accroché l’œil d’éditeurs ou d’investisseurs. Parfois, il suffit d’un simple coup d’œil pour comprendre qu’il y a quelque chose. Un jeu qui semble immédiatement lisible, malin, qui joue avec des bases connues du game design tout en promettant un petit twist.

C’est exactement ce que m’a fait Piece by Piece.

Et forcément, le jour de sa sortie, je n’ai pas réfléchi longtemps avant de sortir la carte bleue.


Le concept est d’une simplicité désarmante, voir trop beau pour être vrai. On est sur un puzzle game à base de plateforme, mais chaque niveau est construit comme une pièce de puzzle que l’on peut littéralement retourner. Tout repose là-dessus. Cette idée de manipulation de l’espace, de rotation, de perspective.

Dit comme ça, ça donne envie immédiatement. Manette en main, cerveau en alerte, prêt à tester ses limites.


Mais très vite, on comprend que le jeu ne se résume pas à ce gimmick.

Et c’est là que j’ai commencé à être vraiment surpris. Parce qu’en réalité, il y a presque une dizaine de jeux dans ce jeu. Chaque monde, composé d’une dizaine de niveaux, introduit une nouvelle mécanique. Et pas juste un petit ajout anecdotique, non, des idées qui viennent réellement transformer la manière d’aborder les énigmes.

À un moment, on se retrouve avec des systèmes de téléportation qui évoquent directement ce que faisait Portal. À d’autres, on reconnaît des inspirations plus larges du puzzle game dans son ensemble. Et sous mes doigts, sans que je m’y attende vraiment, quelque chose de bien plus riche que prévu s’est ouvert. Ce genre de moment où tu réalises que le jeu est en train de dépasser ce que tu projetais sur lui... Forcément, ce sont ces jeux-là qui restent en tête longtemps!


Visuellement et dans la manière dont le personnage se déplace, il y a une proximité évidente avec Braid. Il suffit de voir une vidéo pour faire le rapprochement. Et comme Braid fait partie de ces expériences qui m’ont marqué à l’époque où l’indé explosait vraiment, ça a joué immédiatement en sa faveur. Il y a ce petit parfum de nostalgie, mais sans jamais tomber dans la copie. Plutôt une forme d’héritage assumé.

Là où le jeu impressionne vraiment, c’est dans sa capacité à se renouveler en permanence. Chaque monde apporte une mécanique, chaque mécanique change ton rapport au jeu, et tout ça s’enchaîne avec une fluidité assez admirable. Ce n’est pas juste une accumulation d’idées. C’est construit, pensé, intégré. Et surtout, ça donne envie d’aller au bout!


Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la liberté qu’il laisse au joueur face à la difficulté. Il y a forcément des moments où l’on bloque. Et plutôt que de s’acharner bêtement, le jeu t’encourage presque à faire une pause. Aller voir ailleurs. Tester d’autres niveaux, d’autres mondes, d’autres logiques. Parfois, en revenant plus tard, la solution apparaît comme une évidence. C’est simple, mais terriblement efficace.

Et surtout, ça respecte l'intelligence des joueurs/eueses.

Alors oui, il est assez court. Mais je ne suis même pas sûr que ce soit un défaut. Il a ce qu’il faut pour surprendre, pour marquer, pour donner envie de s’y investir sans jamais tirer sur la corde. C’est une expérience dense, bien calibrée.


Le paradoxe, c’est qu’il risque malgré tout de finir noyé dans la masse des puzzle games. Ce genre de titre que l’on oublie trop vite parce qu’il ne fait pas assez de bruit. Et c’est dommage, parce qu’au-delà d’être une très bonne pioche, il est vraiment engageant. Son concept est suffisamment original pour accrocher même des joueurs peu familiers du genre, et sa richesse mécanique peut largement satisfaire ceux qui en ont déjà fait le tour, en plus d'être une lettre d'amour aux autres jeux du genre.

Ce n’est peut-être pas le jeu qui va tout révolutionner. Mais c’est clairement celui que j’ai lancé avec curiosité et que j’ai quitté avec l’impression d’avoir touché quelque chose de plus malin que prévu. Et rien que pour ça, il mérite qu’on s’y attarde un peu plus.

KumaCreep
9
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Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les meilleurs jeux vidéo de 2026

Créée

le 29 avr. 2026

Critique lue 8 fois

KumaCreep

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