1
39 critiques
Critique de Pokémon Or par ClassyFluffer
Les vrais avaient la version Argent, je suis désolé. Bande de losers.
le 6 févr. 2013
« Bienvenue dans le monde des Pokémon ! » Je l’ai entendue plus d’une fois, celle-là. Aujourd’hui, on va parler de Pokémon Or. Le jeu est sorti en 1999 et, à l’occasion des 30 ans de la licence, j’ai décidé de faire ou refaire tous les jeux de la série principale, et pourquoi pas quelques spin-offs au passage. Je n’avais jamais vraiment touché à la deuxième génération auparavant et je n’avais pas d’attentes particulières. Après tout, on parle d’un jeu qui approche tranquillement de la trentaine.
D’abord, parlons de l’univers. La région de Johto est vraiment très réussie. La carte est bien mieux construite que celle de Pokémon Rouge et Bleu, tout en conservant l’identité visuelle propre à la licence. Les grottes et les zones un peu labyrinthiques sont nettement plus agréables à parcourir et on sent que les développeurs ont tiré des leçons des défauts du premier opus. En revanche, les villes et les bâtiments restent parfois un peu trop proches de ceux de Kanto. Cela manque parfois de personnalité propre, même si l’ensemble reste agréable à parcourir. Et oui, je continue de trouver ça plus joli que certains choix artistiques récents.
Je suis un énorme fan de Pokémon et, globalement, j’apprécie presque toutes les créatures de la licence. Bon, il existe quelques exceptions, et Scovilain restera probablement l’une de mes plus grosses incompréhensions. Concernant cette génération, les starters sont excellents. Héricendre fait partie de mes favoris de toute la saga et, oui, Germignon est un bon starter, je suis prêt à défendre cette opinion. Globalement, les designs sont réussis, mais je les trouve tout de même un cran en dessous de ceux de la première génération. À l’exception des bébés Pokémon, des légendaires et de quelques réussites comme Farfuret ou Scorplane, beaucoup de nouveaux Pokémon me marquent moins que les 151 originaux.
Le gameplay gagne en profondeur par rapport à Pokémon Bleu. L’arrivée du type Acier, du type Ténèbres et de nouvelles mécaniques permet d'améliorer l'équilibrage général. Cela reste toutefois assez brouillon lorsqu’on essaie de comprendre certaines statistiques ou certains calculs du jeu. Personnellement, j’y prends toujours du plaisir parce que j’aime profondément la formule Pokémon, mais les générations suivantes feront beaucoup mieux sur cet aspect. Le véritable problème vient surtout de l’exploration. À plusieurs reprises, la progression dépend d’une CS obtenue auprès d’un PNJ que l’on peut facilement manquer. Pour un jeu censé être accessible à tous, c’est assez frustrant. On retrouve également un défaut déjà présent dans Rouge et Bleu : il est parfaitement possible de terminer l’aventure avec un seul Pokémon surentraîné. Le jeu ne pousse jamais réellement le joueur à diversifier son équipe ou à expérimenter avec les nombreuses créatures disponibles.
L’histoire ne m’a pas particulièrement marqué. De toute façon, Pokémon n’a jamais vraiment brillé par ses scénarios. Ce qui fait la force de la licence, c’est davantage son univers, son lore, ses légendaires et les nombreux mystères qui entourent certaines zones. Et justement, je trouve dommage que le jeu n’exploite pas davantage ce potentiel. Revoir encore une fois la Team Rocket ne m’a pas passionné. J’aurais préféré découvrir une toute nouvelle organisation ou voir les légendaires mieux intégrés à l’aventure principale. Toute l’histoire autour des tours de Rosalia et de Ho-Oh est intéressante, mais elle reste finalement assez floue et peu développée.
Les personnages suivent la même logique. Ils sont globalement assez classiques et peu développés. Le rival est probablement celui qui s’en sort le mieux grâce à son caractère détestable au début de l’aventure. On sent qu’il possède une vraie marge d’évolution, mais le jeu ne pousse jamais vraiment cette idée jusqu’au bout. Quant à la Team Rocket, je la trouve assez faible dans cet opus. Leur plan consiste essentiellement à essayer de contacter Giovanni grâce à la radio alors que celui-ci est parti depuis trois ans. Honnêtement, ça ne donne pas l’impression d’une organisation criminelle particulièrement redoutable. On dirait surtout un groupe incapable de tourner la page.
Les graphismes constituent en revanche une vraie amélioration. Le passage à la couleur change énormément de choses. Revenir à Pokémon Bleu après avoir joué à Pokémon Or fait immédiatement prendre conscience du bond réalisé. Pour un jeu Game Boy Color, le résultat reste très convaincant. Mon seul regret concerne les Pokémon visibles sur la carte. Hors combat, beaucoup d’entre eux sont représentés par des sprites génériques qui se ressemblent énormément. Un simple oiseau représente parfois plusieurs espèces totalement différentes. C’est compréhensible pour l’époque, mais cela reste un peu dommage.
Parmi les nouveautés, on retrouve également le système d’horloge interne. Le cycle jour/nuit, les événements liés aux jours de la semaine ou certaines apparitions spécifiques apportent un vrai plus en matière d’immersion. Maintenant, soyons honnêtes : ce n’est pas ce qui me fait lancer un jeu Pokémon. C’est sympathique, mais ce n’est pas un élément qui change radicalement mon expérience.
La rejouabilité est en revanche impressionnante. Une fois la Ligue terminée, le jeu est loin d’être fini. Pouvoir revisiter Kanto reste encore aujourd’hui une idée géniale. Entre les arènes supplémentaires, les légendaires, le Pokédex à compléter et tous les petits secrets disséminés dans le monde, le contenu post-game est particulièrement généreux. Peu de jeux Pokémon peuvent se vanter d’en offrir autant.
Le plus gros défaut du jeu reste malgré tout le rythme de l’exploration. Entre les Pokémon sauvages, les dresseurs, les appels téléphoniques et les nombreux événements qui interrompent constamment le joueur, il est difficile de parcourir une zone tranquillement. On avance de quelques pas et quelque chose vient nous arrêter. Partout. Dans les herbes, sur l’eau, dans les grottes, dans les tours... absolument partout. Et comme si cela ne suffisait pas, le téléphone permet à certains PNJ de vous appeler pour raconter des anecdotes sans aucun intérêt. « J’ai capturé un Chenipan hier », « J’ai gagné grâce à l’avantage du type », « Viens me combattre sur telle route ». Sur le papier, l’idée est sympathique. Dans les faits, cela devient vite agaçant. Aujourd’hui, jouer au jeu à vitesse normale peut parfois sembler très lent. Mais accélérer l’émulation signifie souvent sacrifier les musiques, ce qui est un vrai dilemme.
Parce que oui, parlons justement des musiques. Encore une fois, Game Freak a fait un travail exceptionnel. Je ne vais pas m’éterniser dessus : les thèmes de Johto sont magnifiques. Qu’il s’agisse des villes, des routes ou des combats, beaucoup de morceaux sont encore mémorables aujourd’hui. Certaines OST n’ont tout simplement pas pris une ride et restent parmi les meilleures de toute la licence.
Au final, Pokémon Or ne révolutionne pas complètement la formule, mais il améliore énormément de points qui posaient problème dans Rouge et Bleu. Tout n’est pas parfait : le rythme reste parfois laborieux, l’histoire manque d’ambition et certaines mécaniques ont vieilli. Mais malgré ses défauts, le jeu demeure un classique incontournable. Plus qu’une simple suite, Pokémon Or est la preuve que la licence avait déjà trouvé sa formule gagnante dès ses débuts.
Créée
le 1 juil. 2026
Critique lue 3 fois
1
39 critiques
Les vrais avaient la version Argent, je suis désolé. Bande de losers.
le 6 févr. 2013
9
250 critiques
Une tonne d'améliorations pour ce Pokémon avec l'instauration du cycle jour-nuit, les oeufs Pokémons et j'en passe des tonnes. Le gameplay toujours aussi efficace et des musiques aguicheuses qui...
le 16 oct. 2010
10
4 critiques
Pour ceux qui ne s'y connaissent pas en jeux vidéos , qui ne sont pas des pointures , cette alternative s'offre à eux : utiliser pokémon sur leurs vieilles Game Boy color des 90's. Et c'est...
le 15 juil. 2010
8
8 critiques
Le nouvel opus de cette licence débute un tout nouvel acte, oui pour moi TS 1 et 2 représente le 1er acte le numéro 3 une transition ça se remarque avec le transfert de la bande de jouet d'Andy à...
il y a 6 jours
9
8 critiques
Toy Story 3 est la suite des très célèbres films Toy Story. Après onze ans d'attente, Pixar a enfin décidé de poursuivre l'histoire de Woody et de ses amis. À côté, les fans de GTA peuvent aller se...
le 26 juin 2026
6
8 critiques
« Bienvenue dans le monde des Pokémon ! » Je l’ai entendue plus d’une fois, celle-là. Aujourd’hui, on va parler de Pokémon Or. Le jeu est sorti en 1999 et, à l’occasion des 30 ans de la licence, j’ai...
le 1 juil. 2026
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème