Pure madeleine que la 30th Anniversary Edition m'a permis de relancer dans de bonnes conditions (même si les musiques du Ciel Chromatique ne sont pas les originales !!!).
C'est bien simple, Rayman est le premier jeu sur la Playstation de mon grand frère, et le premier jeu auquel j'ai joué, me contentant jusqu'alors de regarder les parties de Dune 2, Shufflepuck Cafe et autres Comander Keen dudit frangin sur le PC familial.
Je me souviens de ces après-midi d'été où nous étions, avec mon frère, ma sœur et la voisine, en train de chercher ces satanées cages d'Electoons qui nous manquaient.
Je me souviens des commentaires de mes parents alors que nous étions en train de parcourir la Butte aux Bongos dans le salon : "on dirait un dessin animé, c'est fou!"
Je me souviens de l'extase que fût la découverte du dernier monde sucré, après tant de suées pour enfin compléter la rescousse des petits êtres roses.
Je me souviens me rendre chez un pote pour découvrir le jeu sur PC avec quelques variations, et surtout des niveaux inédits.
Je me souviens du flegme de notre héros désarticulé, de son cri victorieux à la fin de chaque niveau, de son hoquet signifiant un coup pris, de sa tignasse qui prend le vent avec la vitesse, de sa grimace pour faire fuir les chasseurs benêts...
Je me souviens de la bande-son qui n'a jamais quitté mon esprit en trente ans.
Je me souviens que plus tard, lorsque j'ai découvert Rayman 2, je n'ai retrouvé aucune de ces sensations liées à l'enfance, malgré les qualités du jeu.
Alors je n'ai certainement aucune objectivité sur le jeu, mais je m'en fous, je l'aime et il n'a pas pris une ride.