Resident Evil 3 Remake s’inscrit comme la suite logique de Resident Evil 2 Remake. On y retrouve la même base, mais avec une orientation clairement différente : ici, l’action prend le pas sur l’horreur et les énigmes se font beaucoup plus discrètes.
La première chose qui frappe, c’est la durée de vie. J’ai terminé le jeu en un peu plus de 4 heures, ce qui est objectivement très court. Trop court. Même si son prix peut sembler le justifier, la comparaison avec Resident Evil 2 est inévitable : pour un tarif équivalent, ce dernier proposait une expérience bien plus riche et généreuse en contenu.
N’ayant jamais joué à l’épisode original, il m’est impossible de juger la fidélité de ce remake. En revanche, sur ces 4 heures de jeu, j’ai passé un excellent moment. Techniquement, le jeu est superbe : les environnements sont détaillés, l’éclairage est maîtrisé et l’ambiance visuelle est très réussie.
La pression exercée par Nemesis fonctionne globalement bien, même si elle repose en grande partie sur des séquences scriptées. Le personnage impressionne, met sous tension, mais perd parfois en imprévisibilité, ce qui limite son impact sur la durée.
Côté ambiance, j’ai eu le sentiment que le jeu n’osait plus vraiment être un survival horror pur. Peut-être que Silent Hill 2 m’a définitivement détruit le cerveau en matière d’horreur psychologique, mais Resident Evil 3 Remake m’a davantage donné l’impression de vivre un long film d’horreur de série B, très cliché, très américain — ou plutôt une vision japonaise caricaturale de l’Amérique. Et étonnamment, ça fonctionne.