Sand Land
5.7
Sand Land

Jeu de ILCA, Inc., Akira Toriyama et Bandai Namco (2024 · PlayStation 5)

Sand Land le jeux vidéo m'a vraiment ému. Je ne sais pas si j'en rajoute mais j'ai l'impression que c'est un projet qui tenait à cœur à Toriyama. Alors attention le jeu n'est clairement pas un chef d’œuvre et on pourrait aisément le comparer à pleins d'Open World lambda, inspiré par Ubisoft. Mais ce serait sous-estimer le charme intemporel de l'univers de son auteur.

Car oui Sand Land en terme de Lore, est bien plus intéressant que bon nombre de RPG monde ouvert auquel vous pourrez jouer. Il est aussi bien plus riche qu'il n'y parait même s'il repose sur des mécaniques de jeux vues et revues.

En gros c'est simple, vous allez vous balader dans une map, de zone d'intérêt en zone d'intérêt, vous aurez votre Hub Central, donc une ville à reconstruire (exit le système de gestion) et vous allez pouvoir récupérer de l'xp, des zénis et des ressources pour augmenter vos compétences, vos alliés et véhicules. Les véhicules sont vraiment le cœur de ce jeu, et c'est là que je me dis que Toriyama estimait beaucoup ce projet. Vous allez pouvoir construire, de manière progressive tout un tas de véhicules qui vous permettrons de vous déplacer et de combattre dans l'Open World. Vous commencerez par le Tank, trop cool pour ensuite récupérer une moto ou un robot sauteur. Ces véhicules vont se créer via des ressources extrêmement vaste, allant de la peau d'animal sauvage, en passant par des vis, ressorts, et autre joyeuseté mécaniques. Évidemment, système de craft oblige, vous passerez par des phases de loots qui peuvent fatiguer bon nombre d'entre nous. On sera donc amené à faire des combats en boucle ou à ouvrir une tripotée de coffres pour satisfaire nos besoins de bricolage...Et donc oui, nous allons forcément tomber dans les travers des OW...zones de vides juste là pour faire du remplissage, trop de coffres à ouvrir, bestiaires finissant par tourner rapidement en rond...tour de contrôle pour trouver les points d'intérêt, etc. Voilà, à cela s'ajoute un système d'Xp vraiment naze où la seule façon de récupérer des niveaux rapidement est terminer les quêtes principales ou secondaires, voire faire quelques chasses à l'homme ou à la grosse bestiole, pour voir son personnage augmenter. Les véhicules eux, s'augmenteront en craftant des ressources. Au delà de l'aspect réchauffé du système, force est de constater que celui-ci est tout de même bien généreux, à condition d'utiliser toutes les possibilités qui s'offrent à vous, combattre avec ses véhicules très variés, au poing avec Bel, se servir des alliés, des compétences spéciales, vous en aurez vraiment pour votre argent si vos variez les plaisirs et n'utilisez pas les mêmes techniques. Bel peut se battre au poing, faire des petits combos et lancer différentes compétences dévastatrices pour neutraliser les ennemis les plus coriaces, mais parfois se battre avec le tank est définitivement plus aisé. Les compétences et véhicules se débloquant progressivement en avançant dans le jeu et les quêtes, le gameplay va constamment s'enrichir jusqu'aux chapitres finaux (sans parler des maps) donc ne vous énervez pas trop vite, le jeu est un jeu détente qui prend son temps et qui se savoure, tout en vous invitant à explorer le vaste univers créé par Toriyama.

Et c'est là qu'on atteint le point central de la critique, le jeu vaut le coup à 80% pour son univers, ses personnages, ses dialogues, son humour, ses messages véhiculés et ses graphismes, sublime Cell Shading qui vous décollera la mâchoire par moment, sur certains panoramas ou cinématiques. On reconnait vraiment la patte de l'auteur, celle immaculée qu'il a sut conserver malgré l'énorme succès de Dragon Ball Z qui on ne va pas se mentir est devenue progressivement qu'une triste histoire de combats et power-up à répétition. Sand Land revient au source, à la légèreté d'un Dragon Ball, d'un docteur Slump (plus sage tout de même) mais avec cette envie de proposer un univers en apparence léger, enfantin mais regorgeant de thématiques assez matures, faisant réfléchir mais toujours sur le ton de la bienveillance, sans prendre les gosses pour des décérébrés avides de bastons. Belzebub, le protagoniste, petit démon tout rose est vraiment attachant et aux antipodes de Sangoku (même s'ils partagent peut être une forme de candeur et soif de puissance). C'est un démon, assez malin, roublard mais au grand cœur qui va toujours chercher à aider son prochain. Rao est un ancien soldat, tourmenté mais à l'âme noble et charismatique. Et que l'histoire est riche...la ville vous servant de Hub central sera constamment agrandie par l'arrivée de nouveaux habitants-commerçants qui auront tous un background très bien fourni, vous demandant parfois de faire des choix clés (choisir tel ou tel perso, prendre telle ou telle décision qui va amener à une finalité différente). Les échoppes s'ouvriront au fur et à mesure que vous vous investissez dans les quêtes annexes...Je crois qu'il est impératif d'avancer dans ces quêtes pour pouvoir finir le jeu.

Et puis j'ai adoré l'ambiance, une sorte de Mad Max pour enfants avec son lot de personnages loufoques mais également de drames et de désolation, un mélange des genres dont je suis très friand et qu'adorait Toriyama, si on en croit toutes les œuvres du maître, Dragon Ball compris.

C'est tout cela Sand Land, un jeu à l'univers riche pour les passionnés de l'auteur, un jeu pour enfant pour initier ces derniers au jv (et c'est peut-être ça qui a tiqué car 70% des fans de Toto sont quarantenaires), un jeu remplis d'humour, de drames, à l'image du gameplay très varié, bien que les mécaniques soient simples et peu développées.

En tout cas, je me suis retrouvé dans cet univers, ambiance, même si je reconnais bien volontiers que par moment, le jeu très bavard (et très classique dans sa mise en scène des dialogues, champs contre champs) et un poil redondant dans ses objectifs m'a quelque peu fatigué. En tout cas Belzebub et sa bande seront de parfaits formateurs pour tous les jeunes joueurs qui souhaitent découvrir les Action-RPG et les Open-World.

uther
7
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le 7 mai 2026

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uther

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