Sclash part d'une très bonne idée: le KO en un seul coup. Comme il y a très peu de mouvements (cinq ou six) et peu de variations entre les cinq personnages disponibles, cela en fait un des jeux de baston les plus accessibles aux réfractaires du genre: l'apprentissage par coeur et les réflexes robotiques sont ici remplacés par une prise en main très rapide et des rounds où priment l'observation, la patience et une dose agréable de mind game, moments calmes soudain ponctués de passes foudroyantes. Le tout est superbement habillé par un thème en rapport, le Japon féodal et mythique, qui plaira facilement au public ciblé: graphismes et musiques rappellent délicieusement Okami. Maniabilité et animation ne souffrent pas la critique. Le roster étant faible, on fait très vite le tour du 1 vs IA, et les serveurs sont vides. Il y a un scénario solo qui n'est pas désagréable, fait une bonne initiation et se joue en gros comme un BTU, mais lui aussi devient assez vite répétitif. Je ne suis pas allé au bout car l'interface n'est pas très lisible et j'ai écrasé ma sauvegarde par erreur. C'est un jeu que je recommande en hot seat ou réseau entre deux potes pour de courtes sessions apéritif comme à l'époque de Nidhogg, autre classique de l'escrime classieuse et arcade.