Au sens propre, c’est arriver sur une scène de crime encore jonchée de cadavres laissés par un psychopathe façon Jacket, la trouver occupée par la police, et faire discrètement le ménage sans se faire attraper.
Mais passer après Hotline Miami au sens figuré, c’est proposer un jeu très similaire, tout en variant suffisamment le principe pour réussir à être intéressant.
L’héritage du hit de Dennaton Game est présent à tous les niveaux :
- D’abord la vue topdown, et les contrôles fluides et rapides
- Ensuite les petites tranches de vie entre chaque niveau, qui nous racontent une histoire assez prenante et ô combien plus compréhensible que chez l’original.
- L’ambiance rétro, qui, si elle troque les année 80 contre les seventies façon Starsky et Hutch, possède également beaucoup de charme.
Maintenant il faut reconnaître que Serial Cleaner possède sa propre identité, puisqu’il s’agit ici de nettoyer des lieux de crime, de manière totalement pacifique, puisque notre seul but est de soustraire un maximum de preuves (cadavres y compris) aux braves pandores qui patrouillent les lieux. 100% infiltration donc, on file de cachette en cachette, et il faut avouer que ça fonctionne plutôt pas mal.
Dès qu’on est pris la main dans le sac (ou sur le balai plutôt), on doit recommencer le niveau, ce qui donne de l’infiltration 2D en die-and-retry sur des tableaux de tailles variées.
Et là on a un premier défaut qui finit par apparaître : le rythme n’étant pas si rapide que ça (l’infiltration étant comme de juste synonyme de petite touches d’attentes par-ci par-là), lorsque les niveaux deviennent plus grands, l’absence de checkpoint fait un peu mal.
D’autant que le jeu reste assez basique côté gameplay, et, concept oblige, ne propose ni les armes variées qui permettaient de renouveler le gameplay, ni le rythme effréné et le feedback démentiel de son modèle.
Les décors ont aussi des petits problèmes de lisibilité par moments, avec des bouts de décors qui nous bloquent alors qu’on pensait pouvoir les traverser. En plus les collisions sont imparfaites, et on se retrouve régulièrement coincé dans des murs.
Enfin, quand on est caché, on ne peut jamais être débusqué, même si un ennemi nous a vu nous cacher, ce qui est un peu déséquilibré avouons-le.
Mais ne boudons pas notre plaisir, malgré tous ces petits défauts le charme agit et on passe clairement un très bon moment à jouer les nettoyeurs sur de la musique funky !
14/20