Fin de la nouvelle trilogie pour Lara Croft qui après un bon premier volume et un épatant second se devait de conclure en beauté.
Et cette fois, direction l’Amérique du Sud, ses légendes, ses temples et ses civilisations précolombiennes ! Toujours accompagné de son ami et dévoué Jonah, Lara part à la recherche de… ben on ne sait pas trop. Et c’est bien là que le bât blesse son scénario.
Car si l’environnement est encore plus beau que sur le 1 ou 2, si l’ensemble du jeu a une jouabilité parfaite (un décalque des précédents (infiltration, recherche, action, etc) sans que ce soit un problème. Et en plus, c’est plutôt appréciable d’avoir des automatismes), le scénario lui est totalement imbitable. Incompréhensible même. On ne sait pas trop contre qui on se bat (les Trinitaires, ok, mais c’est vraiment tout ?), on ne sait pas trop pourquoi, on ne sait pas vraiment dans quel but. Et je ne suis pas sur que les développeurs le savent non plus.
Alors oui, les maps sont plutôt grandes (Paititi), la réalisation est très classe, les tombeaux pas si simples que ça, des ennemis pas faciles à gérer (foutus guerriers de Kukulkan), s’il y a quelques trouvailles sympathiques (détestables piranhas), tout ça ne suffit pas à s’enflammer pour le jeu tant l’intérêt pour l’histoire tombe très rapidement quand on comprend que tout est en roue libre. Et on s’intéresse donc davantage à farmer et aller à la recherche de chacune des reliques et de chaque document pour finir le jeu à 100% (impossible vu les quelques bugs avoués par Eidos/Square et jamais corrigés) plutôt que se presser pour connaitre la conclusion de l’histoire dont on se fout totalement très vite.
Une fin un peu en eau de boudin pour une trilogie au final très agréable à jouer. Dommage.