Remake d’un jeu sorti en 1997, Shadow Warrior est une excellente surprise.
Grâce à une promotion alléchante, j'ai enfin pu mettre les mains sur ce titre qui me titillait depuis pas mal de temps... Et bon sang, qu'il est jouissif!
Je ne cacherai pas que j'ai été un peu rebuté au début: alors que la plupart des testeurs vantaient la puissance ressentie lors des affrontements, avec le katana notamment, les 20 premières minutes n'ont pas été très folichonnes. J'avais beau découper du yakuza à la chaine et transformer en lamelles sanguinolentes les premières monstruosités rencontrées, je trouvais le tout assez mou du genou: pas de sensations lors des impacts de sabre, peu de techniques de frappe, personnage peu rapide et s’essoufflant rapidement... Mouais.
Trouvant stupide d'arrêter un jeu que je venais à peine d'installer, j'ai persévéré. Et vraiment, bien m'en a pris.
Sans m'en rendre compte, les sensations sont venues et j'ai commencé à prendre un pied fou dès la moitié du premier niveau, envoyant valdinguer tout être vivant se dressant contre moi et dévastant au passage une large portion du décor: lampes, statues, chaises, poteries, voitures, camions, scooters, lapins, lampions… Une grande partie de l’environnement fait ainsi les frais de notre colère.
Gare au lapin de l’enfer qui surgira pour te meuler la face si tu envoies trop de bouffeur de carotte de l’autre côté !
Lo Wang, c’est le nom de l’antihéros que l’on incarne, se montre particulièrement sympathique, ne se privant pas pour lancer des piques cinglantes à ses pauvres victimes, voire même de briser le quatrième mur :
Comme lorsqu’il exprime sa lassitude sur une mécanique régulièrement utilisée par le jeu qui consiste à briser un dispositif magique, dissipant ainsi un obstacle.
Si incarner Lo Wang est agréable, l’histoire, sans briser trois pattes à un dahu, se laisse également suivre et nous emmène à la poursuite d’un sabre ancien abritant une puissante magie, la seule arme pouvant stopper la déferlante de démons menaçant le monde. Un ancien dieu malicieux nous assistera dans notre quête : lui et Wang se feront une joie de s’envoyer régulièrement des fions durant l’aventure.
Le système de progression est bien foutu : on débloque régulièrement des points de compétences permettant d’apprendre de nouveaux coups, de devenir plus résistant, plus rapide… De plus, grâce à de l’argent récolté un peu partout il devient possible d’améliorer ses armes. A toi la joie du shootgun à quadruple canons, mon petit ! A moins que tu ne préfères obtenir des carreaux explosifs pour ton arbalète… C’est toi qui voit!
Enfin, des cristaux permettront d’obtenir de puissants pouvoirs forts utiles pour espérer survivre plus de deux minutes sur le champ de bataille : régénération, bouclier, vague d’énergie pour repousser nos adversaires…
Cerise sur le gâteau, un mode new game + permet de recommencer le titre en conservant notre progression. Fort pratique pour relever le défi du mode héroïque !
Shadow Warrior n’est cependant pas un sans-faute : le bestiaire ne se renouvelle plus passé la moitié de l’aventure, les affrontements contre les boss ne sont pas aussi palpitants que les combats contre les monstres ordinaires et surtout, les niveaux deviennent de moins en moins travaillés passé le tiers de l’aventure :
Si les quatre premiers environnements sont un modèle du genre (beaux, relativement ouverts et truffés de passages secrets et d’éléments destructibles), ceux qui suivent sont plus dirigiste et nettement plus quelconque en terme d’ambiance (les docks et l’usine, bof…). Dommage que les développeurs n’aient pas réussi à continuer sur leur lancée.
Ces défauts regrettables n’empêchent toutefois pas Shadow Warrior d’être un come-back réussi et un titre délirant procurant une sacrée dose de fun. Dans l'attente du deuxième opus !
Mention spéciale aux gâteaux dissimulés un peu partout et leurs prédictions bien débiles.