Voilà, voilà, voilà un grand jeu vidéo.
Si cette critique traite de la version PS1, n'oublions pas, qu'à qualité graphique identique, la version arcade était elle sortie en 1995.
L'intro, aux graphismes somptueux, portée par The Edge of Soul, composée spécialement pour le jeu, un des rares thèmes chantés dans le domaine, vous assène une claque comme on en a rarement vu, et vous plonge dans le bain (de Sophitia de préférence, kthx) directement : ça va chier.
Comment développer un jeu de combat tout en pouvant lui ajouter une dimension épique sans paraître ridicule ? Telle est la question que se sont posé les développeurs.
Ajouter des armes blanches, est la réponse à bien des problèmes. Ces dernières, et les styles si particuliers des personnages, donnent lieu à des affrontements dantesques, sous fond d'un scénario minimaliste, mais extrêmement accrocheur : Il s'agit d'une lutte pour obtenir une épée maudite aux pouvoirs fantastiques, qui marquera chacun des personnages à jamais.
Le design de ces derniers est excellent, aucun ne se ressemble, et pas seulement graphiquement. Leur background, leurs motivations, tout les oppose, et permet rapidement au joueur, sinon de s'identifier, de trouver chaussure à son pied.
Le ton est relativement mature, et ce qui va arriver à Siegfried, sorte de beau chevalier en armure étincelante du jeu en dit long sur le sujet. Certaines fins ont une poésie certaine dans leur déroulement aussi bizarre que difficile à appréhender.
Quand à la bande-son, j'ai commencé à l'évoquer avec l'intro, elle est absolument fantastique. Il faut dire que Namco avait mis le paquet à l'époque, convoquant notamment une des sommités du jazz-fusion nippon pour venir jouer les lignes de basse. Cette OST a trouvé une place sur mon iPod, et j'aime à la ré-écouter. Je pense qu'à partir de là, on a compris de quoi on parlait.
Chaque stage appartient à un personnage, qui a sa musique qui lui paraît vraiment bien attribuée.
Concernant le gameplay, il est tout à fait honorable pour un jeu de cette époque, avec des listes de coups conséquentes et propose même un mécanisme qui ne sera jamais ré-utilisé dans la série : Des armes qui se brisent avec des personnages en venant aux poings : Terrible, pour des affrontements incroyablement intenses, avec des mini-scénarios que vous inventez vous-même.
Ce jeu fut mon premier sur Playstation, et voilà le souvenir que j'en garde. Une merveille.
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