Je lui aurais attribué plus s'il n'avait été aussi scripté. J'aurais aimé pérégriner à ma guise dans un Dubaï terrassé (c'est la capitale du shopping et je n'aime pas la cohue) et m'aventurer dans le désert (mais vu comme je m'en suis sorti à terrain couvert c'eût été une véritable boucherie). Un inconvénient qui a malgré tout été un avantage : une faible durée de jeu (merci à toi, ami qui m'a permis de le terminer en un weekend de squattage). Le dénouement m'a semblé souffrir d'incohérences narratives et factuelles. Toutefois la déchéance du héros - à l'unison de celle de la ville - a été une bouffée d'oxygène dans ce méandre de douilles et de cadavres et de parties relancées (l'I.A. ma parfois sérieusement gonflée à me proposer à l'envi un niveau plus facile, j'en ai fait fi). La bande musicale est particulièrement enthousiasmante, du bon rock psyché pour un anti-héros bien allumé (j'ai failli avoir un orgasme quand les Black Angels ont surgi, aaaaahhh). En bref : un jeu humble, bien conçu et ludique, avec en palimpeste l'idée que, tout de même, la guerre c'est mal (et c'est bien vrai).