Chronique complète
Extrait :
J’ai découvert ce jeu tout à fait par hasard, je dois avouer qu’en ce moment, j’apprécie autant les gros titres que les tout petits. Celui-ci fait partie des tout petit et j’aime tendance à croire que c’est littéralement le jeu le plus court qu’il m’a été donné de faire. Ce n’est pas un point négatif en soi, d’où sa présence en introduction, juste une réflexion que je me suis faite. À moins de louper des succès, le jeu n’est pas long en soi à faire.
Le titre de ce jeu vous parle sans doute, puisqu’il s’agit également du titre d’un film. Les deux sont liés, le jeu et le film étant tous les deux une adaptation d’un conte pour enfant. Je n’ai pas encore vu le film, mais rien qu’avec l’histoire du jeu, j’ai bien envie de le visionner maintenant. L’histoire m’a l’air bien touchante, en même temps, dès qu’il est question d’animaux avec moi je craque facilement… Là où le jeu aura une durée assez équivalente au conte, le film lui sera bien plus long et sans doute bien plus développé. Le fait que le conte soit d’origine Australienne ne me surprend pas au vu de son titre et de ses décors. L’intrigue commence qu’elle est déjà émouvante, puisque notre petit Storm Boy se retrouve éloigné de toutes civilisations par son père, après le décès de sa mère. Seule une personne se trouve au même endroit et la cohabitation du jeune homme avec lui ne semble pas toujours évidente. En même temps, même si c’est beau de vivre au milieu de la nature, un enfant a aussi besoin de se construire socialement et donc, d’avoir des amis. Storm Boy ne pouvant pas se rapprocher d’enfants de son âge, il en vient à se rapprocher d’animaux, notamment d’un pélican qu’il a sauvé quelque temps auparavant. Que son père est besoin de solitude pour faire son deuil est une chose, mais qu’il impose son choix à son fils qui a visiblement de tout autre chose en est une autre. Surtout sur le long terme, même s’il se rapproche de la nature et voit qu’il faut en prendre soin et que les chasseurs ne sont pas toujours sympathiques, c’est une leçon de vie un peu rude…
J’en parle plus bas, mais même si certaines parties ne sont pas en français, l’interface et les paroles du jeu en sous-titrés le sont bel et bien. Storm boy est une histoire narrative assez courte racontant l’amitié d’un jeune homme avec un pélican. Le pauvre n’a pas vraiment de quoi se faire des amis dans un endroit aussi perdu, d’où le fait qu’il tient tant au seul qui reste à ses côtés même s’il a des plumes. Les pélicans sont des oiseaux intelligents, mais parfois un peu vicieux, ils ont surtout tendances à tenter de manger tout ce qui leur tombe sous le bec. Je ne sais pas s’il est possible de les apprivoiser par contre. Les graphismes sont assez simples en soi, mais largement suffisant au vue de la longueur du titre. Le jeu est également facile à prendre en main, puisqu’il n’y a littéralement qu’à utiliser quelques touches du clavier. On ne peut se déplacer que de droite à gauche, sauf lors de certains mini-jeux. Ceux-ci rajoutent d’ailleurs du temps de jeu, sans quoi celui-ci serait encore plus rapide à terminer. L’accessibilité du jeu fait qu’il peut être joué par un public assez jeune. Ne connaissant pas le conte de base, je ne peux pas dire si le texte est équivalent au mot près. Mais un conte n’est généralement pas bien long non plus, le jeu peut donc faire office de lecture ludique via un support numérique et interactif. J’aime beaucoup cette idée, surtout pour une histoire aussi touchante.
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