Houlala ce titre à la con qui va me mériter quelques baffes!...
Je sais, c'est rude à lire, mais cette critique/débats va me permettre de m'expliquer et aussi permettre à mes (cons de) potes d'avoir une explication détaillé, loin des paroles coupés et autres insurges...
Il y a des jeux comme ça, qu’on ne touche qu’avec révérence. Des jeux qui, même en les lançant sur un émulateur bas de gamme, te redonnent l’odeur de ta chambre d’ado... Nous allons parler de l'un d'entre eux...
Déjà juste Mario 64... Pour un gros fan de plateforming 3D tel que moi, c'est comparable à l'arrivé du Christ, ni plus, ni moins. Il a donné ces lettres de noblesse à un genre et encore aujourd'hui c'est un excellent jeu qui mérite son statut de jeu culte, ayant marqué le jeu vidéo.
Là dessus, on est tous d'accord, c'est même un fait historique à ce compte là!
Mais voilà, je vais commettre un petit blasphème, ma version préférée, ce n’est pas celle de la N64. C’est celle de la DS.
Super Mario 64 DS, c’est plus qu’un simple portage. C’est un remake augmenté, et ça, c’est une rareté. Le jeu ne s’est pas contenté de repomper les 120 étoiles du jeu original. Non. Il en a rajouté trente.
Il a ajouté trois personnages jouables, tous avec leurs petites subtilités, Luigi et son flottement, Wario et sa force, Yoshi et ses langues de caméléon.
Il a foutu des boss en plus, des mini-jeux cultes (ceux de Luigi sont gravés dans ma mémoire), des pièces secrètes partout, des façons de rejouer les niveaux autrement selon le perso… Bref, un contenu en or massif, sur une base déjà excellente!!!
Et dans une époque où les remakes se contentent de polir la surface pour te revendre le même jeu à 70€, Super Mario 64 DS avait la décence de t’en donner bien plus. Une vraie relecture, pas juste un hommage plan-plan. Rien que pour ça, je trouve qu’il mérite d’être redécouvert aujourd’hui.
Mais, parce qu’il y a un gros "mais", il faut savoir dans quelles conditions le faire. C'est là qu'il y a une petite subtilité...
Parce que oui, cette version est aussi un cauchemar ergonomique si tu y joues sur DS d’origine. Le jeu est pensé pour du stick analogique, et tu te retrouves avec un D-pad. Du coup, les sauts précis deviennent des paris, les flips t’obligent à t’y reprendre trois fois, et les wall jumps finissent parfois en plongeon ridicule dans le vide.
Alors certes, ils ont tenté un écran tactile pour simuler le stick… mais soyons honnêtes, personne ne l’a utilisé plus de trois minutes. Sans vouloir cracher sur les FPS de la console, c'est quelque chose que je ne pouvais pas supporter à l'époque d'appuyer sur l'écran...
Mais voilà l’astuce :
si tu joues à Super Mario 64 DS sur une 3DS, ou mieux encore, en émulation avec une vraie manette, tous ces problèmes s’envolent. Et ce qu’il te reste, c’est la meilleure version du jeu. Point. L’expérience Mario 64 la plus complète, la plus généreuse, la plus curieuse de son propre matériau.
Évidemment, tout n’est pas parfait. Le côté solo-exploration du jeu original perd un peu en force. On n’est plus juste avec Mario, on est avec une team, et ça casse un peu le mythe du héros solitaire. Certaines étoiles sont devenues plus faciles ou plus tordues sans trop de logique, et les voix changées peuvent déstabiliser. Mais ce sont des détails, honnêtement. Le cœur du jeu est intact. Mieux, il palpite encore plus fort.
Alors voilà. Si tu veux une version technique parfaite, fluide, précise, et que tu tiens à jouer sur du hardware d’époque, reste peut-être sur la N64 ou la version Switch. Mais si tu veux un Super Mario 64 avec de la générosité, du contenu, des surprises et une vraie envie de réinventer l’expérience… joue à la version DS. Mais joue-la bien.
Et moi ? J’ai refait cette version des années après, sur ces fameuses consoles portables parfaites pour l'émulation et j’ai ressenti exactement la même magie que la première fois. Peut-être même plus. Parce que cette fois, je savais que je touchais à quelque chose d’un peu oublié. Un remake qui avait osé, et qui s’était brûlé les doigts à cause d’un simple D-pad. Mais qui reste, à mes yeux, l’une des plus belles lettres d’amour au jeu d’origine.