Alors que j'étais policier auxiliaire, j'avais défini Tetris comme étant un jeu de merde, pas parce-qu'il est mauvais, mais parce-que tous les autres policiers auxiliaires y jouaient systématiquement quand ils allaient aux toilettes. D'ailleurs toutes les toilettes dignes de ce nom devraient, en plus d'une pile de magazines féminins et masculins, disposer d'une gameboy et de Tetris chargé à l'arrière de la console.
Tetris était le jeu que tout le monde avait puisqu'il était livré avec la console. Donc avec la Game Boy on faisait souvent notre première expérience vidéo-ludique portable avec le fameux Tetris.
Graphiquement il ne payait pas de mine en tant que premier jeu de la console, si je ne dis pas de bêtise. Mais son game play simple et complexe à la fois était diablement addictif. Toutes les recettes était réunies pour en faire un best-seller international.
Selon le journaliste Bill Kunkel, « Tetris répond parfaitement à la définition du meilleur en matière de jeu : une minute pour l'apprendre, une vie entière pour le maîtriser » (ceci est une citation empruntée à la page Wikipedia dédiée au jeu).
L'ingénieur soviétique Alekseï Pajitnov a dû se faire une petite fortune à l'aide de ses tétrominos à empiler pour les faire disparaître, un coup de génie en somme et un succès amplement mérité.
Mais la petite équipe n'a pas seulement créé un jeu distrayant 5 minutes, ils ont enfanté d'un monstre chronophage, même si on peu aussi très bien faire des parties de moins de 5 minutes, le temps d'empiler les tétrominos un peu n'importe comment et d'arriver au sommet de l'écran ce qui signe la fin de la partie. La preuve qu'ils ont créé un jeu intemporel et au succès toujours d'actualité peut se mesurer au nombre de copies qui ont été créées et mises à disposition sur les plateformes de téléchargements telles que le Play Store ou l'App Store, copies qui se comptent par centaines avec dans le lot des version modifiées.
Bref Tetris c'est un peu ma madeleine de Proust vidéoludique, avec le fameux Mario Land que j'ai eu juste après.