Unpopular opinion : un jeu n'a pas besoin d'un bon gameplay pour être une bonne expérience. Beethoven & Dinosaur l'a compris avant tout le monde, et The Artful Escape en est la démonstration la plus bariolée qui soit.
Sur le papier c'est simple, parfois trop. Tu avances, tu appuies sur quelques touches, une grosse mite sous-marine t'aspire dans un poumon cosmique, et tu te retrouves à jouer de la guitare devant des civilisations extraterrestres improbables. Le gameplay est hasardeux, répétitif, et clairement pas le propos. C'est le vernis sur quelque chose de plus cool — et contrairement à beaucoup de jeu, ce quelque chose existe vraiment.
Ce qui fonctionne c'est le cœur du projet : Francis Vendetti qui cherche sa voix sous le poids écrasant de l'héritage de son oncle. TrouverSON univers artistique, construire SA persona, refuser d'être la copie d'un autre. C'est un thème universel pour quiconque a un jour tenu un instrument et cherché ce qu'il avait à dire à travers ce medium.
Le jeu est un bazar musical assumé, tant sonore que visuel. Psychédélique, foutraque, parfois agaçant dans sa répétitivité. Mais derrière le chaos il y a une sincérité rare. Ça se sent. Et c'est cool.
Pas un grand jeu. Une expérience très cool.