The Elder Scrolls Online souffre d'un positionnement bancal, tiraillé entre la volonté de séduire les amateurs de RPG solo et les adeptes de MMO purs. Ce compromis débouche sur un titre moyen qui peine à convaincre sur ses aspects fondamentaux, malgré de solides arguments en communauté. La direction artistique trop vive et lissée casse le côté brut et réaliste qui faisait le sel de Skyrim, entachant au passage la cohérence du lore de Tamriel. L'exploration déçoit rapidement : la majorité des zones s'avèrent désespérément vides, peuplées d'AUBERGES sans âme et de PNJ insignifiants porteurs de quêtes secondaires génériques et répétitives. Le gameplay, mou et sans réel impact, n'arrange rien. La casualisation progressive via le système d'alignement de niveau a fini de retirer tout sentiment de progression ou de danger. TESO réussit pourtant son pari sur le contenu de groupe et le endgame. Les Raids demandent une vraie coordination, le système de craft est l'un des plus complets du genre, et le PvP à grande échelle en Cyrodiil offre des batailles de sièges épiques sans équivalent. Mais en voulant plaire à tout le monde sans trancher entre RPG exigeant et MMO poussé, le titre reste une expérience en demi-teinte. Les extensions ont proposées de bonnes surprises (Morrowind, Greymoor entre autres) mais c'est trop peu et surtout 70 euros le chapitre par an, avec plusieurs DLC à 15 balles par ans, le jeu est en plus une réelle pompe à fric si l'on souhaite profiter du contenu à 100%. En rappelant que les MMO avaient initialement mis en place des abonnements, car le jeu de base est gratuit ! (ce qui n'est pas le cas de TESO).