Bon comme toutes les critiques il va y avoir de la grosse révélation. J'ai fini le jeu il y a 2 minutes et ma note a fluctué entre 6 et 10 tout au long de l'aventure.
La plupart d'entre nous ont conchié Naughty Dog après l'annonce d'une suite. Effectivement le premier opus et sa fin absolument parfaite laissait la place au spectateur de donner du sens (ou pas ) à la moue dubitative d'Ellie après les explications laborieuses de Joel qui cloturaient le jeu.
Difficile de comparer les 2 jeux, le parcours initiatique à travers les USA et la relation filliale entre Joel et Ellie, la dramaturgie, les moments contemplatifs, le rythme et la durée savamment dosée, la volonté de Naughty Dog d'offrir aux joueurs un jeu narratif avec des personnages étoffés en comparaison de ce qui se fait ailleurs...bref c'est l'un de mes jeux consoles favoris.
La deuxième partie est généreuse, très généreuse, trop généreuse bordel...
J'ai cru que le jeu allait s'arrêter lors de la première rencontre dans le théâtre entre les deux principaux protagonistes, il restait une bonne vingtaine d'heures...
J'ai comme Naughty Dog ou Christopher Nolan très envie de faire un récit elliptique, parcellaire et bordélique.
Tout d'abord Neil Druckman et son équipe ont des couilles et les posent sans sourciller sur la table. Faire mourir après une petite heure de jeu le personnage principal du premier épisode, l'adulé Joel, il fallait en avoir. Au moins les bases étaient posées. On allait avoir droit à une bonne grosse histoire de traque, de vengeance qui tâche, de chasse à la femme impitoyable, jusqu'à...
Jusqu'à ce moment au théâtre où l'on comprend le tour de force de Naughty Dog. Créer un maximum d'empathie pour l'antagoniste du jeu...en incarnant sa propre histoire, ses moments de joie, son humanité, ses angoisses. Son aventure en somme. Ces chemins séparés ont été plutôt cool, bien que très long.
Évidemment le jeu n'est pas innocent, après nous avoir fait ressenti de la crainte et créer une relation viscérale pour nos deux héroïnes, le moment vînt ou elles doivent se mettre sur la gueule. Et par deux fois s'il vous plaît !
Et là c'est le drame, la QTE est tremblante, les doigts rechignent à appuyer sur la touche frapper, on fuit, on sue, on aimerait avoir le choix, d'arrêter cette foutue boucherie...
Boucherie, ce sera le mot de la fin ou presque.
Jamais un jeu n'aura été aussi violent, jamais la violence n'aura autant été profondément ancrée au sein d'un jeu vidéo.
On est à des siècles de la grandiloquence Hollywoodienne de Resident Evil ou du nanardesque MadWorld.
Et vas-y que je te tranche la gorge, que je t'éclate la face contre un coin de table. Les ablations du visage à la masse et les cris d'agonie des ennemis entrain de tenter de rentrer leurs viscères après un coup de chevrotine sont légions.
Le sel du jeu est là, on n'est ni dans Dark Souls ni dans Super Mario, les ennemis ont une vie, une histoire, ils discutent entre eux, échangent leurs point de vues et on se rend compte qu'on a les mêmes aspirations qu'eux, les mêmes dilemmes moraux ( à part pour les Scars et les Crotales qui sont de vrais FDP ).
Et toujours ce gros plan sur la face du personnage que l'on incarne, les yeux exorbités et qui par un coup de couteau dans la carotide fini inlassablement de tuer tout ceux qui se présentent.
Personnellement ça m'a vacciné, à la fin du jeu c'est l'overdose,
Bref c'est un jeu un peu trop long et redondant par moment. J'aurais aimé qu'il ne sorte jamais mais il est clair que certaines scènes vont me travailler encore dans les prochaines semaines...
La marque d'un grand jeu ?