The Procession to Calvary est un jeu indépendant de type Point n'click sorti sur PC, Switch, PS4, Xbox One, Android et Ios en 2020, développé par Joe Richarson après un kickstarter.
Inspiré des peintures de la Renaissance, avec un humour décalé digne des Monty Python, The Procession To Calvary est typiquement le genre de petit jeu bien pensé, réfléchit, drôle, et qui ne tire pas trop sur la corde. C'est pas un énorme jeu, c'est un jeu qui sait ne pas aller plus loin que ce qui lui est possible, et c'est une force. C'est un jeu court, mais c'est un jeu qui sait qu'il ne doit pas être trop long.
Et ça, c'est important, car la plus grosse force du jeu, c'est bel et bien son humour. Notre héroïne, déçue que la guerre soit terminée décide de se lancer dans une quête plus ou moins épiques pour tuer son ancien roi, après que le nouveau lui ait plus ou moins donné sa bénédiction. Bien sûr, tout cela sera plus facile à dire qu'à faire, étant donné que la route sera semé d'embûches... Ou alors faut tuer tout le monde, ça peut marcher aussi.
Avec plusieurs fins, on est sur du bon Point'n Click bien pensé. A part une énigme vraiment mal conçus, nous sommes pas comme dans un jeu Sierra où il faut une soluce sans arrêt. Personnellement je n'en n'ai pas eu besoin à part pour l'énigme un peu plus haut. Le jeu est logique, et même t'offre un grand moment de liberté où comme souvent, il te faut une liste d'objet, et le jeu te laisse faire cela au rythme que tu veux, sans te forcer un chemin prédéfini. C'est cool ! Quand j'ai bloqué sur l'énigme que je ne comprenais pas, j'ai pu faire le reste en attendant, jusqu'à être bloqué par cette fameuse énigme et regarder la soluce. Pour les amateurs de Point'n click, vous saurez à quel point ce n'est pas si grave ce que je dis, car n'avoir besoin que d'une seule fois de la soluce, ça montre un jeu qui a été bien pensé.
De plus le jeu est beau. Entièrement conçus à partir de peintures de la Renaissance, surtout hollandaise, on a vraiment des animations assez chouettes, où l'art pictural est bien réimaginé. C'est chouette ! Et la musique n'est pas en reste, aussi de la musique classique, qui accompagne bien les moments. J'avais peur au début qu'elle fasse bouche trou, seulement, mais non, elle a été intelligemment choisie pour correspondre aux actions et aux moments qu'on joue.
Son plus gros défaut, pour certains, moi je n'ai pas trouvé cela si important, c'est que ça reste un tout petit jeu. On le termine très rapidement, et il n'y a pas grand chose à faire, très peu de superflux. Pas de quête annexe, ou que quelques rares petites blagues à côté de celle que tu devras forcément voir. Ca ne pousse pas à explorer, et finalement, c'est vrai qu'à part à un ou deux moments, j'ai suivi le chemin qu'il fallait faire. Je trouve pas que c'est un défaut, mais je pense que beaucoup, eux trouveraient cela un peu léger.
On est pas sur le jeu de l'année, un jeu qui va révolutionner le game comme on dit. On est sur une petite expérience sympatoche, qu'on fait en une soirée, on rigole bien, et on passe à autres choses. Et vous savez quoi ? Parfois c'est chouette de ne pas chercher forcément à faire plus.
Fait en 2 heures sur Steamdeck.