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Conquis par le premier Talos Principle, j'étais un client parfait pour cette suite. Mais arrivé au bout de l’aventure, tous puzzles résolus et avec une évidente révérence pour l’avancée graphique et esthétique, quelques écueils me font préférer la première mouture malgré ses imperfections.
Réalisons d’abord le travail fourni sur les puzzles, avec de nouvelles mécaniques s’ajoutant à chaque île (12 au total) sans pour autant empiéter sur les bases établies dans le jeu précédent. Un renouvellement vraiment agréable et qui perdure sur toute la longueur, chapeau aux équipes de Croteam qui ont dû se creuser les méninges pour incrémenter sans éclipser.
Si ce n’est une diminution drastique de la difficulté, bien inférieure à celle du premier volet.
Attention, je ne suis pas un hardcore puzzler qui demande un doctorat en ingénierie quantique pour arriver au bout de mes énigmes, mais j’aime bien quand un jeu me fait buter sur ses épreuves, comme ce fut souvent le cas sur l’opus de 2014. Ici, je n’ai jamais passé plus de dix minutes sur une salle, les seules énigmes vraiment chronophages étant celles se déroulant dans l’overworld de chaque zone et demandant de rechercher une aiguille dans une botte de foin plutôt que de se creuser les méninges.
Mais ce n’est pas la facilité qui m’a le plus fait déchanter, mais cette propension à donner plus de place aux à-côté qu’aux puzzles en eux-mêmes.
Dans un premier temps, ce sont ces overworlds mentionnés précédemment, qui n’en finissent pas d’être vides de tout intérêt et sont bien trop grands pour justifier un simple répit cérébral entre deux énigmes. C’est le syndrome open-world qui vient gonfler artificiellement le temps de jeu. Si encore il y avait eu des fast-travels…
Dans un second temps, c’est la narration qui s’impose par couloirs se comptant en dizaines de minutes dès lors que l’on a bouclé un package de puzzles. Et vas-y que je prends le tram d’une zone à une autre pour ensuite rentrer dans l’hélico pour zoner ensuite dans la pyramide centrale avec des énigmes bateau pour débloquer un nouveau dialogue statique. Non pas que le propos du jeu soit intéressant, il reprend les questionnements existentialistes du premier épisodes et continue son travail de vulgarisation philosophique plutôt chouette. Mais ce sont des tartines et des tartines de dialogues agencées dans des phases de marche insipides dans un schéma de progression répétitif qui ont eu raison de ma patience. Laissez-moi faire des puzzles dans mon puzzle-game !
Nonobstant de ces critiques, The Talos Principle II reste tout de même un très bon représentant du genre. Il faut juste accepter l’enrobage trop gras qui va avec.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Ces jeux que je possède(ais), Les meilleurs puzzle games, Les meilleurs jeux vidéo de 2023 et Que joue-t-on en 2025?
Créée
le 16 déc. 2025
Critique lue 7 fois
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