Aux aurores des shooters modernes
Le premier Unreal fait partie de cette poignée de FPS issus d'un temps nouveau pour le genre, un temps aujourd'hui aboli, qui à l'époque rompait avec les codes assez bourrins de la majorité des titres surfant sur la vague de Doom/Quake.
Epic Games ont su montrer pour leur premier gros jeu une maîtrise de game design en nous offrant une magnifique aventure longue d'une quinzaine d'heures, mélangeant avec fluidité des phases d'action vitaminées et des phases d'exploration à travers une myriade d'environnements tantôt SF, tantôt heroic-fantasy. Le cheminement du héros, évadé d'un vaisseau qui s'est écrasé sur cette planète lointaine, se vit avec plaisir grâce à une technique de pointe pour l'époque ( l'Unreal Engine ) et une bande-son exceptionnelle typée électro/ambient.
Mais tout ça omet l'aspect essentiel de ce jeu : son gameplay, vif et précis, et piédestal de ce qui deviendra plus tard l'une des séries majeures du FPS. Unreal faisait partie de cette nouvelle génération de shoot subjectifs qui ont popularisé l'usage total de la souris pour profiter au mieux des architectures sinueuses des niveaux.
Un lifting HD est disponible depuis quelques années, alors je n'ai rien à ajouter de plus, si ce n'est vous inviter à découvrir la racine des Unreal Tournament et l'un des pionniers du FPS-Aventure avec Half-Life.