A l'époque de l'age d'or de la plateforme, on imaginait des jeux de plateforme 2D de plus en plus chiader et magnifique. La mode de la 3D avec la playstation à quelque peu freiner ce rêve et il aura fallu attendre l'émergence de la scène indépendante (à un rayman excepté près) pour retrouver de la plateforme 2D qui vous pète la rétine. Ce Wonder Boy en fait partie et pas qu'un peu... Le hoquet de surprise et le sourire instantané dès qu'on se lance dans l'aventure est un pure bonheur. C'est un véritable dessin animé interactif, avec une animation superbe, une direction artistique top et une musique rapidement entêtante... Une pression sur un bouton et on retrouve instantanément (avec un joli effet de transition) la version de 1989... C'est assez fou et la prouesse technique très réussi..
Mais ! Mais... On se rend rapidement assez vite compte que tout cet habillage (bravo à la partie bonus vraiment réussi) est la plus valu du jeu, tout le reste est le vrai jeu de 1989... avec tout ce que ça sous entend. Difficulté de l'époque ainsi que son level design... C'est un vrai trip qui peut surprendre autant dans le bon que dans le mauvais. Car à la moindre mort, le joueur recommence tout simplement depuis le hub central, ce qui peut être frustrant mais apporte aussi un côté grinding au jeu (on ne perd pas l'argent amasser). Le respawn des ennemis et la maniabilité un poil flottante peu aussi agacer... Après on s'y fait mais les boss viendront en remettre une couche et le manque de précision de certaines hitbox peux faire rager...
Ce Wonder Boy est un donc un pure trip rétro qui ravira les fans de l'époque 8/16 bits mais à réserver à un public avertit et n'ayant pas peur du challenge qui se cache derrière sa plastique très chatoyante !