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Si vous lisez ces lignes, vous avez sûrement déjà croisé le site et l’app avec leur nouvelle identité. Nouveau logo, nouvelles couleurs, nouvelles typographies… oui, ça change.
On sait que ce genre d’évolution fait réagir. Et c’est normal ! SensCritique, ce n’est pas juste une interface, c’est un endroit où les membres passent du temps, prennent des habitudes, se construisent des repères.
Dans cet article, je vous raconte pourquoi on a lancé ce chantier, comment on s’y est pris, et ce qu’on a appris en route. - Félix, en charge du Design chez SC.
Pourquoi mener un rebranding ?
Le point de départ
La création de notre nouvelle application from scratch a été le vrai point de bascule. En repartant de zéro, on a dû se poser les bonnes questions : à quoi sert SensCritique aujourd’hui, quelle promesse on veut tenir, et comment on la rend évidente dès les premiers écrans.
C’est là que l’écoute des membres a compté. À travers des questionnaires, puis des interviews, on a découvert des besoins, des motivations, et ce que vous venez vraiment chercher sur SensCritique au quotidien. Et plus notre vision se précisait, plus une évidence s’imposait : si la promesse du produit évolue, l’identité qui l’incarne doit évoluer aussi. C’est ce qui nous a amenés au rebranding.
À cette phase d’écoute, on y a ajouté deux autres constats produit très concrets :
- Ce que vous nous dites (depuis longtemps parfois) : des difficultés de navigation, des pages parfois denses, et un manque de cohérence entre le site et l’app.
- Ce qu’on voyait côté produit : à chaque nouvelle feature, on ajoutait un peu de complexité. On passait trop de temps à “faire rentrer” le nouveau dans un système visuel qui n’était plus assez clair. Avec le temps notre identité visuelle était devenue plus difficile à faire évoluer, et moins cohérente entre le site, l’app et les réseaux sociaux.
Notre ambition de marque (sans grand discours)
Évolution des usages
Depuis notre dernier grand rebranding, il y a environ huit ans, SensCritique a changé. Et les membres aussi. Les usages se sont déplacés, les réflexes ont évolué, et les attentes ne sont plus tout à fait les mêmes qu’à l’époque.
Aujourd’hui, une question revient souvent chez notre audience, très simplement : “On regarde quoi ce soir ?”
Et derrière : “C’est quoi les bons trucs à mater, sans passer une heure à chercher ?”
L’enjeu, ce n’est pas de devenir un catalogue de recommandations. C’est de rendre plus immédiat l’accès à ce que la communauté produit déjà : des avis, des listes, des notes, des éclaireurs. Sans devoir maîtriser tous les codes dès les premières minutes.
Aujourd’hui, nous voulons offrir un espace plus clair, plus fluide et plus accueillant à toutes celles et ceux pour qui culture rime avec passion.
Une entrée plus simple, sans perdre la richesse
On le sait : SensCritique peut impressionner quand on arrive. Beaucoup d’avis, de références, de listes, de notes. Quand on connaît, c’est une force. Quand on découvre, ça peut être intimidant.
Cette nouvelle identité vise donc à rendre l’entrée plus lisible, tout en gardant ce qui fait le cœur de SensCritique : la diversité des points de vue des membres.
On n’a pas cherché à faire “plus moderne” pour faire plus moderne. On a cherché à faire plus net, plus stable, et plus cohérent. Un design qui laisse mieux émerger ce qui compte vraiment sur SensCritique : les œuvres, les notes et les points de vue des membres. Nous avons travaillé ce rebranding en collaboration avec le studio Rodéochrome.
Un nouveau logo pour raconter la pluralité des regards
Le prisme, comme idée centrale
On est parti d’une image qui nous parle bien : un prisme. Parce qu’une œuvre n’existe jamais sous un seul angle. Sur SensCritique, ce qui fait la richesse, ce n’est pas “la bonne lecture”, c’est la somme de lectures différentes. Une même œuvre peut déclencher l’enthousiasme, la gêne, la nostalgie, le rejet, l’admiration… et c’est justement ça qu’on vient chercher ici.
Le prisme traduit cette idée : une œuvre passe “à travers” nos sensibilités, et c’est ce qu’on veut encourager avec notre baseline : Explorez. Vibrez. Partagez.
Explorer, c’est découvrir et comparer. Vibrer, c’est ressentir, avoir un avis, parfois tranché. Partager, c’est confronter les points de vue, recommander, nourrir la communauté.
Une forme volontairement ouverte et abstraite
On a aussi choisi une forme plus abstraite que notre ancien logo, parce qu’on ne voulait pas enfermer SensCritique dans un symbole unique (un marque-page par exemple). La communauté évolue, les pratiques aussi, et le logo devait rester assez ouvert pour accompagner ces évolutions.
Typographies : un trio simple, lisible, et tenable dans le temps
Sur SensCritique, la typographie n’est pas un détail. Elle porte l’essentiel : les titres d’œuvres, les notes, les avis des membres, les listes. On voulait donc un système typographique qui améliore d’abord une chose très concrète : lire vite et bien, sur mobile comme sur le site.
Et on avait une contrainte claire : le budget. On devait choisir des polices gratuites d’utilisation, fiables, et faciles à déployer.
On a volontairement limité à trois usages :
- une typo qui porte la marque (titres),
- une typo qui porte le contenu (body),
- une typo qui porte l’action et le signal.
Ça évite l’effet patchwork, et ça rend le système plus simple à maintenir dans le temps, surtout quand on décline sur le site, l’app, et les formats sociaux.
Titres : Clash Grotesk
Pour les titres, on a choisi Clash Grotesk. On cherchait une typo avec de la présence, capable d’installer une identité forte.
- Elle crée une hiérarchie immédiate : on repère plus vite les titres, les œuvres.
- Elle a un caractère affirmé, mais reste lisible, même en tailles intermédiaires.
- Elle donne un ton plus contemporain, sans tomber dans une signature “tendance” qui vieillit mal.
Texte courant : Inter
Pour tout le body, on est parti sur Inter, un choix très volontairement “sobre”.
Pourquoi Inter :
- C’est une police pensée pour l’écran : lisible, régulière, confortable sur des blocs de texte longs.
- Elle tient bien sur mobile, même quand on réduit/augmente la taille.
- Elle reste neutre au bon sens du terme : elle laisse la place aux œuvres et aux mots des membres.
Boutons et highlights : Source Code Pro
Pour les boutons, certains éléments de mise en avant comme les sections, et les “highlights”, on utilise Source Code Pro.
Le rendu est plus “tranché”, plus technique, pour attirer l’œil sur un CTA ou un label.
Couleurs : Midnight blue, Electric Blue… et le choix du dark mode
Dark mode, mais pas “tout noir”
On a fait le choix d’assumer une app en dark mode. D’abord parce que c’est une demande récurrente des membres, ensuite parce que ça colle naturellement à l’univers cinéma et séries, plus nocturne. Et enfin parce qu’on veut, à terme, mieux accompagner les usages “du soir”. Quand la question devient : “on regarde quoi ce soir ?” et qu’on a juste envie de trouver vite un bon film ou une bonne série, sans se fatiguer les yeux.
Midnight Blue, notre fondation
Midnight Blue est la couleur socle.
- Confort de lecture : un fond sombre bien calibré fatigue moins qu’un noir pur, surtout sur des sessions longues (avis, listes, comparaisons).
- Clarté des niveaux : sur un fond sombre, on peut construire une hiérarchie propre (titres, body).
Electric Blue, le signal
Electric Blue joue un rôle très précis : c’est la couleur du signal.
On l’utilise pour :
- les actions (CTA, liens)
- les points de repère (élément sélectionné, focus, surlignage)
- les moments où on guide sans alourdir (ex: “continuer”, “voir plus”, “ajouter à une liste”)
Ce bleu sert à répondre à “où est l’action”, “où je suis”, “qu’est-ce qui est important ici”. On évite de l’utiliser partout, parce que sinon il perd son rôle de boussole.
Pourquoi une palette volontairement resserrée
SensCritique est déjà très riche en informations : notes, services de streaming, listes, avis, activités… Si on ajoute une palette trop large, on crée du bruit et on ralentit la lecture.
Une palette resserrée nous aide à :
- garder une hiérarchie stable d’un écran à l’autre
- réduire l’effet “patchwork” entre site, app et réseaux sociaux
- mieux maintenir le produit dans le temps (et éviter les dérives au fil des features)
Ce qu’on a appris
On s’est rappelé qu’une identité visuelle, n’est jamais “juste du design”. Elle touche directement aux repères des membres : ce qu’on comprend vite, ce qu’on lit confortablement, ce qu’on retrouve sans effort. On a aussi appris que le plus difficile, est de construire un système cohérent, qui marche partout, et qu’on peut faire évoluer sans se battre à chaque nouvelle feature.
Un nouveau chapitre
On sait que ce changement ne plaira pas à tout le monde, et c’est normal ! Ce qu’on espère, c’est surtout que cette nouvelle version vous aide au quotidien : mieux vous repérer, mieux lire, et trouver plus vite de bons films et séries à regarder.
Et ce n’est pas “figé”. Cette identité va s’ajuster au gré de vos retours. Si quelque chose vous gêne, vous manque, ou vous paraît moins clair, dites-le nous à [email protected] ou directement dans l’appli via le bouton de tchat.
- Félix





