Mon Festival a commencé par une petite frayeur : la veille de la confirmation de mon accréditation, j'ai reçu un SMS de la propriétaire de l'appart que je loue depuis mes débuts sur la Croisette, m'expliquant que celui-ci était désormais loué à l'année. Retour dans l'arène des recherches de logement... Fort heureusement, le réseau très actifs des contacts sur site m'a permis de trouver une chambre sur les hauteurs de Cannes, où vont rapidement converger d'autres festivaliers. Mon trajet change, avec un joli raidillon en fin de journée qui me permettra de justifier d'une activité physique pour les 12 prochains jours.
Comme toujours, le festival commence réellement quatre jours avant l'ouverture, lorsque le rituel des réservations en ligne commence. J'ai pour le moment réussi à avoir presque toutes les places convoitées, en mettant en pratique les techniques issues des moines shaolin permettant de cliquer sans trembler sur quatre à cinq séances différentes en un laps de temps qui ne peut excéder 9 secondes. Le comité olympique étudie actuellement l'homologation de la discipline.
Petit choc mental en allant chercher mon accréditation lorsque je suis abordé par une ancienne élève qui travaille comme hôtesse sur le Festival, et qui joint pour la première fois deux univers habituellement tellement cloisonnés.
Pour ce qui sera l'unique repas de midi du séjour, je joue la stratégie en optant pour une salade Caesar particulièrement généreuse (tout le casting de Chicken Run y passe) qui m'offre des protéines pour les dix jours à venir.
La première journée, hormis toute l'organisation de l'arrivée sur site et de l'approvisionnement pour le mode survie des journées à venir, est plutôt calme : je n'ai que deux séances, dont la petite gourmandise apéritive offerte aux festivaliers par la section Cannes Classics : après Les mastodontes La Maman et la Putain et le Napoléon d'Abel Gance, puis le centenaire de la Ruée vers l'or l'année dernière, place à la version restaurée du Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, à l'occasion du vingtième anniversaire de ce qui reste comme le meilleur film du réalisateur mexicain à l'heure actuelle.
La projection très émouvante, voit le réalisateur interagir avec le public sans vraiment respecter le protocole assez raide du Festival, et conclure les applaudissements après le film par un retentissant Fuck Ice" qui galvanise la foule.

On ne peut encore déceler une tradition, mais comme l'année dernière, c'est un sympathique film français qui vient ouvrir les festivités. Après Partir un jour l'année dernière, c'est un réalisateur un peu plus confirmé, Pierre Salvadori, qui est convié, après le bon souvenir qu'il avait laissé à la Quinzaine des cinéastes en 2018 avec En liberté.
La première montée des marches avec son équipe, est en tout cas l'occasion d'une réunion de haute volée entre Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Vimala Pons.
Le film tient-il ses promesses ? La critique est en ligne !

Au programme aujourd'hui :
Du surf, une adolescence au Kosowo, une sculptrice japonaise et une chirurgienne française.




