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Avatar MemoryCard64 Liste de

219 films

par MemoryCard64

Les critiques systématiques, ça devient lassant.
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TOTAL : 188 films (dont 5 revus) + 31 courts-métrages (dont 4 revus)

Juillet : 23 films (dont 1 revu) + 3 courts-métrages
Août : 19 films + 2 courts-métrages
Septembre : 49 films (dont 1 revu) + 4 courts-métrages
Octobre : 35 films + 6 courts-métrages (dont 1 revu)
Novembre : 41 films (dont 2 revus) + 11 courts-métrages (dont 3 revus)
Décembre : 21 films (dont 1 revu) + 5 courts-métrages

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  • Bande-annonce

    Le train sifflera trois fois (1952)

    High Noon

    1 h 21 min. Sortie : . Western et drame.

    Film de Fred Zinnemann avec Gary Cooper, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges

    1er juillet, chez le grand blond

    Jouer à Red Dead Redemption me donne envie de voir des western.

    Comme le jeu exploite assez peu le train, je voulais une intrigue qui tourne autour de ce sujet. Finalement on le voit assez peu puisqu'il représente le danger qui arrive droit sur le personnage principal. Mais cela permet de construire toute l'histoire sur une attente (une heure vingt en temps réel, s'il vous plaît) et de faire en sorte que toutes les décisions soient prises dans l'urgence, ce qui donne un petit côté thriller pas désagréable.

    En passant, j'espère qu'après la résolution les villageois se sont remis en question.
  • Bande-annonce

    La Règle du jeu (1939)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean Renoir avec Marcel Dalio, Nora Gregor, Roland Toutain

    2 juillet, à la maison

    Pendant 1h40 on voit uniquement des bourgeois qui échangent des banalités, qui parlent pour ne rien dire, qui palabrent à n'en plus finir, et c'est extrêmement captivant.

    Je n'ai pas saisi toutes les subtilités des dialogues (parfois inaudibles) et je n'ai pas retenu tous les rôles secondaires, mais ce n'est pas grave puisqu'on comprend l'essentiel : ce microcosme vit, il fourmille, et Renoir fait virevolter les personnages dans tous les sens pour passer en douceur d'une intrigue à une autre.

    Et puis cette précision quand il s'agit de parler des relations humaines, c'est grandiose.
  • Bande-annonce

    Le Lauréat (1967)

    The Graduate

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman, Anne Bancroft, Katharine Ross

    3 juillet, chez le grand blond

    Pourrait être renommé Cringe : the movie.

    Le personnage de Dustin Hoffman est un formidable benêt, un garçon dont le comportement gauche et hésitant le place toujours à contretemps par rapport aux autres. Tout le contraire de Mrs Robinson, archétype de la beauté glaciale.

    La relation entre ces deux personnes est magnifiée par le refus complet d'utiliser les codes de la comédie romantique, mais aussi par l'excellente mise en scène de Nichols, qui orchestre à grand renfort de surimpressions et de raccords de mouvement un douloureux passage à l'âge adulte.

    Et puis cette BO bordel !
  • Bande-annonce

    Le Ballon rouge (1956)

    34 min. Sortie : . Comédie, drame et fantastique.

    Court-métrage de Albert Lamorisse avec Pascal Lamorisse, Georges Sellier, Vladimir Popov

    4 juillet, à la maison

    Je ne suis pas entièrement convaincu. Albert Lamorisse a bien compris le charme et la poésie qui se dégage des ballons de baudruche, mais il est dommage d'en faire un objet "magique" dans la mesure où il l'est déjà aux yeux des enfants.

    J'ai beaucoup aimé la fin qui a un esprit très Mary Poppins, mais elle aurait sans doute eu plus d'impact si elle était sortie de nulle part, sans aucune explication.
  • Bande-annonce

    Tigre et Dragon (2000)

    Wo hu cang long

    1 h 59 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure et drame.

    Film de Ang Lee avec Chow Yun-fat, Michelle Yeoh, Zhang Ziyi

    Soirée Chinois qui font des cabrioles 1/2

    4 juillet, à la maison

    En matière de scène d'action, Tigre et Dragon n'a ni la sobriété de The Assasin ni la corporalité d'Il était une fois en Chine (mes deux références en matière d'art martiaux chinois), il faut donc se faire à la façon "crue" de montrer les acteurs s'envoler sur les toits.

    Mais ces escapades aériennes permettent de mettre en valeur le talent d'Ang Lee pour la réalisation, que ce soit en terme d'efficacité de montage ou de composition d'image.

    Et puis le film sait que le spectateur est en terrain connu, qu'il retrouve des éléments familiers, qu'il peut aisément deviner la suite des événements ; il s'arrange donc pour conserver la simplicité de l'histoire afin qu'elle soit agréable à suivre et il se permet même quelques légèretés lors des combats. C'est rondement mené.
  • Bande-annonce

    Shaolin Soccer (2001)

    Siu Lam Juk Kau

    1 h 53 min. Sortie : . Action, comédie et sport.

    Film de Stephen Chow et Lee Lik-chi avec Stephen Chow, Vicki Zhao Wei, Ng Man-tat

    Soirée Chinois qui font des cabrioles 2/2

    4 juillet, à la maison

    PUTAIN MAIS C'EST GÉNIAL !

    J'ai sottement sous-estimé Shaolin Soccer et son synopsis à la con, pensant que Tigre et Dragon serait le film de la soirée, mais il s'avère que c'est de la balle (hinhin).

    Le film de Stephen Chow n'a vraiment pas peur du ridicule et va dans chaque scène tout au bout du délire. L'humour est déjanté, parfois grotesque, mais il arrive toujours au bon moment et de la bonne manière. Le réalisateur multiplie les références et les détournements des codes (la romance notamment) sans pour autant que cela devienne lourd ou forcé. D'une certaine manière il a le sens de la mesure, ce qui est étonnant quand on voit la roue libre totale du film.

    Cela vient sans doute du rythme effréné de l’œuvre qui ne présente aucun temps mort et ne baisse jamais de régime. Le film passe en un clin d’œil mais connait plusieurs fulgurances de mises en scène qui lui permettent d'être totalement jouissif.

    Je crois qu'il n'y a que Smiley Face qui m'avait fait rire comme ça.
  • Bande-annonce

    Les Savates du bon Dieu (2000)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Claude Brisseau avec Stanislas Merhar, Raphaële Godin, Emile Abossolo M'Bo

    5 juillet, à la maison
    Festival du film français 3/10

    Bon, je pensais écrire une critique mais impossible de rédiger quoi que ce soit, ça ne vient pas.

    C'est assez marrant de voir un film partir dans une direction (un drame social fougueux) pour finalement prendre un autre chemin en cours de route, de manière totalement inattendue.

    L'idée est osée et le point de rupture, la scène au lycée, négocie parfaitement ce virage à 90°. Le personnage de Maguette y est pour beaucoup. En plus d'être remarquablement interprété, sa comportement à la fois fou et sérieux aide le film à trouver sa voix. L’œuvre emploie donc un ton rappelant les fables et l'applique sur le monde moderne sans prendre de pincettes.

    En résulte une ambiance originale, portée par un optimisme un peu naïf accompagné de la sensation qu'un être bienveillant (le réalisateur lui-même ?) veille sur Fred et Sandrine, deux savates du bon Dieu.

    Ça donne envie de poursuivre la filmographie de Brisseau.
  • Bande-annonce

    Hiroshima mon amour (1959)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Alain Resnais avec Emmanuelle Riva, Eiji Okada, Stella Dassas

    6 juillet, à la maison

    Une synthèse de la fin de la Seconde Guerre Mondiale qui expose les traumatismes d'une Française et d'un Japonais en revenant sur la violence de ce qu'ils ont vécu, la difficulté de ce qu'ils ont vécu, la peur de l'oubli, la peur de l'indifférence. Marguerite Duras a su mettre les mots sur ces émotions et Alain Resnais a su les filmer.

    C'était beau.
  • Bande-annonce

    Les statues meurent aussi (1953)

    30 min. Sortie : mai 1953.

    Documentaire de Ghislain Cloquet, Alain Resnais et Chris Marker avec Jean Négroni, François Mitterrand, Pope Pius XII

    6 juillet, à la maison

    Partir d'un éloge de l'art africain pour faire une analyse socio-politique de la colonisation, c'est à la fois original et culotté.

    Ce court-métrage est rendu efficace par sa documention, mais aussi par la précision du propos. Les réalisateurs utilisent les bons mots sur les bonnes images pour montrer ce qu'on ne voit pas dans l'art africain comme pour montrer le problème que pose l'intrusion de l'homme blanc dans un pays qui n'est pas le sien.

    C'est très pertinent, mais je n'en attendais pas moins de Resnais et Marker.
  • Bande-annonce

    De battre mon cœur s'est arrêté (2005)

    1 h 47 min. Sortie : . Action, policier, drame, romance et thriller.

    Film de Jacques Audiard avec Romain Duris, Niels Arestrup, Jonathan Zaccaï

    6 juillet, à la maison

    Je me demande quel est cet élément qui fait que l'ensemble fonctionne dès les premières minutes. Il y a la mise en scène bien sûr, qui rend chaque temps mort intéressant, et l'épanouissement musical du personnage principal, qui permet de le sortir de l'archétype du pourri et d'en faire autre chose, mais ce n'est pas tout à fait cela. Ça me chiffonne.

    C'était très bien en tous cas.
  • Notre Musique (2004)

    1 h 20 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Luc Godard avec Jean-Christophe Bouvet, Simon Eine, George Aguilar

    7 juillet, à la maison
    Festival du film français 4/10

    Critique ↓
  • Bande-annonce

    La Prisonnière du désert (1956)

    The Searchers

    1 h 59 min. Sortie : . Western, aventure et drame.

    Film de John Ford avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles

    9 juillet, à la maison

    Je savais que John Ford est un des grands maîtres du western, mais quand même ces décors, cette mise en scène... J'étais pas prêt je crois.
  • Bande-annonce

    There Will Be Blood (2007)

    2 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Kevin J. O'Connor

    12 juillet, à la maison

    Dans mon entourage il y a deux films qu'on me survend continuellement : Il faut sauver le soldat Ryan, et There will be blood.

    Alors je ne suis pas déçu, loin de là, je suis même plutôt étonné de voir ce que PTA arrive à faire avec cette quasi-impasse scénaristique qu'est l'ascension puis la chute du héros. Le réalisateur crée des scènes intelligentes et parfois même surprenantes, autant dans leur mise en scène que dans leur manière d'enchaîner les actions. Le réalisateur tient fermement les rênes et livre une œuvre rigoureusement soignée.

    Cela constitue d'ailleurs son principal défaut : PTA s'applique tellement à affiner son œuvre qu'elle finit par perdre en rugosité, ce qui m'empêche d'adhérer totalement au film. Les hauts et les bas de l'intrigue se profilent dès les premières minutes et s'enchaînent avec une précision trop aiguë pour me paraître honnête.

    Je retiendrai quand même l'introduction, silencieuse, qui laisse planer un mauvais présage sur ce premier jaillissent de pétrole.
  • Bande-annonce

    Buffet froid (1979)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Bernard Blier, Jean Carmet

    Soirée Gégé Arte 1/2

    13 juillet, à la maison

    "Alors c'est l'histoire d'un veuf, de l'assassin de sa femme et de son voisin policier..."

    L'ambiance urbaine et nocturne empruntée aux films noir classiques se marie très bien avec le cheminement complètement absurde du scénario : non seulement il prend systématiquement la direction la moins logique, mais en plus il se permet de bifurquer quand ça lui chante, coupant à chaque fois l'action net. Le film enchaîne donc pirouette sur pirouette, mais il emploie comme airbag un humour noir redoutable.

    Je ne m'attendais pas à tomber sur quelque chose d'aussi étrange.
  • Bande-annonce

    Police (1985)

    1 h 53 min. Sortie : . Policier.

    Film de Maurice Pialat avec Gérard Depardieu, Sophie Marceau, Richard Anconina

    Soirée Gégé Arte 2/2

    13 juillet, à la maison

    J'aime la façon de filmer de Pialat, on dirait qu'il pose la caméra devant ses acteurs et qu'il les laisse jouer, comme si le film n'avait pas besoin de plus. La simplicité de cette mise en scène permet aux acteurs de s'épanouir dans leurs rôle et de faire gagner l'ensemble en intensité. Les interrogatoires, où chacun sait pertinemment qui a fait quoi, deviennent alors captivants.

    Mais pas aussi captivants finalement que la relation trouble entre Gérard Depardieu et Sophie Marceau, crédible parce que cet attachement n'a pas de raison d'être et crédible parce que la jeune actrice livre une prestation bluffante (et pourtant je ne porte pas Marceau dans mon cœur).

    Oui.
  • Bande-annonce

    La Fille du 14 juillet (2013)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie et road movie.

    Film de Antonin Peretjatko avec Vimala Pons, Grégoire Tachnakian, Vincent Macaigne

    14 juillet, à la maison

    Vimala Pons est belle nom de Dieu.

    Peretjatko est vraiment un des héritiers modernes de la Nouvelle Vague. Chaque plan contient une idée inventive, farfelue, qui contribue à l'esprit très libre de l’œuvre. Et cet esprit se marie très bien avec le thème des vacances et de la vie étudiante, faite d'imprévus et de débrouillardise.

    J'attends son prochain film comme le messie.
  • Bande-annonce

    Une séparation (2011)

    Jodái-e Náder az Simin

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Asghar Farhadi avec Leila Hatami, Payman Maadi, Shahab Hosseini

    17 juillet, à la maison

    La filmographie d'Asghar Farhadi m'intéressait depuis un moment, en partie parce que l'Iran est un pays que j'ai envie de découvrir.

    Sur ce point, j'en ressors un peu déçu, puisqu'Une Séparation laisse les spécificités culturelles du pays (à une ou deux exceptions près) au second plan afin de laisser le champ libre à un discours beaucoup plus universel sur la famille.

    Le réalisateur met en scène une histoire de fausse accusation qui met en péril une famille déjà divisée par un divorce imminent. Les problèmes se nouent doucement, mais on comprend vite qu'il n'y a pas de délimitation claire entre ceux qui ont raison et ceux qui ont tort. La caméra filme à la hauteur de chaque personnage et oppose silencieusement les points de vue, avec toujours beaucoup de dignité. Cette dignité se retrouve d'ailleurs dans les thèmes graves abordés par le film qui sont par conséquent traités comme il se doit : en refusant les cris mais pas les larmes.

    Du cinéma humain, en quelque sorte.
  • Bande-annonce

    Kids (1995)

    1 h 31 min. Sortie : . Drame.

    Film de Larry Clark avec Leo Fitzpatrick, Justin Pierce, Chloë Sevigny

    18 juillet, à la maison

    Il fait beaucoup trop chaud pour faire quoi que ce soit, à part regarder un film qui parle de canicule.

    Larry Clarke veut montrer une jeunesse à la dérive et il le fait bien : ces ados sont cons, paumés et odieux, mais cela ne les empêche pas d'être éclatants de vérité. Le réalisateur ne pas pas seulement chercher le côté trash de leur quotidien, il s'attache aussi à montrer moments de rien, où les personnages ne font que traîner et discuter comme n'importe quels jeunes de leur âge. Ces deux réalités opposées et pourtant coexistantes permettent au film d'adopter un point de vue neutre, dénué de tout jugement. Le portrait est donc très réaliste, et aussi particulièrement alarmant.

    J'ai presque envie de parler de Kids comme le versant sale de Conte d'été (toutes proportions gardées).
  • Bande-annonce

    Ceci n'est pas un film (2011)

    In Film Nist

    1 h 25 min. Sortie : .

    Documentaire de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb

    19 juillet, à la maison

    Comment je suis censé noter ce truc ?

    L'histoire derrière la création de ce "film" est très intéressante et il y avait plein de manière de l'aborder, mais le résultat est d'un ronflant...

    Le thème de la censure est à peine effleuré, que ce soit son fonctionnement ou ses répercussions sur le milieu artistique. Il s'agit certainement d'une manière de se recentrer sur son impact sur le réalisateur en tant qu'homme, mais dans ce cas là où est l'émotion ? Je veux bien croire que l'assignation à résidence de Panahi est plus qu'inconfortable, mais il ne crée rien dans sa façon de montrer son quotidien. Du coup, l’appartement qui se promène un peu partout et la tasse de thé bue en silence avec un air mélancolique paraissent plus vides que poignantes.

    Il y a bien quelques discussions intéressantes, et l'idée de rejouer le film censuré en lisant le script est attrayante, mais Panahi ne va jamais jusqu'au bout, soit parce que la conversation (prise sur le moment) par vite dans une autre direction, soit parce que le cinéaste devient pénible à suivre à force de s'embrouiller et de se répéter.

    Ni chaud ni froid.
  • Bande-annonce

    Le monde ne suffit pas (1999)

    The World Is not Enough

    2 h 08 min. Sortie : . Aventure, thriller, policier et action.

    Film de Michael Apted avec Pierce Brosnan, Sophie Marceau, Robert Carlyle

    20 juillet, chez le grand blond (déjà vu)

    C'est vraiment la mort du fun. C'est chiant et con et ridicule.
    Tous les nouveaux acteurs de la saga (Marceau, Carlyle, Richards) sont navrants, chacun à leur manière.

    Je rajoute un point pour la magnifique gifle que se prend Elektra King.
  • Sherlock Junior (1924)

    Sherlock Jr.

    45 min. Sortie : . Comédie, action, romance et muet.

    Moyen-métrage de Buster Keaton avec Buster Keaton, Kathryn McGuire, Joe Keaton

    22 juillet, à la maison

    Je crois que je préfère vraiment Keaton à Chaplin, pour son culot et sa finesse d'esprit.

    Sherlock Junior est l'aboutissement de l'humour du réalisateur. Les sauts et les chutes, en plus d'être aussi millimétrés que d'habitude, sont sublimés par une maîtrise totale du montage. Et quand le film se tourne vers un humour un peu plus traditionnel, il le fait avec brio (cf le dollar perdu et la partie de billard particulièrement explosive).

    Par contre 45 minutes c'est pas assez, moi j'en voulais plus :(
  • Bande-annonce

    L'Effet aquatique (2016)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Solveig Anspach avec Samir Guesmi, Florence Loiret-Caille, Philippe Rebbot

    24 juillet, Cinéma Le Palace

    Pour une fois que mon cinéma de campagne diffuse quelque chose d'intéressant...

    L'Effet Aquatique est une fable moderne comme on en voit beaucoup depuis quelque temps. L'humour décalé n'a clairement pas l'efficacité et le rythme d'un Peretjatko, mais la réalisatrice se rattrape sur l'aspect poétique de l’œuvre et arrive à créer quelque chose d'un minimum sympathique. Le couple Samir Guesmi/Florence Loiret-Caille est revanche extrêmement crédible et juste, à tel point que leur premier baiser m'a fait frémir.

    Mais le film sombre à partir du moment le schéma maudit de la comédie romantique se met en place. L'histoire perd alors son côté "événements dus aux aléas de la vie" pour rentrer dans un cadre beaucoup plus strict qui ne lui va pas du tout. Les péripéties qui suivent n'ont pas l'éclat des premiers instants, et donnent l'impression de s'enchainer sans réel ordre, en particulier lorsque des éléments scénaristiques sortent de nulle-part et sont utilisés comme si de rien n'était (j'ai compris plus tard que le film était une suite qui reprend paresseusement des personnages de Queen of Montreuil sans les (ré)introduire correctement).

    Derrière l'univers très sympathique de la réalisatrice (la piscine, l'Islande) se cache donc un film plutôt moyen. Mais attention tout de même à ne pas sous-estimer l'alchimie entre les deux acteurs principaux qui rend, comme je l'ai déjà dit, chaque scène d'amour captivante.
  • Bande-annonce

    Les Enchaînés (1946)

    Notorious

    1 h 41 min. Sortie : . Drame, romance et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Cary Grant, Ingrid Bergman, Claude Rains

    25 juillet, à la maison

    Meilleure scène de passe-passe avec une clef de l'histoire du cinéma.

    En ce qui concerne le reste... Dommage que le rythme soit si lent, et que le danger soit aussi peu palpable.
  • Bande-annonce

    Into the Abyss (2011)

    1 h 47 min. Sortie : . Policier et drame.

    Documentaire de Werner Herzog avec Werner Herzog, Richard Lopez, Michael Perry

    26 juillet, à la maison

    Wow.

    Je m'attendais à un documentaire sur la peine de mort et j'ai eu un grand portrait humain des habitants du fin fond du Texas.

    Il y a un moment où Herzog explique à l'une des personnes interviewées qu'il la respecte en tant qu'être humain, et c'est précisément ce sentiment qui émane de son documentaire. Cette histoire de triple homicide n'est finalement qu'un prétexte pour aller chercher l'humanité dont fait preuve chaque personne (l'accusé, la famille des victimes, les membres du système juridique) et la confronter au processus froid de la peine capitale. Le contraste est fort.

    En outre, j'aime beaucoup la façon du réalisateur de filmer ses entretiens. En plus de conserver les quelques secondes de silence quand son interlocuteur prépare sa réponse, il prend soin d'enregistrer les questions qu'il pose pour que le spectateur puisse distinguer les remarques spontanées, souvent plus pertinentes que les simples réponses. Une manière de capter l'instant qui sied au message de l’œuvre.

    Un grand film, beau d'une manière sordide mais beau quand même.
  • Bande-annonce

    L'Armée des morts (2004)

    Dawn of the Dead

    1 h 41 min. Sortie : . Action, Épouvante-horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Zack Snyder avec Sarah Polley, Ving Rhames, Jake Weber

    26 juillet, à la maison

    J'ai maté ça histoire de digérer le film ci-dessus et j'ai trouvé ça convenable, à ma grande surprise.

    Pourtant le début n'était pas des plus flatteur. Mis à part l'invasion zombie traitée comme une urgence, l'introduction enchaîne les clichés à n'en plus finir (morts-vivants qui sortent de nulle part, personnages stéréotypés prenant des décisions contestables, etc). Mais l'ensemble finit par se décoincer et on finit par ressentir une certaine empathie pour les survivants.

    Après, cela reste du Snyder. On a donc le droit à des effets de montage tape à l’œil et à un ton qui se veut cool tout le long du film. Le réalisateur éjecte au passage le message politique de l’œuvre originale mais il veut de toute évidence partir dans une autre direction et le fait correctement, alors pourquoi pas.
  • Burden of Dreams (1982)

    1 h 35 min. Sortie : .

    Documentaire de Les Blank avec Werner Herzog, Klaus Kinski, Claudia Cardinale

    31 juillet, à la maison

    Je me doutais bien que le making of de Fitzcarraldo serait aussi intéressant que le film lui-même.

    Tout le monde sait que Herzog a eu d'énormes problèmes lors du tournage, mais le documentaire expose des difficultés que je ne soupçonnais pas (les relations entre les indigènes, les conditions de vie de l'équipe...).
    Les témoignages du réalisateur allemand sont donc extrêmement saisissant, en particulier le moment où il explique qu'il aime la jungle malgré tout ce qui a pu lui arriver... Son projet ne m'a jamais paru aussi fou.

    A voir après Fitzcarraldo, comme une sorte de diptyque.
  • Bande-annonce

    Chungking Express (1994)

    Chongqing Senlin

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Wong Kar-wai avec Takeshi Kaneshiro, Brigitte Lin Ching-hsia, Tony Leung Chiu-wai

    1er août, à la maison

    "Dans 57 heures, je serai amoureux de cette femme."

    Je ne sais pas quoi dire. C'était magnifique. J'ai eu envie de le revoir dès qu'il était fini.

    Peindre le mouvement c'est peut-être la plus belle chose qu'on puisse faire au cinéma.
  • Bande-annonce

    Mad Max (1979)

    1 h 33 min. Sortie : . Action, aventure, thriller et road movie.

    Film de George Miller avec Mel Gibson, Joanne Samuel, Hugh Keays-Byrne

    2 août, à la maison
    Watching Challenge #19

    Wtf is dis shit ?!

    J'ai mis longtemps à cerner l'univers du film, à voir au delà du délire "ils sont tous fous lolilol", mais je n'ai pas cru à ce monde post apocalyptique aux décors propres et vides ni à ce héros à la vie de famille parfaite.

    Bon il y a des passages sympas, comme la course-poursuite en forêt ou la séquence de fin, mais il y a aussi des scènes molles et mal filmées. Et niveau scène de voiture, je ne vois pas comment on peut trouver ça remarquable 6 ans après le Duel de Spielberg (qui était aussi un premier film d'ailleurs).

    J'espère que le 2 et Fury Road sont meilleurs.
  • Bande-annonce

    Memories of Murder (2003)

    Salinui Chueok

    2 h 10 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Bong Joon-ho avec Song Kang-ho, Kim Sang-Kyung, Kim Roe-ha

    3 août, à la maison

    Memories of Murder fait partie de ces films "diesel", qui ont besoin de temps pour s'épanouir.

    La première heure n'est pas incroyable, malgré sa mise en scène de haute volée et malgré tout ce qu'elle entreprend pour bousculer les codes du film policier.

    En revanche, la deuxième heure est nettement plus captivante grâce à sa capacité soudaine de nouer et dénouer les intrigues, sans jamais avoir recours à la facilité. Ainsi, le suspens peut arriver sans prévenir et/ou disparaître aussi sec, provoquant des ascenseurs émotionnels éprouvants.

    Je comprends pourquoi il fait partie du top 111.
  • Bande-annonce

    Invasion Los Angeles (1988)

    They Live

    1 h 33 min. Sortie : . Science-fiction et thriller.

    Film de John Carpenter avec Roddy Piper, Keith David, Meg Foster

    5 août, à la maison

    Le synopsis envoyait du rêve et le film arrive sans peine à aller jusqu'au bout de son potentiel. Carpenter a pris le risque d'enrober son message anti-système virulent avec un ton franchement décomplexé mais cela a payé : They Live respire l'intelligence, le fun, et le cinéma aussi.

    On pourrait dire que le rythme est inégal et que l'intrigue prend trop de temps pour arriver aux fameuses lunettes, mais ça serait vraiment pinailler.