2016 en musique depuis ma chaise avec mon fez et mon regard de braise.

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358 albums

par T. Wazoo

2016, l'année du singe visiblement.

Ici donc, petit journal relatant ce que je pense des albums sortis en 2016. Je ne mets ici que les albums sur lesquels j'ai un avis (donc une note) et non ceux que j'ai envie d'écouter ou que je suis en train d'écouter.

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    The Catastrophist (2016)

    Sortie : . Expérimental, post-rock et electronique. 11 morceaux.

    Album de Tortoise

    Dans le cahier des charges de Tortoise, on peut valider les points suivants :

    - vieillit bien : check. Ne serait-ce que les premières secondes du disque qui montrent qu'il n'a pas peur des sonorités que rejetterait tout groupe de "post-rock" old-school.
    - garde la forme : check. Ici ça joue très bien les musiciens sont calés, ça s'entend.
    - varier les plaisirs : check.

    Mais c'est peut-être aussi sur ce dernier point que le bât blesse. The Catastrophist montre une palette remarquable d'ambiances diverses et variées, mais j'ai simplement l'impression d'entendre ça : une collection d'instantanés. Pas vraiment un album.

    La reprise de Rock On m'a pas touché, et Gopher Island en suivant était assez anecdotique. Bref, un disque pas parfait mais curieux et riche, seulement je ne me vois pas y revenir régulièrement cette année.
  • Facts (Single) (2016)

    Sortie : . 1 morceau.

    Single de Kanye West

    C'est pas bien inspiré, et l'intro est moche à souhait.
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    Leave Me Alone (2016)

    Sortie : . Pop, rock et rock indépendant. 16 morceaux.

    Album de Hinds

    (cf critique)

    La note est peut-être un poil sévère, mais c'est pour prévenir l'arrivée d'un 6 qui se transformerait en 5 au fil du temps : je sais pertinemment que je ne reviendrai pas vers ce groupe au delà de ces deux écoutes. Les 4 nanas garage-lo-fi-twee-pop parviennent à rendre leur musique si insouciante et inconséquente qu'elle en devient parfaitement oubliable. Le songwriting est quasiment inexistant - deux accords et puis s'en vont - les hooks, les p'tites mélodies et le chant éclaté maintiennent un minimum l'intérêt mais au fond ça brasse pas mal de vide.

    NB : Je suis tombé sur une sessions KEXP des filles ; en général c'est là que les groupes se révèlent, et là où je pensais voir un groupe qui se révèle précisément dans l'énergie et la spontanéité du live je me suis retrouvé avec 4 espagnoles qui sont devenues carrément reloues parce qu'on leur a retiré leur attirail lo-fi cache-misère.
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    (2016)

    Blackstar

    Sortie : . Rock, jazz, expérimental, jazz-rock et electronique. 7 morceaux.

    Album de David Bowie

    Mon premier avis sur ce Blackstar tant attendu, après 4 petites écoutes.

    Enfin tant attendu... si je trouvais le clip rudement joli, je ne pouvais m'empêcher de trouver le single Blackstar un poil léger niveau composition, il s'agissait plutôt d'une ambiance développée sur 10 minutes (avec un "pont" de folie au milieu ça je dois bien l'admettre, où ça se la joue glam à la perfection), un titre très riche en arrangement mais pauvre en mélodie qui claque et en développement. Pas un bon single en fait, plutôt un long teaser. Alors que Lazarus était bien chouettos en revanche. Donc j'attendais l'album avec une impatience mêlée de circonspection.

    Et bien mal m'a pris de douter de Bowie, car le morceau Blackstar dont je me méfiait tant prend tout son sens en tant qu'introduction du disque : il est là pour planter une atmosphère, et force m'est d'avouer qu'il le fait rudement bien. Du reste le disque passe tout seul (40 minutes c'est peu, il faut dire) et j'ai assez peu de complaintes à y faire ; j'adore 'Tis a Pity She Was a Whore et Lazarus, j'aime beaucoup Girl Loves Me et Dollar Days, j'ai du mal avec Sue (heureusement c'est la plus courte) et je suis un peu dubitatif sur l'arrangement sonore de I Can't Give Everything Away mais la chanson est bonne.

    Tout cela donne une première face parfaite et une deuxième moins brillante mais qui tient tout à fait la route. Niveau ambiance on a du Outside qui revient fortement hanter la prod, du Rock Bottom pour le saxo omniprésent et les claviers intrigants, voire du trip-hop qui s'invite à la fête. Mon avis se précisera avec le temps, mais c'est un excellent disque.
  • Real Friends (Single) (2016)

    Sortie : . 1 morceau.

    Single de Kanye West

    Ben voilà, c'est déjà mieux ! L'instru est sobre et dreamy (même si trop répétitive à mon goût) et le flow de Kanye est plutôt touchant. Je suis plus partagé sur les passages chantés ceci dit, qui ne provoquent pas grand chose chez moi. Toujours pas fan, mais ça s'écoute avec plaisir sans problème.
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    Jesu / Sun Kil Moon (2016)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Jesu et Sun Kil Moon

    (cf critique)

    Jesu / Sun Kil Moon. Note : penser à inverser le nom du disque en Sun Kil Moon /Jesu, car c'est autour de Mark Kozelek que tourne le disque. Le rôle de Justin Broadrick, tout essentiel qu'il soit, sera limité aux instrumentaux (et à quelques choeurs). Pour qui aura suivi Sun Kil Moon depuis Benji, et surtout avec Universal Themes, ce disque s'inscrit très largement dans la continuité avec un Mark qui bavarde à n'en plus finir sur de longues pistes, ici avec un accompagnement qui varie entre la grosse guitare saturée et l'électro, en passant par le shoegaze et des passages plus ambiants.

    Premier souci avec ce disque : les deux premières pistes. C'est con hein, mais le disque s'entame avec ce qui confirme pourquoi "With A Sort Of Grace I Walked To The Bathroom To Cry" était la piste que j'aimais le moins sur Universal Themes : la guitare saturée. On dirait que les deux ne se sont pas entendus ici, que Justin jouait ses gros riffs tandis que Mark refusait de changer sa façon de chanter : le résultat est une espèce de bouillie sonore brouillonne où Mark marmotte des paroles inaudibles. Heureusement A Song of Shadows montre une alchimie qui fonctionne bien mieux, c'est le véritable début du disque.

    À partir de là, pour simplifier (parce que c'est qu'un premier avis), j'adore les pistes électroniques et les plus ambiantes, les plus légères, celle qui se pare de guitare acoustique aussi, et moins les pistes à la guitare.

    Il faudra du temps pour tirer quelque chose des paroles de Kozelek qui se lâche une fois de plus dans le genre "je raconte ma vie en passant du coq à l'âne", même si des moments très touchants se dégagent (et cette idée qui fait mouche, au final, de lire des lettres de fan...). Un disque très intéressant même si inégal, qui continue à creuser le sillon introspectif de Kozelek tandis que Broadrick montre une assez large palette de ses talents sonores.
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    Not to Disappear (2016)

    Sortie : . Rock, rock folk, rock indépendant et folk, country. 10 morceaux.

    Album de Daughter

    L'année dernière, Julia Holter a placé la barre très haut avec son Have You In My Wilderness : désormais quand je m'embarque pour un disque de dream pop je deviens difficilement impressionnable... Et Daughter, malgré des premières écoutes assez insignifiantes, est parvenu à me dérider ! Derrière le cahier des charges obligatoire pour le style le groupe s'en sort avec quelques trouvailles sonores qui enrichissent et surtout dynamisent leurs morceaux (dans un style qui peine à être dynamique en règle générale...). Les chansons sont bonnes, que demander de plus ?
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    Where Have You Been All My Life? (2016)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Villagers

    V'là encore un disque que j'avais sous-estimé au premier contact. Certes je ne connais pas le catalogue de Villagers (que je découvre avec ce disque) et donc je ne peux apprécier comme il se doit le réarrangement de ces morceaux déjà présents sur leurs disques antérieurs, et certes c'est d'un classicisme absolu dans le genre indie-folk à voix timide et orchestration guitare/piano/p'tite batterie lounge/clavier... Mais ce qui compte au fond c'est que les morceaux sont jolis comme tout. Non, ça ne cassera pas trois pattes à un canard mais je me surprends à y revenir régulièrement avec plaisir, c'est si bien écrit...
  • Spectre (Single) (2016)

    Sortie : . 1 morceau.

    Single de Radiohead

    Ils y vont fort avec les violons mais ça marche très bien en fait. J'avais presque oublié avec le temps comme Yorke chantait bien. Pas un grand morceau, il manque quelques tiroirs mélodiques en plus, mais un excellent générique de James Bond et un tease alléchant du prochain disque.
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    Emotional Mugger (2016)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Ty Segall

    Pouah. Rejet primaire pour ce machin cacophonique et rempli à rabord de gimmicks sans rien derrière. Je rentre pas dans le délire, j'ai trouvé ça de mauvais goût et sans intérêt autre qu'écouter Ty Segall jouer au clown avec sa guitare.
    C'est basé sur une seule écoute, c'est pas dans mon habitude mais je préfère noter maintenant vu que je doute qu'il y ait un deuxième contact.
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    Adore Life (2016)

    Sortie : . Rock. 20 morceaux.

    Album de Savages

    Déception sur ce deuxième album, qui me parait si plat et si dénué de mélodies que je me demande si une réécoute du premier ne va être tristement révélatrice... J'ai peur du coup. Fin bref, ici au programme du bruit pour du bruit, de l’abrasion gratuite, des slogans à n'en plus finir, et l'ennui de pointer le bout de son sale petit museau.
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    The Waiting Room (2016)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Tindersticks

    Quelle belle surprise que ce nouveau Tindersticks ! Moi qui ne connait que Curtains, ça me donne envie d'explorer le reste. V'là en tout cas un disque qui caresse dans le sens du poil et qui plaira aux romantiques sensibles ; il y a bien sûr la voix inimitable et chavirée du chanteur, mais également des arrangements de chamber pop aux petits oignons (avec même une piste qui se la joue soul-afrobeat, dafuck), et des morceaux toujours plus intimistes, toujours plus touchants...

    Je sais pas si le 8 restera, mais pour l'instant l'élégance absolue de l'album me chavire moi aussi.
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    New View (2016)

    Sortie : . Pop. 11 morceaux.

    Album de Eleanor Friedberger

    Je ne saurais pas bien dire si c'est moi qui me suis lassé d'Eleanor ou bien si c'est elle qui a perdu en inspiration, mais le constat est là : je m'embête joliment.

    C'est bien fait, c'est de la pop honnête, mais le frisson n'est plus au rendez-vous. Puisque je n'aurais pas su apprécier la dame au delà de son charmantissime premier album, j'aimerais bien que la fratrie Friedberger reforme les Fiery Furnaces le temps d'un album foufou...
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    MartyrLoserKing (2016)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Saul Williams

    Très bonne découverte de cette année, de la part d'un artiste dont je n'attendais plus grand chose. Poète spoken-word abrasif et politisé, créateur de l'alter ego Niggy Tardust (rings a bell ?), Saul Williams est en forme olympique. Bon, son cirque politique je m'en fous royalement, vu que les lyrics ne comptent pas plus que ça dans mon appréciation de l'album mais en revanche sa musique est tout ce qu'il y a de plus stimulante ; elle est variée, riche en petites trouvailles sonores (le petit scat bizarre à la fin de No Different par exemple) qui pimentent l'écoute, un mélange réussit entre ton décalé et menaçant, plongeant l'album dans une ambiguïté qui le rend d'autant plus intrigant...

    Paraît que ça ressemble à Yeezus mais j'y crois pas trop, en revanche on me dit aussi que ça évoque Young Fathers, ça je suis d'accord.
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    ATGCLVLSSCAP (Live) (2016)

    Sortie : . Krautrock, expérimental et electronique. 12 morceaux.

    Live de Ulver

    Quel dommage que l'album ne décolle jamais vraiment ! (à part sur Nowhere, dat badass song tho) L'album souffre du symptôme dit du cul-entre-deux-chaises, entre l'instrumental ambient et le heavy atmo plus classique, mais sans jamais choisir l'un ou l'autre, nous laissant avec des pistes qui d'un côté ne décollent pas, mais ne sont pas non plus suffisamment cinématographiques pour que l'aspect soundtrack de l'album m'évoquent les images d'un film imaginé (BJM rpz). Ceci étant dit, c'est admirablement exécuté, donc ça ne vaut pas moins que 6 (et y a Nowhere)

    On me le faisait remarquer et en effet j'acquiesce : quel dommage de se priver de voix sur la plus grande partie du disque quand on chante si bien !
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    Jet Plane and Oxbow (2016)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Shearwater

    Inexorablement Shearwater s'éloigne du rock à la Okkervil River (c'est à dire délicat et écorché) des débuts pour continuer son aventure dans le pays du gros rock héroïque à gros moyens (avec une orientation qui se dessine vers des sonorités post-punk). Ce n'est pas nécessairement un mal, quand on considère l'ouverture "Prime" ou "Pale Kings" qui fait très Animal Joy, mais disons que ça tombe à plat presque aussi souvent que ça fait s'envoler les morceaux. Jonathan Meiburg sait toujours écrire de bons morceaux pour sûr, mais sa recette sonore actuelle me laisse un peu sur le côté, lassé des gros beats et des effets mille fois entendus.
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    Ritual Spirit (EP) (2016)

    Sortie : . Trip hop, expérimental, musique abstraite, electronique et hip hop. 4 morceaux.

    EP de Massive Attack

    4 titre à peine, mais au moins deux tueries absolues : le morceau titre et Voodoo In My Blood (avec Young Fathers qui déchirent tout en feat). Le premier morceau, Dead Editors, met un peu de temps à démarrer mais s'achève dans l'extase. Un sacrément bon EP de Massive Attack donc (même s'il est difficile de savoir dans quelle mesure cette réussite dépend des feats), qui ne souffre que d'avoir une piste finale qui n'a un peu rien à faire ici : supportée par un feat narcotique de Tricky, Take It There est essentiellement un morceau qui plante une ambiance, rien de vraiment glorieux pour finir un EP... ça aurait eu bien plus sa place sur un album - mais peut-être que c'est ce qu'annonce ce titre en fin de compte : un album à suivre !

    Si c'est le cas, j'en suis.
  • Nomads (EP) (2016)

    Sortie : . 4 morceaux.

    EP de Liferuiner

    Quand on a entendu ce qu'était capable de faire un hardcore punk violent ET mélodique au contact d'un groupe comme Fucked Up! (cf The Chemistry of Common Life), difficile d'être impressionné par le court effort de Liferuiner, malgré des percées plus efficaces que d'autres - principalement les breaks en fait !

    Très mitigé donc.
  • Sullen Days (2016)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Handwrist

    Genre : Progjazzfusiondreampoppostrockpsychéambient contemplatif sous valium.


    Première écoute avec les bruits du métro et de la ville, assez mitigée : plein de trucs intéressants mais ça fait un peu gentille bouillie sonore avec un mix très lointain qui empêche de rentrer dedans facilement.

    Deuxième écoute au calme à la maison : c'est vraiment superbe en fait. Leur bouillasse est quand même vachement cohérente l'air de rien, on dirait vraiment des jams de fusion dreamy, avec un côté planant qui berce agréablement... Malgré toute la foule de styles que ça peut évoquer, c'est toujours par petites touches pas envahissantes et c'est quand même plutôt easy-listening.

    J'oscille entre le 7 et le 8, mais pour l'heure j'aime autant marquer le coup, je pensais pas que ça me plairait autant, et pourtant quelle fluidité, quelle cohérence malgré ce subtil touche à tout !
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    Perfect (2016)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Half Japanese

    Respect à Half Japanese. Comment être dans le game de l'indie-rock depuis plus de 35 ans, et sortir en 2016 un disque plus créatif et pertinent que nombre de suiveurs indies actuels. Perfect est un disque sale, dissonant (mais mélodique quand même), qui rappelle fortement The Fall et pas que dans la perf vocale. Tout n'est pas excellent non plus, certains riffs cradingues ne font pas forcément mouche (comme celui du premier morceau) mais l'album en bon diesel affiche une belle progression qui culmine sut "Hold On" qui est une sacrée bonne chanson avec des arrangements superbes comme du Fall paradisiaque.

    Un disque qui oscille chez moi entre un gros 6 et un petit 7, je pencherai pour ce dernier au nom de la surprise.
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    Moth (2016)

    Sortie : . Pop. 10 morceaux.

    Album de Chairlift

    Je partais sur moins, parce que c'est vraiment pas mon truc cette synthpop RnB à la base, mais je dois bien avouer que derrière ces sonorités qui me font régulièrement grincer des dents se cachent des chansons intelligentes, remarquablement bien écrites pour la plupart, et surtout assez imprévisibles dans un genre qui a plutôt du mal à se renouveler et à surprendre en général.

    Si des gens sont fans de ce genre de musique, je ne peux donc que recommander, vous saurez apprécier ça bien mieux que moi.
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    Night Thoughts (2016)

    Sortie : . Rock et rock indépendant. 24 morceaux.

    Album de Suede

    Genre : Britflop/Glamentable

    Blague à part, Night Thoughts est la triste preuve qu'au delà de ses gimmicks d'antan Suede n'a plus grand chose à dire depuis dans les années '10. Il faudra gratter pour trouver les quelques bons morceaux produits de façon exécrable, car le reste c'est du geignard avec le volume à fond, voire même de l’embarrassant lorsque le groupe part dans des envolées lyriques kitschissimes qui détruisent tout romantisme pour du grand sentiment de stade.
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    Third Law (2016)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Roly Porter

    Au premier abord, je me suis dit que je n'avais plus entendu de dark-ambient si agressif tout en restant mélodique et cinématographique depuis By the Throat de Ben Frost.

    Or le Ben Frost étant parti vers des territoires indus-techno-noise qui ne me plaisent guère, j'étais ravi de désigner Roly Porter fier successeur du genre. Sauf qu'après moult écoutes, ce disque ne me convainc qu'à moitié. Disons aux deux tiers. Car qu'il est frustrant de voir Porter donner occasionnellement dans le bourrin pur-jus alors qu'il est de toute évidence capable de tant de subtilité...? Un album de bonne facture du reste, mais ma déception me fait pousser vers le 6 plutôt que le 7, d'autant plus qu'on me promet monts et merveilles sur ses deux disques précédents (dont un en référence à Dune ♥)
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    Work (Single) (2016)

    Sortie : . 1 morceau.

    Single de Rihanna et Drake

    Raaah mais non c'est pas possible, tout ce qui est sur ce machin est d'une laideur affreuse à mes oreilles... la voix de Rihanna, l'horrible feat de Drake, l'affreux autotune, le morceau vide de toute substance... ça va être difficile de se motiver à écouter l'album maintenant.
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    Are You Land or Water (2016)

    Sortie : 2016. Rock, rock alternatif et rock psychédélique. 6 morceaux.

    Album de Kitchie Kitchie Ki Me O

    C'est con parce que dans la musique de KKKMO il n'y a que des bonnes choses ; des sonorités intéressantes, de belles parties de voix, une prod exemplaire... mais au final que de vide ! C'est l'exemple typique de l'album non-gratifiant. Où on doit chercher longuement au milieu de pistes où il ne se passe pas grand chose pour trouver de la matière, et de la bonne. À la rigueur ceci aurait dû être un EP, les passages ambiants sont très moyens, les morceaux sont moins de vrais morceaux que des jams sans grande ampleur... Au fond KKKMO n'a juste pas l'air de savoir construire son disque, je suis persuadé qu'en se canalisant ils peuvent faire bien mieux.
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    The Ridge (2016)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Sarah Neufeld

    Moins d'un an après sa formidable collaboration avec Colin Stetson, Sarah Neufeld est déjà de retour avec un album solo.

    Sans trop de surprise, celle-ci poursuit ses ambitions minimalistes à la Glass/Reich tout ça tout ça, sur un disque qui est moins exclusivement marqué par le violon que les autres, avec des passages plus électroniques ambiants, et une batterie plutôt présente. Si on le compare à Hero Brother, son album précédent, The Ridge me plait à la fois plus et moins.

    Moins parce que la batterie tend à me soûler, tant elle sonne plus comme un ajout studio qui ne fait pas vraiment corps avec le violon de la miss, et également parce qu'elle use régulièrement de sa voix, qui n'a rien d'extraordinaire et aplatit l'ensemble (dans le même ordre d'idée je trouve que Colin Stetson fait tout cela bien mieux, tant dans les percus que dans la "voix" dans un style similaire).
    Plus parce que finalement il tient mieux la longueur que Hero Brother, sans doute grâce à ses atmosphères plus variées qui laissent entrevoir une structure d'ensemble plus cohérente. Et puis il y a des ces deux longs morceaux superbes comme tout, l'éponyme et A Long Awaited Scar...

    J'en ressors avec l'impression que Sarah se cherche encore, mais d'une bien belle manière. Et j'ai encore plus hâte qu'elle remette ça avec Colin (je croise les doigts)
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    Malibu (2016)

    Sortie : . 16 morceaux.

    Album de Anderson Paak

    Et bien que voilà un très bon album de Pop RnB ! On sent très fort l'inspiration Dr Dre et surtout Kendrick (avec l'album concept sur... Malibu *no shit sherlock* les passages parlés en mode témoignage, le côté biggerthanlife et le syncrétisme musical). Le disque en lui-même s'écoute très facilement, sa longueur quoique conséquente est assumée par ce feeling de légèreté absolu qui hante l'album. J'ai pas grand chose à dire de plus pour l'instant, c'est doux, c'est bien composé, c'est entrainant... G'job.
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    Weem (2016)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de De Rosa

    Et c'est reparti... encore un disque devant lequel je me pâme aveuglement pour cause d'accent écossais notoire :'( Je suis faible.

    Sauf que non, c'est loin d'être le seul attrait de De Rosa. Ce petit groupe d'indie pop-rock (quoi que ça veuille dire) récemment reformé libre ici un disque pop d'une joliesse sans borne. Tout y est émouvant, enveloppé de doux arrangements généreux, de bonnes chansons qui s'enchainent inlassablement et avec une fluidité qu'assure une production brillante. C'est sans prétention comme qui dirait, mais ça suffit à me toucher au coeur. (je l'ai écouté 3 fois d'affilée, c'est dire)

    Comme l'impression d'être dans une chaumière douillette emmitouflé mon duvet à regarder la pluie tomber dehors. Je suis au bord du 8, quelques écoutes supplémentaires et... qui sait ?
  • Hyperion (EP) (2016)

    Sortie : . 3 morceaux.

    EP de Krallice

    Ouais c'est un peu la foire aux 7 aujourd'hui. Tant mieux ! De toute façon je n'ai pas grand chose à dire sur ce disque, j'ai du mal à parler de black/technical death/prog metal, c'est pas dans ma zone de confort. Juste, j'ai bien kiffé, ça poutre comme il faut, les passages techniques sont complètement au service de l'ambiance donc ça passe sans soucis, et en plus le disque est meilleur à mesure qu'on y progresse.

    Que demande le peuple ? Ah si, que ce soit plus long la prochaine fois.
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    Only the Youngest Grave (2016)

    Sortie : . 13 morceaux.

    Album de Lost Salt Blood Purges

    Only the Youngest Grave n'a qu'un défaut, mais de taille : il est long. Trop long. Ce qui pose problème quand on délivre une musique plutôt ambiante et à base de drones ; le timing est tout particulièrement vital pour éviter de passer de "atmosphère prenante, voyage musical" à "maman, papa, c'est quand qu'on arrive ?". Dommage vraiment, parce que cette mixture étonnante de néofolk/drone/noise/tribal avec des passages Field Recording est un des sons les plus intéressants de ce début d'année.

    Mais voilà, je doute d'y revenir vraiment :(