Cover 2026 - LIVRES

2026 - LIVRES

2026 sera sous le signe de la lecture. J'aimerai lire davantage que l'an passé. Je crois que j'ai une carence en lettre que je me dois de remédier au plus vite. Le but n'étant pas de dévorer le plus de romans possible, mais de me concentrer sur un genre ou deux en particulier, prendre le temps de lire et de comprendre ce que je lis. Ne pas hésiter à empiler les notes à côté de ma lecture dans un petit calepin et tenter d'en soutirer une leçon qui pourrait nourrir mon propre imaginaire. J'ai l'intention d'aiguiser ma propre plume et ça commence dans les artères et rayonnages de cette bibliothèque.

Liste de

7 livres

créée il y a 3 mois · modifiée il y a 9 jours
La Huitième Couleur
7.4

La Huitième Couleur (1983)

Les Annales du Disque-Monde, tome 1

The Colour of Magic

Sortie : 1996 (France). Roman, Fantasy, Science-fiction

livre de Terry Pratchett

OuaZz a mis 8/10.

Annotation :

03/01/2026

Cette année, je me suis promis de modérer ma consommation de films pour faire la part belle aux romans, notamment fantastique / fantasy. Et comment mieux débuter qu’avec l’ouverture d’une de ses plus grandes saga ? Résultat, j’ai follement envie de continuer sur ce chemin.

On m’avait vendu cette saga comme celle qu'aurait pu écrire Tolkien si au lieu de partir sur le front, il s’était engagé dans le cirque. C’est alors affublé de mon plus beau nez rouge que je me suis enfilé cette petite entrée dans le Disque-Monde de Terry Pratchett. Et la première chose qui frappe, ou plutôt chatouille, c’est la plume de l’auteur, son sens de la dérision, ses acrobaties humoristiques, ce côté tarte à la crème et dégringolade sur peau de banane. Tout est au service d’un humour pince sans rire. L'ombre des Monty Python plane comme les ailes d’un dragon sur ce premier tome, couplé à un imaginaire foisonnant.

J’aime la façon qu’à Pratchett de déjouer les attentes, dévisser les tropes et rabattre les cartes de l’heroïc-fantasy. On brise tout, mais on respecte – un peu à la manière de ce que peut faire Rick & Morty avec la SF mais sans le cynisme méta contemporain. Parce que parfois, détricoter ou détourner les codes ou certaines règles jusqu’au torticolis est la meilleure façon d’en repousser les limites, de nous ouvrir un nouveau point de vue insoupçonné. Au-delà de cette volonté de repousser les limites du genre, c’est aussi une philosophie à laquelle je m’identifie et qui pourrait se traduire par « ne rien se forcer de prendre au sérieux mais de tout respecter quand bien même » si ça a un sens.

Au vu de ce premier volet, j’imagine sans peine que Pratchett va m’entraîner toujours plus loin dans son univers et muscler par la même occasion mes zygomatiques. Par ailleurs, découvrir un nouveau monde par le prisme d’un touriste à la veine aventureuse et crédule, et un mage s’étant fait recaler de l’académie des mages mais qui a niché dans sa tête l’un des plus grands sorts du royaume comme guide, c’est pas banal mais splendidement ludique.

Par bonheur, le lait
7.5

Par bonheur, le lait

Fortunately, the milk

Sortie : 5 novembre 2015 (France). Jeunesse, Roman

livre de Neil Gaiman

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

18/01/2026

S’immerger dans un roman de Gaiman, c’est toujours la promesse d’être percuté par son inventivité prolifique, son art de la narration et son talent sans commune mesure pour dénicher des concepts aux allures si simples mais pourtant si riche. En plus, c'est drôle et m'a remémoré avec délectation ma lecture de H2G2.

Le pitch de base tient sur un post-it : un père va chercher du lait pour le petit-déjeuner de ses enfants et leur raconte son aventure rocambolesque : où il sera question d’une rencontre avec des extraterrestres gloubonneux, un bateau de pirates, un stégosaure voyageant dans le temps grâce à sa magnifique machine volante au nom irrésistible, la rencontre d’un volcan sur le point de roter toute sa morve et d’une police de l’espace essayant de rapporter un peu de paix à ce bazar. Ah, et il y aussi cette histoire de 3 nains dansants avec des pots de fleur sur la tête qui apparaissent si 2 objets venus de 2 temporalités différentes seraient menés à catastrophiquement se toucher. Bref, un petit plaisir régressif à l’imagination agitée et la plume débilement simple et épurée. Une histoire qui, comme le dit parfaitement la 4e de couverture : "un concentré d’action tonique et débridée, hommage au petit-déjeuner, à l’imagination, aux enfants et à tous les parents". Tout ça sublimé par l’apport du dessin si caricatural et drôle de notre cher Boulet.

Vivons heureux en attendant la mort
8.2

Vivons heureux en attendant la mort (1983)

Sortie : janvier 1998 (France). Essai

livre de Pierre Desproges

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

28/01/2026

Petite pause dans mes lectures fantastiques pour aller cueillir une bonne pomme mûre dans le jardin de Pierrot le roi du cynisme. Une fricadelle de bons mots cuits dans un bouillon d’esprit d’un temps égaré. Des hommes de cette trempe, on en fait plus. De toute façon, on ne peut plus rien dire, se fustigeront les fervents défenseurs de ce môsieur Desproges, qui doit bien se marrer, là-haut, avec Coluche.

Où est-ce que je veux en venir en taillant cette longue bavette d’entame ? Eh ben que moi, le Dédé, je l’aime autant qu’il m’horripile. Quand je le lis, j’ai l’impression que le poil me pousse dans l’oreille. Je me sens vieux et con, aigris et prétentieux. Néanmoins, cette volupté de bons mots qu’on comprend à peine qu’une fois sur trois (pour peu qu’un dico traine à côté), ça m’fait me sentir moins con qu’à mon habitude. Les monologues sont exquis, ravageurs de précision. Desproges n’a pas son pareil (même si je vois l’héritage de Fabcaro, plus dilué, et que je préfère). Le mec devait avoir la tête qui sifflait en permanence comme une locomotive tant elle débordait de charbons ardents. Ce premier recueil m’a fait bonne impression, bien que certains chapitres m’aient ennuyé comme la pluie.

En un mot comme en cent : je comprends le concert de louanges de certains lèchent bottes qui débordent de protéger orgueilleusement leur providentiel liberté d’expression et sa maxime “On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui”. Cela dit, on ne pourra pas m’enlever que certaines plaisanteries vieillissent plus mal que d’autre. Puis vraiment, j’y reviens, mais le côté frimard intello sur lequel ce clown à cravate a bâti sa carrière a le don de m’exaspérer. Après, il faut le reconnaître, c’est fort. Très fort. J’y reviendrai.

L'Autre moi
-

L'Autre moi (2026)

Sortie : 28 avril 2026. Roman, Policier

livre de Franck Thilliez

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

20/02/2026 (pour le boulot)

Franchement, en thriller, Thilliez sait ce qu’il fait. Il maîtrise son truc, et ça se sent : les 450 pages se lisent bien, même si on a un petit creux vers le milieu. Le pitch est vraiment cool : Sybille, une nana qui fait des cauchemars hyper violents, se rend compte que ce qu’elle rêve commence à faire écho dans la vraie vie. En plus, elle est rêveuse lucide, donc elle peut carrément naviguer dans ses rêves. Le début est super prometteur, avec une vibe horrifique bien installée – un terrain où Thilliez aurait pu se lâcher davantage. Sauf que plus on avance, plus l’horreur se dissipe au profit d’une enquête beaucoup plus classique chez l’auteur. Ça reste efficace, mais on sent qu’il ne sort pas totalement de sa zone de confort. D’un côté, pour une adaptation en série, ça peut être un avantage : on reste sur du thriller solide, calibré pour le grand public.

Les 100 premières pages, honnêtement, c’est le top : ça pose l’univers, les cauchemars, le climat, le duo de flics, et surtout ce tueur atroce qui arrache le visage et énuclée ses victimes. C’est tendu, c’est propre, ça fonctionne. C’est après que ça se complique : l’émotion prend le relais à la fin, mais comme les personnages restent assez creux, on n’est pas tant attachés qu’on devrait. Sybille, notamment, a une identité volontairement floue, ce qui complique à fond la construction d’une vraie backstory. Erwann aussi, son “faux mari”, est plus une fonction qu’un personnage. Au final, le manque de profondeur semble presque intégré à l’histoire elle-même. Le livre reste un bon divertissement, rempli de tension, de mystères, de twists… mais un peu long pour ce qu’il raconte vraiment. Une fois que Sybille arrive à Longepin, les cauchemars perdent de leur force, le folklore du village fonctionne à moitié, et quelques incohérences (coucou Michael) nous sortent un peu du truc. Idem pour la promesse du “Veilleur”, qui s’évapore complètement. Bref : ça se lit bien, c’est prenant, mais ça aurait pu aller beaucoup plus loin.

Le testament du diable
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Le testament du diable

Sortie : 26 février 2026 (France). Roman

livre de Armel Job

OuaZz a mis 4/10.

Annotation :

01/03/2026 (pour le boulot)

Une histoire de famille assez creuse. La prose est à peine suffisante pour nous tenir en haleine et fouiller la psychologie de personnages plutôt mous. Rien n’est vraiment original et l’intrigue manque cruellement de rebondissements, tirant sur la corde de ce testament jusqu’à plus soif sans réelle intérêt. Pour être honnête, ç’a été une lecture pénible. Je n’ai jamais été transporté. A aucun moment, j’ai oublié la notion de temps. J’ai senti chaque page. Ce qui prouve que : 1) le rythme est aux fraises ; 2) le récit n’a rien de singulier ; 3) la dynamique des personnages est celle d’un mauvais téléfilm. Bref, à ranger dans un tiroir très profond. De toute manière, je pense que d’ici 3 jours, l’histoire se sera échappée de mes souvenirs.

Une employée modèle
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Une employée modèle

Sortie : 11 février 2026 (France). Roman

livre de Jean-Christophe Tixier

OuaZz a mis 4/10.

Annotation :

06/03/2026 (pour le boulot)

Ce roman part d’un concept vraiment solide : une employée modèle qui bascule dans le Dark Web pour sauver son frère. Or il manque cruellement d’intensité. Le rythme est mou, les situations se répètent, et Sylvie traverse les obstacles sans jamais être vraiment bousculée moralement ou physiquement. Les personnages secondaires restent plats et n’apportent pas la tension nécessaire. Les scènes d’action manquent de nerf, les thématiques restent en surface et les flashforwards, pourtant prometteurs, tombent un peu à plat. L’histoire a du potentiel, mais dégringole passé les 50 premières pages dans une molassitude confondante.

Je suis ton soleil
7.7

Je suis ton soleil (2017)

Sortie : 8 mars 2017. Jeunesse, Roman

livre de Marie Pavlenko

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

01/04/2026

Celui-ci, j’aurai eu du mal à y venir à bout. Je pense que je l’ai abandonné pas moins de 3 fois en a peine un an. Faut dire que l’histoire n’est pas rondement épique, ou bien même rondement menée. On suit juste les vicissitudes d’une adolescente qui voit sa mère perdre un peu la boule et placée en maison de repos tandis que son père s’amuse à aller batifoler ailleurs. Ok, y’a une légère romance et une querelle entre copine, mais franchement, je vous le dis : on s’emmerde menu. Bah alors pourquoi t’as cherché à le finir, bêta ? Parce que le livre possède quand même un atout de taille, du style géante gazeuse : sa prose. Marie Pavlenko écrit mirifiquement bien et est très drôle, par-dessus le marché. Son sens de la métaphore est cinglant, toujours frais, et rebondit à merveille avec l’état d’esprit qu’on a lorsqu’on est adolescent : ce théâtre misérable qu’on joue tous les jours avant d'aller se prélasser dans son bain de pathos. Une écriture imparable qui regorge d’idées. Mais peut-être trop, si bien que l’autrice tombe souvent dans l’outrance, perd la spontanéité ou la concision des émotions. À vouloir jouer sur la même gamme (lire : le chouchougange ou morfondage), le lecteur fini inévitablement par se lasser, d’autant que comme je le disais plus haut, le synopsis se tanque facilement sur un timbre. Autant j’ai apprécié l’esprit-tourniquet de Deborah, autant j’ai eu plus de mal en ce qui concerne l’écriture des personnages secondaires. Mais c’est à l’image du roman : excentrique, exacerbé, et autocentré. L'histoire manque donc cruellement de surprise, d’ampleur ou de pas de côté, se contentant de raser les murs du convenu. Les chaussons sont confortables, mais troués. Drôle mais cucul.

OuaZz

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