Allez, on est en 2020, on change de décennie, faut marquer le coup et regarder absolument TOUT!

Avatar ErizuTeriyaki Liste de

201 films

par ErizuTeriyaki

Bon bah ça ne change pas des années précédentes. Je souhaite encore regarder le plus de films possible (même si je pense ne pas avoir bien tenu cette promesse l'an dernier), découvrir les oeuvres qu'on m'a conseillées, potentiellement me faire un marathon Tim Burton et surtout, profiter de la sortie de Disney+ pour m'enfiler des tonnes de Disney!

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    LEGO Batman, le film (2017)

    The LEGO Batman Movie

    1 h 44 min. Sortie : . Action, comédie, fantastique et aventure.

    Long-métrage d'animation de Chris McKay avec Will Arnett, Zach Galifianakis, Michael Cera

    01/01:

    Quand vous fêtez le Nouvel an avec des amis, c'est super de se faire une comédie que vous aimez, même après minuit!
    Même s'il n'est pas aussi intelligent que La Grande Aventure LEGO, je garde toujours une vraie affection pour ce spin-off dédié au célèbre homme chauve-souri. Avec ce film, je retrouve exactement tout ce que j'aime dans l'humour LEGO, avec un ton très absurde, mais qui parodie de façon très juste tous les aspects cultes de la mythologie Batman. C'est le genre de film qui croit complètement en son délire et qui va à fond dans absolument toutes ses scènes. Le film peut parfois paraître un peu trop surexcité, le ton peut parfois presque fatiguer, mais j'aime toujours quand l'humour est bien rythmé et va du tac-au-tac. Ce que j'aime beaucoup aussi dans ce film, c'est qu'il peut très bien faire rire les fans de Batman comme les néophytes. Il y a pleins de références au héros masqué, mais le tout reste digeste et compréhensible pour qui ne serait pas un grand connaisseur du super-héros DC. On a même droit à l'apparition de méchants d'univers autres que ceux de Batman (même si on se doute que c'est toujours dans une perspective de vendre des jouets). Mais ce qui rend le film aussi sympa pour moi, ce sont ses personnages. J'adore comment Batman est dépeint dans ce film, il apparaît comme une vision bien caricaturale de l'homme qui souhaite absolument être seul. Son humour va toujours bien à fond mais il parle avec un grand sérieux, qui rend ses gags très "à froid" et "à chaud" en même temps, je trouve le mélange super efficace. Robin est également absolument trognon, et j'adore l'allusion amoureuse que prend la haine entre Batman et Joker.
    C'est une parodie toute simple, mais qui croit en son délire et qui, selon moi, marche très bien et donne le sourire.
  • Bande-annonce

    Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (2006)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Patrice Leconte avec Josiane Balasko, Michel Blanc, Marie-Anne Chazel

    03/01:

    Urgh... Cette horrible suite n'a pas volé sa réputation.
    Je pense que ce qui m'a le plus irrité dans ce troisième volet, ce sont nos personnages. Ils ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient, puisqu'ils se sont transformés en caricature de leurs acteurs. Je pense particulièrement aux personnages de Lhermitte, Clavier et Balasko qui sont devenus plus snobs que jamais, simplement parce qu'on assimile davantage leurs interprètes à ce genre de caractère. Alors que j'adorais Gigi, elle n'a ici plus rien à voir avec ce qu'elle était avant, puisqu'elle est devenue une cruche superficielle, qui ne semble plus rien capter du monde qui l'entoure puisqu'elle ne pense jamais que son ex pourrait être jaloux de son nouveau mec (qui n'est autre que Jean-Claude Dusse, mais c'est quoi cette idée...). On continue de jouer sur leur côté enfoiré (avec Jugnot qui nous fait une crise absolument surréaliste parce que son fils est gay... Wow...), mais en même temps, on leur donne plus d'histoires et on leur prête de bons sentiments. Leurs vacheries pouvaient fonctionner dans le premier, mais depuis on a appris à s'attacher à eux, c'est d'un mauvais goût de continuer à les rendre aussi bêtes et méchants. Quelques gags parviennent toujours à faire sourire, mais les idées ne sont plus là, l'humour n'est plus intelligent, c'est un humour graveleux juste pour être graveleux. Le rythme est mauvais, plus ça continue et plus on s'ennuie. On essaie de donner un semblant d'intrigue, mais rien qui vaille le coup d'être suivi. À tel point que l'histoire se finit sans vraiment se finir, tellement on sait pas quoi faire de cette intrigue. Même la réalisation n'est pas bonne, il y a une très mauvaise cohérence entre les plans au sein d'une même scène.
    Donc non, sans finesse, sans idée, sans intelligence, c'est à fuir.
  • Bande-annonce

    Un amour de Swann (1984)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Volker Schlöndorff avec Jeremy Irons, Ornella Muti, Alain Delon

    03/01:

    Pour mes partiels, j'essaie de regarder les films qu'on m'a conseillés, histoire d'être plus familière avec la saga littéraire de Proust... mais ce film ne m'a pas beaucoup soufflée.
    Cette adaptation prend le parti de se centrer entièrement sur le personnage de Swann, le narrateur des romans n'est pas présent. Le film ne reprend quasiment pas la problématique du temps qui passe, pour se consacrer à la romance entre Charles Swann et Odette de Crecy. Leur amour nous apparaît comme le seul véritable enjeu de l'histoire, mais tout cela n'est pas illustré avec beaucoup de force. Je pense que le plus gros problème, c'est que nous découvrons leur histoire en cours de route, alors qu'ils sont déjà en couple depuis un moment. Pourtant, quand bien même ce choix suivrait peut-être moins le roman, je pense que l'histoire aurait gagné à ce qu'on suive leur rencontre. Le métrage cherche à nous étonner, en montrant que Swann s'est entiché d'une femme qui n'est pas son genre. Si on avait permis un prologue à Swann, si on nous avait permis de connaître sa vie avant même que ne commence cette idylle, j'aurais pu être davantage prise dans le changement qu'Odette a apporté dans sa existence. Tout du long, il se bat pour l'avoir pour lui-seul, il s'inquiète des penchants homosexuels de son amie. Certaines scènes entre eux sont bien rendues, bien que les comédiens secondaires surjouent, et que la musique soit peu crédible. Mais puisqu'on a l'impression d'attraper leur histoire en cours de route, il est difficile de comprendre ce que Swann gagne à rester avec cette femme. Pourtant, même s'ils ne sont pas très approfondis, il est vrai qu'ils dégagent tous deux des personnalités intéressantes. Les acteurs sont bons, Jeremy Irons a de la prestance en Charles Swann. L'époque est également bien reconstruite et donne du charme au récit.
    Autrement, on suit une intrigue qui aurait pu être intéressante, mais qui s'exécute avec bien trop peu de conviction pour pouvoir agripper.
  • Bande-annonce

    Le Temps retrouvé (1999)

    2 h 38 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Raoul Ruiz avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Vincent Perez

    07/01:

    Bon et bien, j'ai aussi regardé ce film pour mes partiels et... je crois qu'entre Proust et moi, ça ne pourra jamais marcher.
    C'est drôle comment durant tout mon visionnage, je me suis sentie extérieure au film que je regardais. Je n'ai pas l'impression d'avoir suivi une histoire, seulement pleins de scènes qui tentent de coller au roman, et qui ont été compilées les unes après les autres. Même si je comprends bien que nous suivons les différents souvenirs du héros Marcel, le métrage illustre mal son passage d'une scène à une autre. Il tente parfois quelques effets de style, pour brouiller le temps, et placer le Marcel adulte et le Marcel enfant dans une même pièce. Mais je trouve cette adaptation assez mal faîte (même si je ne suis pas fan non plus du livre) car on ne ressent aucune nostalgie, aucune mélancolie dans les souvenirs qui nous sont dépeints. J'ai l'impression aussi que l'ordre des scènes est presque choisie au hasard, tellement je ne ressentais presque aucune évolution dans tout ce qu'on nous montrait. La problématique du temps qui passe n'est presque jamais mise en avant. Même si certaines scènes arrivent à être intéressantes quand on les prend indépendamment (comme quand Robert de St-Loup parle de l'importance de s'engager dans la guerre), le tout n'investit jamais vraiment et donne l'impression de se contenter de mettre en film des éléments mis en scène dans le roman. On fait le minimum pour présenter les personnages, on ne met pas assez en avant ce qui les rend intéressants. Et on ne prend jamais le temps de dire qui ils sont pour le narrateur, l'intrigue peine donc à investir le néophyte (malgré de très bons choix de casting, comme Catherine Deneuve pour Odette).
    Donc, pas affreux, certaines scènes prises à part méritent d'être visionnées. Mais l'ensemble est assez feignant et faible émotionnellement.
  • Bande-annonce

    Retour à Zombieland (2019)

    Zombieland: Double Tap

    1 h 39 min. Sortie : . Action, comédie et Épouvante-horreur.

    Film de Ruben Fleischer avec Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone

    10/01:

    C'est exactement comme je l'attendais... Ça passe, ça se regarde sans déplaisir, mais ça n'attend pas du tout le niveau de fun du premier.
    Malheureusement, là où Bienvenue à Zombieland proposait pleins de bons gags sans temps mort, cette suite semble globalement beaucoup moins inspirée. On a beaucoup plus de blagues qui tombent à plat ou qui s'éternisent trop longtemps. Il y a quand même quelques runnings gags qui sont bien trouvés, comme avec les tueries de zombie toujours plus créatives, pour remporter le prix du meilleur tueur de zombie de l'année (même si ça aurait peut-être gagné à être plus poussé). J'aime bien aussi les petites blagues à répétition sur les règles instaurées par Columbus. Le temps d'une scène, on atteint quand même un bon petit niveau de fun, avec tout un chouette plan-séquence, où on suit nos héros dégommer du zombie dans les différentes pièces d'une maison. Autrement, ça reste plus mou, moins délirant et aussi beaucoup plus prévisible. On cherche à créer un peu de drame forcé dans le couple Columbus/Wichita, mais on sait très bien que cette dernière acceptera finalement de l'épouser à la fin. Globalement, les personnages arrivent à rester sympathiques, surtout parce qu'ils sont joués par des acteurs très sympathiques. Mais lesdits acteurs ont beau rester très professionnels, ils semblent bizarrement moins investis dans le délire. Je suis partagée par les nouveaux personnages, Madison a parfois des moments marrants, mais tombe parfois un peu dans le lourdingue.
    Honnêtement, c'est pas du tout désagréable. La surprise n'est plus là, la folie et l'investissement ne sont plus autant au rendez-vous... mais ça reste un minimum attachant, et il n'y a rien d'affligeant.
  • Bande-annonce

    Les Enfants du temps (2020)

    Tenki no Ko

    1 h 54 min. Sortie : . Animation, drame, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Makoto Shinkai avec Kotaro Daigo, Nana Mori, Chieko Baisho

    11/01:

    Hiiii, c'était trop génial! C'était le minimum qualitatif que j'attendais!
    Makoto Shinkai nous fait encore preuve d'une sensibilité et d'une poésie uniques. On retrouve complètement sa patte, avec cette romance sur fond magique et décor réaliste. C'est encore très prenant et émotionnellement très fort. J'adore toute l'imagination qui est délivrée dans ce film, avec l'écosystème contenu dans le ciel, les poissons célestes, le rôle des filles-soleil et des filles-pluie. J'aime beaucoup le sens symbolique apporté par la météo, dans ce long-métrage. La pluie est abordée sous un jour à la fois mélancolique, tout en sachant se révéler douce et réconfortante. Le soleil aussi, nous apparaît parfois salvateur, mais peut aussi nous écraser quand nous ne voulons pas de lui. Les Enfants du Temps propose aussi tout un message sur la culpabilité, sur le fait que le monde (et le temps qui va avec) a toujours été fou. Il est inutile de se demander si on a raison de contribuer à rendre le monde plus fou, tant que nous assumons nos choix et vivons heureux avec. Pour parfaitement illustrer cette morale, nous suivons des personnages très choupis et profonds, dignes de ce qu'on attend du réal'. Ils sont guidés par des envies étranges, ce sont des protagonistes qui fuient sans savoir ce qu'ils cherchent. Mais ils surprennent par leur intense volonté, leurs certitudes dans leurs incertitudes. Ils sont super mignons et on tient absolument à les voir finir ensemble. Et comme c'est Shinkai, même les personnages secondaires ont de fortes personnalités (grosse mention pour les caméos de Taki et Mitsuha, j'ai adoré). Parce que c'est Shinkai, on a aussi une animation magnifique, un très bon sens de la contemplation. Et on a aussi une très bonne BO, avec de sympathiques chansons de RADWIMPS.
    Son seul défaut, serait peut-être de trop ressembler à Your Name. vers la fin. Mais j'ai tellement adoré, il va falloir que je le laisse vieillir pour définir si ma note est un 9 ou un 10.
  • Bande-annonce

    Tokyo Godfathers (2003)

    Tôkyô Goddofâzâzu

    1 h 32 min. Sortie : . Aventure, animation, drame et comédie.

    Long-métrage d'animation de Satoshi Kon et Shôgo Furuya avec Tôru Emori, Aya Okamoto, Yoshiaki Umegaki

    14/01:

    Oh mais quel bon film! Je pense que c'est le Satoshi Kon que je préfère, pour l'instant.
    C'est pile le genre de conte de Noël que j'aime, avec des clochards obligés de passer les fêtes dans le froid, mais dont un événement particulier permet leur salut. Nous suivons trois personnages, tous les trois très intéressants, dont les histoires se complètent d'une façon fascinante. On a un homme qui a abandonné sa femme et sa fille, une femme transgenre qui a été abandonnée quand elle était petite, ainsi qu'une adolescente qui s'est enfuie après avoir poignardé son père. En se mettant en quête de retrouver la mère d'un bébé laissé dans la rue, les trois larrons sont obligés de faire face à leur passé, contraints de faire un lien avec cette vie de famille qu'ils ont perdue. Ils ont tous les trois des personnalités atypiques (j'ai un gros coup de coeur pour Hana, qui est hyper tordante et expressive), on s'accroche à eux, on a envie de les voir s'en sortir et de les voir nous en dire plus sur leur passé. Leur mésaventure est tout de même ponctuée de sacrées coïncidences (comme par hasard, ils aident un gars qui est le beau-père d'un homme qu'ils recherchent... et comme par hasard, au mariage, on y trouve le gars qui a causé la ruine de Gin), mais le film sait nous maintenir agrippé, à nous faire croire à cette curieuse histoire. J'aime beaucoup comment est illustré le message sur les gens qui même à Noël, sont obligés de vivre dans la rue et d'être considérés comme des vauriens. Le style visuel de Satoshi Kon se reconnaît totalement, on reconnaît sa patte dans sa manière laide et malsaine de dépeindre la vie dans les rues.
    Un film qui fait croire à la magie de Noël sans prendre de gant, sans se forcer à tout idéaliser. Tout bonnement atypique et charmant.
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    Paprika (2006)

    Papurika

    1 h 30 min. Sortie : . Animation, science-fiction et thriller.

    Long-métrage d'animation de Satoshi Kon avec Megumi Hayashibara, Tôru Furuya, Kōichi Yamadera

    17/01:

    Allez, j'en ai fini avec Satoshi Kon! Ce n'est pas mon préféré de sa filmo, mais ça reste une oeuvre incroyable, qui mérite d'être aussi renommée!
    On retrouve exactement ce que j'aime chez Kon, on sent qu'il se sert des capacités infinies de l'animation pour pouvoir réaliser absolument tout ce qu'il veut, donner vie à absolument tous ses délires, tout en donnant un sens très introspectif à ses fantaisies. Paprika est une véritable maîtrise cinématographique, ou les plans sont soumis à toutes les lois, où absolument tout peut surgir. Ce film nous plonge dans des mondes de rêve. Et parce que nous voyageons dans des rêves, le métrage se montre très imaginatif, en mêlant audacieusement l'imaginaire et la réalité. Ce film fait preuve d'un onirisme absolument fascinant. J'adore aussi comment ce long-métrage nous investit et nous fait nous attacher à un personnage imaginaire. Paprika est une jeune fille inventée et fantasmée. Pourtant, on croit en elle, on a envie de la suivre, on est impliquée dans son dynamisme et sa bouille trop mignonne. Pour cette raison, on est impliqué dans la vie de son original, Hatsuko, bien qu'elle soit beaucoup plus sèche et coincée. Les personnages principaux sont globalement intéressants, mais aucun ne m'a fascinée autant que le personnage éponyme. J'ai eu le sentiment qu'ils auraient pu être mieux creusés encore, qu'il manquait des scènes pour nous informer suffisamment sur eux. Pour cette raison, je pense préférer Perfect Blue et Tokyo Godfathers.
    Mais ça reste une oeuvre cinématographique très aboutie et fascinante, il faut absolument voir ça!
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    X-Men : Dark Phoenix (2019)

    Dark Phoenix

    1 h 53 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Simon Kinberg avec James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence

    17/01:

    Bien que je ne sois sans doute pas la meilleure personne pour parler des X-Men, je me suis retrouvée à regarder leur dernier film. Et bon sang, qu'est-ce que c'était nul, qu'est-ce que j'ai failli m'endormir...
    Il va vraiment falloir penser à arrêter, cette saga n'a plus rien à raconter. Il faudrait songer à arrêter de faire tourner en rond les personnages et de toujours nous assaillir des mêmes messages sur l'acceptation de soit. J'ai l'impression que l'histoire ne raconte absolument rien pendant 2 heures. On suit Jean, une héroïne inintéressante et mal écrite (malgré mon respect pour Sophie Turner). Il suffit qu'elle refasse face à de tristes souvenirs refoulés pour ne rien vouloir comprendre et faire tous les pires choix inimaginables. Sa colère est super mal illustrée, on la voit partir dans tous les sens, virer plusieurs fois à 180°. Mais le métrage ne nous permet jamais suffisamment de la connaître, ses relations avec les autres X-Men nous sont présentées très superficiellement, à tel point qu'on n'en a rien à faire du lien qui les unit. Et de façon générale, je trouve les personnages affreusement inintéressants. Soit ils ne dégagent rien, comme c'est le cas de la plupart des jeunes. Soit, ils tournent définitivement en rond et n'ont plus rien à raconter, comme c'est le cas de Magneto et Charles (qui sont d'ailleurs obligés de se comporter comme des idiots pour permettre à l'histoire d'avancer). J'adore comment on se débarrasse de Mystic en début de film, alors qu'elle était très importante avant (après, c'est pas pour me déplaire, je déteste Lawrence). Le film n'est absolument pas imaginatif, pratiquement chaque scène fait passer à une autre oeuvre de la pop-culture (y la Force dans le film, c'est trop cool). Les acteurs ont tous un jeu très plat, même ceux qui sont habituellement bons. Les dialogues sont à l'image des acteurs. On a une bande-originale qui en fait constamment des caisses, pour donner l'impression qu'on suit une aventure intense. Et même les effets spéciaux ne me paraissent pas si aboutis que ça.
    Donc bref, ça ne raconte rien, c'est juste un bon somnifère.
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    L'Inspecteur ne renonce jamais (1976)

    The Enforcer

    1 h 36 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de James Fargo avec Clint Eastwood, Tyne Daly, Harry Guardino

    18/01:

    Et bien, c'est toujours sympa, mais j'ai l'impression que cette saga commence un peu à tourner en rond...
    On est encore pris dans une nouvelle enquête, et je ne la trouve pas plus intéressante que les précédentes. On doit juste arrêter une bande de terroristes, dont le plus grand méchant est complètement cheaté et sans charisme. L'histoire de Harry Callahan n'avance pas beaucoup. Quand le film se termine, il en est toujours au même point et est toujours autant désabusé par la police. Cela dit, ce troisième volet reste quand même agréable à regarder. Bon déjà, parce que Clint dégage toujours un charisme inhumain. Mais aussi parce que les dialogues sont fichtrement bons, dans cet épisode (encore plus que dans les deux premiers, j'ai l'impression). L'inspecteur est terriblement cassant, il ne se laisse jamais faire et lance des punch-lines d'une incroyable hargne. Ce qui permet aussi à ce troisième film de se démarquer des autres, c'est Kate, le second de Dirty Harry. Un message féministe se fait présent, avec l'inspecteur Harry qui doit peu à peu accepter que son second soit une femme. Heureusement, le film n'en fait jamais trop avec ça. Kate parvient à être un minimum intéressante, sans être une grande warrior imbattable. J'aime bien comment sa relation évolue avec l'inspecteur, on sent un respect naître, sans tourner forcément à la romance. Après, je trouve que cette jeune femme n'a finalement pas accompli grand-chose, c'est assez décevant sur ce point.
    Donc, ça reste toujours sympathique à suivre, mais il serait temps que le personnage éponyme évolue, quand même...
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    1917 (2020)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Sam Mendes avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Benedict Cumberbatch

    21/01:

    Oh punaise, la claque! L'année 2020 commence super bien!
    Il faut vraiment être un génie pour avoir une idée pareille et la maintenir à bien tout du long. Sam Mendes fait le pari complètement osé de nous faire suivre un contexte de Première Guerre Mondiale, en seulement deux plans-séquence. Est-ce que ce sont des vrais, apparemment non, mais qu'importe, l'effet est saisissant. Car Mendes justifie super bien son concept. On suit notre héros en temps réel, on se sent proche de lui, on vit tout en même temps que lui, on en bave avec lui. On suit un plan-séquence car dans un contexte de guerre, absolument tout peut te tomber dessus au même moment. Quand on parle de la guerre, on n'a pas besoin de faire des cuts pour passer d'une horreur à une autre, tout peut te tomber dessus. L'effet est tellement réussi, le film est rythmé avec un tel brio, on arrive presque à oublier que l'on suit le même plan depuis un bail. Le long-métrage fait preuve d'un réalisme absolument bluffant. La guerre est représentée dans toute sa crasse, dans toute sa violence. Rien qu'en suivant deux jeunes gens devoir se rendre d'un point A à un point B, on arrive à exploiter des tonnes d'aspects du front. La quête que l'on suit est foutrement prenante, le film ne cesse de gagner en intensité et de nous investir dans l'importance de cette mission. On suit deux gars qui ont des têtes de Monsieur Tout-le-Monde, qui pourraient être absolument n'importe qui, et sont pourtant les acteurs d'une affaire qui les dépasse. Les acteurs proposent un paraître très simple, mais se révèlent impressionnants dans toutes les actions qu'ils exécutent au nom du film. Mention également à la musique de Thomas Newman qui reste simple tout en apportant une bonne dose d'émotion au long-métrage.
    Une grande prouesse, un magnifique moment de cinéma, à découvrir sans plus attendre!
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    Monsieur Link (2019)

    Missing Link

    1 h 35 min. Sortie : . Animation, aventure et comédie.

    Long-métrage d'animation de Chris Butler avec Hugh Jackman, Zach Galifianakis, Zoe Saldana

    23/01:

    Ouiiii, j'ai enfin vu le dernier Laika! Et bien, ça ne vaut pas un Coraline ou un Kubo, mais ça reste bien plaisant à voir.
    Je pense que l'une des plus grandes réussites du film, c'est le personnage principal, Sir Lionel Frost. C'est un aventurer très distingué, très précieux, dont la personnalité est totalement sublimée par le doublage français de Thierry Lhermitte. C'est quelqu'un qui cherche à s'élever, à évoluer, mais qui ne pense qu'à son profit personnel. Son conflit intérieur est très simple dans l'idée, mais il est pensé de façon fort intelligente, en étant comparé aux désirs d'évolution d'un être physiquement moins évolué. Nous suivons également le personnage éponyme de Monsieur Link, un chainon manquant de l'Homme, qui souhaite vivre parmi ses cousins yéti. J'aime beaucoup comment on met en relief leurs désirs, puisqu'ils souhaitent tous deux se mêler à des gens qui ne les acceptent pas, mais qui leur permettraient d'être mieux évolués. Je trouve la personnalité de Link assez inégale. Dans l'exécution, ses blagues sonnent de façon assez unique, avec un comportement qui fait presque adolescent, mais dans l'idée ses blagues me paraissent souvent malvenues. Après, c'est Laika, on a donc droit à une animation stop mo absolument incroyable, où tout est très abouti tout en rendant justice à la beauté du Nouveau Monde ou de l'Himalaya. Ce qui m'empêche d'adorer davantage ce film, c'est que je lui trouve quelque chose de très sommaire dans la façon de raconter son histoire. On passe d'un point A à un point B, sans rendre cette aventure plus vibrante. J'ai également un peu de mal sur le rythme. Les scènes en elles-mêmes sont assez lentes, et pourtant les cuts n'ont font trop rapidement passer d'un endroit à un autre.
    Cela dit, ça reste une production pleine de charme, qui mérite d'être récompensée. C'est important, que ce genre de film existe.
  • Bande-annonce

    Rambo: Last Blood (2019)

    1 h 29 min. Sortie : . Action, aventure et thriller.

    Film de Adrian Grunberg avec Sylvester Stallone, Paz Vega, Sergio Peris-Mencheta

    01/02:

    Bon bah, c'est mieux que ce que je pensais, mais je suis toujours bien embêtée que ce film existe.
    En fait, c'est bizarre parce que pris indépendamment, je trouve cet opus plutôt satisfaisant à suivre. Mais à l'inverse, en le replaçant dans la saga, je le trouve justement très rageant. Il faut savoir que je n'ai jamais été très pour l'idée de ce film. Pour moi, John Rambo était une conclusion parfaite, où le héros éponyme trouvait enfin la paix, retrouvait enfin sa famille et se réconciliait avec son pays. Alors au moins, une de ces trois conclusions est conservée, puisque notre Rambo va se mettre en guerre contre le Mexique, et non contre les USA. Ce point mis à part, cette suite fait exactement tout ce que je ne voulais pas qu'elle fasse, en faisant en sorte que Rambo perde encore ses proches et que son âme ne trouve jamais la paix. Si on ajoute à ça un film qui démarre de façon très clichée, en nous plaçant tous les poncifs habituels sur les jeunes et leurs bêtises (la nièce de Rambo fait vraiment greluche et est très mal interprétée), et qu'on saupoudre également ça d'un rythme étrange, trop lent et trop rapide en même temps, on n'a clairement pas un bon Rambo. Heureusement, on a droit à une très bonne 2e partie, faisant preuve d'une violence très inventive et se censurant le moins possible. Voir Rambo dégommer tout le monde a toujours quelque chose de jouissif, c'est ce qui rend le film si agréable, quand on occulte les opus précédents. J'aime aussi beaucoup la réalisation, les images sont propres et détaillés. Je suis contente aussi de réentendre les thèmes musicaux très émouvants de John Rambo.
    Donc, c'est sympathique à visionner... mais on n'avait pas besoin que ce film existe.
  • Bande-annonce

    Ad Astra (2019)

    2 h 05 min. Sortie : . Science-fiction, aventure, drame et thriller.

    Film de James Gray avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga

    09/02:

    Alors, c'est pas inintéressant, mais je pense que je m'attendais quand même à mieux.
    Comme beaucoup d'autres films de l'espace, on se sert du thème de la recherche spatiale pour proposer une histoire plus introspective, avec un protagoniste qui se sent seul et étranger au reste du monde. Honnêtement, j'aime bien ce genre de thématique, j'apprécie de voir un héros qui parce qu'il a perdu son père, ne sait plus exactement qui il est et se coupe des gens qui l'entourent. Ad Astra propose également un aspect contemplatif intéressant, les décors et les couleurs ont toujours un certain sens pour illustrer la psychologie de notre personnage. Mais en fait... je crois que je trouve Ad Astra beaucoup trop verbeux justement. J'aurais préféré qu'il assume encore plus le côté contemplatif et se contente davantage de laisser parler les images pour comprendre le personnage de Roy. Ce dernier passe son temps à parler en voix-off, et tout ça pour sortir des répliques qui manquent de subtilité, qui ressemblent à presque tout ce que je crois avoir vu dans des films de ce genre. De plus, ce héros principal se retient uniquement parce que c'est Brad Pitt. Joué par quelqu'un d'autre, il pourrait très facilement manquer de charisme ou de subtilité. Le début est pourtant très prenant, la réal' est bonne et je me sentais très bien à la place du personnage. Mais bizarrement, plus l'intrigue avançait, plus je me sentais curieusement extérieure à tout ce qui se passait, pas suffisamment impliquée, alors qu'on est censés être dans la tête de Roy.
    Les thématiques sont intéressantes, mais en ce qui concerne sa manière de le montrer, je trouve qu'Ad Astra n'innove en rien et n'est pas le plus impliquant des films de ce genre.
  • Bande-annonce

    L'Appel de la forêt (2020)

    The Call of the Wild

    1 h 40 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Chris Sanders avec Harrison Ford, Dan Stevens, Omar Sy

    19/02:

    Alors, c'est mignon, pas désagréable, absolument pas malintentionné... mais très en-dessous de ce qu'on peut attendre de l'adaptation d'un livre de Jack London.
    En soit, il n'y a rien de profondément mauvais, rien de particulièrement irritant dans cette adaptation. Mais j'ai ressenti un sentiment de "peut mieux faire" tout du long. Mon principal souci, c'est que le film est trop léger, trop enfantin. Il s'agit d'une véritable comédie familiale, avec toutes les touches d'humour, les clichés et le manichéisme qui vont avec. Pourtant, il s'agit de la mise en écran du récit d'un écrivain au regard très sombre sur le monde, mais le film se sent obligé d'aseptiser son propos pour le rendre plus accessible. Le film cherche à adopter un ton un minimum réaliste, mais il nous offre en guise de personnage principal un chien à la CGI bien visible, qui commet des maladresses et offre des expressions peu crédibles chez un vrai toutou. Et pour pouvoir capter l'attention des bambins, le film se sent aussi obligé de maintenir un rythme très rapide. L'évolution de l'instinct sauvage de Buck se fait de façon assez sommaire. La voix-off est également un peu trop présente, explicite des situations qui auraient gagné à être constatées par le spectateur, et contribue à précipiter le rythme. Néanmoins, après une première partie très simplette et trop abondante en bons sentiments, le voyage de la dernière partie rend l'aventure nettement plus agréable. Mon Harrison d'amour campe un personnage profond, et parvient un minimum de charisme à cette aventure. En la compagnie de Buck et de cet homme endeuillé, nous plongeons dans de splendides terres inconnues, qui provoquent un sincère dépaysement et une douce quiétude.
    C'est beaucoup trop simple par rapport à l'oeuvre que cela adapte, mais ça reste mignon et honnête.
  • Bande-annonce

    Klaus (2019)

    1 h 36 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie, jeunesse et comédie dramatique.

    Long-métrage d'animation de Sergio Pablos avec Jason Schwartzman, J.K. Simmons, Rashida Jones

    21/02:

    Oooh mais c'est chouette, je pensais pas que j'aimerais à ce point!
    J'adore ce concept, j'adore cette idée d'inventer une origin-story (aussi originale, qui plus est) au Père Noël. Surtout que le film fonctionne comme une véritable origin-story, car c'est progressivement que l'on découvre qu'on a affaire à un film sur Noël et le Père Noël. On suit tout cela à travers un facteur, et c'est par le biais de deux personnes (notre facteur et un menuisier solitaire), à travers quelques idées, à travers un mélange de malentendus et de vraie magie, que le mythe de Santa Claus naît pour la première fois. Bien qu'elle soit simple, j'aime beaucoup la morale de l'histoire, j'aime cette idée que chaque action désintéressée en amène à une autre (même si le film en fait un peu trop, lors du passage obligé du menteur dévoilé). J'aime beaucoup nos personnages, surtout pour notre héros Jesper, qui connaît une évolution très bien écrite. Quand nous le rencontrons, c'est un snob qui ne pense qu'à son confort personnel. Et progressivement, de façon fluide, on le voit évoluer et se soucier davantage des autres. C'est simple, mais ça fonctionne. Notre Père Noël dégage une profondeur qu'on ne lui a jamais connu, en le présentant sous un jour plus dramatique, ce qui rend l'apport de Jesper encore plus essentiel. L'ambiance est très agréable, le film est souvent très cartoon tout en restant majoritairement posé et bon enfant. Mais ce métrage possède surtout une très grande identité visuelle, avec une animation CGI donnant un excellent rendu 2D, on a vraiment la sensation de suivre du fait main avec du volume. Le charme est immense!
    Un très beau conte de Noël, qui mériterait d'être remontré aux enfants à chaque fin d'année.
  • Bande-annonce

    Héros modestes : Ponoc Short Films Theatre (2018)

    Chiisana Eiyu - Kani to Tamago to Toumei Ningen

    54 min. Sortie : . Animation, aventure et fantastique.

    Moyen-métrage d'animation de Akihiko Yamashita, Yoshiyuki Momose et Hiromasa Yonebayashi avec Henry Kaufman, Fumino Kimura, Liam O'Brien

    22/02:

    Oh quelle jolie surprise, je trouve que les studios Ponoc sont sur la bonne voie pour faire de très jolis films!
    Même s'il est regrettable de voir que ces studios peinent encore à se détacher de l'identité Ghibli, il est tout de même beau de voir la poésie de ce studio continuer à vivre à travers Ponoc. Nous avons affaire à trois charmants courts-métrages, partant d'un postulat touchant, celui de nous conter l'histoire de héros souffrant d'une certaine faiblesse, infériorité face au monde. Le premier court-métrage, réalisé par Hiromasa Yonebayashi, est une formidable pépite, sans conteste l'histoire la mieux écrite du lot. Une poésie et une créativité très Miyazakienne se ressentent dans cette aventure magique, ôtée de tout vrai dialogue et parlant presque exclusivement par les images. On suit deux enfants de tailles minuscules, vivant sous l'eau, qui doivent retrouver leur père et leur mère enceinte, emportés par les courants. Très facilement, rien qu'avec leurs bouilles, on se prend d'attachement pour ces bouts d'chou, et on suit leur mini-quête avec intérêt et émotion. Mais j'ai surtout été subjuguée par la qualité de l'animation (dont le style fait inévitablement penser au studio de Totoro), qui est délicate, fluide, colorée, lumineuse, et nous fait rêver en nous plongeant dans la nature et sous les eaux. Le 2e cartoon ne m'a pas fait autant d'effets, car par l'ajout des dialogues, il est plus direct dans sa façon d'aborder l'allergie alimentaire. Je trouve aussi qu'il raconte l'histoire sous un drôle d'ordre. Néanmoins, c'est encore touchant, mignon, l'animation a le mérite d'avoir encore du charme tout en s'éloignant du trait Ghibli (elle fait également preuve d'une bonne créativité pour illustrer la panique, lorsque le petit Shun fait une crise). Le 3e est très fort et mélancolique, en nous contant l'histoire d'un homme invisible, dans tous les sens du terme. Malheureusement, je trouve que cette histoire se conclut de façon trop abrupte, avec une fin qui me paraît assez peu suffisante.
    La qualité des histoires est variable, mais on sent une vraie magie et une véritable envie de nous partager quelque chose. C'est à voir pour tout passionné d'animation!
  • Cassandra's Revenge - Rapunzel's Tangled Adventure

    Téléfilm

    23/02:

    C'est drôle que j'en sois rendue à devoir créer la fiche moi-même... En tout cas, même si certaines choses me gênent, ce mid-season me rassure et confirme mon attachement envers cette série.
    Le principal souci que j'aurais, et il n'est pas anodin, c'est le comportement de Cassandra. Son comportement est vraiment très excessif, et très peu justifié. Elle passe limite pour une gamine en s'inventant des problèmes, et en accusant Raiponce de choses qu'elle n'a très clairement jamais commises (on dirait que Cassandra est persuadée que Raiponce a passé un super moment avec Gothel... t'es sérieuse, ma grande?). Et évidemment, notre antagoniste ne produit aucune vraie atrocité, car il faut qu'elle puisse redevenir gentille. Sur ce point, c'est bien gênant... Heureusement, le reste rattrape bien le coup. Déjà, pour la fangirl que je suis, c'est toujours agréable de voir un épisode remettre à l'honneur Eugène et son couple avec Raiponce. Notre vaurien préféré fête son anniversaire, ce qui forcément amène des moments trop chous. Et c'est beau de voir que sa relation avec sa dulcinée évolue, qu'il n'y a plus de malentendus sur leurs rêves de mariage, même si on s'arrange pour ne pas en faire grand-chose à la fin de l'épisode. J'aime également beaucoup le rôle attribué à Varian. Notre chimiste retrouve une bonne importance et j'apprécie comment il se reconnaît dans la haine de Cassandra. Notre univers continue également de se développer, puisqu'on en apprend toujours plus sur les pouvoirs de Raiponce et sur toutes les incantations qui les entourent. Et en bon point, même les chansons m'ont paru un peu plus agréables que d'habitude.
    Pour l'instant, j'ai toujours de l'affection pour cette série, j'espère que tout rebondira de façon satisfaisante par la suite.
  • Bande-annonce

    Je peux entendre l'océan (1993)

    Umi ga kikoeru

    1 h 12 min. Sortie : . Animation, drame et romance.

    Long-métrage d'animation de Tomomi Mochizuki avec Nobuo Tobita, Toshihiko Seki, Yoko Sakamoto

    23/02:

    Maintenant que tous les Ghibli sont sur Netflix, je peux enfin visionner ce téléfilm que je n'avais jamais vu! Et bon, sans surprise, c'est clairement pas dans le meilleur de ce que peut faire le studio de Totoro.
    Je reste indulgente, car il s'agit seulement d'un téléfilm, mais je trouve que cette comédie romantique se contente beaucoup trop du minimum. L'histoire n'est pourtant pas inintéressante. On suit deux meilleurs amis, qui se ressemblent dans leur désir de justice et dans leur affirmation de leur personnalité. Le principal héros, Taku, tombe ensuite amoureux du crush de son ami, Rikako, une jeune Tokyoïte qui affirme aussi qui elle est, mais n'est pas aussi bien perçue à cause de ça. Il y a quelque chose d'intéressant à suivre ces personnages au fort tempérament, qui sont attirés réciproquement par l'affirmation de qui ils sont, mais qui s'éloignent également à cause de cette trop grande honnêteté. Mais il aurait sûrement été plus judicieux d'illustrer ces thèmes dans un projet plus ambitieux. Le film ne durant que 1h12, l'intrigue n'est pas énormément creusée en profondeur. On ne présente cette amourette d'adolescents que sous son jour le plus volontairement ridicule, ce qui fait que j'ai eu du mal à comprendre en quoi l'amour entre Taku et Rikako serait aussi sincère. À plusieurs reprises, j'ai également eu le sentiment qu'on utilisait les pensées de Taku en voix-off uniquement parce qu'il exprime des pensées trop complexes, que les animateurs et les scénaristes auraient eu la flemme de représenter dans des scènes. Quant à l'animation, on retrouve toujours ce style que j'aime chez Ghibli, mais le format téléfilm rend forcément le trait plus simpliste.
    C'est pas inintéressant, il y a quelque chose à retenir des sujets traités et de ces personnages. Mais ça reste très simple, alors qu'il y avait sûrement moyen de rendre le tout plus émotionnel.
  • Patéma et le Monde inversé (2013)

    Sakasama no Patema

    1 h 38 min. Sortie : . Animation, aventure, drame, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Yasuhiro Yoshiura avec Yukiyo Fujii, Nobuhiko Okamoto, Shintarô Oohata

    24/02:

    Film conseillé par Nick, mon despote préféré.

    Ce n'est pas le film animé japonais le plus marquant que j'ai pu voir, mais ça fait bien le taf, c'est choupi tout plein.
    On suit une jolie petite romance, entre deux adolescents opposés par la gravité. On a d'un côté une dictature, avec des gens obligés d'obéir et de garder les pieds sur terre, tandis que de l'autre nous avons des gens inversés, vivant à l'envers et étant aspirés par la gravité. Et à partir de ce concept, le film propose plusieurs métaphores et d'intéressantes idées de mise en scène. Le long-métrage fait pas mal réfléchir sur cette peur du ciel, sur ce qui nous pousse à ne pas prendre de risques et à se soumettre aux forces plus grandes que nous. J'aime également beaucoup comment le long-métrage nous fait passer d'un point de vue à un autre, alterne entre la vision de Patéma et celle de son ami Age. La "caméra" change plusieurs fois de sens, propose pleins d'angles différents, pour créer une sensation vertigineuse et nous faire perdre notre notion de haut et de bas. D'autant plus que qui dit Japon, dit forcément une très belle animation pleine de charme, qui rend très bien hommage à la mise en scène. Nos deux protagonistes sont très simples, ce sont tous les deux les jeunes naïfs typiques, rêvant d'un ailleurs. Mais j'ai été agréablement surprise par le traitement de leur romance, leurs échanges étant tout à fait mignons et naturels. Ce qui m'empêche de mieux adorer ce film, c'est qu'il manque quand même pas de mal de subtilité, à mon goût. Le message dictatorial relève clairement du déjà-vu, et j'ai trouvé le méchant hyper caricatural et totalement gratuit dans sa haine des inversés.
    Mais ça reste respectable et mignon dans ce que ça veut faire passer.
  • Bande-annonce

    Le Grand Bleu (1988)

    2 h 48 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Luc Besson avec Jean-Marc Barr, Jean Reno, Rosanna Arquette

    05/03:

    Je viens de me revoir Le Grand Bleu dans des circonstances absolument magiques.
    J'ai en effet été assisté à un ciné-concert du film, avec la présence d'Eric Serra. C'était absolument magnifiques, une des plus grandes expériences de ma vie. Cette représentation m'a fait d'autant plus réaliser à quel point la bande-originale de ce film est absolument somptueuse, les instruments utilisés traversent le corps tout en apaisant, on a vraiment la sensation de ressentir le vide de l'eau, sans que cela ne soit effrayant pour autant. C'est rare de voir un film dépendre autant de sa bande-originale pour affirmer sa personnalité. Après, ce serait difficile pour moi de laisser ici un commentaire sur le film. Je le connaissais déjà, et je l'ai revu dans des circonstances particulières, qui se veulent plus spectaculaires sans forcément présenter le film tel qu'il a été conçu. Mais il n'empêche, je pense que mon affection pour Le Grand Bleu s'est renforcée, c'est décidément une oeuvre très profonde (dans tous les sens du terme). On est transporté dans la psychologie unique de Jacques Mayol, ce garçon gentil mais dont l'esprit n'est pas totalement humain, dont le coeur appartient à la mer. C'est très beau, très spirituel. Les images sont très bien réalisées, les scènes sous l'eau sont parfaitement crédibles. Et j'avais oublié cette bonne petite dose d'humour, offerte grâce à la très bonne prestation pince-sans-rire de Jean Reno.
    J'en parle probablement dans tous les sens, j'ai un peu de mal à organiser ma pensée... mais bref, c'est un très beau film, plein d'émotion et de spiritualité, qui mérite entièrement d'être vu dans les conditions dans lesquelles je viens de le voir.
  • Bande-annonce

    En avant (2020)

    Onward

    1 h 42 min. Sortie : . Animation, comédie, aventure, fantastique et jeunesse.

    Long-métrage d'animation de Dan Scanlon avec Tom Holland, Chris Pratt, Julia Louis-Dreyfus

    06/05:

    Ça y est, le nouveau Pixar original est enfin sorti!
    Et s'il n'est pas à compter parmi les plus grand chef-d'oeuvres du studio (on va pas leur demander ça à chaque fois, non plus), En Avant est une oeuvre profondément intime qui s'inscrit dans la bonne moitié des films Pixar. En Avant nous place dans un cadre très original, puisque nous retrouvons des créatures légendaires (des elfes, des centaures, des sirènes et autres) dans un environnement moderne et urbain. Et pour moteur narratif, le nouveau Pixar raconte le deuil d'un parent, la peur de devoir vivre avec un père que l'on n'a jamais connu. Dans les deux cas, le film aborde la peur de son passé, la peur de voir se perdre son patrimoine et la peur de perdre l'histoire de ses plus proches ancêtres. Le film a tendance à tomber dans le gaguesque facile, mais il propose aussi à côté de très beaux moments d'émotion. On a notamment droit à une très belle conclusion, inattendue, osée et en totale adéquation avec le vrai sujet du film. Pour moi qui suis passionnée par les histoires familiales, cela m'émeut beaucoup de suivre ces deux frères, unis dans leur manque de représentant paternel, vivant chacun différemment la perte de cette figure. Après, le style visuel n'est pas le point que j'ai préféré, le chara-design ne faisant pas très Pixar (même si le rendu des détails est toujours aux petits oignons). Cependant, je noterai une très bonne BO par les frères Danna, passant parfaitement du ton léger au sens de l'épique, exactement ce qu'il fallait pour s'accorder avec le mélange de genres du film.
    Donc au final, pas le Pixar le plus ambitieux, mais une belle oeuvre touchante et personnelle.
    Critique plus détaillée ici:
    https://lescritiquesderizu.wordpress.com/2020/03/07/en-avant-vers-les-annees-2020/#more-226
  • Bande-annonce

    Promare (2019)

    Puromea

    1 h 51 min. Sortie : . Animation, aventure et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de Hiroyuki Imaishi et Kazuki Nakashima avec Ken'ichi Matsuyama, Taichi Saotome, Rikiya Koyama

    17/03:

    Allez, en cette période troublée de confinement, autant remplir le challenge en regardant Promare, conseillé par Maximemaxf.
    Et bah, il est clair que c'est divertissant, j'ai pas vu les deux heures passer. Bon, c'était aussi un peu fatiguant, mais j'ai retrouvé le côté totalement barré et over-the-top que j'avais tant aimé dans Gurren Lagann. La mise en scène est totalement folle et survitaminée. On a une véritable explosion de couleurs bien flashy, qui vitalisent à fond les combats. La caméra virtuelle fait absolument tout ce qu'elle veut, ça part complètement dans tous les sens. On a une telle impression de profondeur et d'espace, que même avec les dessins en 2D, on se sent complètement dans un espace en 3D lors des bastons. Promare est un film très graphique, un vrai spectacle de toutes les couleurs, qui donne tout ce qu'il a pour en mettre plein la vue. Après, je trouve que l'image est parfois un peu trop saccadée, pour des scènes aussi ambitieuses. Ça semble faire partie du style, mais je trouve que les batailles en deviennent parfois un chouïa compliquées à suivre. En tout cas, Promare fait preuve d'une véritable ardeur (dans tous les sens du terme) qui rend de bonne humeur, même si le film est presque crevant en donnant l'impression de ne jamais savoir s'arrêter. Ce que je trouve dommage, c'est que la toile de fond, le prétexte à toutes ces batailles, n'a pas su autant m'intéresser. On met en place un minimum de conflits politiques, un risque de changer de planète, la destruction d'un peuple, mais on passe tout ça assez rapidement pour beaucoup plus se concentrer sur le combat. De même, les personnages principaux dégagent une certaine sympathie, c'est mignon de voir deux ennemis finir par former un duo de cette manière, mais tous les personnages sont présentés très brièvement sans être énormément abordés en profondeur. Et c'est rare que je pense ça d'une oeuvre japonaise, mais je ne trouve pas le voice acting hyper folichon, le seiyu de Galo met paraît en sous-jeu, alors que son personnage est visuellement très expressif.
    Après, faut pas croire, j'ai trouvé le film vraiment très sympa, divertissant, créatif, avec une vraie flamme intérieure à partager. Juste que le scénario aurait sans doute gagné à être un peu mieux développé.
  • Balto 2 : La Quête du loup (2002)

    Balto: Wolf Quest

    1 h 16 min. Sortie : . Aventure.

    Long-métrage d'animation de Phil Weinstein avec Maurice LaMarche, Jodi Benson, Lacey Chabert

    18/03:

    Je m'étais revu récemment le premier film, pour me préparer à Togo sur Disney+, alors... autant regarder la suite.
    Et bien, c'est malheureusement bien médiocre, ça tombe dans pratiquement tous les écueils d'une suite DisneyToon. Déjà, le film rebondit très mal sur le premier, puisque Balto semble toujours vivre en marge de la société, ses accomplissements lors de la crise de diphtérie ne semblent pas avoir changé grand-chose. Balto 2 part également dans un pseudo-mysticisme qui n'était clairement pas aussi appuyé dans le premier film et qui était davantage laissé à l'interprétation personnelle. Cette suite nous met carrément en place de la magie, d'une façon complètement rentre-dedans, avec différents animaux-esprits. Et tout cela n'a finalement pas beaucoup de poids, les animaux disparaissent aussi vite qu'ils apparaissent, leur apport se contentent du minimum dans l'avancement de l'intrigue. Ils pourraient être de simples animaux que cela ne changerait finalement pas grand-chose. L'histoire semble nous promettre un grand voyage, mais on ne suit finalement rien de palpitant, à tel point que l'on doit recourir à certains remplissages (comme des chansons qui s'incrustent super mal, juste pour reproduire la formule Disney). On crée également quelques suspens, comme sur l'identité de "celui qui est un loup mais qui ne le sait pas", mais on voit tout venir à l'avance. Mais l'élément qui m'a le plus gonflée dans ce film, c'est Aleu, la fille de Balto. Cette chienne-louve est une véritable cruche, dont toutes les réactions n'ont absolument aucun sens. Il faut correspondre à un topos, en la faisant s'interroger sur sa vie et se disputer avec son père, mais on amène tout ça complètement n'importe comment, en la faisant haïr son paternel alors que ce dernier n'a strictement rien fait. Heureusement, Balto en lui-même reste bien reproduit, il est plutôt mignon en tant que père.
    À part ça, ça s'oublie vite, il n'y a rien de profondément détestable. Mais ça reste un produit peu réfléchi, produit vite fait sans effort.
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    El Camino : un film Breaking Bad (2019)

    El Camino: A Breaking Bad Movie

    2 h 02 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Vince Gilligan avec Aaron Paul, Jesse Plemons, Charles Baker

    26/03:

    Allez, maintenant que j'ai terminé ce chef-d'oeuvre qu'est la série Breaking Bad, j'étais forcément curieuse de découvrir le film Netflix. Au bout du compte, je n'en retire pas grand-chose...
    Je ne suis pas contre l'idée d'apporter un épilogue à Jesse. L'épisode final nous laissait sur une image positive, mais ne proposait aucune ouverture précise sur son devenir. Pinkman étant également le personnage le plus attachant de la série à mes yeux, il peut certainement tenir un film sur ses épaules, même sans White. Sur ce point-là, ce n'est pas décevant, on retrouve le Pinkman que l'on aime, toujours campé à la perfection par Aaron Paul. Et la fameuse conclusion que l'on donne au personnage, je l'apprécie, je la trouve cohérente avec le personnage tout en lui offrant enfin le repos qu'il mérite. Mais dans son exécution, il faut reconnaître que El Camino ne propose rien de bien fou. Le rythme est assez lent, on ne retrouve pas l'énergie addictive de Breaking Bad. Et tout du long, le film reste très calme, ne s'accorde aucune vraie folie, aussi bien en terme de scénario, de mise en scène ou de dialogue. Pourtant, même sans destiner ce long-métrage au cinéma, je pense qu'on pouvait très bien profiter de passer 2 heures avec Pinkman pour partir dans toutes sortes de délires jouissifs. Le rythme se voit également entravé par la présence de trop longs flash-backs, qui ne servent qu'à donner du sens aux petites tueries narrées dans le présent. Après, la réalisation est quand même de qualité pour un film VOD. Et El Camino ne détruit absolument rien à la série.
    Ce téléfilm ne gâche absolument pas l'image de Breaking Bad, il est totalement inoffensif. Mais peut-être est-il trop inoffensif.
  • Bande-annonce

    Okko et les fantômes (2018)

    Waka Okami wa Shōgakusei!

    1 h 35 min. Sortie : . Animation, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Kitaro Kosaka avec Seiran Kobayashi, Nana Mizuki, Satsumi Matsuda

    27/03:

    Oh quelle bonne surprise, c'était trop mignon!
    C'est le genre de film tout simple, mais qui fonctionne parfaitement. On part d'un concept qui paraît assez classique, avec l'héroïne qui perd ses parents et va de l'avant en travaillant pour l'auberge de sa grand-mère. Mais ce film est clairement une oeuvre pleine de bienveillance, qui fait du bien au morale. L'ambiance est emplie de fraicheur, on a pleins de gags très mignons qui donnent le sourire. L'animation est également simple mais contribue à cette ambiance très "cute", avec des personnages très expressifs aux yeux bien grands et bien ronds. C'est un long-métrage en apparence très mignon, mais qui évoque tout de même des sujets plutôt durs. Le film traite du deuil en abordant évidemment la perte des parents d'Okko, mais en mettant également en scène des fantômes enfants. Ces derniers sont très choupis et apportent également leur dose d'amusement, mais les voir décédés si jeunes les entoure d'un certain drame. On suit aussi notre héroïne, Okko, une fille toute trognonne. En apparence, elle ne souffre pas, car les autres ne doivent pas s'inquiéter pour elle, mais ses regrets sont plusieurs fois exprimés d'une jolie façon. Plusieurs personnages semblant peu intéressants de prime abord, comme Miss Froufrou, finissent par dégager une plus grande profondeur qu'il n'y paraît. Ce film propose de belles leçons, en nous poussant à aller de l'avant, à savoir ne pas rester dans le passé, à savoir pardonner.
    S'il l'avait voulu, je pense que ce film aurait pu être une oeuvre encore plus émouvante. Simple mais mignon et sincère.
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    Joker (2019)

    2 h 02 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz

    29/03:

    Ah, je l'ai enfin vu! Et sans surprise, j'ai beaucoup aimé, ça fait du bien de voir une adaptation de comics aussi réussie.
    Pour la première fois depuis longtemps, on peut enfin apprécier un film de comics à l'approche très personnelle, très psychologique, et très unique dans son approche narrative. On ne suit pas des enjeux clichés à échelle planétaire, on suit simplement un personnage qui s'enfonce dans la folie, car les puissants ne font rien pour l'aider. Contrairement à la plupart des blockbusters hollywoodiens prenant un méchant pour héros, Joker ne tombe jamais dans le cliché d'anoblir son protagoniste. Les actes d'Arthur restent criminels et amènent à des répercussions terribles. Arthur lui-même, ne ressent aucun regret face à cela. Mais le but n'est pas que l'on accepte ses actes, uniquement qu'on les comprenne. Et en cela, Joker est très réussi. Le film est très intelligent dans sa critique des problèmes d'égalité sociale, du manque de solidarité ou de la propagande médiatique. Et pour pouvoir illustrer cette critique, il nous fait suivre la psyché d'Arthur Fleck, brillamment interprété par Joaquin Phoenix. Le drame de cet anti-héros est saisissant, on suit sa solitude et son devenir de psychopathe, face à une société délaissant les prolétaires et les malades. Pour accompagner tout cela, le film nous offre une très bonne réalisation, aux lumières produisant une touche de drame et d'intimiste.
    Que c'est bon de voir le personnage emblématique du Joker être utilisé pour transmettre des idées qui font réfléchir, à travers un récit des plus psychologiques.
  • Bande-annonce

    La Fameuse Invasion des Ours en Sicile (2019)

    La famosa invasione degli orsi in Sicilia

    1 h 22 min. Sortie : . Animation, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Lorenzo Mattotti avec Leila Bekhti, Thierry Hancisse, Thomas Bidegain

    29/03:

    Je regrette un peu l'état d'esprit dans lequel j'ai vu ce film, j'aurais tellement aimé me sentir moins obligée de le voir, je l'aurais mieux apprécié... Mais quoi qu'il en soit, c'est quand même un charmant long-métrage.
    J'aime ce genre de petite fable, remplie de folie et d'imagination. Nous suivons une grande histoire en deux parties (l'une centrée sur la recherche du fils du roi des ours, et une autre où nos protagonistes mettent fin à un complot) qui s'avèrent toutes les deux assez différentes, mais sont tout de même dans une bonne continuité. Au début, le récit reste assez simple, les allures de fable restent connus et attendus. Mais plus nous avançons, et plus le récit se permet pleins de fantaisies et de bons délires. Lorsque le récit entre dans sa seconde partie, on gagne même une petite plus grande touche de complexité et de commentaire social, à travers des complots et une forme de discrimination envers les humains. Le métrage est globalement très mignon, très frais, mais ne tombe jamais dans le niais ou dans le puéril. On a effectivement un humour bien sympathique et bien éveillé, capable de faire rire n'importe quelle tranche d'âge. Et pour nous illustrer ce récit, nous avons également droit à une charmante animation très colorée, aux allures cubiques mais bien 2D en même temps (surtout dans le design des ours). Les mammifères que nous suivons parviennent à constituer un groupe divertissant, ils sont suffisamment motivants pour qu'on ait envie de les voir gagner. Mais je regrette quand même un certain manque d'approfondissement dans le comportement des personnages. Ils ont tous un comportement trop automatique, alors que Léonce et Tonio avaient le potentiel pour être des protagonistes plus émouvants encore.
    Donc nous avons un petit film très mignon et bien conçu. Après, je sens que c'est plus le genre d'expérience plaisante à vivre sur le moment, mais qui n'impacte pas suffisamment avec le recul.
  • Bande-annonce

    Le Secret de Térabithia (2007)

    Bridge to Terabithia

    1 h 34 min. Sortie : . Fantasy et aventure.

    Film de Gábor Csupó avec AnnaSophia Robb, Josh Hutcherson, Robert Patrick

    30/03:

    Allez, un gros merci à Netflix pour me proposer ce genre de film que le Disney+ français ne pourra pas m'offrir! Surtout que pour le coup, c'est une bonne surprise.
    C'est le genre de film qui ne paye absolument pas de mine, au début. Le premier acte est même très peu engageant, puisqu'il nous noie sous une tonne de clichés scolaires. Notre héros se trouve dans une école dont les élèves sont tous méchants les uns que les autres, et font preuve d'une méchanceté qui me paraît bien trop poussée et caricaturale pour pouvoir exister. Mais plus le métrage avance, plus il prouve ses qualités. Si notre héros Jess est assez classique, sa nouvelle amie Leslie est pleine de charme. Toutes les scènes entre eux deux sont bien réussies et illustrent très bien la force et la singularité de leur relation. Même si les effets spéciaux laissent à désirer, j'aime beaucoup comment leur imagination est mise en scène, et nous offrent de vrais petits moments dans un univers réaliste. Ces scènes peuvent même certainement s'apprécier différemment selon notre âge. On croit sans doute davantage à la véracité des monstres quand on est enfant (j'avais vu le début quand j'étais petite et j'y avais cru), on suit donc une bonne histoire fantastique. Et quand on est plus grand, on est davantage touché par l'imagination de nos deux héros. Plus l'histoire avance et plus, à l'instar de Jess, on se prend dans le délire et on se prête au jeu. Même certains clichés, comme le traitement de la méchante de 4e, finissent par devenir progressivement intéressants. Mais ce qui fait surtout la force de ce récit, c'est sa conclusion très audacieuse et touchante. Le drame ne laisse pas insensible mais fait ensuite preuve d'un optimisme très bien pensé.
    Dommage que le film ne se soit pas donné plus de moyen dans sa réal', plus de budget dans ses effets spéciaux et n'ait pas mieux écrit les personnages secondaires, car tout ce qui entoure nos deux héros est réussi et très fort.
  • Bande-annonce

    J'ai perdu mon corps (2019)

    1 h 21 min. Sortie : . Animation, drame, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Jérémy Clapin avec Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d'Assumçao

    30/03:

    Voilà encore un film d'animation très intéressant, qui mérite les louanges qu'il a reçues!
    J'ai perdu mon corps est un film très psychologique, qui nous fait suivre en parallèle deux histoires qui se rejoignent, l'une qui est réaliste et l'autre qui est plus métaphorique. Naoufel est un protagoniste très crédible, c'est la représentation typique du gars un peu paumé, mais cela reste un gentil garçon qui ne pense pas à mal faire. Alors même qu'il vit dans une situation précaire, est orphelin et n'aspire plus à aucun métier précis, il tente comme il peut de se trouver un but dans la vie. En cela, il est très rattachable, on s'identifie tous à ses craintes. De façon générale, tous les personnages sont très bien dépeints, même ceux qui pouvaient s'avérer assez clichés aux premiers abords. Malgré son tempérament assez dur, Gabrielle fait preuve du même réalisme que le héros, et possède une personnalité bien à elle. Toute cette histoire est simple mais est fascinante car très vraisemblable. Malgré l'effet de recul permis par l'animation, on a l'impression que toute la dureté de cette histoire pourrait nous arriver personnellement. Mais en parallèle, nous suivons un récit beaucoup plus fantasque et perturbant, avec la main coupée de Naoufel, cherchant son propriétaire. Toutes ces scènes sont curieusement très bien écrites, le parcourt de la main est assez anxiogène, en plus d'être étonnamment très engageant. Ces deux histoires semblent se rejoindre, pour nous raconter l'histoire de Naoufel, un garçon continuellement à la recherche de lui-même. Et c'est servi par un très bon visuel, une animation au style très "dessin" mais bien réaliste en même temps.
    Une oeuvre très profonde qui a beaucoup à partager. Je mentirais en disant que c'est le genre de films que je préfère, mais je suis contente de l'avoir vu, c'est à connaître.