Beat'em up : un guide pratique des perles de l'arcade

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23 jeux vidéo

par toma_uberwenig

Avant que le VS fighting ne soit porté aux nues avec l'avènement du grand Street Fighter 2 et des productions SNK sur la "rolls des consoles", la NeoGeo, un genre faisait la loi en terme de baston : le beat'em up.
Seul (ou à deux) contre tous, que ce soit dans le Japon féodal, la Chine antique, les bas-fonds d'une mégalopole ou dans un monde post apocalyptique (parfois même dans l'espace), le principe varie peu, les mécaniques de gameplay aussi, proposant au pire un défouloir correct, au mieux des expériences jubilatoires et jouissives.
Comment discerner le grain de l'ivraie ? En jouant, tout bêtement.
Mais pour ceux qui auraient à peine découvert MAME, vendu un rein pour acheter une NeoGeo, ou simplement envie de croquer un bout d'histoire vidéoludique, voici une petite liste, loin d'être exhaustive, qui gonflera forcément au fil des semaines, qui pourra faire office de guide sommaire.
Avec évidemment un petit commentaire pour chaque jeu.

Soyez patient, c'est une liste que je ne pourrai compléter que plus tard, faute de temps, là, tout de suite!

C'est parti, à la baston!

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    Kung-Fu Master (1984)

    Spartan X

    Arcade et beat'em up.

    Jeu vidéo de Takashi Nishiyama et Irem sur Game Boy, Arcade, Commodore 64, Amstrad CPC, Atari 7800 et Atari 2600 VCS

    S'il existe quelques titres antérieurs, Spartan X marque concentre l'essence de la première période du Beat'em up.
    Un proto Bruce Lee avance et détruit avec pour seules armes ses pieds et poings des armées d'adversaires à peu près aussi intelligents que des lemmings qui lui foncent irrémédiablement tout en gravissant les étages d'une pagode afin de sauver sa dulcinée. maniement à 2 boutons, un boss à la fin de chaque étage, gameplay ultra rapide et nerveux (en arcade tout au moins), une difficulté qui calme, toutes les bases sont là, dès 1984.
  • Bande-annonce

    Double Dragon (1987)

    Daburu Dragon

    Sortie : 1987. Beat'em up.

    Jeu vidéo de Yoshihisa Kishimoto, Technos Japan et Arcadia Systems sur NES, Mega Drive, Master System, Arcade, PC, ZX Spectrum, Lynx, MSX, Commodore 64, Amstrad CPC, Amiga, Atari ST, Atari 7800, Atari 2600 VCS, Wii U et Xbox 360

    Il incarne à lui seul le renouveau du genre, et le modèle que tous imiteront, parfois dépasseront, mais sans jamais s'affranchir de l'influence et de la richesse de Double Dragon.
    D'une part, Double Dragon (et avant lui Kunio Kun aka Renegade, du même créateur) pose la norme du déplacement en profondeur, échappant au plan 2D de Spartan X.
    Ensuite, il impose la norme désormais quasi universelle de la chope, que ce soit dans le beat'em up ou dans le vs fighting. Tous ses successeurs adopteront cette mécanique de gameplay jouissive, l'adaptant plus ou moins à leur sauce.
    Mais c'est surtout dans la représentation de la violence que Double Dragon représente une avancée marquante. Les adversaires grimacent de douleur sous le poids des coups aux bruitages massifs, les héros morflent tout autant.
    Les coups sont d'ailleurs plutôt vicieux et nombreux, entre les classiques coups de pieds et poings, mais aussi le coup de genoux dans le ventre, dans le nez, le coup de boule, le coup de coude, entre autres réjouissances.
    Difficile, un peu dur à prendre en main, rien moins que révolutionnaire pour son époque, l'âge d'or du beat'em up a un nom : Double Dragon.
    (et c'est aussi un des premiers jeux, sinon le premier, à oser frapper des femmes, et ce dès la séquence d'intro)
  • Bande-annonce

    Final Fight (1989)

    Sortie : décembre 1989. Arcade, beat'em up et action.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur Arcade

    Réponse au géant Double Dragon, Final Fight sort en 1989 et participe activement à la légende, mettant en place, outre trois personnages mémorables aux gameplays différents (grande avancée par rapport à Double Dragon), LA mécanique centrale du beat'em up des 90's : le coup spécial qui bouffe de l'énergie. La plupart des jeux qui suivront adopteront ce modèle ultra efficace, cassant un peu le "réalisme" brutal de Double Dragon pour basculer dans un modèle arcade plus souple.
    Sinon, tout est hérité de DD : le contexte urbain, la violence, une partie de la palette de coups...etc.
    Un vrai coup de maître de la part de Capcom, qui continue de faire des adeptes encore aujourd'hui.
    EDIT : Je m'étais trompé, je pensais que la course avait fait son apparition ici, mais visiblement je confondais avec un autre jeu (lequel ? Mystère...)
    Mais je profit de cet edit pour rendre à Final Fight ce qui lui appartient, car j'en parle un peu par dessus la jambe, et sans rendre justice à cette petite perle de beat'em up, avec son gameplay nerveux, sa bande-son en acier, ses coups rapides et violents, son ambiance inspirée de Hokuto No Ken et d'un Justicier Dans La Ville 2. C'est quand même carrément une bombe!
  • Bande-annonce

    Streets of Rage (1991)

    Bare Knuckle Ikari No Tekken

    Sortie : . Beat'em up.

    Jeu vidéo de SEGA sur PC, Mega Drive et Wii

    En 1991, Sega contre-attaque et offre aux possesseurs de Megadrive leur propre beat'em up urbain, Street of Rage.
    D'excellente facture, directement créé pour console (contrairement à DD et Fatal Fury qui sont né sur borne arcade), SoR offre comme principale variation un coup spécial, équivalent d'une SmartBomb dans un shoot'em up, qui nettoie l'écran, prenant diverses formes suivant les joueurs (une voiture de police, un bombardement...etc).
    L'autre ajout principal est la présence de différentes fins.
    Sinon, 3 persos différents, l'équilibré, la rapide, le bourrin, et un gameplay à 3 boutons, du classique.
    EDIT : ...mais le genre n'est jamais aussi bien géré que lorsqu'il est développé sur et pour arcade. Et Street of Rage ne l'est pas. Par conséquent, on se retrouve avec un titre mal rythmé, une sauce goutue mais avec des grumeaux et des zones trop diluées.
    Le jeu aurait pu faire partie des indispensable s'il faisait entre 10 et 20 minutes de moins, mais en l'état, il fait "seulement" partie des Très Grands.
  • Bande-annonce

    Golden Axe (1989)

    Sortie : 1989. Arcade et beat'em up.

    Jeu vidéo de 3D Ages, Backbone Entertainment, SEGA sur Mega Drive, Master System, PC, PlayStation 2, Arcade, Commodore 64, Game Boy Advance, WonderSwan Color, Amiga, Atari ST, Atari 5200, iPhone, Xbox One, Wii, Xbox 360 et PlayStation 3

    La Megadrive avait déjà, deux ans avant SoR, abrité un beat'em up de légende : Golden Axe.
    Adaptation quasi parfaite de la version arcade, le jeu s'est vite imposé comme une pointure du genre, permettant, outre les maniements classiques, de chevaucher des monstres, et d'utiliser de la magie.
    Son univers heroic fantasy le place à la croisée de l'arcade façon Rastan et du beat'em up pur jus, un mélange particulièrement réussi, avec un fort goût de reviens-y.
  • Bande-annonce

    Knights of the Round (1991)

    Sortie : . Beat'em all.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur Arcade et Super Nintendo

    Capcom, les princes de la baston, nous offrent ici une des perles du genre, et une relecture disons libre des légendes Arthuriennes.
    Coup spécial bouffant de la vie, massacre jouissif, présence de destriers par moment, et en prime, un petit coté RPG avec vos personnages (à choisir entre Lancelot, Arthur et...euh, j'ai oublié le troisième...) qui augmentent de Level au fur et à mesure de l'aventure, avec transformation physique à l'appui.
    Un gouffre d'argent de poche en ce qui me concerne, que j'ai redécouvert avec grand plaisir sur MAME.
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    Undercover Cops (1992)

    Sortie : 1992. Beat'em up.

    Jeu vidéo de Irem sur Super Nintendo et Arcade

    Irem ne se contente pas de créer des shoot'em up de légende (et assez malsains), ils offrent aussi au genre un de ses meilleurs fleurons.
    Alliant avec brio ambiance ultra violente à la Hokuto no Ken, et un certain humour, le tout au sein d'un gameplay efficace et riche, et surtout, servi par une réalisation irréprochable.
    L'animation est parfaite, le rythme est soutenu, les graphismes magnifiques. On sent déjà la patte de ceux qui créeront la mythique série des Metal Slug.
    Indispensable!!
  • Alien vs. Predator (1994)

    Sortie : mai 1994. Beat'em all.

    Jeu vidéo de CAPCOM sur Arcade

    Capcom nous offre en 1994 encore un classique du genre, fort de quelques années d'expérience.
    Rien de vraiment nouveau, mais une maîtrise exemplaire du genre, du rythme, de l'action, ainsi la possibilité de buter des Aliens et d'incarner des Predators, excusez du peu, rendent ce jeu simplement indispensable pour tout amateur du genre. Du bonheur sauce testostérone.
    EDIT : A l'éclairage des années de pratique, de recherches, et de discussions avec certains spécialistes du genre sur ce site même comme l'émérite StandingFierce, il se pourrait bien que ce jeu soit LE sommet, en terme de mécaniques et pour l'âge classique du BTU.
  • Bande-annonce

    Vigilante (1988)

    Sortie : 1989. Arcade, action et beat'em up.

    Jeu vidéo de Irem, SEGA, NEC sur Master System, ZX Spectrum, Arcade, PC Engine, MSX, Commodore 64, Amstrad CPC, Amiga, Atari ST, Wii et Wii U

    Suite officieuse de Spartan X, passé par l'influence bad boy de Double Dragon. Résultat : des méchants crades, un univers sombre et violent, et un jeu qui se défend, que j'aime bien, mais qui n'a pas fait l'unanimité.
  • Metamorphic Force (1993)

    Sortie : 1993. Beat'em all.

    Jeu vidéo de KONAMI sur Arcade

    Konami n'a peut-être pas la maîtrise de Capcom ou d'Irem dans le domaine; mais propose néanmoins en 1990 avec Metamorphic Force un beat'em up bien réalisé, aux graphismes typés comics et à l'animation fluide, dont le seul ajout à la recette de base (coups, sauts, chope, coup spécial bouffant de l'énergie) est la possibilité de se transformer en bestiole garou, un animal différent suivant le personnage choisi.
    Deux persos rapide, deux lourds, si les coups changent et varient pas mal suivant votre position par rapport à l'adversaire, la facilité du titre sent la volonté de séduire au plus large, et le manque d'innovation au niveau du gameplay en font un titre qui remplit le cahier des charges sans s'imposer vraiment face aux Mythes Fondateurs du genre.
    Pourtant, le titre a une ambiance bien à lui, un trait et une animation qu'on ne retrouve pas ailleurs (qu'on retrouve aussi dans le très bon X-men), avec un bestiaire singulier et une fluidité, une nervosité qui séduisent.
  • X-Men (1992)

    Sortie : 1992. Beat'em all.

    Jeu vidéo de KONAMI sur Arcade, PlayStation 3, Xbox 360, iPad, iPhone et Android

    Konami donne dans l'esthétique comics et offre en 1992 un titre qui, s'il ne brille toujours pas par son originalité (et honnêtement, ça n'est pas ce qu'on cherche lorsqu'on se tourne vers ce genre) s'impose par son efficacité.
    Comme plus tard dans Metamorphic Force, Konami donne ici dans le style comics fluide et coloré, d'autant plus à propos puisqu'il s'agit spécifiquement d'une adaptation du comics de Marvel époque Claremont-Byrne, dont les personnages proposés sont tout à fait maîtrisé.
    Sacrifiant à l'efficacité, Konami décide de rendre tous les personnages plutôt véloces, même Colossus, pour aboutir au final à une véritable réussite dans le domaine.
    Une réussite en terme tant en terme de transposition d'univers qu'en termes vidéoludiques purs.
    On retrouve donc les archétypes du genre, augmentés d'un fan service bienvenu pour les amateurs du comics, et on se laisse bercer par la beauté de l'animation et le plaisir de pouvoir jouer Wolverine.
    Un peu trop facile et peut-être pas assez varié, mais quand on aime, on ne chipote pas!
  • Bande-annonce

    Violent Storm (1993)

    Sortie : 1993. Beat'em all.

    Jeu vidéo de KONAMI sur Arcade

  • Bande-annonce

    Hook (1992)

    Sortie : 1992. Beat'em all.

    Jeu vidéo de Irem sur Arcade

  • Ninja Baseball Bat Man (1993)

    (野球格闘リーグマン, Yakyū Kakutō Rīgu Man

    Sortie : septembre 1993. Beat'em all.

    Jeu vidéo de Irem sur Arcade

  • Bande-annonce

    Vendetta (1991)

    Crime Fighters 2

    Sortie : 1991. Arcade et beat'em up.

    Jeu vidéo de KONAMI sur Arcade

    Là où le premier Crime Fighters, malgré certaines qualité et un sens de l'humour déjà présent, ne dépassait pas vraiment la simple réponse à Double Dragon et Renegade, cet épisode, sans vraiment tenter de s'affranchir de sa parenté évidente, réussit s'imposer grâce à la fois à sa violence exacerbée et à son humour tapageur. Y a pas à dire, ça cogne dur dans Crime Fighters 2! A la croisée des chemins entre Double Dragon et Vigilante, l'humour en plus, le jeu de Konami donne dans la surenchère franc du collier, et il le fait bien. Coups au sol, coups dans les parties, armes bien brut de décoffrage, des punk überpunks, des messieurs moustachus tout de cuir vêtus qui se frottent à tout ce qui bouge (même ce qui ne bouge pas), Konami n'a pas peur de flirter avec le mauvais goût mais réussit à le faire avec un humour qui fait mouche et rend l'ensemble dynamique et jouissif. Si en plus, d'un personnage à l'autre, on a droit à des styles vraiment différents, qui influent jusque dans le maniement du personnage et son comportement suivant les situations, on a au final une petite bombe qui a tendance à rester dans l'ombre des grands, mais qui réussit à se défendre vraiment pas mal!
    Evidemment, si l'on compare Vendetta aux sorties Capcom ou Irem à date égale, la réalisation n'est peut-être pas au niveau, mais il a quelque chose de particulier qui en fait un candidat au panthéon des Beat'em Up!
  • Captain Commando (1991)

    Sortie : novembre 1991. Arcade et beat'em up.

    Jeu vidéo de New Corporation, Akira Yasuda et CAPCOM sur Arcade, PlayStation et Super Nintendo

  • Bande-annonce

    Night Slashers (1994)

    ナイトスラッシャーズ

    Sortie : 1994. Beat'em all.

    Jeu vidéo de DATA EAST CORP. sur Arcade

  • Mutation Nation (1991)

    Beat'em all.

    Jeu vidéo de SNK sur Nintendo Switch, Neo Geo, Arcade et Neo Geo CD

  • Bande-annonce

    Renegade (1986)

    Nekketsu Kōha Kunio-Kun

    Sortie : 1987. Arcade et beat'em up.

    Jeu vidéo de Yoshihisa Kishimoto, Imagine, Technos Japan sur Thomson MO5, Thomson TO9, NES, Master System, Arcade, Amstrad CPC, Nintendo 3DS, Wii U et PlayStation 4

    Kishimoto, le papa bad boy de Double Dragon, raconte dans Kunio-Kun les dérives ultra violentes des furyos lors de ses années lycée. Précurseur absolu en terme de violence urbaine, le jeu est relocalisé dans les rues américaines pour la version internationale, et retitré Renegade.
    J'ai une préférence pour le folklore originel et donc pour la version japonaise du jeu, mais en terme de gameplay, les deux sont sensiblement analogues.

    La voie du Dragon est tracée avec Kunio-Kun, l'ambiance de violence urbaine est en place, et Kishimoto n'aura qu'à affiner le concept et le gameplay, ajouter la possibilité de jouer à deux, et permettre aux héros de tabasser des meufs pour créer la pierre angulaire à la fois du genre et de sa carrière.
    Tout est déjà là dans Kunio Kun, et c'est carrément impressionnant.
  • Battle Circuit (1997)

    Sortie : mars 1997. Beat'em all.

    Jeu vidéo de Capcom sur Arcade

  • The Combatribes (1990)

    Beat'em all.

    Jeu vidéo de Technos Japan sur Super Nintendo et Arcade

  • Dungeons & Dragons : Tower of Doom (1993)

    Sortie : 1993. Beat'em all.

    Jeu vidéo de Capcom sur Saturn et Arcade

  • Bande-annonce

    Guardians (1995)

    Guardians/Denjin Makai II

    Beat'em all.

    Jeu vidéo de WinkySoft et Banpresto sur Arcade

    Bandpresto a toujours le truc pour me prendre à revers.
    Partout et nulle part à la fois, il est difficile de définir leur ligne créative.
    Des séries à rallonge peu connues chez nous, de adaptations de licences (de qualité variable) là encore rarement exportées hors Japon... et une bonne poignée de perles, qui subissent le même cruel destin.
    Guardians est une de ces perles.
    Beat'em up tardif, à une époque où les combattants de l'arcade se sont presque tous tourné vers le VS Fighting, et le grand public se trouve déjà largué par le degré de précision et de complexité des titres, Guardians réussit l'exploit d'offrir, outre une réalisation tout bonnement magistrale, un compromis parfait entre richesse de gameplay et une réelle accessibilité qui ne donne pas ce sentiment cruel de se faire rouler dessus par le jeu en un stage.
    C'est vraiment un gros coup de coeur, la maniabilité des personnages et le sentiment de puissance manette en main en font un excellent titre à découvrir, que vous soyez amateur ou joueur averti.