Bouquins lus en 2018

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57 livres

par Nicolas_Zaural

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Objectif minimal: 50 (vs 43 en 2017) ==> Challenge réussi

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  • Dix petits Nègres (1939)

    And Then There Were None

    Sortie : 1939. Policier et roman.

    Livre de Agatha Christie

    Lu le 01/01.
    Lu en anglais.
    Classique mais excellent ; Agatha Christie ne tombait pas dans les twist endings "deus ex machina" qu'on peut voir au cinéma de nos jours. Sans doute parce qu'aujourd'hui, le public connait trop les ficelles, trop de fins tellement surprenantes a priori qu'elles ne le sont plus pour que les scénaristes fassent simple.
    Bon reconnaissons que la fin est un peu tirée par les cheveux, mais ça tient... en haleine, et tout court.
  • "A la fin de l'envoi, je touche"

    Livre

    Lu le 05/01.
    Recueil de bonnes répliques et de vacheries.
    Le niveau moyen est bon et plutôt bien introduit, mais le tout est un peu court. Dans le même genre, il faut absolument posséder le Bouquin des méchancetés, chez la collection Bouquins de Robert Laffont: https://www.senscritique.com/livre/Le_Bouquin_des_mechancetes/12727942
  • Était-ce lui ? (2016)

    Sortie : juillet 2016. Recueil de nouvelles.

    Livre de Stefan Zweig

    Lu le 09/01.
    Nouvelle inédite de Stefan Zweig (il en reste !), traitant de l'évolution psychologique d'un bouledogue (oui, oui) devenu jaloux du nourrisson arrivant dans la famille où il régnait jusqu'alors en tyran.
  • Nous rêvions juste de liberté (2015)

    Sortie : .

    Livre de Henri Loevenbruck

    Lu le 13/01.
    Livre conseillé et prêté par le groupe de lecture que j'ai su intégrer grâce à mon charme inouï, euh... par recommandation.
    Une belle histoire d'un groupe de jeunes marginaux devenus bikers qui sillonnent les routes, que l'on devine d'Amérique. En quête de liberté, ou par nihilisme - ou les deux -, on aura du mal à trancher, mais toujours est-il qu'ils s'enfoncent dans une délinquance teintée de philosophie "no future", avant de s'embourgeoiser - autant que des bikers peuvent s'embourgeoiser.
    Le style d'inspiration orale (récit à la première personne) est maîtrisé, même s'il n'est ni révolutionnaire ni particulièrement transcendant. Le bouquin vaut d'abord pour l'histoire d'amitié qu'il traite de manière approfondie et pour la documentation visiblement assez réaliste des clubs de bikers.
    Bonne surprise, final magistral.
  • La goutte d'or (1986)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Michel Tournier

    Lu le 21/01.
    Un Tournier relativement "mineur" (comme disent les journalistes) mais plein de bonnes idées (comme toujours chez Tournier) quoique pas toujours développées à fond, hélas (comme parfois chez Tournier). Le thème traité ici est la place des images en Occident, appréhendé via le regard naïf d'un berbère saharien débarquant à Paris. Après un début à la Flaubert, plein de descriptions assez exceptionnelles du Sahara et des coutumes de ses peuples (un peu comme dans Gaspar, Melchior et Balthazar), le récit s'oriente vers un format de conte philosophique où l'on reconnait bien la patte et les idées brillantes, farfelues voire franchement dérangeantes de Michel Tournier. Avec bien sûr le petit passage obligé et ambigu sur la pédérastie, évoquée certes sans la glorifier mais sans la critiquer non plus...
  • Les putes voilées n'iront jamais au paradis ! (2016)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Chahdortt Djavann

    lu le 24/01.
    Voilà qui remue bien les entrailles. Un livre sur la prostitution en République islamique d'Iran, pourquoi pas ? Résultat réussi car tous les types de prostitution y sont décrites, des modestes aux riches, des très jeunes aux plus vieilles, de celles qui s'assument aux bigotes hypocrites (mais dans le besoin), des professionnelles aux "semis-pro". On regrettera peut être un goût vraiment très prononcé pour du pathos bien gore et un vocabulaire un peu trop cru qui sonne parfois faux dans la bouche des personnages.
  • 1Q84 : Livre 1 (2011)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Haruki Murakami

    lu le 28/01.
    L'exemple même du roman dont on sent qu'il détient quelque chose de puissant sans pouvoir dire quoi. Le roman traite deux histoires en parallèle -
    inexplicables en quelques mots - dont on ne découvre le lien qu'au bout de 200 pages environ, et sans que celles-ci ne se rejoignent jamais vraiment, pour l'instant. J'ai été captivé par l'étrangeté subtile de cet univers très cru mais merveilleux, mais un peu déçu tout de même que ce premier tome n'ait pas une "petite fin": le grand finish devra sans doute attendre le 3e tome.
  • Les Rêveries du promeneur solitaire (1778)

    Sortie : 1778. Autobiographie & mémoires.

    Livre de Jean-Jacques Rousseau

    lu le 02/02.
    Dernière tentative autobiographique de Rousseau après les Confessions. La lecture des Rêveries est une plongée fascinante dans le délire de persécution d'un vieil homme visiblement très sensible et très orgueilleux. Rousseau ne décrira par exemple un souvenir de parfait bonheur champêtre que pour mieux se féliciter que ses contempteurs ne lui aient pas pris au moins cela...
    A défaut d'un contenu toujours à la hauteur du bonhomme, les Rêveries resteront un grand moment d'humour.
  • L'Avare (1668)

    Sortie : 1668. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 04/02.
    Très accessible, l'Avare est, au risque d'enfoncer des portes ouvertes, une oeuvre intemporelle qu'on pourra aimer à tout âge. Est-ce une définition du chef d'oeuvre ?
  • Dracula (1897)

    Sortie : 1897. Roman.

    Livre de Bram Stoker

    lu le 06/02, en anglais.
    De grosses longueurs, mais l'étendue (et la richesse) du mythe qu'a développé ce roman épistolaire, on l'oublierait, est fascinante.
    Le parti pris de ne conserver comme narration que les traces écrites des personnages principaux a le mérite de faire découvrir au lecteur la réalité fantastique des vampires avant les personnages eux-même, qui n'ont qu'une information parcellaire avant de s'associer et de réussir à tout assembler pour détruire le Comte Dracula. Il impose en revanche des digressions parfois peu intéressantes, des séances de louanges entre les personnages fastidieuses et dénote d'un certain irréalisme: les dialogues rapportés et les descriptions sont démesurément détaillés et longs pour être crédibles en tant que simples souvenirs des personnages.
  • Le Bourgeois gentilhomme (1670)

    Sortie : 1670. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 09/02.
    J'imagine qu'il faut voir Le Bourgeois gentilhomme plutôt que de le lire. On apprécie quand même à la lecture le ton caustique de Molière qui n'épargne personne, et qui se pose en précurseur du Mariage de Figaro de Beaumarchais via l'arc narratif (secondaire, certes) du mariage de Cléonte, simple bourgeois, à la fille de Monsieur Jourdain, bourgeois aussi mais aspirant à la noblesse - de façon évidemment ridicule.
  • Le Médecin malgré lui (1666)

    Sortie : 1666. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 12/02.
    Satire rigolote (j'aime beaucoup les scènes où l'on bat Sganarelle et où lui même bat les "autres médecins" par imitation), mais qui reconnaissons-le, ne va pas beaucoup plus loin que "les médecins sont des charlatans".
  • Bartleby le scribe (1853)

    Bartleby the Scrivener : A Story of Wall Street

    Sortie : 1853. Récit.

    Livre de Herman Melville

    Lu le 15/02.
    Longue nouvelle de Melville est est au fil des décennies devenue un "classique", car anticipant les thématiques absurdes développées après guerre.
    L'intriguant personnage de ce récit, un scribe nommé Bartleby (sorte d'allégorie de la passivité, du désespoir et/ou de la dépression), se recroqueville petit à petit sur son être, réduisant ses interactions et ses mouvements au minimum en refusant tout changement par la désarçonnante formule "I would prefer not to". Jusqu'à son refus de s'alimenter.
    Un bon film français assez fidèle bien que se déroulant à Paris dans les années 1970 était disponible sur Youtube vers début 2017, mais j'arrive hélas pas à en retrouver la trace...
  • Les Précieuses ridicules (1659)

    Sortie : 1659. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 16/02
    Comédie en un acte on en peut plus actuelle moquant le snobisme ; des Parisiens, des Provinciaux, des hommes, des femmes... de tout le monde.
  • L'École des femmes (1662)

    Sortie : 1662. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 19/02
    Pièce en vers tout à fait caustique, qui contient une jolie collection de perles misogynes - grosso modo, l'ensemble des tirades d'Arnolphe, qui est d'ailleurs bien sûr ultimement puni par le sort.
  • La Part de l'autre (2005)

    Sortie : décembre 2005. Roman.

    Livre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Lu le 01/03.
    Exercice de pensée intéressant qui met en parallèle l'histoire vraie d'Adolf Hitler et celle qu'il aurait pu avoir s'il avait réussi à entrer aux Beaux-Arts à Vienne en 1908. Comme il l'indique dans sa post face, PE Schmitt, "en montrant qu'Hitler aurait pu devenir autre qu'il ne fut, il fera sentir "à chaque lecteur qu'il pourrait devenir Hitler".
    Sur le fond, certaines pages sont vraiment puissantes de vérité simple et universelle, quand d'autres enfoncent des portes ouvertes depuis longtemps - ce qui sur un sujet aussi poncé n'est pas surprenant.
  • Amphitryon (1668)

    Sortie : 1668. Roman et théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 11/03.
    Mythe profane du mari cocufié par un Dieu. Tout un tas de quiproquos marrants rendus possible par l'usurpation d'identité par les Dieux, Mercure et Jupiter, le premier couvrant le 2e pour abuser de la pauvre Alcmène en prenant l'apparence de son mari Amphitryon. Pas Charlie Charlie tout ça.
  • La Fortune des Rougon (1871)

    Sortie : 1871. Roman.

    Livre de Emile Zola

    Lu le 13/03.
    Premier roman du cycle des Rougon Macquart. La description dans la première partie du livre de la stratification sociale de Plassans, une sous préfecture du sud-est de la France, est éblouissante. Le bourgeois arriviste Pierre Rougon et sa femme Félicité s'opposent à l'oisif marginal Antoine Macquart. On devine que les grands traits (ou devrait-on dire les grandes tares) des deux familles cousines (car issues de la même mère, Adelaïde Fouche) iront en s'accentuant au fil des romans.
    La dernière partie sur les petites manipulations du coup d'Etat et de l'insurrection républicaine est un peu moins intéressante.
  • L'Epopée de Gilgamesh

    Sha naqba īmuru

    Poésie et conte.

    Livre de Sîn-lēqi-unninni

    lu le 18/03.
    Dur dur de noter une oeuvre de plus de 4000 ans, dont la portée religieuse est devenue obscure pour le grand public et dont la traduction ne peut qu'en faire perdre la poésie, l'oeuvre d'origine étant en vers.
    On retrouve en tout cas plusieurs mythes fondateurs repris des siècles plus tard notamment par les monothéismes (le Déluge) et le polythéisme grec, ainsi qu'un récit initiatique sur la condition humaine et l'amitié.
  • Footballeur infiltré (2016)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Collectif

    Lu le 20/03.
    Bouquin anonyme écrit par un footballeur international anglais évoluant en Première Ligue et racontant l'envers du décor, les vices du métier de footballer pro en Angleterre. Un peu déçu par contre par l'anonymisation complète, même pour des épisodes pas infamants pour un sou. On imagine que le gus ne doit surtout pas passer pour une balance. On apprendra finalement assez peu de choses; pas inintéressant non plus.
  • Le Parfum (1985)

    Das Parfum, die Geschichte eines Mörders

    Sortie : 1985. Roman.

    Livre de Patrick Süskind

    Lu le 26/03.
    Il y a du Michel Tournier dans ce roman, fascinant et malsain, sur le pouvoir insoupçonné de l'odorat. Un petit côté Umberto Eco également dans ce assemblage de roman historique, philosophique, et noir.
  • Les Femmes savantes (1672)

    Sortie : 1672. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 29/03.
    Une dénonciation du pédantisme, plutôt qu'une apologie d'un machisme décomplexé, comme une lecture anachronique, crispée et un peu trop hâtive pourrait le faire croire.
  • Ubik (1969)

    Sortie : 1969. Roman.

    Livre de Philip K. Dick

    lu le 08/04.

    Pas mal de choses intéressantes dans ce "classique" de la science fiction, mais je reconnais être légèrement dubitatif sur les enjeux et partis pris de ce monde dystopique.

    Ok tout se monnaie, mais il n'y a pas besoin d'être un génie pour voir qu'insérer des pièces pour la moindre action - ouvrir une porte - est abominable pour le consommateur, et donc une entreprise un tout petit peu maline qui mettrait en place un système forfaitaire, ou un paiement dématérialisé ou mensuel serait adopté par tous.

    C'est finalement à propos de la construction du scénario et de l'univers que je suis perplexe.
    Pour ce qui est des enjeux généraux du bouquin, les motivations d'Hollis sont beaucoup trop floues pour qu'il puisse être crédible en tant que méchant-ombre-menaçante.
    De même pour Joris: ok c'est un gamin immature et so what ? Pourquoi finance-t-on sa semi-vie ? Pourquoi parler autant de Pat tout le livre pour aboutir... sur pas grand chose ?

    Dernier aspect dérangeant: la langue. Sans doute n'est-ce que la traduction qui est mauvaise - à chaque phrase, j'avais la désagréable sensation de "sentir" l'anglais -, mais le style plutôt pauvre ne permettra pas de compenser la déception du scénario pour les gens qui comme moi attendent plus d'un roman de science-fiction...
  • Kafka sur le rivage (2002)

    Umibe no Kafuka

    Sortie : 2002. Roman.

    Livre de Haruki Murakami

    Lu le 21/04.
    2e Murakami de l'année après le premier tome de 1Q84, belle surprise également. La structure du roman est absolument similaire: on suit alternativement à chaque chapitre deux personnages différents, deux histoires différentes, qui se trouvent liés par une connexion inconnue des personnages à l'origine, mais qui va s'imposer à eux progressivement jusqu'à la confrontation. Une atmosphère assez hors norme se dégage de ce long roman foisonnant de descriptions très précises et de références littéraires et musicales, une atmosphère plus provinciale, féérique et champêtre que le plus froid 1Q84.
  • Pensées, provocs et autres volutes (2006)

    Sortie : janvier 2006.

    Livre de Serge Gainsbourg

    Lu le 01/05.
    Anthologie des déclarations médiatiques et textes de chansons les plus percutants, provocants, inspirés ou signifiants de Gainsbourg.
    Il y a un petit truc absent ici, mais c'est difficile de dire quoi: manque de mise en contexte ? Textes abordés non complets ? Structure générale insuffisamment claire ? Evolution du personnage noyée dans l'approche à peu près thématique retenue ici ?
  • Les Fâcheux (1661)

    Sortie : août 1661. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 04/05.
    Collection de petites scènes désuètes où Eraste est dérangé par une succession d'emmerdeurs, ou plutôt de fâcheux comme on disait à l'époque.
    Sympathique petite comédie ballet.
  • Women (1978)

    Sortie : 1978. Roman.

    Livre de Charles Bukowski

    Lu le 13/05.
    Déçu par la vacuité de ce livre certes drôle par moments, mais vraiment trop pauvre dans le style. Cela est peut-être dû à la mauvaise qualité de la traduction pour la collection Livre de Poche... Toujours est-il qu'on trouvera dans Women peu de choses à retenir de plus que la description d'un vieux dégueulasse qui profite de sa gloriole pour se taper tout ce qui bouge. Description qui ne manque pas d'humour, mais au bout de 380 pages, on attend un peu plus.
  • Après l'histoire (2007)

    Sortie : mai 2007. Essai.

    Livre de Philippe Muray

    Fini (enfin!) le 13/05/2018.
    Voilà un livre de chevet qui vous tient une bonne année !
    Après l'histoire est la compilation des dizaines de chroniques écrites entre 1998 et 2000 par P. Murray dans la Revue des deux mondes je crois...
  • L'École des maris (1661)

    Sortie : 1661. Théâtre.

    Livre de Molière

    Lu le 14/05.

    "Leur sexe aime à jouir d'un peu de liberté ;
    On le retient fort mal par tant d'austérité ;
    Et les soins défiants, les verrous et les grilles
    Ne font pas la vertu des femmes ni des filles.
    C'est l'honneur qui les doit tenir dans le devoir,
    Non la sévérité que nous leur faisons voir.
    C'est une étrange chose, à vous parler sans feinte,
    Qu'une femme qui n'est sage que par contrainte.
    En vain sur tous ses pas nous prétendons régner :
    Je trouve que le cœur est ce qu'il faut gagner "
  • Apologie de Socrate

    Essai.

    Livre de Platon

    Lu le 20/05.
    "Mais le péril où j'étais ne m'a point paru une raison de rien faire qui fût indigne d'un homme libre, et maintenant encore je ne me repends pas de m'être ainsi défendu ; j'aime beaucoup mieux mourir après m'être défendu comme je l'ai fait, que de devoir la vie à une lâche apologie."
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