Carnet de Séries : Saison 2018/2019

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34 séries

par Nushku
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    Notre planète (2019)

    Our Planet

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Documentaire et mini-série.

    Série de David Attenborough avec David Attenborough, Jacques Frantz, Salma Hayek

    Certes, c'est toujours sympa ces petits bouts de docu le dimanche matin en brunchant. Reste que l'on peut avoir du mal à saisir ce que cette série apporte par rapport aux nombreux autres séries de la BBC... certaines séquences sont même reprises telles quelles ! (le lézard et le serpent, la panthère, etc.) C'est in fine toujours mêmes endroits, toujours le même genre d'animaux vu dans des situations peu ou prou similaires et pour lesquelles on se demande à quel point le montage entre en jeu. Il est facile de transformer quelques animaux pépères en une scène de chasse tendue comme un arc — et la BBC a déjà eu quelques petits scandales de ce côté là ! Alors que la jungle et les fonds grouillent de bestioles bizarres que seuls quelques biologistes ou amateurs connaissent et qui dameraient le pion à beaucoup d'auteurs de science-fiction !
    (et j'imagine dès lors un Hollow Knight 2 dans la jungle équatoriale, un Hollow knight 3 sur un récif de corail...)

    Pourquoi encore et toujours les baleines qui gobent de l'anchois par tonne ?

    Surtout, encore plus que dans Planet Earth ou Blue Planet, la musique anthropomorphise jusqu'à l'excès : des dauphins qui jouent auront le droit à musique guillerette comme une balle rebondissante tandis que l'orque sera quant à lui immanquablement accompagné d'une musique inquiétante : attention prédateur, attention "méchant". De manière générale, la série montre peu de victimes, ou celles (tragiques) alors de l'Homme.
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    L'Amie prodigieuse (2018)

    L’amica geniale

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Saverio Costanzo avec Margherita Mazzucco, Gaia Girace, Giovanni Amura

    Des gens se crient dessus très fort en napolitain et Lenù reste passive, stoïque comme un piquet, lèvres pincées, à regarder ces gens se crier dessus très fort en napolitain.
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    City on a Hill (2019)

    55 min. Première diffusion : . Thriller, policier et drame.

    Série de Chuck Maclean avec Aldis Hodge, Kevin Bacon, Mark O'Brien

    CoaH ressemble à une série sortie avec dix ans de décalage, lorsque la course était aux pires anti-héros (et leurs femmes qui veulent divorcer). Dès lors, Kevin Bacon cabotine à mort, en fait des tonnes, fume comme un pompier, fait frétiller sa moustache comme Colin Farell ses sourcils, et n'est in fine jamais très intéressant malgré tout ce qu'il manigance. Sur le reste, on dirait une pâle et micro imitation du projet systémique d'un The Wire, c'est-à-dire montrer les différentes parties interconnectées, interdépendantes d'un microcosme en putréfaction. Mais c'est plus souvent confus que complexe et l'intrigue reste maigre, délayée au remplissage, faisant sa mijaurée.

    Cela pourrait remonter la pente de la colline en saison 2, une fois débarrassés de ces insupportables Ryan, clichetons sur pattes.

    CoaH est terriblement étouffante. Visuellement en premier lieu avec ses couleurs certes chaudes mais comme assourdies, et les personnages sans cesse pris dans des décors trop étroits, engoncés entre les meubles, les papiers peints criards, le premier-plan qui vient systématiquement faire écran, l'encombrer. Une sorte de poil à gratter visuel à la Yórgos Lánthimos, mais là où le grec travail plus dans les grands angles saturés de textures, CoaH travaille par surcharge.
    Cette évidence visuelle se couple à l'évidence factuelle : des protagonistes engoncés dans l’idiosyncrasie d'une ville en déliquescence, en proie à la délinquance, aplatis sous le palimpseste judiciaire où chaque couche ne veut, ne peut que défaire celle juste en-dessous. Il y a bien sûr du The Wire là-dedans. D'avantage du BOSS plutôt quand cela manque de subtilité.

    En un mot, la série ne décolle jamais de sa superficialité, ce syndrome où l'on se regarde vouloir faire une grande série sérieuse — regardons les titres des épisodes —en oubliant de faire une simple mais bonne série.
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    The Loudest Voice (2019)

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Gabriel Sherman et Tom McCarthy avec Russell Crowe, Seth MacFarlane, Sienna Miller

    Dans la famille des séries réalistes, semi-historiques, quasi-documentaires avec de vrais gros acteurs qui veulent briller, je demande le dernier né... VICE est passé par là.

    TLV touche à tout, traite tous les sujets, survole, trace une contre-saison de The Newroom à toute vitesse, ne surnage pas dans le paysage (et comme CoaH, une autre série avec un générique totalement fade et oublié). Russel fait des grimaces et boite, c'est rigolo.
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    Euphoria (2019)

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Sam Levinson avec Zendaya, Hunter Schafer, Jacob Elordi

    Je me suis retrouvé comme une poule devant un couteau avec cette série, à ne pas savoir si elle suintait de vie et d'énergie ou à l'inverse n'était qu'artifices factices baignant dans une lumière bisexuelle* bleue et mauve permanente afin de mettre en avant quelques jolies paillettes de paupières. La voix off — morte ou non mais assurément galvaudée — n'aide pas. Sûrement une histoire de génération. 13 Reasons Why était en ce sens un échec complet puisqu'elle montrait une réalité des années 90, un souvenir d'idée de lycée de trentenaires et non une réalité contemporaine aux prises avec son temps (médias, réseaux sociaux, mode, etc.).

    Euphoria gère très mal le temps passé au fil de sa saison : quelques semaines à tout casser et non une année scolaire toute entière. Tout n'est qu'apax, fêtes, soirées, chutes et rechutes, sans intérêt aucun pour le quotidien, les jours qui passent, devoirs, contrôles, ennui, glandouille, gdb ; bref la vie courante de la plupart des lycéens.

    Série mal branlée (lol !), mal rythmée, aux épisodes trop longs, boiteux, avec d'un côté une volonté stérile de choquer, de montrer du zizi et très peu de nichons et de l'autre d'avoir un ou deux personnages touchants malgré tout et à côté un méchant de comics plus machiavélique que Dr Doom. Le spectateur doit donc se fader ce délire (h)arakiesque, afin d'y pêcher quelques scénettes intéressantes, des personnages touchants (Jules bien plus que Rue dont l'épopée d'addiction a été écrite mille fois auparavant) des fragments de drames. N'allons pas dire pépite, cela reste du déjà vu et revu.

    (* je n'invente pas : https://fr.wikipedia.org/wiki/éclairage_bisexuel)
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    The Boys (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique et action.

    Série de Eric Kripke avec Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr

    Cela faisait quelques mois que les fans du comics répétaient à qui mieux mieux que holala le matériau est si gore et si violent.... comme si c'était une qualité en soi ! De mon côté, depuis que je n'ai plus 14 ans, je suis allergique à tout ce qui se targue et se vante avant tout d'être violent ou gore.

    Attention messieurs, moi je n'aime pas les histoires de héros ! je suis différent et ça n'est pas une énième histoire de superhéros lisses ; là c'est pour les adultes ! (l'argument préféré des comics et des seinen. Ça me fera toujours penser à la célèbre citation de C. S. Lewis sur le sujet.)

    C'est donc sans surprise très conforme, comme toutes ces œuvres qui prétendent aller à contre-sens et déconstruire. Un vague vernis de façade pour attirer le chaland en lui donnant l'illusion de l'irrévérence, une soupape de sécurité si l'on voudra. Deadpool fait bel et bien parti du MCU (et restait lui aussi très routinier et mine de rien tout à fait premier degré dans sa trame ; le second encore plus.)
    On reste donc terriblement classique et en plus sérieux. On renverse on renverse, vite fait, sans grand chose d'original, de singulier, pour rester dans les habituelles structures narratives, de vengeances, de familles à protéger, des méchantes sociétés qui font des expériences, de rédemption et de grands cœurs malgré tout. En fait, ça serait mieux sans les Boys et leurs background larmoyants (évidemment traités sans ironie) pour en faire une vraie série de dysto-politique.

    Comme à peu près toutes les séries d'aujourd'hui, c'est calibré pour se regarder sans peiner, sans éclat également.
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    Another Life (2019)

    44 min. Première diffusion : . Drame et science-fiction.

    Série de Aaron Martin avec Katee Sackhoff, A.J. Rivera, Alexander Eling

    La série semble avoir été écrite par des gens qui n'ont aucune idée de ce qu'est (et de ce que peut) la SF mais on grappillé dans d'autres films les grands tropes de la mauvaise SF de TV ; un peu comme les scénaristes de Sliders après la première saison... du Alien, du The Arrival, du Stargate, du coma psychanalytique, des hallucinations psychanalytiques ; manque que les shapeshifters et une petite boucle temporelle. Il est à peu près certain qu'étant donné le manque de tout dans l'écriture — vie, passion, spontanéité, cohérence — il ne s'agit pas "d'hommages"...

    Un décorum kitsch, aussi fade que ringard comme fond à du mauvais drama... (quand le drama de qualité, plutôt bien amené, ça me dérange moins.) A chaque seconde, c'est truffé de trous, d'incohérences bien trop souvent vues, de facilités faisandées, de mauvais raccourcis et jamais la série ne dépassera les deux-trois truismes que l'on attendait à peine d'elle.
    Les années 2010 pullulaient de ce type de séries à l'ADN vicié mais, diffusées à la semaine, elles étaient vite annulées, vite abandonnées... !

    Bien entendu, la science n'y rime à rien, sera de façon systématique, presque voulue, à géométrie variable, mais il fallait absolument un trou noir ogre ! A croire qu'il y a propagande anti-sciences. On retrouve notamment cette contradiction entre le script et ce qui a été filmé, bien trop fréquente dans les pilots de séries, où le personnage principal tue par un pur hasard total et sans autre choix possible un personnage mais où tout le monde fera comme si c'était un choix sciemment réfléchi à tête reposée. Puis les histoires de familles (que fous la gamine sur les lieux au lieu d'être chez pépé et mémé ? et pourquoi un seul scientifique s'occupe-t-il d'analyser l'Artefact dans des tentes au lieu d'une communauté de plusieurs centaines de spécialistes de tous bords, de toutes nationalités dans une mini-ville qui aurait poussé en une nuit ?) et chaque progression sera sentimentale, instinctive, pour résoudre des énigmes Mickey Mystère. etc. etc.

    Le pire reste l'IA traitée à la Détroit, tout de go dans la chouinerie sentimentale et à peine plus utile qu'un robot domotique, incapable d'être à plusieurs endroits à la fois, de proposer des solutions simples de navigation, de prévoir quoi que ce soit. Il sera alors le membre de l'équipage le plus bête et le moins utile.
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    Years and Years (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Emma Thompson, Lydia West, Russell Tovey

    Here and Now version Turn Left. Comme dans l'épisode de Doctor Who, on y retrouve cette UK proche et déjà dystopique, avec les camps, les familles forcées d'habiter ensemble et la musique pompière de Murray Gold. La fin de 6FU étendue jusqu'à faire série.
    Dommage qu'à la fin, et sans surprise, cette famille simplement prise dans (aux prises de) l'Histoire devienne si importante pour cette dernière. Quand bien même la grande sœur tente d'amoindrir leur impact, chacun ne ferait sa petite part, chaque personnage se retrouve pourtant de façon bien pratique, pas même au centre, mais moteur, de l'action cathartique. Un brin brouillon, très facile, franchement mièvre, transparent dans ses effets et son message, mais efficace en diable. Du RTD tout craché donc !
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    The Planets (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et documentaire.

    Série avec Professor Brian Cox

    Certes c'est très joli et l'accent de Cox est toujours aussi reposant. Certes.

    Cependant, c'est trop de CGI complaisantes et pas assez d'images réelles des sondes envoyées aux quatre coins du système solaire. Surtout, comme toujours avec ce genre de séries, c'est 15 minutes d'un maigre contenu dilué sur une heure. Beaucoup trop léger : cf. l'épisode sur Jupiter qui ne s'intéresse qu'à son impact sur nous et ne parle quasiment pas de la planète et de ses satellites. De manière générale, encore un documentaire trop terracentré : Mars aurait pu être comme la Terre ! et là, de la vie ? et là ?!
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    Good Omens (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Comédie, mini-série et fantastique.

    Série de Neil Gaiman avec Michael Sheen, David Tennant, Sam Taylor Buck

    Le livre est probablement très bien [quoique, étant peu ou prou allergique à Neil Gaiman...] et la série en porte lourdement le poids. C'est-à-dire que le style de Terry Pratchett passe avant tout par les mots colorés, les tournures qui (d)étonnent, le calembour multi-dimensionnels et 'so british', la narration tarabiscotée plus que par ce qu'il y a de filmable et de jouable. Or les séquences où les personnages courent et dégringolent me semble la chose la moins intéressante dans son œuvre.

    Loufoque et lourdingue, rigolo et ringard. Sheen est tout dans dans la retenue, à l'inverse de son rôle dans The Good Fight tandis que Tennant cabotine à mort, rejouant une sorte de Docteur détraqué, fatigué...
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    Chernobyl (2019)

    1 h 05 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, historique et mini-série.

    Série de Craig Mazin avec Jared Harris, Stellan Skarsgård, Emily Watson

    En lançant le premier épisode lors de sa diffusion il y plus d'un mois, je ne m'attendais pas à ce buzz. Comme si la fin de GoT avait fait un appel d'air où s'engouffrer vite, vite. Tout le monde a donc d'ores et déjà glosé sur la qualité de la reconstitution, le degré quasi-microscopique des détails, si ce n'est quelques personnages fusionnés, quelques détails aménagés (mais des détails qui prennent des propositions gigantesques lors qu'on promet l'exactitude à un tel degré !)

    Le travail musical de l'islandaise Hildur Guðnadóttir rappelle très fortement celui de Geoff Barrow sur « Annihilation ». Normal, n'étaient les monstres et les couleurs chatoyantes, le film, comme le livre, constitue en une exploration dévastée, mouvante, changeante et qui influe directement sur le déroulement de la Vie elle-même, les êtres perdant leurs droits arrogés par la Vie. Zone X ou Tchernobyl, pour reprendre les mots du romancier, une épine : « Voyez ça comme une épine, par exemple, une longue et grosse épine, si grosse qu'elle est profondément enfoncée dans le flanc du monde. Elle s'insère dans le monde. »

    La série se teinte alors d'une aura fantastique, trouble, dans laquelle le mal semble roder, presque palpable, prêt à s'incarner au-delà de la déliquescence des tissus dans quelque chose de nouveau, pourtant de terriblement ancien.

    Sobre, efficace, glaçant.
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    Valley of the Boom (2019)

    The_Valley

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Matthew Carnahan avec Bradley Whitford, Lamorne Morris, Oliver Cooper

    C'est précisément tout ce qu'il ne fallait pas faire. NatGeo n'a clairement pas les moyens pour faire de la vraie fiction mais veut gratter, s'arroger, cahin-caha, cette part de marché.
    Alors on fusionne les vieux documentaires où des inconnus parlent face caméra — visages trop près de la caméra, trop éclairés : désagréable en diable — et des reconstitutions kitsch en lieu et place d'images pêle-mêle réelles d'archives. Dites-moi où est l'intérêt d'enlever la meilleure part pour en garder le pire en rajoutant du pire ??!!!
    Les deux segments, donc, loin de faire résonance et de se compléter l'un l'autre, d'approfondir ce que l'autre format ne peut, ne font que se répéter. Alors Valley of the Boom se traîne, étale ses deux-trois faits factuels sur 6 longs épisodes souvent plus embarrassants les uns que les autres. Même la (fausse) bonne idée du personnage qui vient briser le quatrième mur pour nous expliquer la chose façon Short Money ne fait qu'expliquer l'évidence dans des mises en scène ridicules.

    Sur un sujet passionnant, que l'on a tous vécu de trop loin, trop jeunes, trop français — HetCF ne faisait que brasser de vieux topiques de mauvais drama — la chaîne rate clairement le coche. En attendant qu'une chaîne d'un autre calibre se dise qu'elle veut son The Social Network sur 10 épisodes.
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    La Quatrième Dimension (2019)

    The Twilight Zone

    41 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, anthologique, Épouvante-horreur, fantastique et drame.

    Série de Jordan Peele, Simon Kinberg et Marco Ramirez avec Jordan Peele

    Les velléités politiques, messagières, claires et transparentes, grossières, annihilent toute possibilité de nuance, toute finesse d'écriture ; oblitèrent chaque parcelle possible de mystère ou de trouble. Les fins ne restent pas flottantes dans un recoin de la cervelle : seul reste l'agacement. Dès les premières 5 minutes de chaque épisode l'on sait que là, ça sera l'épisode sur le racisme, celui-là sur les flingues, ha celui sur le Président, etc. Puis enchaînement de scènes vulgaires par leur premier degré. Souvent les acteurs semblent s'arrêter de jouer, prêts même à se tourner vers la caméra — Peele apparaître — pour leur soliloque au spectateur. CQFD le dernier épisode méta venait gros comme une maison.
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    The Hot Zone (2019)

    The Hot Zone: A Terrifying True Story

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, mini-série et thriller.

    Série de Brian Peterson, Kelly Souders, Jeff Vintar avec Julianna Margulies, Noah Emmerich, Liam Cunningham

    Ca, pour sûr, on est loin de Chernobyl ! Un téléfilm en deux parties de seconde partie de soirée sur M6 version deluxe. La présence de Julia Margulies ne fait qu'appuyer ce côté cheap, attardé.

    La réalité, intéressante, glaçante, brute mais sans doute trop austère, est reléguée au rang de simple trame de fond — que le simple spectateur aura donc du mal à distinguer sous les diverses couches rajoutées et les personnages fonctionnels brossés à traits grossiers — pour y dérouler le récit attendu, donc méthodiquement linéaire, des premiers jours d'une infection : plus ça va et plus tout ce qui pourrait arriver arrive en une cascade de moins en moins crédible...
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    Charmed (2018)

    45 min. Première diffusion : . 2 saisons. Drame et fantastique.

    Série de Amy Rardin, Jennie Snyder Urman, Constance M. Burge avec Melonie Diaz, Sarah Jeffery, Madeleine Mantock

    Curiosité malsaine et guilty pleasure foiré. Une série incompréhensible qui veut traiter tout un tas de sujets — ceux de l'ancienne série, ceux d'aujourd'hui — mais n'en a pas la patience, va trop vite, part dans tous les sens : abandonne, efface, reprend, diverge, détourne.

    A chaque épisode, l'on croit avoir loupé un épisode, à chaque scène, loupé des scènes.
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    The Act (2019)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Policier, drame, mini-série et thriller.

    Série de Michelle Dean et Nick Antosca avec Joey King, Patricia Arquette, Chloë Sevigny

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    Poupée russe (2019)

    Russian Doll

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie dramatique.

    Série de Amy Poehler, Natasha Lyonne et Leslye Headland avec Natasha Lyonne, Charlie Barnett, Yul Vazquez

    Généralement, le film ou l'épisode de boucle temporelle est rassurant : on en connait par cœur les tropes, pop-up bien huilé et confortable que les scénaristes aiment à déplier sans forcer. Russian Doll, elle, refuse de jouer cette petite ritournelle de la boucle répétée répétée encore et encore et dont le protagoniste principal jusqu'à en devenir le Dieu. Osé à sa façon, de ce refus découle un flou scénaristique et une mollesse de rythme. Surtout, le personnage d'Alan vient rattraper la série en décalant a minimal le point de vue qui était vraiment trop nadiocentré.

    Évidemment à la fin cela vire au mysticisme freudien où tout n'était que métaphore pour les traumas passés (à coup de... on l'a deviné, de micro-flashback !)
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    Vernon Subutex (2019)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et drame.

    Série de Cathy Verney avec Romain Duris, Céline Sallette, Fishbach

    J'en suis le premier impressionné : je pensais détester de bout en bout, à chaque ligne de dialogue. Me hérisser, me braquer. Déblatérer ici sur les truismes, la facilité complaisante, m'irriter de tous ces acteurs français qui surjouent.

    Et pourtant ?
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    Love, Death & Robots (2019)

    Love Death + Robots

    10 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, fantastique, Épouvante-horreur, animation et anthologique.

    Dessin animé de Tim Miller

    Trop de CGI réalistes, rigides comme un cadavre, cameronesque en diable, en pleine uncanny valley (ils donnent d'ailleurs tous l'impression de pouvoir être transformés en jeu AAA en deux coups de cuiller à pot). Sans surprise, pas assez de bonne vieille 2D souple et élastique.

    - Sonnie's EDGY : Angelic Layer version ultra-edgy avec l'animation d'une cinématique FF époque PS2 et la DA d'un jeu PS3 (Remember Me, Prototype, les petites jaquettes de cuir)
    - 3 Robots : inconséquent. Incohérent.
    - The Witness : dur à croire mais réalisé sans ROTOSCOPIE ni MOCAP. GitS en plus crade, mais aussi royalement gratuit. La chute était prévisible.
    - Suits : « Into the Breach » rencontre The Walking Dead de Telltales. Je m'attendais réellement à voir apparaître "adapted from the video game..." Chaque ligne de dialogue et chaque scène sont un cliché d'actionner des années 80 sans un poil de recul.
    - Sucker of Souls : par le studio français qui avait réalisé un trailer pour la BD KAIROS et quelques trucs pour Catsuka. Chouette style, fluide & élastique, gâché par une écriture, encore une fois, des nanardesques et inutilement vulgaire. Adaptez donc plutôt Kairos en série !
    - When The Yogurt Took Over : le plus nul
    - Beyond the Aquila Rift : étonnant d'avoir deux Alastair Reynolds dans cette anthologie. Un rendu trop The Spirit Within. Sera probablement recopié par plusieurs dtV (et Black Mirror).
    - Good Hunting : j'ai vite reniflé que ce silkpunk ça devait être adapté de Ken Liu. Pas fan du style général, mélange bâtard entre animation occidentale et japonaise à la Avatar.
    - The Dump : Le plus nul.
    - Shape-Shifters : Dans la trilogie CGI fade militariste inutile.
    - Helping Hand : Gravity's edgy !
    - Fish Night : Impression de déjà vu chez les courts japonais. La baleine qui flotte dans les airs y est un topos visuel.
    - Lucky 13 : Dans la trilogie CGI fade militariste inutile.
    - Zima Blue : étrange. M'a fait demander pourquoi aucun épisode n'avait été réalisé par Genndy Tartakovsky.
    - Blinspot : m'a furieusement fait penser à Mice from Mars (d'avantage que Heavy metal). Hommage à ces affreux DA US des années 80 ou pur mauvais goût ? On en imaginerait aisément une série.
    - Ice Age : mignon cette suite à un Indien dans le placard (une civilisation dans le frigo) mais Futurama et sans doute pléthores d'autres trucs l'ont déjà fait avant.
    - Alternate Histories : le plus nul des plus nuls.
    - Secret War : Dans la trilogie CGI fade militarise inutile. The Order 2 : 1944
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    The Umbrella Academy (2019)

    47 min. Première diffusion : . 2 saisons. Fantastique, action, drame et thriller.

    Série de Jeremy Slater et Steve Blackman avec Ellen Page, Tom Hopper, David Castañeda

    J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette série mille fois. Depuis ces 5 à 6 dernières années, nous avons en effet le droit à une vague de séries "surréalistes", décalées, à la narration éclatée en flashforwards, flashbacks, scènes musicales, petits intermèdes animés, qui jouent avec complaisance avec les dimensions, les mondes et le brisage de quatrième mur. Toutes utilisent les mêmes gimmicks, possèdent ce même faux rythme trépidant mais terriblement lent, la même envie d'être originale mais pourtant à fond dans les vieux clichés d'écriture des saisons passées, vieux pots (l'utilisation facile, gratuite, de petits flashbacks — tout montrer au lieu de suggérer). Toutes ces séries possèdent également la même esthétique post-Fullero-Anderson qui va associer couleurs pétaradantes et noirs bouchés.

    Nous souvenons-nous de tous les clones de Matrix ?
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    Les Misérables (2018)

    1 h. Première diffusion : . Mini-série et drame.

    Série de Andrew Davies avec Dominic West, Lily Collins, David Oyelowo

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    Hippocrate (2018)

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et médical.

    Série de Thomas Lilti avec Louise Bourgoin, Karim Leklou, Alice Belaïdi

    Étrange et surtout intéressant que ce huis-clos qui s'étend. (même si la réalisation est loin d'être à la hauteur pour montrer ce petit bout d'hôpital qui ne dort jamais. N'est pas Thomas Schlamme qui veut) On voudrait se dire que c'est rocambolesque mais l'on se dit aussi que la réalité est parfois plus étonnante que la fiction. Cela a du arriver. Plusieurs fois.

    Hippocrate la série se place dans la lignée d'Hippocrate le film : réaliste, un soupçon de tendresse (de complaisance ?) pour ce... ces métiers puisque nous ne sommes pas dans une série américaine : il n'y a pas que des docteurs à l'hôpital !
    Dommage alors que dans sa seconde partie Hippocrate sacrifie aux ficelles et grands arcs américains : Louise Bourgoin, pénible de bout en bout, en couple avec Docteur Mamour-Biolay qui cache sa malade, les personnages qui ne peuvent pas dire ce qu'ils veulent car coupés par le montage ou les petits bébés qui vont peut-être mourir, enfin les twists pour la saison 2. Juste du Grey's Anatomy avec des infirmières, des aide-soignants, des manipulateurs et des tubes et perf scotchés.
  • 50 nuances de Grecs (2018)

    5 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, comédie et historique.

    Dessin animé de Julien Berjeaut (Jul) avec Valérie Lemercier, Philippe Torreton, Clément Sibony

    Sans doute un copié-collé case par case, mot pour mot de la bande dessinée.
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    Les Cahiers d’Esther (2018)

    2 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, jeunesse et comédie.

    Dessin animé de Riad Sattouf avec Élena Plonka, Riad Sattouf, Jérémy Bilger

    Copié-collé case par case, mot pour mot de la bande dessinée.
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    Escape at Dannemora (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Brett Johnson et Michael Tolkin avec Benicio Del Toro, Patricia Arquette, Paul Dano

    Côté acteurs, Escape @ est pile dans la veine que je n'aime pas : Benicio del Toro en fait, comme à son habitude, des tonnes. Cet acteur est pour moi un un vrai supplice à regarder, tandis que les autres jouent au carnaval et portent perruques, prothèses et fausses dents parfaitement visibles. Les acteurs en bavent de partout. De longs gros plans sur leurs faciès grimés donc, tous plus nerveux qu'un Richard Bohringer. Cela me sort de la série, je ne vois que la prestation de clown. Seul le petit Paul Dano, tout en frustration montante et contenue, s'en sort avec honneur, je trouve. Oui, un Jessie réussi ! Pourtant les deux premiers auront sans doute Golden Globes et cie.


    Rude, austère, néanmoins, cette plongée dans Vis ma vie ou Strip-tease. (comment une prison ? une fuite ?)
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    Hilda (2018)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Jeunesse, animation et action.

    Dessin animé de Luke Pearson

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    ABC contre Poirot (2018)

    The ABC Murders

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, mini-série et policier.

    Série de Sarah Phelps avec John Malkovich, Rupert Grint, Eamon Farren

    A l'instar de And then there were none, Sarah Phelps rajoute tout ce que l'on ne veut pas dans une adaptation d'Agatha Christie... à commencer par ses incessants flashback. N'est pas Sharp Objects qui veut.
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    Camping (US) (2018)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Lena Dunham et Jennifer Konner avec Jennifer Garner, David Tennant, Juliette Lewis

    On dirait une série Showtime de 2007.

    N'a-t-on pas déjà écrit ça mille fois ? une petite série avec une petite troupe de proto-quadra amis depuis la fac, très malheureux, frustrés, aigris qui, à une occasion quelconque, vont se dissoudre sur place et enfin révéler ce qui les constipait depuis des lustres ? Et au lieu de tous se casser chez eux et de ne plus se parler, ça va gueuler mais en restant polis, baiser au milieu de nulle part, se droguer, s'engueuler encore. Tout ça à coup de personnages stéréotypés à l'excès dans la famille des Hipsters et cousins incestieux, qu'il s'agisse de la psychorigide à classeurs à la Amy Santiago/Monica que de la sempiternelle vieille hippie et ses chakras qu'on laisse impunément ne pas vacciner ses enfants.

    Cela me défrise que l'on s'enquiquine encore à croire qu'écrire ce genre de personnages, du moins avec ce type d'écriture sans finesse (Hello Lena), puisse intéresser les gens.
  • Bande-annonce

    Nightflyers (2018)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction et Épouvante-horreur.

    Série de Jeff Buhler avec Eoin Macken, David Ajala, Jodie Turner-Smith

    Le livre de Martin est peut-être très bien. La série, elle, est un de ces téléfilms des années 90 qui passaient sur M6 en seconde partie de soirée étiré sur dix trop longs épisodes.

    Nightflyers est une gageure à regarder. Nightlfyers abuse des hallucinations lourdingues, toujours trop longues, triplement justifiées (le télépsychopathe, l'hologramme de l'ordinatueur, le 'ready player one'). Effet d'écriture cheap néanmoins utilisé à foison par les scénaristes depuis 25 ans. Combien de petits papas ont vu leur fille tragiquement morte déambuler dans un coin de leur esprit ?

    Les deux tiers de Nightflyers se résument donc en des mecs qui marchent lentement des couloirs sombres en passant la main le long des coursives en hallucinant (même lorsqu'ils savent qu'ils ne suivent qu'une hallucination). Le dernier tiers, ne sera plus que des gros plans à lens-flare sur des types qui crient très fort car ils ont très mal. Ou qui baisent. A chaque nouvel élément, c'est du pur lieu commun de série B-Z, de l'effet de film d'horreur, du décor cheap ou de l'hommage grossier surtout utilisé pour justifier, encore une fois, un galvano galvaudé de slasher, de mauvais thriller, comme s'ils avaient voulu tout caser en une seule purge.

    Une purge sombrement colorée. Et j'espère bien qu'ils n'adapteront jamais Rendez-vous avec Rama.
  • Bande-annonce

    Kidding (2018)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Dave Holstein avec Jim Carrey, Catherine Keener, Frank Langella

    Cela faisait une paire que je n'avais pas eu autant de mal à ne pas décrocher d'une série !

    Flasque, neurasthénique, délavé, l'ensemble semble baigner sous un de ces ciels d'eau de lessive de novembre du Nord de la France et retrempé dans du lait pour en faire du pain perdu, tout flasque. Pas touchant alors que ça essaie beaucoup, trop beaucoup, jamais drôle, pas même pince-sans-rire, pas même loufoque ou surprenant malgré deux-trois gondryioles et quelques morts aléatoires. Bref, loin de la "sprezzatura" qu'une telle dramédie — en retard dans un marché saturé par ce genre depuis 2012 — devrait offrir.

    En somme, une série Showtime.
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