Chroniques du cinéphile stakhanoviste (Justin Kwedi)

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1733 films

par Grégory Ciné
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    Étrange Séduction (1990)

    The Comfort of Strangers

    1 h 47 min. (France). Drame et thriller.

    Film de Paul Schrader avec Christopher Walken, Rupert Everett, Natasha Richardson

    Certainement un des films les plus étranges de la filmographie de Paul Schrader où son attrait pour la perversion et l'interdit s'exprime le mieux. Une première moitié de film montrant un couple Rupert Everett/Natasha Richardson en vacances à Venise où la beauté de la ville ne semble pas atténuer le manque de communication et l'éloignement progressif entre les deux. On a rarement vue Venise filmée comme cela, Schrader privilégie les ruelles vides, les coins bizarres où déambule notre couple en crise. Les monuments et zones touristiques ne sont aperçus que dans des ambiances très particulières, au petit matin où à la nuit tombante ce qui leur confère une étrangeté certaine et inédites.
  • Tom Jones (1963)

    2 h 10 min. (France). Aventure.

    Film de Tony Richardson avec Albert Finney, Susannah York, Hugh Griffith

    Un virevoltant et très novateur dynamitage du film en costume qui anticipa toute la vague des films délirants pop psyché à venir durant la décennie. Adapté d'un classique anglais de Henry Fielding, on suit les aventures du jeune Tom Jones, enfant illégitime élevé dans la campagne par un noble anglais. Doté d'un talent certain pour s'attirer les pires ennuis, il se retrouve chassé de chez lui à tort suite aux manipulations de son frères adoptif. C'est parti pour une suite d'aventures et de rencontres délirantes où il va essayer de lever le secret de ses origines et surtout gagner le cœur de sa bien aimée Sophie (joué par la charmante Susanna York) que le destin s'acharne à constamment éloigner de lui.
  • Bande-annonce

    Retraite mortelle (1972)

    Pulp

    1 h 35 min. (Royaume-Uni). Policier.

    Film de Mike Hodges avec Michael Caine, Mickey Rooney, Lionel Stander

    Un pitch proche du récent Ghostwriter de Polanski avec un Michael Caine écrivain à la petite semaine chargé d'être le nègre pour l'autobiographie d'un commanditaire mystérieux qui s'avérera être une star hollywoodienne déchue incarné par Mickey Rooney. Les accointances de ce dernier avec la mafia pourraient le menacer, certaines révélations ne devant pas être faites. Pas aussi connue que le polar La loi du milieu mais une nouvelle brillante collaboration entre Michael Caine et Mike Hodges.
  • Bande-annonce

    Spéciale première (1974)

    The Front Page

    1 h 45 min. (France). Comédie, drame et romance.

    Film de Billy Wilder avec Jack Lemmon, Walter Matthau, Susan Sarandon

    Troisième adaptation de la célèbre pièce de Ben Hecht où Wilder a la très difficile tâche de se frotter à celle insurpassable offerte par Howard Hawks avec La Dame du vendredi. On évacue la question d'emblée, à aucun moment le film de Wilder ne s'approche du rythme éreintant, des dialogues pleins d'esprit et du charme du Hawks. D'ailleurs il n'essaie même pas pour prendre une voie différente. Le côté screwball comedy disparaît totalement la relation de couple avec Susan Sarandon étant plus un obstacle qu'un réel enjeu finalement pour Jack Lemmon (qui remasculinise le rôle que Hawks avait féminisé par rapport à la pièce avec Rosalind Russell).
  • Séduite et abandonnée (1964)

    Sedotta e abbandonata

    1 h 58 min. (France). Comédie dramatique.

    Film de Pietro Germi avec Stefania Sandrelli, Saro Urzì, Aldo Puglisi

    Un film brassant les mêmes thèmes que son Divorce à l'italienne avec lequel il constitue une sorte de diptyque sicilien (voir trilogie sur les mœurs italiennes si on ajoute Signore & Signori se déroulant lui à Trevise). Après l'impossibilité de divorcer, c'est sur le mariage forcé que s'attarde Germi à travers le destin de la jeune Stefania Sandrelli mise enceinte dans un élan de passion et dont le père va user de tout les stratagème pour garder l'honneur de sa famille intact. La première moitié est tout simplement époustouflante de rythme, d'idées et de situations rocambolesques. Le film s'ouvre sur une scène de séduction passionnée et torride où Germi se joue avec brio de la censure.
  • La Vie future (1936)

    Things to Come

    1 h 40 min. (Royaume-Uni). Science-fiction.

    Film de William Cameron Menzies avec Raymond Massey, Edward Chapman, Ralph Richardson

    Dans la lignée de Metropolis (ou dans un registre différent d'un Intolérance ou les Dix Commandements première version pour la construction en plusieurs époque lointaine) un petit classique de la SF futuriste et utopique. Adapté du roman de HG Wells (qui signe lui même le scénario) Shape things to come, le film constitue un des grands chantier du cinéma anglais des années 30 par l'intermédiaire du producteur d'origine hongroise Alexander Korda et de ses frères, qui développe ici pas mal des moyens colossaux et de la science des trucages qui éblouiront les spectateurs dans des films bien meilleurs les années suivantes comme Le Voleur de Bagdad, Le Livre de la jungle ou les œuvres de Michael Powell. A la réalisation on trouve William Cameron Menzies, chef décorateur de quelques fleuron du muet (Le Voleur de Bagdad de Raoul Walsh...) et qui va ici apporter son sens de l'esthétique.
  • Champagne Charlie (1944)

    1 h 45 min. (Royaume-Uni). Comédie dramatique et musique.

    Film de Alberto Cavalcanti avec Tommy Trinder, Stanley Holloway, Betty Warren

    Incursion dans le milieu des music-hall londonien de l'Angleterre victorienne au travers de destin croisés de personnages, notamment l'ascension d'un jeune provincial dans la chanson. Un film qui respire la fougue et la joie de vivre, la reconstitution et l'ambiance de l'époque étant traduit dans une tonalité festive porté par une narration trépidantes.
  • Crazy Day (1978)

    I Wanna Hold Your Hand

    1 h 44 min. (France). Comédie.

    Film de Robert Zemeckis avec Nancy Allen, Bobby Di Cicco, Marc McClure

    1964, la Beatlesmania bat son plein aux USA et à l'occasion de la participation des Fab Four au Ed Sullivan Show, un groupe d'adolescents va passer une journée de folie où tout les moyens seront bon pour approcher et assister au concert de leurs idoles. Tout premier film de Robert Zemeckis, écrit en collaboration avec son partenaire de toujours Bob Gale et produit par Steven Spielberg himself bien avant les Retour vers le futur donc. Un petite merveille de teen movie où, à travers la traque aux Beatles se révèlent des tourments adolescents ordinaires dans ce groupe de personnages très attachant pour qui l'aventure servira de révélateur. La toute jeune Nancy Allen, future mariée, va ainsi découvrir un monde bien différent de celui de femme rangée qui l'attend. Assez drôle de la voir dans un rôle de sainte nitouche quand on pense aux futurs rôles torrides qui l'attendent chez De Palma, elle est ici merveilleusement touchante et innocente. Et on ne se refait pas, elle rafle les scènes les plus hot du film lorsqu'elle parvient à s'introduire dans la suite vide des Beatles et frise l'orgasme en s'agrippant à la basse de Paul McCartney.
  • Les Dimanches de Ville d'Avray (1962)

    1 h 47 min. (France). Drame.

    Film de Serge Bourguignon avec Hardy Krüger, Nicole Courcel, Patricia Gozzi

    Un point de départ troublant et risqué qui laisse à penser que la relation sera filiale, voire fraternelle mais Serge Bourguignon aborde frontalement son sujet qui n'est rien de moins que le récit d'une amitié amoureuse entre un adulte et une fillette. Hardy Kruger homme-enfant amnésique revit son adolescence auprès de la jeune Françoise, enfant précocement mature car mal aimée et livrée à elle même depuis l'enfance. Bourguignon écarte la dimension sexuelle sordide potentielle (sans éliminer la vraie tonalité amoureuse tabou) en s'axant sur le rapprochement de ces deux solitudes et la tendresse mutuelle entre les personnages. Il faut avouer que c'est très perturbant d'observer cette promiscuité, mais Bourguignon fait preuve d'une telle délicatesse et justesse pour dépeindre le monde intérieur et l'amour platonique des héros que toute pensée dérangeante s'estompe progressivement pour apprécier les moments passés. Le monde des adultes, incapable de comprendre ce rapport hors norme autrement que par la morale va s'avérer terriblement oppressant lors d'une conclusion traumatisante.
  • Bande-annonce

    La Valse dans l'ombre (1940)

    Waterloo Bridge

    1 h 48 min. (France). Drame, romance et guerre.

    Film de Mervyn LeRoy avec Vivien Leigh, Robert Taylor, Lucile Watson

    A l'aube de la seconde guerre mondiale, alors que les londoniens se prépare à une existence difficile avec le conflit imminent face aux Allemands, le vieil officier joué par Robert Taylor se souvient. Plus de 20 ans plus tôt, dans un contexte similaire à l'aube de la première guerre mondiale il vécu une histoire d'amour passionnée avec une danseuse de ballet. Un mélo absolument somptueux et poignant porté par un couple magnifique, surtout Vivien Leigh poignante dans son premier rôle après le triomphe de Autant en emporte le vent.
  • Red Dust (1990)

    Gun gun hong chen

    1 h 34 min. (Hong Kong). Drame, guerre et romance.

    Film de Yim Ho avec Brigitte Lin Ching-hsia, Chin Han, Maggie Cheung

    Un magnifique drame qui de l'occupation japonaise aux troubles politiques post deuxième guerre mondiale, mêle la fresque historique et le récit intimiste poignant à travers les tourments d'un superbe personnage féminin incarné par Ling Ching Hsia (Son meilleur rôle avec Peking opera Blues) étonnante de fragilité, on est loin des guerrières androgyne de Tsui Hark.
  • La Mort apprivoisée (1949)

    The Small Back Room

    1 h 46 min. (Royaume-Uni). Drame, romance et thriller.

    Film de Michael Powell et Emeric Pressburger avec David Farrar, Kathleen Byron, Jack Hawkins

    Venant juste après la flamboyance et l'explosion de couleur des Chaussons Rouges, le duo opère un revirement surprenant avec ce film qui est presque son exact inverse. Là où le précédent n'était que sentiment exacerbé porté par un récit hypertrophié et fastueux, l'adaptation du roman de Nigel Balchin (qui signe le scénario en personne) les voie emprunter une voix plus intimiste.Le récit dépeint les tourments d'un jeune scientifique joué par David Farrar en pleine crise. Miné par le manque de confiance en soi suite à une infirmité du pied, il se laisse marcher sur les pieds dans le cadre de ses recherches et se réfugie dans l'alcool au grand désespoir de sa petite amie (jouée par Kathleen Byron la nonne meurtrière du Narcisse Noir).
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    Dr. Jekyll et Sister Hyde (1971)

    Dr Jekyll & Sister Hyde

    1 h 37 min. (France). Épouvante-Horreur.

    Film de Roy Ward Baker avec Ralph Bates, Martine Beswick, Gerald Sim

    Sur le déclin au début des 70's la firme Hammer tente de se renouveler à coup de pitch improbable, plus moderne et dans l'air du temps. Parfois c'est bien loupé (Les 7 vampires d'or coproduit avec la Shaw Brothers et mélangeant kung fu et gothique, Dracula 73 revival dans l'air du temps flashy et disco) et d'autres fois donne de belles réussites (Captain Kronos écrit par Brian Clements le créateur de Chapeau Melon et Botte de Cuir qui officie à nouveau ici) comme cette relecture brillante du roman de Stevenson.
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    Ça chauffe au lycée Ridgemont (1982)

    Fast Times at Ridgemont High

    1 h 32 min. 1982 (France). Comédie.

    Film de Amy Heckerling avec Sean Penn, Jennifer Jason Leigh, Judge Reinhold

    Très sympathique et légère chronique adolescente bien marquée 80's (BO qui dépote Tom Petty, les Cars les Go-Go's dès la scène d'ouverture !) qui s'attarde sur le destin de quelques teen-agers le temps d'une année scolaire au lycée Ridgemont. Pas de grande message ni d'intrigue construite, juste des petite histoire truffée de personnages attachants confrontés à des problèmes de leurs âge. Là où le film fait mouche c'est sur le mélange d'humour bien débile et d'un aspect dramatique qui transparaît sous la légèreté. Cela passera surtout par l'héroïne jouée par la toute jeune Jennifer Jason Leigh pressé de devenir femme et se donnant un peu trop facilement aux garçons avant d'apprendre à faire passer les sentiments et de mieux se connaître.
  • Les Passions des vampires (1970)

    The Vampire Lovers

    1 h 31 min. (France). Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Roy Ward Baker avec Ingrid Pitt, Pippa Steel, Madeline Smith

    Avec Docteur Jekyll and Sister Hyde ou encore Captain Kronos, The Vampire Lovers est un des derniers soubresauts d'une Hammer sur le déclin à l'orée des 70's. Une nouvelle fois c'est au très doué Roy Ward Baker que la firme parvient à maintenir une vraie inventivité et exigence qualitative. Ici le scénario adapté du roman Carmilla de Sheridan Le Fanu dépeint les agissement d'une vampire qui introduit insidieusement les maisonnées de noble pour séduire et vider de leur sang les jeunes filles.
  • Bande-annonce

    Le Golf en folie ! (1980)

    Caddyshack

    1 h 39 min. (France). Comédie et sport.

    Film de Harold Ramis avec Chevy Chase, Rodney Dangerfield, Ted Knight

    Premier film de Harold Ramis où on ressent encore grandement l'influence de son passif d'amuseur télé mais sans le cadre qu'avait pu lui imposer John Landis sur American College dont il a écrit le scénario. Donc là malgré un fond vraiment intéressant (lutte des classe dans un club de golf, aspiration à un meilleur avenir d'un jeune caddie joué par Michael O'Keefe, opposition entre nantis oisif et nouveau riches grande gueule investissant le golf) c'est assez bancal niveau rythme et moyennement palpitant, Un jour sans fin ou Ma femme mes doubles et moi sont encore loin.
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    Le Grand Chantage (1957)

    Sweet Smell of Success

    1 h 36 min. (France). Drame et film noir.

    Film de Alexander Mackendrick avec Burt Lancaster, Tony Curtis, Susan Harrison

    Un des très grands films contre le pouvoir des médias qui voyait Alexander McKendrick signer un chef d’œuvre dès son premier film américain. Le récit nous plonge dans le monde des vautours des agent de presse traquant la moindre rumeurs ou calomnies afin de les revendre aux chroniqueurs faisant la pluie et le beau temps sur l'opinion publique. On s'intéresse au plus sournois et cynique d'entre eux incarné par Tony Curtis, en grande difficulté depuis qu'il n'est plus en odeur de sainteté avec Burt Lancaster, chroniqueur le plus puissant de la ville. Pour retrouver ses faveurs il lui suffirait de briser l'idylle de la sœur de Lancaster avec un musicien de jazz, mal vue par le grand frère trop tatillon.
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    Hors d'atteinte (1998)

    Out of Sight

    2 h 03 min. (France). Comédie, policier et romance.

    Film de Steven Soderbergh avec George Clooney, Jennifer Lopez, Ving Rhames

    Un film charnière pour tout ses principaux participants : Soderbergh y conclut la longue traversée du désert des 90's qui a suivit sa Palme d'or de 1989 (Sexe mensonges et vidéo) en réussissant enfin l'équilibre entre ses velléités expérimentales et un ton plus grand public, Clooney trouve enfin LE rôle et le film qui vont lancer sa carrière ciné depuis son départ d'Urgences et Jennifer Lopez effectue ce qui reste à ce jour sa meilleure prestation. L'intrigue policière est assez simple et efficace mais est rehaussée par une narration alambiquée faisant le va et viens entre passé et présent, dévoilant les enjeux avec une grande habileté. On suit donc Clooney en cavale préparant un coup tandis que les flashbacks en prison nous informe des tenants et aboutissant de celui-ci. Malgré un humour et une cool attitude constante, la violence du milieu criminel est d'ailleurs loin d'être négligée.
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    L'Adorable Voisine (1958)

    Bell, Book and Candle

    1 h 46 min. (France). Comédie romantique et fantastique.

    Film de Richard Quine avec James Stewart, Kim Novak, Jack Lemmon

    Belle comédie qui apporte un renouvellement bienvenu à la screwball comedy en la confrontant au surnaturel. On a donc une Kim Novak en sorcière lasse de ne fréquenter que ses congénères et souhaiterait une existence plus normale. Tombé sous le charme de James Stewart, elle ne pourra s'empêcher de l'ensorceler pour qu'il tombe dans ces bras, ce dernier devant se marier le lendemain. Tout le film questionne donc l'artificialité ou pas de ces sentiments, tout en décrivant l'inconscient éveil aux sentiments de Kim Novak et jouant avec humour de son aspect fantastique.
  • Bande-annonce

    Boule de feu (1941)

    Ball of Fire

    1 h 51 min. (France). Comédie romantique.

    Film de Howard Hawks avec Gary Cooper, Barbara Stanwyck, Oskar Homolka

    Blanche Neige et les Sept Nains revisité à la sauce screwball comedy sur un scénario de Billy Wilder et Charles Brackett mis en scène par Howard Hawks, difficile de faire plus alléchant. Une très grande réussite bizarrement peu citée parmi les perles de Hawks sans doute parce que ça ressemble bien plus à ce que donneront les plus mémorables comédies à venir de Wilder. On retrouve donc une intrigue pleine de quiproquos et de faux semblant avec Barbara Stanwyck réfugiée chez les nains/professeurs pour échapper à la police et qui va tomber bien malgré elle sous le charme du professeur coincé incarné par Gary Cooper (dont on néglige trop souvent les talents de comédie à cause de ses rôles de dur à cuire, Wilder, Lubitsch et Hawks dans sa filmo ce n'est pas rien !).
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    Cyclone à la Jamaïque (1965)

    A High Wind in Jamaica

    1 h 43 min. (France). Aventure et drame.

    Film de Alexander Mackendrick avec Anthony Quinn, James Coburn, Dennis Price

    Malgré d’éminents défenseurs en France comme Bertrand Tavernier, Alexander Mackendrick semble aujourd’hui un secret bien gardé des cinéphiles, que la ressortie de ce Cyclone à la Jamaïque devrait atténuer. Bien qu’étant américain, Mackendrick passa une grande partie de sa vie en Grande-Bretagne. Il émigra en Ecosse chez son grand-père durant son enfance lorsque sa mère ne fut plus en mesure de s’occuper de lui. De là, il gravit lentement les échelons au sein de l’industrie cinématographique anglaise. Après des études à la Glasgow School of Art, il intègre une agence de publicité dont il devient le directeur artistique et où il rédigera les scripts de plusieurs spots. Cette expérience l’amène une fois la Seconde Guerre mondiale entamée à intégrer le Ministère de l’Information où il réalisera des films de propagande pour l’état. Ce poste lui permet de voyager à travers l’Europe et le monde notamment pour tourner des actualités. Il acquiert bientôt le statut de producteur et sera en partie à l’origine du lancement du Rome, ville ouverte de Roberto Rosselini.
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    Quai des Orfèvres (1947)

    1 h 46 min. (France). Drame et policier.

    Film de Henri-Georges Clouzot avec Louis Jouvet, Simone Renant, Bernard Blier

    Pour son grand retour derrière la caméra (Soupçonné de collaboration avec les allemands suite à la controverse du Corbeau il sera interdit de tourner pendant un temps) Clouzot frappait là un grand coup. Un récit criminel sordide et banal à souhait qui se voit orné de la puissance des plus grands drames par la profonde humanité que Clouzot confère aux personnages et aux situations. Sans appuyer outre mesure, on comprendra le comportement aguicheur et l'arrivisme de Suzy Delair au détour d'un dialogue sur son enfance misérable, sans que jamais son amour pour Bernard Blier ne soit mis en doute. Ce dernier saisi l'occasion qui lui donné dans un pur rôle dramatique avec un personnage réellement tragique et déchirant, amoureux transi placé dans une situation périlleuse.
  • Les Bas-fonds (1936)

    1 h 35 min. (France). Policier, drame et romance.

    Film de Jean Renoir avec Jean Gabin, Suzy Prim, Louis Jouvet

    Adapté d'une pièce de l'auteur russe Maxime Gorki, le film s'inscrit dans le cinéma du Front Populaire et symbolise également par les idées véhiculées l'engagement de Renoir au sein du parti communiste. Il en résultera d'ailleurs quelques décalages étonnant puisque l'intrigue entièrement transposé dans un contexte français parisien se voit finalement doté d'élément disparate ayant trait à la Russie (certains personnages, la monnaie en rouble) et au communisme après que Renoir ait sous la pression de ses amis communiste fait légèrement machine arrière en incorporant certains détail slave à son film.
  • La Gloire et la Peur (1959)

    Pork Chop Hill

    1 h 37 min. (France). Guerre.

    Film de Lewis Milestone avec Gregory Peck, Harry Guardino, Rip Torn

    Récit d'un fait méconnu et révoltant de la guerre de Corée, le film dépeint la bataille désespéré que mène le bataillon dirigé par Gregory Peck pour s'emparer d'une colline sans aucune valeur militaire où stratégique. La Chine et les États-Unis se trouvant en négociation pour l'armistice, ce bastion insignifiant prend soudainement des enjeux gigantesque tout en provoquant une situation ridicule et révoltante pour les soldats en place. Impossible en effet pour aucune des deux nations de renforcer les effectifs pour s'assurer la victoire car cela serait perçu comme une provocation, mais se retirer serait synonyme de perdre la face dans le cadre des après négociations entre les deux pays.
  • Les Voyages de Gulliver (1960)

    The 3 Worlds of Gulliver

    1 h 39 min. (France). Aventure et fantastique.

    Film de Jack Sher avec Kerwin Mathews, Jo Morrow, June Thorburn

    Après l'immense succès du Septième Voyage de Sinbad Ray Harryhausen et son producteur Charles Schneer eurent les coudées franches et un budget conséquent pour cette fastueuse adaptation du célèbre roman de Jonathan Swift. Si visuellement le spectacle est une nouvelle fois au rendez vous, on ne peut qu'être franchement déçu en terme d'adaptation.
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    Tom Horn (1980)

    1 h 38 min. (France). Western.

    Film de William Wiard avec Steve McQueen, Linda Evans, Richard Farnsworth

    Superbe western adapté de la vie du véritable Tom Horn, légende de l'Ouest aux multiples exploits dont la capture de Géronimo. Situé au début du 20é siècle, le scénario nous montre un Tom Horn complètement déphasé, véritable vestige d'un Ouest révolu et basculant dans la modernité. Ce sentiment de décalage est traité tout d'abord de manière comique, notamment lors d'une scène où il s'avère bien incapable de de déguster du homard lors d'un dîner ou bien encore lorsqu'il reçoit une sévère correction de la part du boxeur Jim Corbett (immortalisé par Errol Flynn dans le Gentleman Jim de Walsh) montrant ainsi les sportifs comme les nouveaux héros des temps modernes face aux légendes de l'Ouest dépassées.
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    Seuls les anges ont des ailes (1939)

    Only Angels Have Wings

    2 h 01 min. (France). Aventure, drame et romance.

    Film de Howard Hawks avec Cary Grant, Jean Arthur, Richard Barthelmess

    Un des tout meilleurs Hawks que ce superbe film qui rend hommage aux aventuriers de l'aviation. L'histoire nous plonge dans le quotidien d'une compagnie de transport de courrier dirigée par Cary Grant qui a fort à faire pour tenir un contrat l'obligeant à respecter tout ces envois quoiqu'il arrive. Un rôle surprenant pour Cary Grant (sûrement son plus sérieux avec Les Enchaînés ou Soupçons de Hitchcock) avec cette homme complexe dissimulant sa sensibilité sous des airs bourrus. C'est également la particularité de cette communauté d'aviateur magnifiquement dépeinte par Hawks (lui même ancien pilote) rigolarde et attachante qui préfère oublier dans l'insouciance les danger bien présent entre les appareils vétustes et la météo capricieuse.
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    L'Étrange Créature du lac noir (1954)

    Creature from the Black Lagoon

    1 h 19 min. (France). Épouvante-Horreur.

    Film de Jack Arnold avec Richard Carlson, Julie Adams, Richard Denning

    Un des très grands film de monstres et de SF des années 50, réalisé de main de maître par Jack Arnold pour la Universal. La scène d'ouverture nous faisant une succincte et poétique histoire de l'évolution annoncent presque la teneur presque philosophique de "L'Homme qui rétrécit" son meilleur film. On entre ensuite dans le vif du sujet avec la découverte d'un curieux fossile qui entraîne une expédition scientifique au tréfonds de l'Amazonie. Dans la plus pur tradition de l'époque, Arnold ménage judicieusement les apparition de sa créature dans un premier temps, menace indistincte sous la forme d'une main humanoïde décimant les rangs des intrus venu troubler sa quiétude. en effet si l'aspect bestial et les tueries de la créature ne sont pas atténuée, c'est constamment l'invasion des hommes qui suscite les agression de la créature.
  • Sept secondes en enfer (1967)

    Hour of the Gun

    1 h 40 min. (France). Western.

    Film de John Sturges avec James Garner, Jason Robards, Robert Ryan

    10 ans après son mythique Règlements de Compte à OK Corral, Sturges réalisait cette suite/relecture de l'histoire sur un ton plus réaliste, le générique annonçant d'emblée que le film rapporte la vérité des évènements. L'histoire étant inscrite dans l'inconscient collectif, pas de présentation ni de mise en place le duel légendaire étant placé dès la séquence d'ouverture. Magnifique scène où la tension monte jusqu'à l'insoutenable et qui nous présente tout les protagoniste dans le feu de l'action de manière bien héroïque.
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    Au revoir Mr. Chips ! (1939)

    Goodbye, Mr. Chips

    1 h 54 min. (France). Drame.

    Film de Sam Wood avec Robert Donat, Greer Garson, Terry Kilburn

    Une ouverture sur la rentrée scolaire au sein d'un collège privé anglais de garçon guindé comme on en voit tant d'autres. L'ambiance rigoureuse se voit bientôt troublé par l'arrivée d'un vieux bougre un peu farfelu à l'oeil malicieux qui, étonnant semble incroyablement aimé par ses jeunes élèves. Cet homme c'est Mr Chips dont le film va parcourir la carrière de professeur jalonnées de haut et de bas. Les bas ce sont les débuts en tant que jeune enseignant, emprunté et malmené par les élèves. Il finira par gagner leur respect mais demeurera sans flamme, un peu ennuyeux et vieilli avant l'âge en étant la risée de ses collègues.