Fauve ≠ me fait rugir de plaisir

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12 morceaux

par takeshi29

Fauve ≠ le précise toujours, ce n'est pas un groupe mais un collectif. Si sur scène, ils sont cinq, quatre musiciens et un vidéaste, ils peuvent être jusqu'à quinze à participer à leurs divers projets.

Quand je les ai vus débarquer sur la toile fin 2011 avec leurs petites vidéos bricolées, je dois l'avouer, je m'en suis méfié. Je suis un vieux con, de la vieille école, et le buzz fabriqué par internet, ce n'est pas forcément mon truc.

Je dois le dire, d'entrée de jeu, leur "Kané" et leur "Sainte Anne" m'ont d'abord intrigué puis touché, pris aux tripes, remué mais j'ai décidé d'être patient et d'attendre la suite pour juger de l'autenthicité de l'affaire, pour vérifier si cette voix étrange, sorte de Romain Duris n'ayant pas tout à fait mué, et ce débit de mitraillette pouvaient tenir sur la distance.

Quelques mois sont passés et "Nuits fauves" (en référence au film de Cyril Collard d'où le groupe tient son nom) a déboulé. Morceau sexuel, moite, dérangeant, désespéré, brutal, puissant, merveilleusement dépressif, un choc que je n'avais plus ressenti depuis les monumentaux et vilains "Mon cerveau dans ma bouche" ** de Programme et le "Stup religion" de Stupeflip ***.

Les morceaux suivants viendront confirmer cette impression, ce journal intime d'un adolescent écorché vif est la chose la plus salutaire qui soit arrivée à la musique française depuis très très longtemps, ces petits parigots sont bien les fils spirituels de Daniel Darc et d'Arnaud Michniak.

Ces gamins turbulents sont difficiles à suivre, ils balancent des clips sur la toile, donnent des concerts souvent gratuits, refusent de céder aux sirènes d'un quelconque label et bien longtemps on a cru qu'aucun disque ne verrait le jour. Finalement ils ont fini par auto-produire un EP sorti en mai 2013, "Blizzard" ( http://www.senscritique.com/album/Blizzard/critique/23084822 ), regroupant six titres. *

Plutôt que d'en faire une critique classique, j'ai décidé de fonctionner comme Fauve ≠ aime à le faire, en partageant leurs morceaux, leurs clips, leurs prestations live au travers de cette liste.

Même si les paroles de leurs chansons pourraient laisser penser le contraire, ces coquins sont bien des jeunes qui ont tout compris à leur époque, alors tous leurs morceaux et leurs clips sont en écoute légale sur le net, d'où ma décision de créer cette liste avec quelques liens qui vous permettront de découvrir ce que je considère comme la musique française du futur, ni tout à fait rock, ni tout à fait rap, ni tout à fait slam, et en fait tout ça à la fois.

Mais rien ne vaut un joli petit vinyle rouge qui tourne sur une platine... (Coucou Kenshin !)

http://fauvecorp.com/

Une petite friandise pour commencer, avec cette session Deezer enregistrée en 05/2013 : http://youtu.be/h5mj5ynxFsQ

* Un septième morceau, le magnifique "2XGM", n'était disponible qu'au moment de la pré-commande de "Blizzard".

** http://www.senscritique.com/album/Mon_cerveau_dans_ma_bouche/critique/12180033
*** http://www.senscritique.com/album/Stup_religion/5900246

En gros, Fauve ≠, soit on adore soit on déteste, et je ne résiste pas à vous retranscrire ce que le mythique Patrick Eudeline en pense : " C’est une escroquerie. Je trouve ça absolument insupportable. Y’en a un qui est un ancien du marketing dans une maison de disque, d’autres qui avaient fait un groupe de folk pourri qui s’appelait The Fleets. Je veux dire, on n’a pas le droit de jouer ainsi avec la misère des gens, la desespérance adolescente et tous ces trucs-là. Musicalement, je trouve ça lamentable. En général, quand on ne sait pas chanter on rappe, et quand on ne sait pas rapper on slamme. J’ai tendance à voir les choses comme ça. Les mecs, ils vous feraient passer Grand Corps Malade pour Baudelaire. C’est hallucinant. Fauve, c’est un truc qui me met en colère. Je fais un massacre sur eux dans le prochain Rock & Folk, je pense que Warner va me faire un procès. Parce qu’en plus ils font semblant d’être des alternatifs, mais ils sont chez Warner les p’tits cons ! "

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    Sainte Anne

    5:34. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    https://youtu.be/WDGMXjUMSKg

    "Je sais même pas par où commencer en fait
    En même temps c’est la première fois que je fais ça
    Donc vous m’excuserez
    Si ça part un peu dans tous les sens
    Ou si je suis trop confus

    Faut dire qu’en ce moment
    J’ai du mal à mettre mes idées au clair
    À trouver mes mots
    Enfin voilà je vous dresse le tableau vite fait

    Je suis né dans une famille plutôt aisée
    J’ai toujours été privilégié
    J’ai jamais manqué d’amour, ni de rien d’autre d’ailleurs
    Même si ma mère qui vient quand même d’un milieu assez populaire
    Était parfois un peu sévère avec mes frères et moi
    A l’école j’étais bon élève, à la maison j’étais poli
    Je me souviens pas avoir fait trop de conneries étant petit
    Par contre, j’ai fait des études correctes
    Et aujourd’hui, je sais que mon parcours est plus ou moins tracé

    Disons que je sais où j’arriverai si je continue sur ma lancée
    J’aurai probablement une femme et de beaux enfants
    Un crédit à payer un épagneul anglais et un coupé-cabriolet.

    Et pourtant vous voyez
    Ça fait maintenant presque 6 mois que je dors à peine
    Que je peux ne rien bouffer pendant deux jours
    Sans même m’en apercevoir
    Et quand je me regarde dans le miroir j’y vois un mec bizarre
    Pâle, translucide, tellement livide
    A faire sourire un génocide

    Docteur, je rigole pas
    Il faut que vous fassiez quelque chose pour moi
    N’importe quoi
    Prenez un marteau et pétez-moi les doigts je sais pas
    Parce que là je peux vraiment plus

    Je peux plus sortir dans la rue
    Je peux plus mettre les pieds dans des bureaux
    De toute façon je suis devenu incapable de prendre le métro
    Ça pue la mort, ça pue la pisse
    Ça me rend claustro et agressif
    Et puis j’ai vraiment l’air d’un gland dans mon costard trop grand
    Et mal taillé que même si je voulais faire semblant
    Y aurait toujours marqué en gros « troufion » sur mon front
    Et puis tous ces gens qui cherchent absolument à s’entasser
    Qui poussent, qui suent, qui sifflent entre leurs dents comme des serpents

    Vas-y du con, monte, monte, t’as raison
    De toute façon, t’auras beau être le premier arrivé
    A la clé on va tous se taper la même journée scabreuse
    Les yeux collés à l’écran de l’ordinateur
    Tu te détruis les pupilles à lire en diagonale
    Des choses auxquelles t’entraves que dalle
    « Nan mais tu comprends, il est hyper important ce dossier
    Le client, il raque 300 euros de l’heure
    Alors tu te débrouilles, tu vas chercher sur Google s’il faut
    Mais tu me finis ça pronto »
    Oui, vous avez parfaitement raison..."
  • Écouter

    Kané

    3:58. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Un morceau beau comme une comète. Je l’ai dans la peau, je l’ai dans la tête...

    https://youtu.be/kb1Nu75l1vA

    "Ok, d’accord
    T’es pas un modèle de vertu
    Et puis c’est vrai que t’es pas non plus
    Un coup en or
    D’ailleurs, si on regarde ton corps
    Quand tu te mets à poil
    Faut bien avouer que tout nu
    T’es pas vraiment l’homme idéal
    J’ai aussi appris que tu rêvais
    D’être Lennon ou McCartney
    Qu’est-ce que tu veux, mon vieux?
    T’as fais de mon mieux, ça s’est pas fait
    Et puis on m’a dit que la nuit
    Tu cherchais à revendre ton âme au Diable
    Pour qu’il te rende moins laid
    Plus fort, aimable et stable
    Pourtant t’es beau, comme une comète
    Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête
    Et quand bien même
    Y aurait que moi
    Tu peux pas t’en aller comme ça
    Parce que t’es beau
    Comme une planète
    Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête
    Je te le répéterai
    Tant qu’il faudra
    Tu peux pas t’en aller comme ça
    Et puis tu feras quoi, cané, dis-moi?
    T’auras l’air fin
    ÇA sert à quoi, caner, dis-moi?
    ÇA sert à rien
    Je sais, je sais
    Tu fais parfois du mal aux gens
    Parce que t’es pas toujours le mec
    Le plus loyal
    Ni le plus franc
    Déjà qu’en temps normal,
    T’es un peu pas normal, justement
    Mais en plus, quand tu bois
    Tu deviens rapidement assez sale
    Limite flippant
    ÇA t’arrive aussi d’être un peu
    Libidineux
    Quand t’es pas carrément insistant
    De faire des trucs pas très élégants
    Pour t’excuser le lendemain
    Piteusement
    Et puis tes coups de sang, tiens
    On pourrait en parler aussi
    Quand tu sors les crocs
    Sans crier gare
    Pour un rien
    Et contre n’importe qui
    Pourtant t’es beau, comme une comète
    Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête
    Et quand bien même
    Y aurait que moi
    Tu peux pas t’en aller comme ça
    Parce que t’es beau
    Comme une planète
    Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête
    Je te le répéterai
    Tant qu’il faudra
    Tu peux pas t’en aller comme ça
    Et puis tu feras quoi, cané, dis-moi?
    T’auras l’air fin
    ÇA sert à quoi, caner, dis-moi?
    ÇA sert à rien
    T’as peur de tout
    C’est à peine croyable
    Tu bloques sur un nombre de choses
    Absolument incalculable
    ÇA dure depuis tellement longtemps
    Je sais pas comment tu fais
    Pour dérouiller autant
    Même si je crois quand même
    Qu’à la longue, ça t’a un peu abîmé
    En dedans
    D’ailleurs on t’entend parfois dire
    Des choses étranges
    Des trucs pas nets
    De parler à l’envers et de raconter des histoires
    Sans queue ni tête
    T’es devenu bizarre
    Imprévisible
    Déconcertant
    Branque
    Cryptique
    Certains disent même
    Qu’ils t’ont vu à ta fenêtre le soir..."
  • Écouter

    4.000 îles

    4:19. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    https://youtu.be/4go1dp_zkTc

    "Emmène-moi revoir une dernière fois
    Ces endroits qui faisaient taire le vacarme
    De mes idées noires

    Les sommets qui jouent les mâchoires
    Et ta cage thoracique se resserre
    Quand tu les regardes de haut en bas

    Emmène-moi revoir juste pour un soir
    Le vert fluo des rizières
    Qui triomphèrent de ma colère
    Et consolèrent mon désespoir

    Emmène-moi revoir une dernière fois
    Ces choses qui faisaient sauter
    Mes pensées périmées

    La poussière orange des sentiers
    Le béton brûlant de Miami
    Et puis aussi les gens
    Qui dansent à Tivoli

    La jungle urbaine de Port Royal
    Sniper Alley et ses tramways
    Qui domptaient ma part animale
    Au mois d'avril et au mois de mai

    Il faut vraiment qu'on reparte le plus vite possible
    Parce que tu sais que là
    Ça devient carrément insupportable

    Il faut qu'on se noie encore une fois
    Dans les nuits fauves
    Et les grands soirs
    Qu'on récupère un peu d'espoir

    Emmène-moi revivre juste pour un mois
    Dans le labyrinthe des 4.000 îles
    Près de mes amis au grand cœur
    Qui me rendaient 100 fois meilleur"
  • Écouter

    Nuits fauves

    4:32. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Beau à pleurer. LE morceau à écouter en boucle la nuit...fauve

    https://youtu.be/oHvQUGD2a0I

    "Regarde pas les affiches
    Fais pas gaffe aux signaux
    Mets bien tes mains sur tes oreilles
    Quand t’entends rire les narvalos sauvagement
    Ceux qui portent leur membre à bout de bras
    Qui te disent qu’un cul ça s’attrape ou ça n’est pas
    De quoi t’as peur?
    Alors dis-leur que ton machin est contrarié
    Que parfois quand une fille te parle
    Tu sens tes billes se rétracter
    Depuis que cartonne au box-office
    La grande idée selon laquelle la compassion c’est dépassé
    Dis-leur que tu te sens seul
    Et que tu sais plus quoi faire pour trouver un peu de chaleur humaine
    Aller au bois pour que quelqu’un accepte enfin
    De toucher ton zob
    Tripoter de la lycéenne
    Porter des robes?
    Te trémousser en talons hauts comme un gogo
    Puis arpenter les ruelles sombres en secouant ta clochette
    C’est un peu à cause de tout ça si tous les soirs c’est la même histoire
    Métro apéro lexo clopes et pornos à l’ancienne
    Sur lesquels tu t’entraînes rageusement
    Même si ça fait longtemps que ça t’amuse plus vraiment
    Mais il faut pas que tu désespères
    Perds pas espoir
    Promis juré qu’on la vivra notre putain de belle histoire
    Ce sera plus des mensonges
    Quelque chose de grand
    Qui sauve la vie qui trompe la mort qui déglingue enfin le blizzard
    Imagine-toi, t’es là en train de te reprendre un verre au bar
    Quand tout à coup tu croises un regard qui te perfore de part en part
    Imagine-toi, t’es là ça te tombe dessus sans crier gare
    Un truc bandant un truc dément qui redonne la foi
    Un truc comme ça
    «Bonsoir quelle chance de se croiser ici
    Bonsoir bonsoir je voudrais partager tes nuits»
    Tu connaîtras les nuits fauves je te le promets
    Elle sera tigre en embuscade quand tu viens te glisser sous ses draps
    Tandis que toi tu feras scintiller tes canines lorsqu’elle enlève le bas
    Elle t’offrira des feulements dans sa voix lorsqu’elle reprend son souffle
    Qui s’échappent dans la cour pour aller faire gauler la Lune
    Des coups de bélier invoqués comme un miracle
    Et qui veulent dire «Si tu t’arrêtes, je meurs»
    Toutes ces choses qui te la feront raidir rien qu’à te souvenir
    Pour le million d’années à venir
    Malheureusement tout ce qu’on t’offre pour l’instant
    C’est des chattes épilées et des seins en plastique en vidéo
    C’est terrifiant
    Tout le monde veut la même chose
    Même les travelos rêvent du prince charmant
    Et pourtant on passe notre temps
    A se mettre des coups de cutter dans les paumes
    A trop mentir à force de dire..."
  • Écouter

    Blizzard

    4:48. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Une intro à la Jacques Brel et après on est plus près de l'ouragan que du blizzard...
    Le clip en version courte : http://youtu.be/_w23Rd2bN9Q
    Le clip en version longue : http://youtu.be/HMpmedi_pH4

    "Tu nous entends le Blizzard ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends, va te faire enculer.
    Tu pensais que t’allais nous avoir hein ?
    Tu croyais qu’on avait rien vu ? Surprise connard !
    Tu nous entends la Honte ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends fais gaffe quand tu rentres chez toi seule le soir,
    On pourrait avoir envie de t’refaire la mâchoire avec des objets en métal,
    Ou d’te laver la tête avec du plomb, qu’est ce que t’en dis ?
    Tu nous entends la tristesse ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends, c’est que toi aussi tu vas bientôt faire ton sac.
    Prendre la première à gauche, deuxième à droite, puis encore à gauche puis aller niquer ta race. Félicitations ! Bravo !
    Tu nous entends la Mort ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends sache que tu nous fais pas peur, tu peux tirer tout ce que tu veux...

    ...Tu nous entends la Dignité ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends sache qu’on a un genou à Terre et qu’on est désolé.
    On est désolé de tout ce qu’on a pu te faire, mais on va changer !
    On va devenir des gens biens tu verras !
    Et un jour tu seras fière de nous.
    Tu nous entends l’Amour ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends il faut que tu reviennes parce qu’on est prêt maintenant, ça y est.
    On a déconné c’est vrai mais depuis on a compris.
    Et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans.
    Il faut que tu le prennes et que tu l’emmènes.
    Tu nous entends l’Univers ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends, attends nous ! On arrive.
    On voudrait, tout comprendre, tout savoir, tout voir, tout vivre.
    On cherche la porte du nouveau monde pour pouvoir s’y fondre en grand.
    Tu nous entends Toi qui attends ? Tu nous entends ?!
    Si tu nous entends souviens toi qu’t’es pas tout seul. Jamais.
    On est tellement nombreux à être un peu bancal un peu bizarre.
    Et dans nos têtes y’a un blizzard.
    Comme les mystiques loser au grand cœur.
    Il faut qu’on sonne l’alarme, qu’on s’retrouve, qu’on s’rejoigne.
    Qu’on s’embrasse. Qu’on soit des milliards de mains sur des milliards d’épaules,.
    Qu’on s’répète encore une fois que l’ennui est un crime. Que la vie est un casse du siècle, un putain de piment rouge. Nique sa mère le Blizzard..."

    Et une petite reprise par les excellents KIZ : http://youtu.be/UJaxpowdZH0
  • Écouter

    Cock Music Smart Music / Rag #1

    5:00. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Quand Fauve ≠ se la joue mystique (encore une fois une thématique chère à Daniel Darc), ils font danser les corps, tout en citant Pixies. Tiens tiens, les Pixies, dont les refrains si particuliers semblent avoir influencé nos petits parigots...

    En Mouv' Session en 02/2013: http://youtu.be/vC5_kvRUOh8

    En Mouv' Session acoustique en 01/2013 : http://www.youtube.com/watch?v=yqwQMFYDccs&feature=share&list=PLezPncTFMZG0vEKyr6fkKmykQD341hZsW

    En Deezer Session en 05/2013 : http://youtu.be/3Q_e2QnjjAQ

    "Je revois encore Dan m'expliquer sa théorie,
    en s'agrippant fermement l'entre-jambe
    il me disait comme ça, avec cet accent que je t'épargne :
    "il faut distinguer le Cock Music et le Smart Music tu vois.
    Rolling Stones, Pixies, AC/DC, Guns'n'Roses, et caetera, et caetera...
    C'est une question de génération mon p'tit gars !"

    Ok, il a peut-être raison, je sais pas.
    Y'a quelque chose d'ironique dans tout ça.
    Comme si une fois, le Big Magnet s'était dit:
    "Tiens Pierrot amène-toi, amène-toi qu'on rigole!
    Tiens, tu l'vois l'autre taré en bas?
    Et ben moi j'ai décidé que pour les 100 prochaines années
    il avancera les yeux bandés".
    Et Pierre de répliquer :
    "Seigneur, soyez pas pute,
    laissez lui au moins des indices par-ci par-là, j'en sais rien"
    Et il en fût ainsi.
    Depuis. Depuis...

    Jour et nuit, je traque les épiphanies,
    avec la rage d'un mercenaire sous crack,
    d'un alcoolique en manque de Jack,
    d'un dément, d'un amant qu'on plaque.

    Jour et nuit, je traque les épiphanies,
    avec la rage d'un mercenaire sous crack,
    d'un alcoolique en manque de jack,
    d'un amant qu'on plaque ,
    d'un dément qu'on claque.

    J'revois encore Matthieu
    et les étoiles dans ses yeux
    entre deux cigarettes
    fumées à la fenêtre de ma chambre.
    Il m'disait comme ça :
    "Mon vieux, tu savais que le verbe cristallisait la pensée ?
    J'te jure, un mot sûr, une idée foireuse
    c'est exactement comme un baiser
    t'as pas remarqué?"
    C'est une question de perception
    et au fond, je sais qu'il a raison..."

  • Écouter

    Haut les cœurs / Rag #2

    5:37. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Une chanson optimiste de Fauve ≠, ça existe ? Non en fait pas tant que ça...

    En version Rag #2 : http://youtu.be/pYzj6Btq-wc

    En version sans Rag #2 : http://youtu.be/etmSWkeRYbk

    "Mais arrête de me dire de ne pas m'énerver putain, ouais ça sert à rien, ouais. Ouais ça sert à rien mais ça fait du bien tu vois. Surtout qu'on sait faire que ça: gueuler.

    Tu me dis "je vais reprendre mon train tout à l'heure et je sais pas quand on va se revoir. "
    Moi j'ai beau essayer de te rassurer,
    de te promettre qu'il faut pas que tu t'en fasses,
    tu me répétés "on sait jamais".
    Alors non, évidemment, on sait jamais
    On sait jamais ce que la prochaine nuit nous réserve, mais toutes les autres non plus si tu vas par là.
    Pace qu'après tout y'en a bien qui s'endorment dans leur baignoire ou avec une clope allumée.
    C'est sûr que personne ne peut savoir de quoi demain sera fait.
    Il y a tellement d'histoires, tiens rien que la fameuse légende urbaine du gars qui sort s'acheter des clopes et qui se prend une caisse en bas de chez lui parce qu'il regarde son téléphone.
    Tu vois, moi aussi j'ai peur, j'ai peur en permanence qu'on m'annonce une catastrophe ou qu'on m'appelle des urgences
    Mais on a la chance d'être ensemble, de s'être trouvés tous les deux, c'est déjà prodigieux.

    Alors,
    Haut les cœurs, haut les cœurs,
    On peut encore se parler, se toucher, se voir.
    Haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs
    Il faut se dire des belles choses, qu'on gardera pour plus tard,
    haut les cœurs, haut les cœurs , on peut encore se parler, se toucher, se voir, haut les cœurs, haut les cœurs, haut les cœurs
    Approche-toi de moi, sers-moi fort, avant qu'on se sépare, avant qu'on se sépare.

    Je te connais comme si je t'avais fait
    et je sais bien qu'en ce moment ça marche pas fort.
    Tu te réveilles chaque matin et tu t'endors tous les soirs en redoutant les sales nouvelles et les coups de putes potentiels de la vie.
    Tu m'imagines déjà parti en fumée, fracassé la nuque pliée à cause d'un montant de portière de voiture.
    Mais ça peut pas marcher comme ça,
    de toute façon je compte pas me laisser faire aussi facilement, je te rassure.
    Alors oui, peut être, peut être qu'un jour je finirais au 15/20 à cause d'un retour de flamme d'enfoiré.
    Ou que toi tu claqueras d'un AVC à 40 ans sans même avoir pris le temps de me dire au revoir correctement.
    Tu vois, moi aussi j'ai peur, j'ai peur en permanence qu'on m'annonce une catastrophe ou qu'on m'appelle des urgences..."
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    Rub a Dub

    5:48. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Si j'étais une femme, je crois que j'aimerais me faire draguer à la sauce Fauve ≠ ...

    http://youtu.be/XpkF_Wa6UXs

    En Mouv' Session acoustique en 01/2013 : http://www.youtube.com/watch?v=Us-0AO2bez0&feature=share&list=PLH5_vAFb2_BwUTSVGy_YWzuomhVYV8XSr

    "Eh ! Excuse-moi, est-ce que j´peux te parler deux minutes ?
    Ce sera pas long j´te promets, après j´disparais,
    J´avais juste besoin de te dire un truc et j´me connais,
    Si j´le fais pas maintenant je vais encore me dégonfler...
    J´ai du mal à te sortir de mes pensées...
    J´peux pas te le dire autrement,
    En même temps c´est pas très compliqué je pense que tu comprends...
    J´suis désolé si c´est un peu direct mais,
    Comme on dit vaut mieux avoir des remords que des regrets dans la vie...

    Je sais pas d´où ça sort, je sais pas d´où ça vient,
    J´pourrais pas t´l´expliquer,
    Et tu vas peut être me prendre pour un barge, j´t´en voudrais pas.
    C´est juste que quand j´te vois ça fait comme des flashs dans ma tête,
    Y a des images qui s´répètent, et j´ai besoin d´en avoir le cœur net tu comprends ?
    J´nous vois carrément danser au ralenti
    En nous disant des trucs gentils à l´oreille.
    Nous regarder avec des sourires et veiller jusqu´au lever du soleil.
    J´nous vois sortir, marcher, boire et partir sans payer,
    Tirer des plans sur la comète, et faire l´amour les fenêtres ouvertes.
    J´vais pas t´mentir,
    Sur l´marché j´suis pas forcément c´qui a de meilleur...
    Parce que j´suis bancal, j´suis menteur, j´suis pas fiable,
    J´suis jamais à l´heure... Mais si tu veux,
    Je m´ferai boxeur, chauffeur, voleur, colporteur, serveur, serviteur,
    Dresseur de lion...
    J´vais pas t´la faire à l´envers tu pourras forcément trouver mieux.
    Parce que j´suis maladroit, j´suis nerveux,
    J´suis égoïste et coléreux... Mais si tu veux,
    J´peux être souriant, et même heureux, poli, généreux,
    Écrire des morceaux moins teigneux, ou même des chansons pour les amoureux.

    Mais j´voudrais quand même pas que tu te fasses de fausses idées,
    J´suis pas en train de te faire un plan,
    J´vais pas te demander de m´épouser ou d´me faire des enfants...
    J´voudrais juste savoir qui t´es vraiment, c´est tout bête...
    Et qu´on s´apprivoise comme on dit.
    Alors t´es pas forcée d´avoir envie de me voir, c´est sûr,
    Par contre j´peux te demander d´me croire,
    De croire quand j´te dis que je suis pas comme n´importe quel bâtard,
    Qui voudrait juste te sauter, j´suis pas comme ça...
    J´suis pas ces gars-là..."
  • 2XGM

    3:28.

    Morceau de Fauve

    Ce morceau (bonus du EP en pré-commande) montre que chez Fauve ≠, le suicide se danse...

    http://youtu.be/iyaCGeST2kM

    En live sur Le Mouv' en 03/2013 : http://youtu.be/xa9HraY3Hfs

    "Me laisse pas devenir le moineau grand
    Me laisse pas tout seul face au mur de la chambre
    Me laisse pas devenir une coquille vide, une sale race
    Me laisse pas devenir la gare Montparnasse
    Me laisse pas devenir une grande surface
    Une prise d’otage qui foire
    Une station balnéaire sur la Barois
    Me laisse pas comme une horloge cassé, pendue au mur à prendre la poussière
    Me laisse pas comme une église en mois d’avril

    Je sais bien que t’es en colère
    Que t’aimerais bien que je revienne
    Rien que pour pouvoir me coller un bon coup de pied au cul,
    Ou une correction digne de ce nom
    Je sais bien que tu t’en veux, mais t’y es pour rien, il faut que tu l’accepte
    C’est la faute au coucou qui est dans ma tête, à tous mes tocs, mes tics et mes fixettes
    Au chien effrayé qui aboi tout le temps à l’intérieur de moi

    Je sais bien que tu m’appelle et que je réponds pas
    Mais dis toi que j’ai juste pris la voiture et que je suis parti,
    Que je conduis la vitre ouverte, dans la nuit éclairé par la voie lactée
    Je sais bien que tu comprends pas mais peu importe le résultat
    Ca change rien à l’amour que j’ai pour toi, je t’assure
    Et un jour elles se refermeront tes blessures.

    J’te demande pardon, pardon, excuse moi
    Je voulais pas te faire de mal, je voulais pas
    Je pensais pas que ça irait aussi loin cette histoire
    J’ai pas fais gaffe, ça m’arrive parfois
    J’te demande pardon, pardon, excuse moi
    Je voulais pas te faire de mal, c’était pas contre toi
    Mais même si c’est vrai qu’on peut plus se voir,
    Je suis encore là tu sais, et je veille sur toi.

    Je suis le souffle du vent,
    Je suis la pluie sur tes fenêtres,
    Je suis les courants d’air qui font claqués les portes,
    Je suis les craquements du parquet que la nuit emporte,
    Je suis le chat qui passe en silence sous le faisceau d’un lampadaire
    Je suis les premières neiges,
    Je suis la lune qui éclaire la mer,
    Je suis les odeurs de l’hiver
    Je suis le fracas des vagues contre la jetée,
    Je suis le cri des goélands
    Je suis les embruns sur les rochets
    Je suis tes voiles qui frémissent,
    Je suis l’eau vive qui court contre la coque de ton canot qui glisse
    Je suis les parfums de Genet et d’Agent au printemps
    Je suis les bans de sables qui découvrent
    Je suis l’orage, le soleil qui perce entre les nuages
    Je suis les gouttes sur ton visage, je suis la vie autour de toi."
  • Écouter

    Voyou

    5:01. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    Les Fauve ≠ nous donnent des nouvelles et elles ne sont pas très bonnes. Ce premier extrait du futur album est gentillet et sent un peu le réchauffé. RIP Schubert...

    http://youtu.be/xcv0EN3TMZ0

    "Barre-toi!
    Casse-toi, je t'ai dit, qu'est-ce qu'il t'faut d'plus?
    T'en as pas vu assez?
    Et arrête de m'regarder comme ça
    T'as rien écouté, t'as rien compris
    Comment j'dois te l'dire pour qu'ça imprime?
    Écoute pauv' conne, j'suis pas quelqu'un d'bien
    J'suis pas une belle personne
    J'suis une sale bête
    Une bouteille de gaz dans une cheminée
    Et j'vais finir par t'sauter au visage si tu t'approches trop
    Comme ça t'es avec les autres !
    Mais tu sais pas d'quoi tu parles
    J'ai essayé, ça sert à rien, on change pas, on change jamais
    Et quand bien même de toute façon, ici y'a pas de deuxième chance
    On efface pas les ardoises
    Me dis pas que t'es pas au courant, t'as pas vu?
    C'est imprimé partout
    Dans les journaux, sur les écrans, dans le regard des gens
    C'est même écrit en grand sur les immeubles, la nuit
    Quand les gens bien comme toi sont endormis
    C'est marqué en rouge
    Tu nais comme ça, tu vis comme ça, tu cannes comme ça
    Seul à poil face à ton reflet avec ton dégoût de toi-même, ta culpabilité
    Et ton désespoir comme seul témoin
    Non, crois-moi, tu veux vraiment pas que j'aille plus loin
    Parce qu'au mieux ça t'empêchera d'dormir
    Et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule
    Alors avant que j'me transforme encore une fois
    Pars en courant, fuis-moi comme le choléra

    Non, j'ai braqué personne, planté personne, buté personne
    Mais j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit, tout simplement
    J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment
    Suffisamment pour y penser tout l'temps
    J'pourrai t'donner un million de bonnes raisons
    Pour qu'on m'attrape, qu'on m'casse les genoux, et qu'on m'cloue au pilori
    Mais si un jour, on vient m'chercher
    J'résisterai pas, j'sortirai les mains sur la tête, sans faire d'ennui
    Mais avant qu'ça arrive, je voudrais qu'tu saches que j'ai compris
    Que j'passe mes nuits entre cachetons et insomnies
    Et que j'vais m'battre, pour reconstruire un apprenti, un repenti
    Et tant pis, si ça m'prend toute une vie

    Pardon?
    Que j'parle un peu moins fort?
    Ah, on vous dérange, en fait, merde
    Et bah, si on t'dérange, tu t'casses
    Ou sinon, tu fermes ta gueule, tu r'gardes ton assiette
    Et tu nous fous la paix cinq minutes
    Le temps que j'termine, tu peux faire ça?
    Qu'est-ce qu'y a?
    Ça t'gêne qu'on t'coince comme ça, devant tout l'monde?
    Ah ouais, c'est chiant..."
  • Écouter

    De ceux

    3:29. Présent dans 2 albums.

    Morceau de Fauve

    Ah voilà on les retrouve, de quoi rassurer pour le 3 février...

    http://youtu.be/RyuUNeCrAn4

    "Nous sommes de ceux qu'on ne remarque pas
    Des fantômes, des transparents, des moyens
    Nous sommes de ceux qui n'rentrent pas en ligne de compte
    Nous sommes de ceux qu'on choisi par défaut
    Nous sommes de ceux qui ont la peau terne, les traits tirés
    Et le regard éteint, des visages pales, des teints gris
    Nous sommes de ceux qui s'délavent de jour en jour
    Nous sommes de ceux qui ont du mal à s'entendre penser
    Nous sommes de ceux qui se maîtrisent difficilement
    Nous sommes de ceux qui mettent mal à l'aise en public
    Nous sommes de ceux qui dérapent dans les escaliers des bibliothèques
    Nous sommes de ceux qui dansent de façon embarrassante

    Nous sommes de ceux qui font l'amour en deux temps
    Nous sommes de ceux qui s'y prennent à l'envers avec les autres
    Nous sommes de ceux sur lesquelles on ne parie jamais
    Nous sommes de ceux qui n'savent plus raisonner de façon logique
    Nous sommes de ceux qui ont tout fait comme il faut, mais qui n'y arrive pas
    Des ratés modernes, des semi-défaites, des victoires sans panache
    Nous sommes de ceux qui n'tiennent pas la pression
    Nous sommes de ceux qui s'font balayer à répétition
    Nous sommes de ceux qui s'font assister, des baltringues, des éclopés, des faibles
    Nous sommes de ceux qui prennent des trucs pour tenir le coup
    Nous sommes de ceux qui n'savent pas dire non
    Qui n'connaissent pas la rébellion, qui n'soutiennent pas les regards
    Nous sommes de ceux qui sont tabous

    Et pourtant
    Nous sommes de ceux qui n'renoncent pas
    Des chiens enragés, des teigneux, des acharnés
    Nous sommes de ceux qui comptent bien d'venir capable de tout encaisser
    Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité
    Pour reprendre la main, jouer selon leur propres règles et forcer le destin
    Nous sommes de ceux qui en ont assez de leur propre férocité
    Des requins-tigre en bout de course, des voyous qui demandent pardon
    Des apprentis repentis
    Nous sommes de ceux qui veulent à tout prix tabasser leur part d'ombre
    Et faire taire leur sales travers
    Nous sommes de ceux qui cherchent à rejoindre les rangs
    Des lions, des maquisards, des résistants, des sentiments
    Nous sommes de ceux qui roulent pour eux, et pour leur périmètre
    Nous sommes de ceux qui pissent encore dans la douche
    Mais qui espèrent réussir un jour à pisser droit

    Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort
    A coups de grenade lacrymo pour les freiner et les maintenir..."
  • Écouter

    Infirmière

    4:42. Présent dans 1 album.

    Morceau de Fauve

    https://youtu.be/CIbfdfBeVLY

    "J'ai besoin de toi comme d'une infirmière
    Quand je me demande ce que je fous ici
    Et que je colle ma tête pendant
    Des heures sur l'oreiller
    Tétanisé, assommé, incapable de rien

    J'en ai marre de faire semblant
    J'en ai marre de faire comme si tout me glissait dessus
    J'en peux plus d'entendre les sirènes
    Même à travers le double vitrage

    On prend les mêmes et on recommence
    Je m'étais décidé à sortir parce que
    Je supportais plus d'être chez moi
    Je suis allé rejoindre des gens
    Dans un de ces pubs irlandais merdiques
    Qu'on trouve sur les grands boulevards

    À une table sur ma gauche y'avait un groupe de filles
    Dont une qui m'a tout de suite plu
    Elle était un peu mate de peau
    Mais avec des cheveux châtains clairs
    Ou blonds foncés je sais jamais

    Mais surtout elle avait l'air douce
    Bienveillante et sereine
    Comme si elle avait pas renoncé
    À rien, comme si elle avait jamais douté de la beauté du monde
    Ni de celles des hommes

    Je me suis fait quelques films
    Osés mais jolis,
    Restait tout de même à établir le contact
    Ce qui est impossible à faire en réalité
    On nous le fait croire dans les films
    Mais c'est une vaste arnaque
    Ça m'est retombé dessus d'un coup
    Je me suis senti seul, triste et fatigué
    J'y arrive pas sans toi,
    J'arrive plus à encaisser
    Comment est-ce que ça va se finir ?
    Comment est ce que je vais faire ?

    J'ai besoin de toi comme d'une infirmière,
    Que tu répares ma tête et mes sentiments
    Qui fonctionnent plus bien
    Que tu refasses mes stocks de sérotonines
    Que tu me dises que c'est rien
    J'ai compris que tu voulais pas de moi pour l'instant,
    Mais je me force à croire qu'avec du temps
    Tu changes d'avis et dans mes nuits
    Je rêve encore que tu m'emmènes danser
    Jusqu'au matin

    Sur la musique, on va on vient,
    On s'éloigne et on revient
    Puis tu t'élances et je te tiens
    Je te retiens du bout des doigts
    Pour te ramener contre moi

    Sur la musique, on va on vient,
    Corps contre corps, main dans la main
    Plus rien n'existe, plus rien de rien
    Quand je te tiens du bout des doigts
    Pour te ramener contre moi

    Je me suis fait tirer de mes pensées
    De la pire façon possible,
    Une grande claque sur l'épaule,
    Le truc que je déteste
    Envoyée par un genre de rugbyman pas très discret,
    Un gars que je connaissais un peu

    Alors ça va l'artiste?
    Il me dit,
    Les amours, tout ça?
    D'ailleurs aux concerts tu dois bien te faire plaisir, mon salaud !
    Le genre de choses qui met tout de suite super à l'aise,
    Qui te rapproche encore un peu plus de l'eunuque dans..."