Films vus en 2019 (avec annotations)

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655 films

par Fabio R.
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    Mad World (2017)

    1 h 37 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de Paul Tanter avec Michael Copon, Simon Phillips, Sheena Colette

    2037, le monde n'est plus ce qu'il était depuis qu'un virus a rendu l'espèce humaine infertile. Les gouvernements sont impuissants et à la botte des grosses entreprises, comme on le comprend avec le président américain qui est remplacé par un sosie, et Biocorp, la plus puissante au monde, promet un remède qui n'arrivera jamais. L'histoire se déroule en 2037, mais aussi de nos jours avec des personnes qui essaient de changer le futur en tentant de tuer tous les membres de cette société. Seulement, les dirigeants de Biocorp envoient des hommes dans le passé pour s'occuper des rebelles. Une histoire à dormir debout, peu intéressante et mal ficelée qui autant le dire directement n'a rien à voir avec ce que l'on pourrait croire en voyant l'affiche... Aucun des deux mondes ne ressemble à un monde post-apocalyptique et toutes les scènes se déroulent soit en ville soit dans des bureaux tout à fait classiques. L'histoire est sans intérêt, le scénario comprend de nombreuses incohérences et certaines réflexions notamment sur l'infertilité sont idiotes. Les personnages sont complètement stéréotypés et certaines de leurs décisions sont juste illogiques. Tout le film manque de sens surtout qu'il a été fait dans l'optique d'une suite, vu le dénouement, ce qui rajoute de la frustration. Une série du même nom avec les mêmes acteurs est sortie cette année, il s'agit peut-être de la suite ou du film coupé en plusieurs petits épisodes, ce que le réalisateur avait déjà fait avec l'un de ses films. Dans la lignée des précédentes réalisations du réalisateur, "Mad World" est un très mauvais film comme pouvait l'être "He Who Dares" par exemple.
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    State Like Sleep (2019)

    1 h 44 min. Sortie : 2019. Drame.

    Film de Meredith Danluck avec Katherine Waterston, Michael Shannon, Luke Evans

    Katherine se rend à Bruxelles pour voir sa mère à l'hôpital et est interpellée par sa belle-mère qui lui met la pression pour vendre l'appartement qu'elle partageait avec son mari qui s'est suicidé un an auparavant. Un retour qui va plonger la jeune femme dans ses souvenirs et la pousser à se réintéresser au décès de son mari. Depuis cette tragédie, Katherine vivait une vie plus ou moins normale, mais donnait l'impression d'être simplement un corps sans vie. L'histoire de Meredith Danluck se déroule à la fois au présent, ce qui est logique, mais aussi au passé avec de très nombreux flashbacks qui font écho à la situation actuelle et au développement de l'intrigue sur l'enquête de cette veuve. Je parle d'enquête, mais il ne faut pas s'attendre à quelque chose d'incroyable. C'est même plutôt le contraire avec une histoire brouillonne et finalement peu intéressante, et ce peu importe les aspects de l'histoire que ce soit le drame ou le thriller. On a d'un côté Katherine qui essaie de tirer les vers du nez aux personnes qui côtoyaient son mari et de l'autre la jeune femme qui essaie de se reconstruire avec une solitude qui devient de plus en plus pesante. Un film bien terne que seuls l'ambiance et le casting empêchent de sombrer totalement. Bref, ce premier film visionné en 2019 ne m'a pas du tout emballé.
  • Battle Bots (2018)

    1 h 07 min. Sortie : .

    Film de Mark Polonia

    Je ne sais pas s'il existe de bons films signés Mark Polonia, mais celui-ci est sans l'ombre d'un doute dans la catégorie des très mauvais. Le réalisateur américain qui est devenu plus prolifique que jamais depuis la mort de son frère il y a dix ans nous propose une série Z de science-fiction qui raconte l'histoire d'un groupe de rebelles qui tentent de renverser ceux qui dirigent le monde à l'aide de robots géants depuis une guerre nucléaire. Et pour cela, ils cherchent à réactiver un autre robot... Toute l'histoire est construite autour de ces deux robots ridicules et de quatre ou cinq personnages. On peut dire que la guerre a dû être sacrément violente... Les enjeux sont vite présentés seulement tout ce qui arrive ensuite n'a aucun intérêt. Il n'y a rien à garder de ce film qui ne peut même pas se regarder au second degré. Le film est assez court et pourtant il traîne comme ça ne devrait pas être permis tandis que le réalisateur se permet de réutiliser des plans de ses anciens films. C'est du Polonia quoi. Du grand n'importe quoi avec notamment des trucs qui n'ont aucun rapport avec le film. Bref, un film ridicule qui est en plus très mauvais et sans intérêt.
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    Babes with Blades (2018)

    1 h 36 min. Sortie : .

    Film de Cecily Fay

    Après avoir joué dans quelques nanars, Cecily Fay, qui a travaillé sur de plus gros films (Prometheus, The Huntsman: Winter's War, Snow White and the Huntsman) en tant que cascadeuse, se fait le plaisir d'écrire et de réaliser le sien. "Babes with Blades" est juste une catastrophe du début à la fin. L'histoire se déroule à Draiga, une colonie minière qui est sous le contrôle de l'empire Visray. Une résistance voit le jour pour libérer l'endroit et leurs membres voient en Azura, une guerrière forcée de se battre dans une arène pour divertir, une combattante puissante qui pourrait leur être utile pour leur cause. Je m'attendais à un film cheesy misant tout sur l'action et sur le physique des actrices, mais ce n'est pas le cas malheureusement. Le film est trop sérieux pour ce genre d'histoire qui n'a pas grand intérêt puis surtout le visionnage est désagréable à cause de la qualité de l'image. J'espère que ce n'est pas mon fichier qui est en cause, car sinon, ça fausse un peu mon avis et mon ressenti. Par exemple, le trailer qui a des airs de making of est beaucoup agréable à voir que le film. Pour un film au budget quasiment nul, l'univers est correctement représenté avec une ambiance steampunk et des costumes du style cosplay. Tout cela est bien gentil, mais ne suffit pas à masquer les gros défauts de ce film. Cecily Fay n'a de toute évidence pas les moyens de faire mieux et surtout pas le talent. Elle mise tout sur les combats, car ça reste son domaine, mais l'ensemble est insipide et ennuyeux. Ils ont mis cinq ans pour faire ce film, ce qui est inquiétant quand on voit le résultat final. En somme, c'est très mauvais.
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    Paul Sanchez est revenu ! (2018)

    1 h 51 min. Sortie : . Drame.

    Film de Patricia Mazuy avec Laurent Lafitte, Zita Hanrot, Idir Chender

    Avec son film, le premier depuis sept ans, Patricia Mazuy propose plus qu'un thriller policier puisqu'elle montre sous différents points de vue ce qu'engendre une nouvelle inquiétante, à savoir le retour d'un tueur, dans un village paisible. On suit le protagoniste lui-même qui agit en conséquence, la police bien entendu, la presse et également les habitants qui tout d'un coup pensent voir l'homme partout. C'est comme si tout le monde en même temps faisait une projection sur cette personne qui est décrite comme le mal en personne. C'est un peu compliqué de parler de l'histoire, car elle n'est pas si simple que ça et réserve quelques surprises. J'ai trouvé l'angle choisi très intéressant, car c'est comme voir une étude de cas sur un village tout entier. Le traitement est intelligent, le scénario est bien ficelé et le ton est changeant avec notamment quelques touches d'humour noir. Sous ses airs de simple téléfilm autant sur le fond que sur la forme, "Paul Sanchez est revenu!" est un film étonnant et efficace qui monte doucement en puissance jusqu'à une très bonne dernière partie. Les différents acteurs sont très bons et participent à la réussite de ce film surprenant.
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    Guy (2018)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie, drame et comédie musicale.

    Film de Alex Lutz avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot

    Trois ans après "Le talent de mes amis", une comédie qui ne m'a pas spécialement marqué, Alex Lutz repasse derrière la caméra et surtout réapparaît grimé dans la peau d'un nouveau personnage étonnant, ce qui semble mieux lui convenir et lui réussir. Alex Lutz disparaît derrière les traits de Guy Jamet et devient complètement ce chanteur de variétés. C'est vraiment bluffant et ce qui l'est encore plus, c'est tout l'univers qu'il crée autour. On a vraiment l'impression de voir un biopic avec les différentes histoires, les relations, les révélations, les souvenirs, les moments intimes, etc. Si le point de départ concerne la rencontre entre Gauthier et son père Guy qui ignore son existence, le film porte finalement un regard désenchanté sur cet homme et sur sa carrière qui est derrière lui. Un portrait attachant, profondément humain et plein d'humanité avec un humour cynique et sarcastique. Ce portrait est parfaitement ancré dans la réalité et cette authenticité permet d'avoir une vision plus large de cette histoire que l'on peut comparer ou mettre en parallèle avec celle d'autres artistes. L'exercice de style est très réussi tandis que le scénario est bien écrit avec un bon équilibre entre des moments légers et d'autres, plus touchants. Alex Lutz a vraiment donné vie à Guy Jamet et rien que pour ça le film est réussi. Il manque sûrement un petit quelque chose, mais ce second essai est transformé.
  • Bande-annonce

    Cover Versions (2018)

    1 h 27 min. Sortie : .

    Film de Todd Berger avec Katie Cassidy, Drake Bell, Jerry Trainor

    Dans "Cover Versions", nous suivons un groupe qui va se produire sur la scène d'un festival le lendemain et qui se rend dans une maison louée sur airbnb en attendant. Alors que Jackie avait bien dit aux autres garçons qu'elle souhaitait passer une soirée calme pour être en forme pour le lendemain qui va peut-être être la chance de leur vie, ce n'est pas du gout de Kirk qui décide d'inviter des filles et de faire une grosse fête. La chanteuse se retire dans sa chambre et au petit matin, elle fait une terrible découverte... À ce moment, on pense que l'histoire va s'enchaîner et voir comment ils vont tenter de se sortir de cette situation délicate, mais en fait non, car il y a comme un passage de témoin avec Kirk qui prend on peut dire le relais et on l'on redécouvre l'histoire du début, mais sous son point de vue. C'est comme ça pour tous les membres du groupe et l'on se rend compte que l'histoire est plus complexe qu'elle n'y parait. Le concept n'est pas nouveau, mais le scénario de Todd Berger est bien ficelé et réserve quelques surprises. C'est frais, intrigant, divertissant et même amusant avec quelques petites touches d'humour comme les lignes de dialogues que l'on retrouve dans les quatre histoires, mais pas placées au même moment et encore moins dans les mêmes circonstances. Ça pourrait être répétitif, mais ça ne l'est pas, car à chaque fois que l'histoire est racontée, on la redécouvre dans tous les sens du terme. Dans ce faux huis clos, les acteurs jouent un grand rôle dans la réussite du film en étant tous convaincants. La seule chose que je regrette, c'est que le dénouement soit si rapidement expédié alors que tout est fait pour brouiller les pistes le maximum. Nous avons la révélation et hop, c'est terminé et c'est dommage. Sinon, c'est un bon petit divertissement très sympathique.
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    Keepers (2019)

    The Vanishing

    1 h 41 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Kristoffer Nyholm avec Gerard Butler, Peter Mullan, Ólafur Darri Ólafsson

    Pour son premier film, Kristoffer Nyholm, qui a réalisé de nombreux épisodes de séries différentes, dont "Taboo", s'intéresse à la mystérieuse histoire des Disparus du phare d'Eilean Mor. Un fait toujours inexpliqué à ce jour donc le scénario de Joe Bone et Celyn Jones qu'il met en scène est purement fictif. Oubliez les explications farfelues ou irrationnelles et même rationnelles qui n'auraient pas fait un bon film, le réalisateur nous propose une histoire simple, mais efficace. Il met ses trois personnages face à une problématique, un dilemme moral qui va leur causer bien des torts. Que ce soit dans les moments plus profonds quand les personnages se questionnent sur ce qu'ils doivent faire ou les moments plus intenses quand la violence se déchaîne, Kristoffer Nyholm garde toujours une emprise sur son film. Entre le huis clos à ciel ouvert avec une ambiance paranoïaque et le home invasion avec des scènes nerveuses, "Keepers" est un thriller efficace qui atteint l'excellence par moment. Si la tension va crescendo pendant presque 70 minutes, j'ai trouvé la dernière partie un peu faiblarde, car un peu longue, mais pas inintéressante pour autant. Les personnages sont un peu sous-développés, il n'y a que quelques traits de caractère et de leurs vies qui permettent de comprendre pourquoi ils agissent et réagissent de la sorte, mais ce n'est pas gênant plus que ça, car les acteurs qui les incarnent sont excellents surtout Gerard Butler qui m'a fait forte impression et qui révèle au fil des minutes. En somme, un bon film malgré quelques longueurs.
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    Rust Creek (2019)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Jen McGowan avec Hermione Corfield, Denise Dal Vera, Jeremy Glazer

    "Rust Creek" commence comme un survival basique avant de prendre une direction pas étonnante, mais un peu différente. Comme souvent avec ce genre de film, l'histoire prend vie après des hasards malheureux en l'occurrence une jeune femme qui est obligée de quitter l'autoroute à cause d'un accident et qui se perd à cause de son GPS qui l'amène droit dans la gueule du loup... Après une mise en place classique, cette traque prend fin lorsque Sawyer, qui est alors mal au point, tombe sur une personne sans savoir ce qu'elle lui veut, mais de toute façon, elle n'a pas trop le choix. La réalisatrice casse la linéarité habituelle du récit en ajoutant pas mal de personnages et en leur donnant une importance au sein d'une histoire dont on suit le déroulement via le point de vue de la jeune femme et celui de la police. Les personnages sont un peu stéréotypés surtout les méchants et manquent de développement notamment la jeune femme et Lowell qui est clairement sous-exploité. Ce manque fait que le récit manque de profondeur. Si c'était un survival basique, je n'aurais même pas relevé seulement là, on sent que Jen McGowan cherche à faire quelque chose d'un peu différent. J'ai trouvé le film pas mal, mais j'ai mis une note au-dessus de la moyenne uniquement grâce au final qui est divertissant, car sinon, je trouve qu'il manque ce petit quelque chose notamment de rythme et de tension pour rendre l'ensemble plus vivant, et ce, malgré les efforts de la réalisatrice de proposer quelque chose d'un peu différent.
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    Dead Men (2018)

    3 h. Sortie : .

    Film de Royston Innes

    J'avais plus peur de la durée que de la qualité du film et finalement, j'avais raison. Des DTV de ce genre, j'en ai vu beaucoup, mais de trois heures, je crois que c'est une première. Le réalisateur a eu du courage de s'aventurer dans quelque chose comme ça. Bon, il faut quand même dire qu'à la base c'est une série qui a été montée comme un film et je pense qu'il aurait été plus judicieux de garder le format de base. Cela n'aurait pas changé la qualité du contenu, mais peut-être que le visionnage aurait été moins désagréable. Pour parler du film plus précisément, c'est un western très classique qui reprend tous les clichés du genre. On assiste à une histoire de vengeance avec un jeune homme qui fuit avec l'aide d'Apaches après avoir été témoin du meurtre de son père qui refusait de vendre sa mine d'or. Le film ne raconte rien d'intéressant avec le réalisateur qui mise tout sur la violence lors des scènes d'action. C'est souvent gratuit et sans grand intérêt. Une vengeance donc avant que l'histoire se recentre sur le sort des Apaches. Pour ce qui est de la réalisation, c'est correct, mais on sent quand même que c'est fait avec les moyens du bord. Paysages sympas, maquillages et costumes corrects par contre les acteurs ne sont pas très convaincants. C'est dommage que l'histoire ne soit pas plus travaillée, car cela reste quand même une période assez riche avec beaucoup de choses à raconter alors que là franchement tout est dispensable et très brouillon. Au final, c'est un film assez mauvais qui n'est en plus pas aidé par la durée vraiment excessive.
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    Photo de famille (2018)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Cecilia Rouaud avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Jean-Pierre Bacri

    Photo de famille ou plutôt portrait de famille. Six ans après "Je me suis fait tout petit", Cécilia Rouaud retrouve Vanessa Paradis qui a cette fois-ci un rôle moins important étant donné que le film raconte l'histoire d'une famille entière et de toutes les générations. La réalisatrice propose de découvrir ces nombreux personnages dans différentes situations avec un ton qui change d'une scène à l'autre. Le style du film fait penser à celui d'un film choral avec tous ces personnages et ces histoires qui se croisent et s'entrecroisent. C'est en tout cas ce que j'ai ressenti même si contrairement à certains films de ce genre, il y a bien un fil conducteur. Tout cela crée énormément de possibilités et Cécilia Rouaud en profite pour aborder énormément de choses. C'est un peu fouillis et à vouloir toucher à tout, l'histoire se perd un peu et cherche à en faire trop. C'est parfois trop farfelu au point de devenir grotesque et c'est parfois trop tire-larmes. C'est un film qui manque de naturel et d'authenticité et ça commence avec les acteurs qui ont tendance à en faire trop. Le casting est bon pourtant et certains personnages, si on les prend individuellement, sont attachants, mais l'ensemble ne fonctionne pas et sonne faux. C'est plat et ce n'est ni drôle ni touchant. Au final, un film lourd qui est malheureusement vite ennuyeux.
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    Monsters and Men (2018)

    1 h 35 min. Sortie : 2018. Drame.

    Film de Reinaldo Marcus Green avec Chanté Adams, Giuseppe Ardizzone, Nicole Beharie

    Pour ce qui est du sujet abordé, "Monsters and Men" ressemble à "The Hate U Give" avec une histoire centrée sur une personne qui est témoin de la mort d'un homme noir tué par un policier et qui fait face aux pressions alors qu'elle réfléchit à ce qu'elle doit faire de cette "information". Dans le film de Reinaldo Marcus Green, on suit trois personnes : Manny qui est celui qui filme la scène et se demande s'il doit poster la vidéo; Dennis, un flic de couleur noire qui est notamment mis sous pression par certaines personnes de son entourage et qui a du mal à se positionner par rapport à ce qu'il représente en tant que flic et son devoir en tant qu'homme noir par rapport aux siens; et une future star du baseball nommée Zyrick. Le sujet qui surfe sur l'actualité est intéressant sur le papier seulement, j'ai trouvé le traitement assez superficiel et peu pertinent. Certains réalisateurs arrivent à capter quelque chose de fort rien qu'en posant leur caméra, et c'est ce que Reinaldo Marcus Green essaie de faire et misant tout sur les expressions de ses personnages seulement, ça ne fonctionne pas. D'ailleurs en parlant du fait de miser tout sur les expressions, le réalisateur ne montre pas le meurtre, mais le visage de Manny lorsqu'il filme le drame. C'est un peu bizarre, car on ne sait donc pas s'il s'agit d'une bavure... Le personnage le plus intéressant est celui de Dennis qui est incarné par John David Washington que l'on avait vu dans le bon "BlacKkKlansman" et qui incarne un flic qui au début du film se fait également contrôler et le réalisateur laisse supposer que c'est parce qu'il est noir. Je trouve que la structure du film dessert l'ensemble, car il n'y a pas suffisamment de temps pour bien développer les histoires qui au final n'apportent pas grand-chose au récit en plus de se terminer de façon brutale ce qui est parfois frustrant. Au final, un film qui m'a grandement laissé sur ma faim et qui ne va pas au bout des choses.
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    My Beautiful Boy (2019)

    Beautiful Boy

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Felix van Groeningen avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney

    Pour son nouveau film, Felix van Groeningen s'intéresse à la famille Sheff et plus particulièrement au combat de David qui tente d'aider son fils Nic dans sa lutte contre son addiction à la drogue. Il s'agit d'une histoire vraie qui est adaptée des livres "Beautiful Boy" et "Tweak" écrits respectivement par le père et le fils. Des drames de ce genre, il en existe énormément et ce film ne propose rien d'original, mais il fonctionne bien grâce à une mise en scène soignée, un traitement sobre et jamais larmoyant et des acteurs qui sont très bons. Si l'on ne peut plus parler de contre-emploi pour Steve Carell, ce dernier prouve encore une fois qu'il est fait pour ce genre de rôle. Ce que j'ai aimé dans le film, c'est que le réalisateur montre les choses telles qu'elles sont. C'est une histoire vraie donc ce n'est pas non plus un accomplissement, mais il ne cherche pas à travestir la réalité ou à arrondir les angles pour servir son histoire ou encore donner plus d'épaisseur aux personnages. Par exemple, on ne sait réellement jamais pourquoi Nic devient accro. Le réalisateur insiste sur les voyages que le petit doit faire pour aller rejoindre sa mère donc on peut supposer que le divorce de ses parents est une cause, mais on ne peut en être sûr. Si Timothée Chalamet est convaincant, son personnage n'est pas du tout attachant notamment pour ce que je viens de dire. J'ai aimé "détester" ce jeune homme qui a tout pour être heureux et réussir et qui pourtant s'emploie à gâcher sa vie et celles des membres de sa famille, car bien entendu, tout ce qu'il fait à de lourdes conséquences sur les siens. Si le film ne dégage pas beaucoup d'émotion, j'ai beaucoup aimé la scène où [Spoiler] David lâche prise et accepte si l'on peut dire le fait d'avoir perdu son fils et le fait qu'il puisse mourir [Spoiler]. C'est assez marquant, mais ce n'est qu'une suite logique à tout ce qui s'est passé auparavant. En somme, un bon film qui n'a pas besoin d'artifice pour être convaincant et efficace, et qui est plus réussi que "Belgica", le précédent film du réalisateur que je n'avais pas aimé.
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    Eeda (2018)

    2 h 32 min. Sortie : .

    Film de Ajithkumar

    Une histoire d'amour sur fond de crise politique. Le film est séparé en deux parties avec tout d'abord la romance avec les deux personnages qui se cherchent et se séduisent puis une deuxième partie plus dure et violente sur le contexte sensible avec deux partis qui se font la guerre. Si la première partie est mignonne bien qu'un peu niaise, j'espérais que le contexte soit plus détaillé et développé seulement, une fois que c'est le cas dans la deuxième partie, j'ai trouvé ça un peu compliqué à comprendre. Les deux partis de gauche et de droite se font littéralement la guerre avec des expéditions punitives qui se terminent en bain de sang. Le pire est que tout cela semble presque encadré puisque c'est comme si chaque parti avec droit d'attaquer à tour de rôle avec des cibles bien précise dans l'autre camp. Au-delà du contexte que j'ai eu du mal à cerner, je trouve que le film contient beaucoup trop de longueurs. Cette histoire de "Roméo & Juliette" plus ou moins revisitée et contextualisée méritait quelque chose de plus intense et plus passionnel que ça. Il y a quelques bons passages, mais le tout est dilué par la durée clairement excessive du film. En plus comme je l'ai dit, je n'ai pas saisi tous les enjeux de ce conflit donc une fois que c'est ce qui est mis en avant, j'ai un peu décroché. Ce n'est pas un mauvais film, il est peut-être l'un de ceux à réserver aux personnes concernées.
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    The Hate U Give – La Haine qu’on donne (2019)

    The Hate U Give

    2 h 13 min. Sortie : . Drame.

    Film de George Tillman Jr. avec Amandla Stenberg, Regina Hall, Russell Hornsby

    Après sa tentative romantique ratée avec "The Longest Ride", George Tillman Jr. revient avec un film qui lui ressemble davantage, lui qui a réalisé par le passé des films comme "Men of Honor", "Notorious" ou le récent et très réussi "The Inevitable Defeat of Mister & Pete". Pour faire ce film, il adapte le roman éponyme d'Angie Thomas et lui parfaitement honneur. Il nous raconte une histoire ancrée dans la réalité qui parle des violences policières et de la condition des Afro-Américains aux États-Unis. Un sujet tellement d'actualité qu'un film du même genre nommé "Monsters and Men" est sorti récemment. Dans le film de Reinaldo Marcus Green, on suit également un personnage qui fait face aux pressions et aux conséquences après avoir été témoin de la mort d'un homme noir tué par un policier seulement, ce film n'arrive pas à la cheville de celui-ci. Le réalisateur décrit parfaitement le contexte social en pointant du doigt les inégalités et les problèmes, et dresse par la même occasion le portrait d'une famille qui tente de vivre normalement bien qu'elle vive dans un quartier sensible. Il montre notamment comment le père de famille apprend à ses enfants comment réagir en cas de contrôle pour éviter de devenir la prochaine victime d'une bavure policière, une scène troublante avec des enfants si jeunes. Si Starr a compris la leçon, son ami n'a pas eu autant de chance qu'elle, car il va se faire abattre sous ses yeux. Après ce drame, l'adolescente va être partagée entre le fait de parler pour plaider la cause de son ami ou alors se taire afin d'éviter toutes représailles de la part du gangster pour qui travaillait Khalil. Si le film est aussi réussi que puissant, c'est parce qu'il raconte une histoire très réaliste et délivre un message très fort. C'eut été facile de tomber dans la facilité avec un traitement à charge, mais ce n'est pas le cas avec des propos nuancés et des personnages qui ne sont pas stéréotypés. Le film est simplement juste au niveau du traitement grâce notamment à une écriture subtile et intelligente. "The Hate U Give" est un film coup-de-poing, un film engagé, enrageant et émouvant qui est porté par d'excellents acteurs avec en tête Amandla Stenberg qui est fantastique. L'actrice qui a bien grandi depuis son rôle dans Hunger Games est tout d'abord rayonnante dans les premières minutes avant de se révéler complètement au même titre que son personnage. En somme, un excellent film qui est l'un des meilleurs de ce début d'année.
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    Diwanji Moola Grand Prix (2018)

    2 h 04 min. Sortie : .

    Film de Anil Radhakrishnan Menon

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    Summer Love (2018)

    Summer '03

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Becca Gleason avec Joey King, Andrea Savage, June Squibb

    J'attendais plus ou moins ce premier film de Becca Gleason et finalement, c'est un teen movie sans grande originalité. On suit Jamie qui après les révélations de sa grand-mère sur son lit de mort va changer des choses dans sa vie. Le synopsis insiste sur ces révélations, et ce sont bien des éléments déclencheurs pour Jamie et sa famille, mais dans sa globalité, le film reste très classique par rapport aux thèmes qu'il aborde. Il est question de l'adolescence et des nouvelles expériences que l'on peut vivre à cet âge. Dans une moindre mesure, il est également question des liens au sein d'une famille avec le père de Jamie qui apprend quelque chose, mais c'est un aspect qui n'est pas développé. Si le film tient la distance, c'est grâce à la bonne performance de Joey King que j'ai trouvé une nouvelle fois convaincante. Ce récit qui semble autobiographique incorpore beaucoup de choses qui ont tendance à détourner l'histoire de son but premier. Tout ce qui concerne la famille et plus particulièrement le père ou le petit frère n'est pas très intéressant. Le film se veut attendrissant, drôle et décalé, mais ne parvient jamais à l'être. La romance est banale et ne dégage rien en raison du manque d'alchimie entre les personnages tandis que tout ce qui touche à la sexualité est amené de façon un peu crue. Si l'on regarde bien, c'est un film qui manque de psychologie, de profondeur et même de ressenti, ce qui est étrange étant donné que c'est Jamie qui nous raconte tout ce qui se passe. Au final, ce n'est pas un mauvais film, car il se laisse regarder facilement, mais je m'attendais à bien mieux.
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    Madeline's Madeline (2018)

    1 h 33 min. Sortie : 2018. Drame.

    Film de Josephine Decker avec Helena Howard, Miranda July, Molly Parker

    Je n'ai pas vu "Thou Wast Mild and Lovely", le précédent film de Josephine Decker, mais par rapport à "Butter on the Latch" que je n'avais pas du tout aimé, celui-ci est bien plus abordable même si l'on retrouve l'univers particulier et original de la réalisatrice. Dans ce film, on suit Madeline, une adolescente émotionnellement instable, durant sa vie de tous les jours et surtout durant ses cours de théâtre avec Evangeline, sa prof qui croit énormément en elle. Ces différents exercices qui sont souvent improvisés et qui sonnent vrai donnent vie à ce film. Un psychodrame durant lequel les barrières entre la performance et la réalité deviennent de moins en moins évidentes. La condition de Madeline n'est pas très développée voire même pas du tout, mais on peut voir à travers les différents exercices une sorte de prolongement de ce qu'elle est. La jeune femme s'exprime totalement lorsqu'elle joue et les différentes performances sont vraiment étonnantes. Ce n'est pas mon style de film et je n'ai pas plus accroché que ça, mais si je trouve qu'il se laisse regarder sans problème, c'est en grande partie grâce aux actrices qui sont très convaincantes avec en tête Helena Howard qui se révèle complètement. Ce que j'ai trouvé dommage, c'est que la recherche absolue de la performance prend le pas sur le film en lui-même qui au final ne raconte pas grand-chose même si comme je l'ai dit la nature des exercices n'est pas innocente par rapport à l'histoire et que certaines scènes sont fortes comme celle quand Madeline règle ses comptes avec sa mère en l'imitant. Au final, pas mon style de film, mais un film qui se laisse suivre sans déplaisir et qui est original.
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    Eruption: LA (2018)

    Eruption : L.A

    1 h 26 min. Sortie : .

    Film de Sean Cain

    C'était prévisible, mais "Eruption: LA" est un téléfilm catastrophe raté et sans intérêt. Le film suit Josh Kendricks, un scénariste de film catastrophe qui doit suivre Quinn Irwin, un professeur et écrivain, et Kat Rivers, une star du cinéma pour pouvoir écrire un scénario pour lequel il a été embauché. Seulement, rien ne va se passer comme prévu quand un afflux de lave souterrain met la ville de Los Angeles à feu et à sang. Des éruptions volcaniques, des cratères géants, des débris et du magma vont semer la panique. Les trois personnes vont essayer de comprendre la nature de problème dans l'espoir d'arranger la situation pour sauver les vies qui peuvent l'être. Pour faire court, on retrouve les choses habituelles à savoir une histoire à dormir debout, des acteurs qui font ce qu'ils peuvent et surtout des effets spéciaux absolument dégueulasses. J'aime bien le genre que ce soit des blockbusters ou des séries B, mais je n'ai pas du tout aimé celui-ci. Déjà l'histoire est brouillonne, l'afflux de lave dans les souterrains de la ville est farfelu, bien que ce soit souvent le cas avec ce genre de film, et surtout elle n'est pas du tout intéressante en plus d'être mal ficelée. Bref, un film catastrophe ennuyeux qui sera vite oublié comme bien d'autres avant lui.
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    Shéhérazade (2018)

    1 h 52 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Bernard Marlin avec Dylan Robert, Kenza Fortas, Idir Azougli

    Après son court-métrage "La Fugue" qui suivait un éducateur travaillant dans un foyer pour mineurs délinquants, Jean-Bernard Marlin passe de l'autre côté en centrant l'histoire de son premier film sur ces mineurs livrés à eux-mêmes dans les rues de Marseille. Et plus particulièrement sur Zachary, un mineur tout juste sorti de prison qui va devenir proxénète et se prendre d'affection pour Shéhérazade, une jeune prostituée. Le réalisateur dépeint une triste réalité et nous livre un récit sans concession et très réaliste. Un résultat qui n'aurait pas été le même sans ce casting 100% authentique. Cela peut rebuter de voir ce genre de personnages avec leur façon de s'exprimer et de se comporter, mais la force du film, c'est justement de creuser un peu et de les montrer sous un jour différent en cassant un peu cette image que l'on peut avoir d'eux, ce qui finalement les rend attachants malgré tous leurs défauts. Si le film peut être assez cru et dur dans ses propos, cela contraste parfaitement avec le fond de l'histoire qui est cette histoire d'amour. Le réalisateur compense parfaitement les petits défauts ou faiblesses par beaucoup de passion et d'énergie en donnant un côté très pur, naturel et réaliste à son film, ce qui est très agréable. J'ai bien aimé le déroulement du film, par contre, je m'attendais à une dernière partie différente. Cette dernière ne m'a pas déplu, mais c'est vrai qu'avec ce genre d'histoire et ces personnages, je m'attendais à quelque chose de plus intense, mais finalement, Jean-Bernard Marlin s'est laissé une porte de sortie avec cette fin intelligente. En somme, un bon premier film qui mérite le coup d’œil.
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    Ashes in the Snow (2018)

    1 h 38 min. Sortie : octobre 2018.

    Film de Marius A. Markevicius avec Bel Powley, Sophie Cookson, James Cosmo

    Après avoir été l'un des producteurs de "The Way Back" dans lequel on suivait des prisonniers qui s'évadent d’un camp de travail sibérien, Marius A. Markevicius centre l'histoire de son premier film sur la déportation massive de Lituaniens, et plus généralement des Baltes, en Sibérie durant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire est adaptée du roman de Ruta Sepetys par Ben York Jones, le scénariste de "Like Crazy", "Breathe In" et "Newness". Si ce dernier est un habitué des histoires romantiques, ce n'est pas ce qui est au centre de l'histoire même s'il y a des rapprochements. L'histoire de cette famille est fictive, mais elle relate bien entendu ce qui s'est réellement passé pour des milliers de familles à cette époque. Pour un habitué des documentaires, j'ai trouvé le traitement du réalisateur un peu superficiel. Je ne m'attendais pas à un film historique rempli de détails, mais à travers l'histoire de cette famille, le contexte aurait pu être plus développé autre que simplement montrer l'aspect des conditions dans les camps. C'est quelque chose que l'on a vu cent fois tout le contraire du sujet de base sur la déportation de ce peuple en particulier. L'histoire est forte sur le papier seulement, je ne peux pas dire que j'ai été bouleversé par ce que j'ai vu même si c'est bien entendu terrible. L'histoire traîne trop souvent en longueurs, s'attarde sur des choses inutiles bien trop souvent tandis que certaines relations sont mal construites et évoluent brusquement sans que l'on sache pourquoi. J'aime bien Bel Powley, mais sa performance est assez neutre comme l'ensemble du casting. J'ai toujours eu du mal avec ces films qui utilisent des acteurs qui ne correspondent pas aux personnages qu'ils incarnent et c'est le cas ici avec une Anglaise et une Norvégienne dans les premiers rôles... Ce n'est pas un mauvais film, car il se laisse regarder sans déplaisir et peut-être que dans un bon jour, j'aurais mis un point de plus, mais je suis quand même grandement resté sur ma faim. Il pouvait être tellement mieux que ça...
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    What They Had (2018)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elizabeth Chomko avec Hilary Swank, Michael Shannon, Robert Forster

    Une période difficile peut rapprocher des membres d'une famille et c'est exactement ce qui se passe ici avec Bridget qui est appelée par son frère Nick à venir le rejoindre pour l'aider à chercher sa mère atteinte de la maladie Alzheimer qui a disparu en pleine nuit sans que Burt, son mari s'en aperçoive. Ceci n'est que le début et non pas l'enjeu du film, un élément déclencheur qui va permettre à tous les membres de cette famille de mettre toutes les choses à plat. "What They Had" est on peut dire un film sur la vie en général, cette vie pas toujours facile qui nous oblige bien souvent à prendre des décisions difficiles que l'on aimerait ne jamais prendre. Ici, ce sont les enfants qui tentent de convaincre leur père de placer leur mère dans un établissement spécialisé en raison de sa maladie. Pour son premier film, Elizabeth Chomko nous livre un drame familial intimiste, attendrissant et sobre qui évite tous les pièges du mélodrame avec un traitement subtil qui est tout sauf larmoyant. C'est bien écrit et c'est surtout bien incarné. La réalisatrice s'est entourée d'un superbe casting et ce sont les acteurs qui finissent par faire la différence en étant toujours juste dans leur interprétation. Au final, "What They Had" est un bon petit film qui à défaut d'être bouleversant est simplement touchant et tendre, ce qui est peut-être mieux vu le sujet.
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    Première Année (2018)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Thomas Lilti avec Vincent Lacoste, William Lebghil, Michel Lerousseau

    Après "Hippocrate" et "Médecin de Campagne", Thomas Lilti est de retour avec un nouveau film sur la médecine et revient cette fois-ci aux origines et en remontant plus loin que dans "Hippocrate" puisqu'il s'intéresse à la première année de médecine et à son fameux concours qui fait faire des cauchemars à des milliers d'étudiants chaque année. Le réalisateur nous fait suivre un binôme composé d'Antoine et Benjamin qui ont le même but, mais pas la même motivation et encore moins la même façon de travailler. Antoine en est à sa troisième année et joue le tout pour le tout en travaillant d'arrache-pied tandis que Benjamin arrive tout frais avec ses facilités et sa nonchalance. Les deux vont se lier d'amitié et on remarque que Benjamin accepte de travailler avec Antoine uniquement pour se rapprocher de lui, car sinon, les études ne sont pas sa priorité, car il se repose sur ses acquis. Cette différence de mentalité va permettre à l'histoire d'évoluer et d'explorer pas mal d'éléments sur la PACES. Contrairement aux histoires de ses deux premiers films, je n'étais pas, de base, trop intéressé par celle-ci, mais comme Thomas Lilti est talentueux, la première partie est agréable par contre la seconde partie est bien plus réussie et intéressante lorsque le sujet est davantage creusé et que le film s'attarde sur les difficultés, les sacrifices et les inégalités. C'est un film à la fois bien documenté et réaliste qui montre tout ce qu'il y a montrer sur cette première année de médecine, et un film qui raconte une belle histoire d'amitié. C'est le film que j'ai le "moins aimé" de Thomas Lilti, mais c'est tout de même pas mal.
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    Pledge (2017)

    1 h 17 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Daniel Robbins

    Trois losers cherchant à faire la fête qui se font rejeter dans toutes les fraternités se font aborder par une jolie rabatteuse qui leur propose de venir faire la fête avec elle. Peu habitués à être accostés par des filles, ils acceptent sans sourciller et se rendent dans cette maison isolée. Après avoir vécu une excellente soirée, les choses prennent une tournure plus inquiétante et brutale. Deux ans après "Uncaged", un film de loup-garou que j'avais bien aimé même si ce n'était pas un grand film, Daniel Robbins nous revient avec un second film qui est bien plus abouti notamment sur le plan visuel et technique, et surtout plus divertissant. Ce n'est toujours pas très original, on le remarque avec cette mise en place classique et cette histoire prévisible seulement, une fois que cette dernière est installée et lancée, l'ensemble devient intense et distrayant. Ce film est comme un plaisir coupable puisque l'on se complaît à voir ces personnages pas forcément attachants, surtout David qui est incarné par le scénariste du film, tomber bêtement dans le panneau et galérer à se comporter comme des hommes face à cette situation qui dès le début sentait mauvais. Bizutage oblige, on a droit à des épreuves plus trash ou dégueulasses les unes que les autres, ce qui est une bonne prémisse à ce qui va suivre. Ce n'est clairement pas un grand film, c'est souvent tiré par les cheveux, mais c'est un bon divertissement et c'est bien là l'essentiel surtout que le film est très court, ce qui est important, car il vaut mieux éviter les longueurs avec ce genre d'histoire.
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    Nostalgia (2018)

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mark Pellington avec Jon Hamm, Nick Offerman, Amber Tamblyn

    Nostaligue d'une époque, d'une personne ou d'un objet qui nous rappel un souvenir ou quelqu'un de particulier. "Nostalgia" n'est pas un film choral, ce n'est pas non plus un film à sketchs malgré les nombreuses histoires racontées, mais plutôt un film durant lequel les personnages se passent le témoin si on peut dire. On commence avec un personnage dit principal qui en rencontre un autre qui va à son tour raconter son histoire à travers un objet qui lui est cher. Le deuil, l'amour, les souvenirs, la nostalgie, un film sur la vie quoi. Un film qui avait tout pour me plaire, mais qui ne m'a pas transporté ni bouleversé. Le concept est bon, mais les histoires, pour les plus intéressantes, manquent de développement. C'est clairement ce qui fait défaut au film selon moi, car sinon, le casting est bon et les performances convaincantes. Il y a de belles scènes dans ce film, de beaux moments d'émotion comme avec Ellen Burstyn quand elle parle avec Jon Hamm de la balle de son mari, ou encore à la fin avec Catherine Keener, mais l'ensemble est très inégal. L'avantage avec ce genre de film est que si on décroche pendant une partie, on peut "revenir" dans l'histoire un peu plus tard quand cela nous intéresse davantage, mais une fois arrivé la fin, on a le sentiment qu'il nous manque quelque chose et pour le coup, ce n'est pas parce qu'on a manqué quelques minutes, mais plutôt parce que ces histoires semblent incomplètes. Je suis déçu, car j'avais bien aimé le précédent film de Mark Pellington, "The Last Word" qui était justement un film plein de nostalgie alors que celui-ci m'a souvent laissé sur ma faim.
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    Burning (2018)

    Beoning

    2 h 28 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Lee Chang-Dong avec Yoo Ah-In, Steven Yeun, Jun Jong-Seo

    [Contient des Spoilers]Ça ne sentait pas bon dès le début... Je ne parle pas du film, mais de l'histoire de Lee Jong-su dont la vie va prendre une tournure étrange lorsqu'il rencontre successivement Shin Hae-mi puis Ben. J'avais tout imaginé au fur et à mesure du visionnage, mais pas ce qui s'est passé. Bon, en même temps, il faut être fort pour deviner ce dénouement qui laisse de nombreuses interrogations en suspens. Au début, je pensais que c'était la jeune femme qui voulait se venger puis j'ai imaginé un plan machiavélique et pervers de la part de cette dernière et Ben, mais en fait, ce n'est pas ça. Du moins, on n'en sait rien, car comme je l'ai dit, c'est une histoire très intrigante qui pose plus de questions qu'elle ne donne de réponses. En même temps, c'est ce qui fait la réussite et le charme de ce film qui est très mystérieux et intrigant jusqu'au bout. On part d'une simple relation qui évolue en triangle amoureux avant d'être confronté à un délire paranoïaque, à moins que tout ceci soit vrai... Tout cela est parfaitement construit avec le réalisateur qui joue notamment sur l'absence (du chat, la disparition, l'appel téléphone avec personne au bout du fil, etc.) et le réel/imaginaire ce qui contribue à rendre l'ensemble étrange et toujours plus intrigant. Le réalisateur habille tout ça avec une tension constante et une ambiance parfois malsaine. Il prend son temps pour tout installer et ça finit par payer avec tous les aspects du film qui vont crescendo jusqu'à une dernière partie étouffante, inquiétante et angoissante. À la fin, on en vient à partager l'obsession du personnage principal, car nous sommes placés au même niveau que lui face à cette grande incompréhension. C'est un film d'une grande richesse qui mérite sûrement un deuxième visionnage pour mieux comprendre certaines choses, car il n'y a absolument rien qui est laissé au hasard que ce soit les personnages ou ce qu'ils représentent, les dialogues parfois pleins de double sens ou encore les décors et lieux de tournages. Si l'on ne peut pas uniquement le résumer à un thriller psychologique, "Burning" est surtout un très bon film qui est captivant, très bien écrit et puissant à bien des niveaux.
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    Normandie nue (2018)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Philippe Le Guay avec François Cluzet, François-Xavier Demaison, Julie-Anne Roth

    Une comédie dramatique pleine de charme qui arrive à aborder pas mal de choses grâce à une galerie de personnages attachants. Avec son nouveau film, Philippe Le Guay nous fait vivre le quotidien d'un petit village et dresse le portrait de ses habitants. Tout commence avec la crise des éleveurs et avec le maire du village qui tente de trouver une solution pour que leur cause soit entendue. Et comme par hasard, un grand photographe qui photographie les gens nus dans des endroits inhabituels passe au même moment dans le coin. Ce qui est drôle dans ce film, c'est que tout s'emboîte très bien. Il n'y a pas à dire, le scénario est bien ficelé. Chaque personne, et elles sont nombreuses, trouve sa place dans ce village. Le maire qui s'intéresse aux histoires de tout le monde ; Thierry, ce citadin qui vient s'installer à la campagne avec sa famille alors qu'il y est allergique ; Vincent qui revient dans le village pour vendre la boutique de son père décédé ; la pétillante Charlotte ; Eugène et Maurice qui se disputent un bout de terrain depuis des décennies ; le boucher jaloux qui refuse que sa femme pose nue, etc. À travers leurs histoires, le réalisateur parle du métier d'éleveur, de crise, de la consommation excessive de viande, des problèmes climatiques, de l'amour pour la photo, etc. C'est aussi riche que varié, mais l'ensemble se marie très bien. Un film sur les vraies gens avec son côté franchouillard parfaitement assumé. En somme, une bonne comédie sociale qui fonctionne très bien.
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    Boy Erased (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Joel Edgerton avec Lucas Hedges, Nicole Kidman, Joel Edgerton

    Après "The Miseducation of Cameron Post" sorti l'an dernier, voici un autre film dénonçant les thérapies de conversion. Un sujet toujours d'actualité puisque 36 états aux États-Unis autorisent encore ce genre de pratique censé mettre fin à l'homosexualité des "patients." Alors que le film de Desiree Akhavan était adapté d'un roman, celui de Joel Edgerton est adapté du livre de Garrard Conley qui raconte sa propre expérience. Les deux films traitent du même sujet, mais sont assez différents, car tout simplement, les personnages ne se ressemblent pas du tout. Contrairement au personnage de Chloë Grace Moretz qui sait ce qu'elle est et ce qu'elle aime, Jared est quant à lui plutôt un adolescent qui se cherche encore, ce qui change tout. Ce détail est même très important dans le sens où je trouve que le réalisateur passe à côté de son sujet. Au lieu de proposer une immersion dans ce centre, il aurait été plus juste de centrer l'histoire sur tout ce que subit Jared, ce qui a inévitablement un impact sur lui. Si à la fin, il finit par enfin savoir qui il est, ce n'est pas le cas pendant une grande partie du film, ce qui fausse le traitement, car le vrai sujet du film est l'intégrisme religieux. Pourtant, la première heure est intéressante seulement par la suite, le récit s'essouffle sans que Joel Edgerton ne puisse y faire grand-chose. L'histoire a beau être forte et révoltante sur le papier, elle ne l'est jamais dans les faits montrés. Je peux reprocher à ce film la même chose que j'ai reprochée au film de Desiree Akhavan. Le traitement est trop superficiel et frileux tellement que le rendu est vraiment soft alors qu'on est censé, nous montrer des monstres à l'œuvre. C'est un film qui manque vraiment de force, de puissance et d'émotion surtout dans cette dernière partie qui est particulièrement poussive. Les acteurs font ce qu'on leur demande, mais aucun ne crève l'écran. J'avais beaucoup aimé "The Gift", le premier et précédent film de Joel Edgerton, mais ce film est vraiment décevant à bien des niveaux et pas à la hauteur du sujet de base.
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    Hunter Killer (2018)

    2 h 02 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de Donovan Marsh avec Gerard Butler, Gary Oldman, Common

    Premier gros film pour le réalisateur sud-africain qui après plusieurs films dans son pays se voit confier la réalisation de ce film à "gros budget". Une petite surprise tout de même, car s'il avait eu du succès avec ses comédies "Spud", on ne peut pas dire que "iNumber Number", son premier film d'action fut une franche réussite, bien au contraire. Avec ce film, il ne prend aucun risque puisque "Hunter Killer" est un thriller d'action assez classique sur fond de guerre froide. Classique certes pour ce qui est de la forme par contre l'histoire est quand même vachement tirée par les cheveux. L'originalité de ce film est qu'il se déroule à la fois en mer à l'intérieur d'un sous-marin et également sur terre avec une équipe chargée d'une mission sur place. C'est quand même rare d'avoir les deux points de vue, car dans la plupart des films de sous-marin, tout se passe sous l'eau. Cette double fenêtre casse un peu la linéarité du récit, mais ne fait pas oublier la faiblesse du scénario. Il n'y a que lorsque cela s'anime que le film est plaisant avec des scènes d'action dynamiques et parfois spectaculaires, mais le reste du temps, c'est plat et peu distrayant. Cela reste quand même un film honnête et correct qui se laisse regarder facilement, mais qui sera également vite oublié.
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    Asylum of Fear (2018)

    1 h 19 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Craig Deering avec Maurice Demus, Michael Medford, Callie Stephens

    L'aventure de création de ce film avait mal commencé puisque les personnes derrière ce film ont été victimes d'un producteur qui est parti avec la caisse comme on dit. Le budget du film devait être de 100.000$ ce qui est confortable pour un petit film d'horreur, mais à la suite de cette mésaventure, ils ont du faire avec les moyens du bord et surtout sans certains éléments de décors ou d'équipements qui n'ont donc pas pu être livrés. Tout ceci est malheureux, mais pour être honnête, je doute que ça aurait changé la qualité du film. Sur la forme, ça ressemble à un film d'horreur à faible budget donc aucun problème par rapport à ça, mais l'histoire est juste sans intérêt. On retrouve la bande de spécialistes en supernaturel qui va enquêter dans un asile où des choses terribles se sont produites et bien sûr, ils vont découvrir qu'ils ne sont pas seuls. Pire encore que l'histoire, c'est que pour un film d'horreur, il ne se passe rien de stressant. C'est vraiment lent et il n'y a ni tension ni ambiance. Il n'y a pas grand-chose à dire sur ce film qui est sans intérêt.