Films vus ou revus en 2017

Avatar Walter-Mouse Liste de

471 films

par Walter-Mouse

Suite à ma grande lâcheté l'année dernière (pas vu un seul Verhoeven hollandais, bon sang mais quel vendu ce Walter-Mouse!), j'ai décidé pour 2017 de me rattraper... en regardant uniquement ce que bon me plaira.
Voilà, comme ça, je ne décevrai personne. Tchao!

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  • La Rue rouge (1945)

    Scarlet Street

    1 h 42 min. Sortie : . Film noir, drame et thriller.

    Film de Fritz Lang avec Edward G. Robinson, Joan Bennett, Dan Duryea

    AVIS:

    2 ans après La Femme au Portrait, Fritz Lang rappelle Edward G. Robinson, Joan Bennett et Dan Duryea pour des rôles radicalement différents malgré quelques petites similitudes, Robinson jouant à nouveau un homme respecté et respectable pris dans un jeu de manipulation vicieux et dangereux qui va finir par impliquer tous les protagonistes, devenant tour à tour et parfois malgré eux le dindon de la farce. Fritz Lang, qui nous gratifie encore une fois d'une mise en scène parfaite rappelant sa période expressionniste, mène la danse jusqu'au bout pour une histoire terriblement pessimiste à l'issue aussi réussie que dérangeante et une descente aux enfers prenant parfois des airs de comédie noire jusque dans sa résolution. Une belle réussite.

    9,5/10
  • Football d'Hier et d'Aujourd'hui (1953)

    Football Now and Then

    7 min. Sortie : .

    Court-métrage de Jack Kinney

    AVIS:

    Cartoon avant tout pensé pour le public américain, Football d'Hier et d'Aujourd'hui laisse le public non-connaisseur du sport en question sur sa faim, les gags du court-métrage faisant référence à des techniques de jeu populaires aux USA mais inconnues en France. Ce choc des générations se termine cependant sur une note assez drôle et l'animation reste de qualité.

    6/10
  • Donald s'éclate: L'Opéra (1999)

    Donald's Dynamite: Opera Box

    2 min. Sortie : .

    Court-métrage de William Speers

    AVIS:

    Court-métrage servant de promotion à la série Mickey Mania (et diffusé au cinéma avant Doug, le film), Donald s'éclate: L'Opéra est aussi bien drôle que dynamique, Donald reste le roi!

    7/10
  • Bande-annonce

    Le Mécano de la « General » (1926)

    The General

    1 h 18 min. Sortie : . Muet, action, aventure, comédie et drame.

    Film de Buster Keaton et Clyde Bruckman avec Buster Keaton, Marion Mack, Glen Cavender

    AVIS:

    Réputé comme étant le chef-d'oeuvre ultime de Buster Keaton, Le Mécano de la "General" n'a pas volé son statut de monument du cinéma muet. À l'image de son héros naïf et maladroit mais plein d'imagination dès qu'il s'agit de voler au secours de sa locomotive et par la même occasion de sa dulcinée, Keaton redouble d'inventivité pour chacune des situations loufoques dans lesquelles va se retrouver le machiniste. Nous faisant redécouvrir le Raid d'Andrews à travers une mise en scène créative et certaines séquences spectaculaires (la chute de la locomotive, toujours aussi impressionnante encore aujourd'hui), Le Mécano de la "General" est un grand film qui n'a pas pris une ride et servi par une musique inédite absolument parfaite de Joe Hisaishi.

    9,5/10
  • Donald au Pays des Mathémagiques (1959)

    Donald in Mathmagic Land

    27 min. Sortie : . Animation.

    Court-métrage d'animation de Joshua Meador, Les Clark, Wolfgang Reitherman avec Paul Frees et Clarence Nash

    AVIS:

    Après avoir été utilisé comme un outil de propagande durant la Guerre, Walt Disney décide de confier à Donald la tâche d'éduquer les enfants via des courts-métrages instructifs avant que ce devoir ne revienne à Donald Dingue, le plus connu est Donald au Pays des Mathémagiques où le canard colérique va s'égarer dans un monde n'évoluant que par les maths (les arbres ont des "racines carrées", du génie!). Vont alors s'ensuivre des séquences d'apprentissage où notre héros va interagir avec le narrateur et comprendre que les mathématiques jouent un rôle crucial dans notre vie de tous les jours (musique, jeux, géométrie etc...). Bien qu'un tout petit long par moment, Donald au Pays des Mathémagiques est réellement intéressant et on adore (re)découvrir cette matière en compagnie du plus hilarant des personnages Disney.

    8/10
  • Mickey Mouse Disco (1980)

    7 min. Sortie : . Animation et comédie musicale.

    Court-métrage d'animation de Norman Ferguson et David Hand avec John Dehner et Clarence Nash

    AVIS:

    Tout en supposant qu'on puisse faire l'impasse sur son titre déjà risible, Mickey Mouse Disco aurait pu être au mieux une fausse bonne idée d'un autre temps mais même en le recontextualisant, il n'y a rien à en tirer si ce n'est un montage bâclé d'extraits de vieux cartoons Disney sur fond de musiques disco tirées de l'album audio dont ce clip promotionnel est sensé faire la publicité. Fatigant et daté.

    4/10
  • Bande-annonce

    La Maison démontable (1920)

    One Week

    25 min. Sortie : . Comédie et muet.

    Court-métrage de Edward F. Cline et Buster Keaton avec Buster Keaton, Sybil Seely et Joe Roberts

    AVIS:

    Éternel casse-cou, Buster Keaton nous fait autant rire qu'il nous fait mal avec One Week. Jouant le rôle d'un jeune marié propriétaire d'une maison démontable avec laquelle il a des difficultés à l'assemblage, l'acteur-réalisateur n'a pas peur de se faire mal et enchaîne les cascades les plus folles et les plus hilarantes dans une demeure à la forme douteuse. Une vraie pépite qui ne manque pas d'idées de mise en scène tout bonnement géniales (la main cachant le cadre).

    9,5/10
  • Bande-annonce

    Escape From Tomorrow (2013)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Randy Moore avec Roy Abramsohn, Elena Schuber, Katelynn Rodriguez

    AVIS:

    Décidément on présente tout et n'importe quoi à Sundance. Petit film indépendant s'étant vendu uniquement sur son "exploit" d'avoir été tourné à Disney World sans autorisation du parc et avec un matériel camouflé, Escape From Tomorrow est une tentative ridicule de Randy Moore de dévoiler le visage caché des Parcs Disney à travers une vision négative surréaliste en mode sous-David Lynch et qui n'aura finalement rien obtenu, Disney ayant judicieusement décidé d'ignorer le film afin d'éviter de trop attirer l'attention sur lui. Si Moore avait traité cette visite à Disney World d'un point de vue comique et ironique, cela aurait été au pire juste inintéressant mais ce n'est pas le cas, ce maboule (car oui, il en est un) essaie d'insuffler à son récit un vrai message dénonçant la manipulation de Disney Resort mais échoue complètement puisqu'il se personnalise à travers son héros (piètrement joué au passage) d'une antipathie presque extraordinaire déboussolé dans un parc n'ayant en soi aucun problème. Le bouquet final reste sa note d'attention "subtile" vis-à-vis du public où Randy Moore nous vise directement du doigt proclamant que nous devrions avoir honte de prendre du bon temps et que ces parcs renvoient une illusion du bonheur honteuse. Illusion dont il a d'ailleurs été victime dans sa jeunesse et qu'il a choisi de combattre à travers son bousin. Il n'y a pas de mot pour décrire un tel bouffon tant il nous prend de haut en se croyant pertinent alors que son long-métrage est d'une gaminerie et d'une débilité inimaginable nous crachant à la gueule toute sa haine non pas seulement sur l'entité Disney mais avant tout sur nous, les personnes qui contrairement à lui ont su trouver un sens à leur vie et qui savent faire la différence entre une oeuvre cinématographique et un délire de pré-adolescent en colère. Un film d'une hypocrisie rare.

    1/10
  • Charlot est content de lui (1914)

    Kid Auto Races at Venice

    7 min. Sortie : . Comédie.

    Court-métrage de Henry Lehrman avec Billy Jacobs, Charlotte Fitzpatrick, Thelma Salter

    AVIS:

    Bien que son personnage de Charlot a été créé pour L'Étrange Aventure de Mabel, Charlot est Content de Lui, sorti plus tôt, est le premier court-métrage à nous faire découvrir le vagabond culte. Totalement improvisée et s'étant tournée très rapidement (à peine 3/4 d'heure), cette première apparition du personnage est autant un test pour les spectateurs du métrage que pour nous, Charlie Chaplin devant faire ses preuves avec cette création originale et arrivant à nous faire décrocher quelques sourires malgré le fait qu'il ne fasse finalement pas grand chose si ce n'est faire perdre patience au cameraman, filmant la course d voiturettes, à qui il gêne la visibilité.

    6/10
  • Fun with Mr. Future (1982)

    7 min. Sortie : .

    Court-métrage de Darrell Van Citters

    AVIS:

    Le Deuxième Âge Noir de Walt Disney Productions nous aura laissé bien des créations étranges mais Fun with Mr. Future est sans aucun doute la plus étonnante d'entre elles. Mis entre les mains d'une équipe talentueuse, le court-métrage présente l'animatronic Mr. Future nous promettant un avenir parfait pour l'Humanité à travers deux séquences animées, toutes deux au style visuel très marqué et réussi, dont la seconde louant l'omniprésence des robots dans la vie quotidienne d'une famille ordinaire. Visuellement spécial et avec un fond pessimiste rarement vu chez Disney Animation, Fun with Mr. Future est à découvrir.

    8/10
  • Bande-annonce

    Une vie entre deux océans (2016)

    The Light Between Oceans

    2 h 12 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Derek Cianfrance avec Michael Fassbender, Alicia Vikander, Rachel Weisz

    AVIS:

    Une Vie Entre Deux Océans marque malgré lui une possible étape importante dans l'histoire de la Walt Disney Company puisqu'il est le dernier film DreamWorks à être distribué par Touchstone et annonce donc probablement la mort du label. Adapté d'un roman à succès, Une Vie Entre deux Océans essaie de se la jouer sobre dans la première heure mais tombe rapidement dans le pathos en enchaînant les scènes larmoyantes linéaires couvertes par la musique lourde d'un Alexandre Desplats en manque d'inspiration. Derek Cianfrance convainc beaucoup moins que pour Blue Valentine et The Place Beyond the Pines. Le film se rattrape heureusement grâce au talent incontestable de ses comédiens. Outre un Michael Fassbender comme à son habitude excellent, c'est Alicia Vikander qui prouve une nouvelle fois combien elle est une des actrices les plus douées de sa génération. Rachel Weisz, quant à elle, est très juste. Histoire forte sur le papier mais traitée avec de gros sabots, Une Vie Entre Deux Océans reste un film correct ne valant le coup d'oeil que pour ses performances.

    6/10
  • Bande-annonce

    Rêves (1990)

    Yume

    1 h 57 min. Sortie : . Sketches, drame et fantastique.

    Film de Akira Kurosawa avec Akira Terao, Mitsuko Baishô, Toshie Negishi

    AVIS:

    Produit par Spielberg et avec le soutien de George Lucas et de Martin Scorsese, Rêves est le moyen pour Akira Kurosawa de se confier à son public sur ses pensées les plus abstraites pourtant pleines de sens par rapport à ses obsessions et ses passions. Découpé en 8 chapitres, Rêves est un film très intime présentant aussi bien les passions de Kurosawa (la peinture, le segment avec Van Gogh est d'ailleurs mon préféré du long-métrage) que ses visions les plus cauchemardesques (la crainte des effets du nucléaire est évoquée 3 fois durant le film). Il n'y a aucun doute sur la sincérité de l'oeuvre et celle-ci nous rappelle toujours à quel point le metteur en scène des Sept Samouraï est un des plus grands esthètes qu'on ait connu.

    8/10
  • Franklin et moi (1953)

    Ben and Me

    21 min. Sortie : . Animation et comédie.

    Court-métrage d'animation de Hamilton Luske avec Sterling Holloway, Hans Conried, Charles Ruggles

    AVIS:

    Présenté avant le documentaire Le Désert Vivant et réalisé par Hamilton Luske, Franklin et Moi nous fait redécouvrir l'histoire de Benjamin Franklin en imaginant qu'Amos, souris aux airs de Jaq avec le caractère de Jiminy Cricket, serait la vraie source d'influence d'un des pères-fondateurs des États-Unis d'Amérique au point qu'il aurait droit à sa minuscule statue posée sur celle du grand inventeur. Rempli de scènes très mignonnes et servi par une excellente écriture, cette "histoire jamais révélée" est très plaisante à suivre et mérite d'être davantage connue.

    8,5/10
  • Bande-annonce

    Whiplash (2014)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de Damien Chazelle avec Miles Teller, J.K. Simmons, Melissa Benoist

    Séances de cinéma (1 salle)
    AVIS:

    Adaptant son propre court-métrage, Damien Chazelle raconte avec Whiplash la relation amour/haine compliquée entre un jeune batteur et son instituteur sévère inspirée du parcours du réalisateur durant ses études dans un groupe de jazz. Le résultat est aussi réussi que le laissaient entendre les critiques. On en a le souffle coupé autant que le héros joué par un Miles Teller bluffant tant sa performance organique crève l'écran. Les scènes de répétition menées par un J.K. Simmons intimidant sont d'une nervosité incroyable et s'accompagnent d'un vrai sens du montage. Chazelle a l'heureuse idée de ne jamais remettre en question les méthodes inhabituelles de Fletcher et nous laisse juger si sa technique finit par payer. À quel prix au final? Ne reste-t-il que de la rage ou la passion vit-elle toujours quand on pousse le batteur à aller au-delà de ses limites? À nous de trouver la réponse, aucun parti n'est pris dans Whiplash et c'est ce qui le rend aussi fort. Intense et toujours surprenant, Whiplash ne nous fait plus voir (ou entendre) la musique de la même manière.

    9,5/10
  • Bande-annonce

    Ghost in the Shell 2: Innocence (2004)

    Inosensu

    1 h 40 min. Sortie : . Animation, drame, science-fiction et thriller.

    Long-métrage d'animation de Mamoru Oshii avec Akio Ôtsuka, Atsuko Tanaka (1), Kōichi Yamadera

    AVIS:

    Il aura fallu attendre 9 ans pour que Mamoru Oshii se décide à faire une suite à son film culte Ghost in the Shell et le résultat aura valu la peine d'attendre. Le réalisateur connaît toujours aussi bien son univers et retrouve rapidement ses marques dans un deuxième opus nous replongeant en terrain connu mais en étendant toujours plus loin les thématiques soulevées par le précédent film. Si on est surpris par l'arrivée des images de synthèses revenant assez régulièrement au cours de l'histoire, celles-ci sont très bien contrôlées et apportent un vrai coup de frais à la mise en scène de Mamoru Oshii, tout comme l'esthétique respectueuse du premier film mais mise à neuf pour une photographie plus colorée et la musique toujours excellente de Kenji Kawai. Comme pour son prédécesseur, Innocence: Ghost in the Shell 2 est difficile à appréhender au premier visionnage, particulièrement par son dernier tiers étonnant et complexe, mais nous donne quand même envie de revenir dans ce monde futuriste pour en comprendre toutes les problématiques.

    8/10
  • Rêve de champion (2002)

    The Rookie

    2 h 08 min. Sortie : . Sport et drame.

    Film de John Lee Hancock avec Brian Cox, Beth Grant, Angus T. Jones

    AVIS:

    Voulant reproduire le succès du Plus Beau des Combats, les Studios Disney mettent en avant avec Rêve de Champion un autre sport bien associé aux américains, le base-ball, discipline peu connue et pas du tout pratiquée en France. Alors que la première heure a pour axe narratif la reconversion de Jim Morris en professeur de chimie renouant avec sa passion du base-ball grâce à la motivation de son équipe, la deuxième heure décide de se centrer uniquement sur le personnage en lui-même et son grand retour sur le terrain ainsi que ses dilemmes dus à sa situation familiale, son âge et sa crainte d'être humilié. Dennis Quaid campe cet entraîneur avec une grande justesse tandis que John Lee Hancock narre de manière classique mais efficace cette histoire vraie très intéressante car plus humaine que sportive. L'ambiance texane a son charme et le rythme est soutenu malgré les deux heures de film. Une petite surprise très agréable.

    7,5/10
  • Bande-annonce

    La Dame de Katwe (2016)

    Queen Of Katwe

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Mira Nair avec David Oyelowo, Lupita Nyong'o, Ntare Guma Mbaho Mwine

    AVIS:

    Nouveau Disney sportif annuel coproduit avec ESPN Films, Queen of Katwe est un long-métrage plus pertinent qu'on aurait pu le croire au vu de son air de déjà-vu parmi les films consacrés au sport produits par la Maison de Mickey. Il y a longtemps que les Studios Disney n'avaient plus traité de thèmes sociaux aussi importants dans leurs productions. L'action se plaçant au Uganda, la réalisatrice Mira Nair ne va jamais chercher à positiver l'image du pays, tout y est dépeint avec talent: La vie dans les bidonvilles, les inondations, les problèmes de logement, les familles jetées à la rue, les familles trop nombreuses, les soucis de scolarisation, même la prostitution est évoquée le temps d'une scène! Très réaliste et puissant dans son sujet tiré d'une histoire vraie, Queen of Katwe est également porté par un trio de comédiens irréprochables. Outre une Lupita Nyong'o sans surprise magnifique, ce sont la révélation Madina Nalwanga et l'excellent David Oyelowo qui nous surprennent le plus, leur alchimie étant parfaite et leur relation professeur/élève très sincère. On ressort de Queen of Katwe le sourire aux lèvres et plein d'espoir. Nous tenons là un Disney Live rafraîchissant à souhait dont le flop, espérons-le, n'empêchera pas la boîte aux grandes oreilles de continuer à proposer des petits films aussi beaux et réussis comme celui-ci.

    8,5/10
  • Bande-annonce

    Snake Eyes (1998)

    1 h 38 min. Sortie : . Action, policier, drame et thriller.

    Film de Brian De Palma avec Nicolas Cage, Gary Sinise, Carla Gugino

    AVIS:

    Associer les noms de Nicolas Cage et Brian De Palma est d'une évidence. Aucun des deux ne fait jamais dans la subtilité (ou du moins, rarement) mais chacun est à sa manière fascinant. Snake Eyes est donc rassurant dans son ouverture en plan-séquence où le réalisateur de Scarface nous rappelle qu'il va se la péter tout du long et où Cage nous promet un jeu "décontracté" comme lui seul a le secret. Il y a une chose indéniable, Cage a un capital-sympathie très élevé dès qu'il pète les plombs et la surenchère de De Palma est plus attachante qu'énervante. Seulement, le scénario de Snake Eyes n'a quasiment que ça à proposer. Si De Palma aborde le journalisme et la corruption d'une manière assez drôle, son film n'est qu'un prétexte à une enfilade de retournements juste destinée à nous montrer qu'il gère techniquement. Alors oui, il gère, pas de soucis là-dessus mais le spectateur se désintéresse rapidement de l'histoire quand il comprend quels sont les enjeux et qu'il a une réponse à qui est le cerveau de l'opération. À voir plus comme un exercice de style.

    6/10
  • Ariane (1957)

    Love in the Afternoon

    2 h 10 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Billy Wilder avec Gary Cooper, Audrey Hepburn, Maurice Chevalier

    AVIS:

    Paris, la ville de l'amour. Le lieu idéal pour donner vie à la romance entre une jeune étudiante jouée par Audrey Hepburn et un riche homme d'affaire interprété par un Gary Cooper âgé. Si l'une souhaite une relation amoureuse durable, l'autre n'y voit qu'un divertissement comme tant d'autres. Insouciante et innocente, elle va pourtant mener en bateau le vieux Don Juan, inspirée des enquêtes de son père détective incarné par un très drôle Maurice Chevalier, dans le seul espoir de le rendre jaloux. Tirant son histoire d'un roman français, Billy Wilder nous sert là une comédie truffée de dialogues savoureux où le mensonge et la passion se mêlent dans une histoire d'amour aussi belle qu'agréable. Et puis comment peut-on résister au charmant petit minois d'Audrey Hepburn je vous le demande.

    9/10
  • Bande-annonce

    Le Grand Soir (2011)

    Prom

    1 h 54 min. Sortie : 2011. Comédie.

    Film de Joe Nussbaum avec Aimee Teegarden, Thomas McDonell, DeVaughn Nixon

    AVIS:

    Prom (Le Grand Soir) mériterait de remporter le trophée de l'insignifiance totale. Son existence dans le Line-Up de la Walt Disney Company est un mystère tant il ne correspond pas du tout à la vision de Bob Iger sur son entreprise. Aucune star en soutien promotionnel, sujet digne d'un Disney Channel Original Movie, la boîte aux grandes oreilles croyait-elle vraiment faire carton plein avec ce teenage-movie? Et pourtant, rien n'est vraiment affreux dans ce Disney Live. C'est juste un énième film pour adolescents comme on en fait depuis 40 ans au cinéma avec les mêmes stéréotypes (première de classe canon, rebelle dark emo, le geek de service, le beau gosse du lycée) et les mêmes péripéties (les deux protagonistes qui ne se supportent pas mais qui doivent collaborer, puis qui tombent amoureux, puis une connerie vient les séparer avant qu'ils reviennent l'un vers l'autre 24 heures après). Les acteurs ne sont pas mauvais, le film plus supportable qu'il n'en a l'air mais comment peut-on avoir l'idée de valider ce genre de projet de nos jours? Qui va encore voir une bande de jeunes se préparer pour le bal de fin d'année?

    4/10
  • Bande-annonce

    Charlot policeman (1917)

    Easy Street

    24 min. Sortie : . Comédie.

    Court-métrage de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Edna Purviance, Eric Campbell

    AVIS:

    Sortant d'une Mission, Charlot va se décider à défendre la veuve et l'orphelin et va revêtir l'uniforme de policier afin d'arrêter les voyous répandant la terreur sur Easy Street. Si l'arrestation de la grosse brute est un peu longue, c'est son évasion dans la deuxième partie qui va provoquer une succession de scènes hilarantes ou l'éternel vagabond va devoir montrer s'il mérite de porter son insigne. Un moyen-métrage très drôle.

    8/10
  • Bande-annonce

    Da Vinci Code (2006)

    The Da Vinci Code

    2 h 29 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Ron Howard avec Tom Hanks, Audrey Tautou, Ian McKellen

    AVIS:

    Vu en version longue. Afin d'être sûr de juger le film pour ce qu'il est, j'ai crû préférable de ne pas lire le roman de Dan Brown histoire d'éviter toute comparaison et surtout une possible déception. Mais même avec ce choix, Da Vinci Code souffre de deux problèmes majeurs qui l'handicapent grandement: Ses personnages et l'enquête. Les premiers car Ron Howard ne s'intéresse pas à eux et ne nous livre que de trop maigres informations sur leurs parcours à travers des conversations/flashbacks trop rapides, difficile dès lors d'être intéressé, et la deuxième car le réalisateur ne sait pas du tout comment raconter l'histoire du bestseller. Victime d'une mise en scène aléatoire et irréfléchie où des incrustations numériques dégueulasses et des effets de style hideux viennent constamment polluer l'image, l'énigme que doivent résoudre notre duo principal peine à nous intéresser malgré l'importance de l'enjeu, faute de scènes trop bavardes et étirées, sans compter un casting qui ne fait pas des merveilles non plus (Tom Hanks et Ian McKellen font le boulot, Audrey Toutou n'est pas mauvaise mais ne correspond pas du tout au rôle, Jean Reno est fade, Alfred Molina est transparent et Paul Bettany est ridicule). Sans être le navet vendu par beaucoup de fans tombés de haut, Da Vinci Code manque cruellement de passion alors qu'il lui aurait été si facile de nous captiver.

    4/10
  • Bande-annonce

    Anges et Démons (2009)

    Angels & Demons

    2 h 18 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Ron Howard avec Tom Hanks, Ewan McGregor, Ayelet Zurer

    AVIS:

    Conçu comme le deuxième film de la trilogie cinématographique consacrée à Robert Langdon bien qu'il soit en réalité la première histoire du professeur dans la saga de Dan Brown, Anges et Démons repose sur les mêmes ficelles que Da Vinci Code mais avec un Ron Howard changeant complètement sa narration. Si le précédent film était très lent et plus axé sur le mystère, Anges et Démons est un vrai film d'action avec pour couche les déductions complexes de son héros. Passé l'exposition présentant le complot visant le Vatican et un personnage principal mieux défini (Tom Hanks semble bien plus investi), Ron Howard va mener tambour battant son récit sans faire une seule pause, les énigmes en deviennent presque des scènes d'action pour dire! Ce deuxième volet est donc bien plus mouvementé mais cela finit par jouer en sa défaveur au bout d'une heure quand on comprend que le metteur en scène répète la même formule toutes les 5 minutes. L'histoire perd en crédibilité et à force de se vouloir plus dynamique, on espère au contraire que ça va vite se finir. Le final partira quant à lui dans du grand n'importe quoi, même pour de la symbolique contredite d'ailleurs par un double-twist que tout le monde aura vu venir deux heures à l'avance. Sentiment mitigé pour cette suite qui finalement s'embourbe dans des défauts différents de Da Vinci Code malgré son côté assurément plus divertissant.

    5/10
  • Bande-annonce

    Inferno (2016)

    2 h 01 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Ron Howard avec Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy

    AVIS:

    Troisième et dernière virée en Enfer. Au sens propre comme au sens figuré. On ne pouvait imaginer Ron Howard tomber si bas après le minuscule espoir qu'il nous avait laissé avec Anges et Démons. Se basant non pas sur le troisième livre de Dan Brown, Le Symbole Perdu, mais sur le quatrième et donc le plus récent, choix fait par Sony, Inferno abandonne le milieu religieux pour à la place se centrer sur une course-contre-la-montre afin de trouver un virus pouvant mener l'Humanité à son extinction. Intrigue au premier abord différente mais qui utilise pourtant les mêmes codes que les autres films rendant cette traque encore moins passionnante. On a déjà compris comment fonctionne cette saga et la surprise n'est plus présente, seule règne la consternation quand David Koepp, remplaçant Akiva Goldsman, croit nous surprendre avec des rebondissements aussi prévisibles que stupides. Tom Hanks semble fatigué de devoir rempiler à nouveau et que dire de la réalisation ignoble de Ron Howard qui pique les yeux dès les premières secondes avec un montage haché et des images laides. Même Hans Zimmer qui nous avait agréablement surpris avec Da Vinci Code et Anges et Démons ne nous offre qu'une musique plate et oubliable. Espérons qu'on en a définitivement fini avec les aventures de Robert Langdon qui n'ont plus rien à montrer si ce n'est encore et toujours la même soupe.

    3/10
  • Bande-annonce

    Blank: A Vinylmation Love Story (2014)

    38 min. Sortie : . Animation et romance.

    Court-métrage de Mike Ambs et Paul Foyder

    AVIS:

    Blank: A Vinylmation Love Story est un véritable OVNI au sein de l'animation disneyenne. Ce moyen-métrage de 38 minutes est en effet une production signée Disney Interactive Studios, filiale pourtant spécialisée dans le développement de jeux vidéos. L'idée est de se baser sur les Vinylmation, des figurines de collection à l'effigie de Mickey, et de leur créer une histoire et un univers dans ce qui devait être à la base une série-web finalement compilée pour une pré-sortie cinéma américaine. Suivant le parcours de Blank, un Vinylmation sans identité, qui va se trouver lui-même, chercher sa bien-aimée et redonner au monde ses couleurs, le moyen-métrage est animé image par image et muet. Excepté bien sûr plusieurs bruitages et une musique très discrète, le son est très rare et l'aventure se passe très souvent dans le silence rappelant à plus reprises l'atmosphère reposante de WALL-E. Le travail d'ambiance constitue la plus grande réussite du court-métrage qui propose même un sympathique message sur l'expression artistique. Bien que lent et exigeant, Blank: A Vinylmation Love Story mérite d'être découvert rien que pour son unicité. Une oeuvre singulière chez les Studios Disney.

    7,5/10
  • Sherlock Junior (1924)

    Sherlock Jr.

    45 min. Sortie : . Comédie, action, romance et muet.

    Moyen-métrage de Buster Keaton avec Buster Keaton, Kathryn McGuire, Joe Keaton

    Séances de cinéma (1 salle)
    AVIS:

    Sherlock Junior démarre par un petit texte d'ouverture nous assurant qu'on ne peut réussir deux choses à la fois. Il se contredit lui-même puisque Buster Keaton nous prouve le contraire avec cette formidable comédie racontant à la fois l'idylle entre un projectionniste et une femme et l'enquête du plus grand détective vivant, Sherlock Junior, provenant de l'imagination de ce même projectionniste. Deux réalités différentes venant pourtant se confondre quand, endormi, le héros simplet mais débrouillard vient à entrer dans un écran de cinéma mais n'arrive pas à faire parti de cette dimension puisqu'à travers un incroyable travail de montage, il ne parvient pas à rester dans un même décor avant plusieurs minutes. De cette scène Keaton crée un merveilleux mariage entre la comédie et la poésie et le spectateur se retrouve happé par la créativité ressortant de son film où le double du projectionniste, malin mais provoquant le gag malgré lui, nous amuse tellement qu'on aimerait voir un long-métrage entier sur lui. Brillant!

    9,5/10
  • John Henry (2000)

    10 min. Sortie : 2000.

    Court-métrage de Mark Henn avec Alfre Woodard, Geoffrey Jones (I), Tim Hodge

    AVIS:

    De toutes les légendes américaines qui ont forgé l'imaginaire du XIXème siècle, celle de John Henry est une des plus connues et il était donc inévitable que Disney lui dédient un court-métrage comme ils l'avaient fait pour Paul Bunyan 50 ans plus tôt. Malheureusement, crainte des polémiques raciales oblige, la compagnie aux grandes oreilles a longtemps laissé John Henry sous silence avant de l'inclure dans une collection DVD American Legends. Bien dommage de priver le public de cette belle oeuvre car le boulot de Mark Henn pour retranscrire le combat du héros afro-américain contre l'arrivée de la machine mérite d'être reconnu et bénéficie d'une grande qualité technique et sonore. On chantonne encore "John Henry" une fois le court-métrage fini.

    8/10
  • Checkin' in with Goofy (2011)

    2 min. Sortie : .

    Court-métrage

    AVIS:

    En quelque sorte, Checkin' in with Goofy est le dernier "How to..." de Dingo après Comment Brancher son Home Cinema puisqu'il est une commande de Disney Parks sensée promouvoir le Disney Cruise Line, Dingo voulant partir en croisière mais se rendant compte que la solution la plus efficace est de réserver sur le Web via l'assistance Disney. On aurait aimé un métrage un peu plus long même pour une pub mais Checkin' in with Goofy n'existant que pour vendre un moyen de partir en voyage, ce reproche n'est pas très important, et le dessin reste soigné.

    6/10
  • Bande-annonce

    Black Rain (1989)

    2 h 05 min. Sortie : . Policier.

    Film de Ridley Scott avec Michael Douglas, Andy García, Ken Takakura

    AVIS:

    Retour au thriller pour Ridley Scott qui installe sa toile de fond au Japon où, après la fuite d'un dangereux criminel, deux flics joués par Michael Douglas et Andy Garcia décident de retrouver celui qui leur a faussé compagnie quitte à se heurter à la mafia japonaise. On s'en doute rien que par le sujet, nous sommes face à un Scott mineur qui reprend ici un schéma très classique mettant en avant l'écart culturel entre les héros américains décomplexés et les japonais plus posés et raisonnés tout en passant par des clichés pas forcément dérangeants mais empêchant Black Rain d'être plus qu'un simple policier malgré quelques thèmes abordés intéressants comme les conséquences du conflit américano-japonais sur la reconstruction du pays touché par l'arme nucléaire. Mais un policier divertissant comportant un bon casting (on regrette une Kate Capshaw sous-utilisée) dominé par un Michael Douglas très en forme et une composition des plans évidemment excellente avec comme toujours chez le réalisateur un travail aux petits oignons sur la lumière. À souligner également une excellente composition de Hans Zimmer. Un film anecdotique dans la carrière de son réalisateur mais bien fichu.

    7/10
  • Bande-annonce

    Ghost Rider (2007)

    1 h 54 min. Sortie : . Action, fantastique et thriller.

    Film de Mark Steven Johnson avec Nicolas Cage, Eva Mendes, Wes Bentley

    AVIS:

    4 ans après le ratage Daredevil, Marvel confient à nouveau un de leurs super-héros à Mark Steven Johnson qui s'occupe de la réalisation et du scénario. Ce démon est le Ghost Rider qui, si on y réfléchit, pourrait mener à une chouette adaptation à condition de partir à fond dans le délire. Mais que nenni, ici point de second degré ou si peu, Mark Steven Johnson traite l'histoire de Johnny Blaze avec un grand sérieux sur fond de romance niaise insupportable et de symboliques religieuses tellement lourdingues que le nanar n'est jamais loin. Mais pas assez proche car tout le monde s'ennuie ferme dans ce film, Nicolas Cage en premier qui n'a même pas droit à un pétage de câble digne de ce nom, l'acteur en devient même soporifique, impensable pour un comédien aussi réputé pour ses crises légendaires. Seule Eva Mendes semble un tout petit concernée et encore. Au mieux, les séquences mettant enfin en scène le Rider auraient pu sauver l'ensemble du naufrage mais non, elles constituent même les pires passages du film par leurs design ridicules, leurs effets spéciaux à la ramasse et leur mollesse épouvantable. Car c'est là le pire, Ghost Rider est mou mais mou. Tellement au ralenti qu'il donne presque envie de redonner une chance à l'adaptation sur grand écran de l'homme-sans-peur. Un navet complet.

    1/10