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    Bande-annonce

    Carrie au bal du diable (1976)

    Carrie

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, thriller, fantastique et drame.

    Film de Brian De Palma avec Sissy Spacek, Piper Laurie, Amy Irving

    25/12
    Voilà un film qui ne vieillira jamais, malgré les costumes kitsch, les coiffures improbables, le campus universitaire 70's, les ballades sentimentales, Tommy Ross le super quaterback qui les tombe toutes...
    Un sommet du film de genre, avec des basculements impressionnants dans des ambiances radicalement opposés jusqu'au final de dingue.
    Ca commence comme un bal de promotion insouciant (mais avec quelques motifs d'inquiétudes), pour finir dans un jeu de massacre hallucinant, et une Sissy Spacek complètement possédée.

    Et ce que j'aime beaucoup c'est que malgré les figures apparemment caricaturales (la mère psychotique intégriste, les chipies imblairables et venimeuses, le playboy du lycée), ben les choses sont en réalité beaucoup plus nuancées et subtiles. Pas franchement de manichéisme dans le film, et les personnages hostiles à Carrie finissent par être de son côté / à l'inverse les personnages qui la soutenaient (comme la prof par exemple) finissent par se révéler assez médiocres.
  • 2
    Bande-annonce

    Obsession (1976)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Brian De Palma avec Cliff Robertson, Geneviève Bujold, John Lithgow

    24/12
    Note inchangée... Très mou pour du de palma, avec une fin à la fois prévisible, tirée par les cheveux, et complètement rushée à l'arrache. Alors il m'a fait un peu plaisir à ressortir de temps à autre sa caméra tournoyante folle, mais bon c'est bien trop peu à se mettre sous la dent.

    La photo est sublime néanmoins.
  • 3

    Mesdames et messieurs, bonsoir (1976)

    Signore e signori, buonanotte

    Sortie : . Sketches et comédie.

    Film de Luigi Comencini, Nanni Loy, Luigi Magni avec Marcello Mastroianni, Gabriella Farinon, Vittorio Gassman

    23/12
    Quand le meilleur sketch d'un film de 2h, c'est de voir Tognazzi rechercher son pin's dans du caca...
  • 4
    Bande-annonce

    The Lighthouse (2019)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame, fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Robert Eggers avec Willem Dafoe, Robert Pattinson et Valeriia Karaman

    22/12
    Enorme blague (pires dialogues de la décennie accessoirement), j'en pouvais plus... The Guardian "un récit noir et désopilant" : c'est les prouts de Dafoe qui sont désopilants ? Ou j'ai raté une scène drôle ?
  • 5
    Bande-annonce

    Le Monde d'Apu (1959)

    Apur Sansar

    1 h 57 min. Sortie : . Drame.

    Film de Satyajit Ray avec Soumitra Chatterjee, Sharmila Tagore, Swapan Mukherjee

    22/12
    Je m'en veux énormément d'écrire cette annotation si longtemps après avoir vu les deux merveilles que sont "Le Monde d'Apu" et "L'invaincu", j'avais tellement de choses à en dire, tellement de plans incroyables à évoquer, d'ellipses folles, d'enchaînements brillants.

    Ce qui m'a vraiment surpris, c'est qu'on n'est pas du tout dans du néoréalisme, Satyajit Ray n'hésite pas à expérimenter avec un style très poétique et puissant (j'ai en mémoire quelques enchaînements de plans percutants avec le train, digne d'un Fellini des grands soirs).

    Une histoire d'allers-retours, de la campagne, à la ville, puis de nouveau à la campagne. Une histoire de l'Inde, mais surtout une histoire universelle. La force absolue de cette trilogie c'est de pouvoir être comprise par tout le monde sans la moindre traduction. La simplicité, l'humour, l'émotion absolue (j'avoue avoir été ému aux larmes, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps), tout relève de l'évidence dans cette épopée.
  • 6

    L'Invaincu (1956)

    Aparajito

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Satyajit Ray avec Pinaki Sengupta, Kanu Bannerjee, Karuna Bannerjee

    19/12
    Le voyage a pris une toute autre dimension depuis le premier opus qui m'avait laissé sur le carreau. On pourrait reprocher à la trilogie son côté mélo, avec cette succession de malheurs qui s'abattent sur la famille du héros, presque en mode running gag "qui sera le prochain à crever ?".

    Mais en même temps, on te dépeint un monde suffisamment dur et crédible, que l'on est obligé d'adhérer. Et puis l'équilibre est parfait, aux malheurs succèdent les scènes de bonheur partagé dans une harmonie parfaite.

    Et puis c'est sacrément dépaysant, avec cette école perdue au milieu de nulle part, à quelques pas d'une jungle, ce qui à titre perso me rappelle quelques souvenirs. Et le grand départ pour la ville, et les mythiques eaux du Gange. Les détails anodins qui donnent de la consistance à tous les personnages, les rapports homme/femme toujours assez complexes (beaucoup de scènes avec une certaine tension, et une crainte notamment chez la mère quand elle est seule face à un homme étranger).
  • 7
    Bande-annonce

    Keoma (1976)

    Keoma il vendicatore

    1 h 45 min. Sortie : . Western.

    Film de Enzo G. Castellari avec Franco Nero, William Berger, Olga Karlatos

    20/12
    Nanar intergalactique. (acte de décès du western au passage - c'est quasi le dernier spaghetti, et quasi le dernier western pendant une longue période).
    Après j'avoue m'être bien marré devant le côté nanar, la B.O. avec la chanteuse qui part en sucette, les parodies involontaires des ralentis à la Peckinpah, le look improbable de Franco Nero... C'est pas un film antipathique du tout.
  • 8
    Bande-annonce

    Meurtre d'un bookmaker chinois (1976)

    The Killing of a Chinese Bookie

    2 h 15 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec Ben Gazzara, Timothy Carey, Seymour Cassel

    17/12
    Premier Cassavetes que j'apprécie.
    Un polar noir simple et sans bavure.
    Et ultra réaliste, terre-à-terre, avec des personnages un peu minables qui galèrent comme pas possible (Ben Gazzara est parfait dans ce registre).
    Vachement précurseur dans le genre (on est quand même 20 ans avant pulp fiction).
    La tension monte vraiment pas mal, le jeu assez magnifiques sur les éclairages et les spots qui viennent éblouir les plans, assez brillant et étonnant de la part d'un des réals les plus casse burnes du siècle dernier.
  • 9

    La Complainte du sentier (1955)

    Pather Panchali

    2 h 05 min. Sortie : . Drame.

    Film de Satyajit Ray avec Subir Banerjee, Chunibala Devi, Runki Banerjee

    17/12
    Ce film le plus rude de Ray vu jusqu'à présent. Sacrée épreuve pour arriver au bout du truc. C'est avant tout un très gros mélo bien pesant, même s'il comporte son lot de jolies scènes (avec des ruptures poétiques où l'on fait vivre la nature avant la terrible mousson), et qu'il y a un talent indéniable. (Cette annotation sera démentie par les deux suites qui font partie des plus beaux films que j'ai pu voir dans ma vie :) )
  • 10
    Bande-annonce

    Assaut (1976)

    Assault on Precinct 13

    1 h 31 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de John Carpenter avec Austin Stoker, Darwin Joston, Laurie Zimmer

    14/12
    Un 6 un peu sévère, parce que c'est vraiment un Carpenter plutôt sympa dans son épure, sa simplicité et son efficacité.
    C'est surtout sur le début où j'ai eu un peu peur qu'on verse comme souvent dans le gros nanar, le gang des vilains fait sacrément pitié (au secours la scène où ils versent leur sang dans un bocal).

    Y a une espèce de faux rythme chelou qui s'installe, on sait absolument pas où ça veut en venir, avec toutes ces intrigues parallèles qui s'additionnent et qui finissent par converger de façon assez inattendue (la narration en temps réel aide beaucoup).

    Les dialogues sont pas brillants, avec une recherche constante de la punchline qui tue mais qui tombe à plat 9 fois sur 12.

    Ca a un côté Russ Meyer, surtout quand on débarque dans le commissariat avec les deux gonzesses aux looks improbables. En fait c'est difficile de prendre le truc au sérieux. Mais l'ambiance prend petit à petit dans ce commissariat délabré (et effectivement très semblable aux décors minimalistes dans l'imagerie habituelle des prisons du far west), avec le paradoxe qu'il soit perdu et isolé dans un cadre quasi-apocalyptique en plein milieu d'une ville telle que Los Angeles, comme dans un monde hors du temps. Le film vire régulièrement à l'abstraction, et ça donne une sensation très agréable (mention spéciale à la scène de vengeance du père perdu au milieu de l'obscurité, où l'on ne parvient même plus à distinguer les routes).
  • 11
    Bande-annonce

    Le Bon, la Brute et le Cinglé (2008)

    Joheunnom Nabbeunnom Isanghannom

    2 h 08 min. Sortie : . Aventure, western, action et comédie.

    Film de Kim Jee-woon avec Song Kang-ho, Lee Byung-hun, Jung Woo-sung

    14/12
    Certes c'est virtuose, et à ce niveau c'est peut-être le film de Kim Jee-Woon qui m'a le plus convaincu (surtout que d'habitude je déteste son cinéma que je trouve bien en dessous de ses camarades coréens), et y a des séquences extrêmement impressionnantes, avec quelques plans d'une incroyable complexité où plusieurs événements se déroulent au même moment sur différentes échelles, de l'avant à l'arrière plan).
    Quelques tares néanmoins, des effets spéciaux numériques particulièrement hideux (par exemple l'aigle au départ est assez immonde, ou encore quelques effets gores bien ratés, avec une lance qui transperce un gars, et dont on voit clairement qu'elle n'existe que sur un ordinateur).

    Le scénario m'a quand même pas mal perdu, j'ai trouvé le récit confus, laborieux, et finalement cette histoire de mcguffin autour de la carte m'a complètement désintéressé, à un point que je ne comprenais même plus qui avait ou non la carte ou comment les personnages finissaient par tous se retrouver à l'endroit exact sans même avoir la carte en question.

    Mais dans le final on a quand même une scène d'action assez dantesque, qui rhabille un petit peu mad max fury road au passage, y a une radicalité, un jusqu'auboutisme qui font plaisir à voir (avec des caméras grues de dingo).

    J'ai par contre détesté le personnage de la "brute", avec son espèce de mèche ridicule qui couvre la moitié de son visage pour se donner de faux airs de type stylé, ça fait légèrement pitié et le type est pas inquiétant pour un sous.

    Pas compris la fin, avec l'ellipse bizarroïde à l'issue duquel on réalise qu'en fait les mecs ne sont pas morts après s'être pris des dizaines de bastos dans la tronche, et avoir été pulverisés par une maxi explosion...
  • 12

    La Dernière Folie de Mel Brooks (1976)

    Silent Movie

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Mel Brooks avec Mel Brooks, Marty Feldman, Dom DeLuise

    13/12
    Franchement très sympa, très inspiré (multiples hommages, parodies et références à gogo - les marx brothers en tête, fred astaire, les monty python...), et vraisemblablement très inspirant pour tout un tas de truc. Comme quoi, Mel Brooks c'est un peu du tout ou rien.
    C'est un film à sketch déguisé, puisqu'il s'agit pour les persos principaux de recruter des acteurs de leur projet de film muet (marrante mise en abîme), et chaque rencontre donne lieu à un sketch spécifique et assez déconnecté du reste.
    En général ce procédé est assez casse-gueule, mais je trouve qu'ils ont réussi ce pari avec une certaine homogénéité, chaque sketch étant aussi créatif et surprenant que le précédent (j'ai adoré le segment avec Paul Newman et la course "automobile" dans les fauteuils roulants, c'est con, c'est régressif, mais c'est sympa comme tout).
  • 13
    Bande-annonce

    Ces financiers qui dirigent le monde - BlackRock (2019)

    Sortie : 2019.

    Documentaire de Arte

    13/12
    Intéressant, mais un peu frustrant parce que le système est tellement opaque qu'il est impossible d'avoir plus d'éléments précis sur son mode de fonctionnement. Par exemple, comment fonctionne cette maxi intelligence artificielle qui collecte des données du monde entier pour définir des stratégies d'investissement (qui finiront probablement par se casser la gueule parce que l'IA ne peut pas tout) ?
    Et puis cette éternelle problématique de la sacro-sainte concurrence évidemment complètement faussée puisque la main invisible du marché tend inexorablement vers des situations monopolistiques où le nombre d'investisseurs se réduit de plus en plus au fur et à mesure qu'on grimpe des échelons.
  • 14
    Bande-annonce

    Cul-de-sac (1966)

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique et thriller.

    Film de Roman Polanski avec Donald Pleasence, Françoise Dorléac, Lionel Stander

    12/12
    Mouais, mouais... Pleasance bat des records de casse-couilles là-dedans.
    Film plombant au possible, avec un faux rythme à la limite de l'exaspérant (personnages hystériques sur un rythme global lent, ça donne un effet très bizarroïde qui m'a tapé un peu sur le système). Grosse roue libre quand même.
    La photo est belle néanmoins, quelques plans séquences audacieux, mais bon je me suis quand même malgré tout poliment ennuyé.
  • 15
    Bande-annonce

    Rébellion (1967)

    Jôi-uchi: Hairyô tsuma shimatsu

    2 h 08 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Masaki Kobayashi avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Gô Katô

    11/12
    Toujours aussi classieux le style de Kobayashi, avec cette montée progressive de la tension, la beauté des plans, le duel inévitable Mifune/Nakadai, ça transpire de charisme. Complètement cheaté également l'ami Toshiro qui passe toute la fin du film à déboiter du sbire (climax dans la villa assez dantesque au passage). Un bon délire.
  • 16
    Bande-annonce

    Insiang (1976)

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Lino Brocka avec Hilda Koronel, Mona Lisa, Rez Cortez

    09/12
    Ca demande beaucoup d'investissement de patience, parce que ça démarre de la pire des manières. Une sorte de néoréalisme pesant sur la misère d'un bidonville philippin avec des personnages tous plus tête-à-claque les uns que les autres.
    Tout est détestable, inhumain.

    Puis on rentre dans un autre film, plus étrange, plus inquiétant, quand les enjeux se resserrent sur l'espèce de gangster (aux faix airs de Matt Dillon philippin) qui sort avec la mère pour atteindre la fille. Et une vengeance froide et assez tordue qui se met en place et que perso je n'avais pas vraiment vue venir (notamment en raison du postulat de départ très film social, qui me permettait pas de penser qu'on aurait droit à autre chose tout du long).
    L'actrice principale est assez magnétique.
  • 17

    Les Inconnus dans la maison (1942)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Henri Decoin avec Raimu, Juliette Faber, Gabrielle Fontan

    06/12
  • 18
    Bande-annonce

    The Irishman (2019)

    3 h 29 min. Sortie : . Drame, gangster, policier et biopic.

    Film de Martin Scorsese avec Robert De Niro, Al Pacino, Joe Pesci

    30/11


    A chaud, je dirai qu'on a quand même évité la catastrophe industrielle.

    C'est bourré de défauts, c'est quand même assez convenu, rien qui ne soit déjà vu mille fois (même dans la mise en scène Scorsese se répète et ça tourne un peu à vide, avec ses travellings rapides du plan d'ensemble au quasi gros plan, qui ont du sens dans ses très bons films, par exemple dans "le temps de l'innocence" avec les scènes de théâtre où l'on part du point de vue de la salle dans le public pour se resserrer brutalement sur la scène, ça a un sens car c'est une mise en abîme sur l'histoire principale où les personnages sont étouffés par le regard porté par le monde qui les entoure).

    C'est pas extraordinairement écrit (même si quelques séquences dialoguées sont savoureuses, en tête la psychorigidité d'Hoffa est parfois bien tordante), trop confus, trop décousu, trop de personnages, trop de montages alternés sans grand intérêt qui donnent une impression de fausse complexité.

    Persos secondaires à la rue, par exemple tout ce qui concerne Anna Paquin à la fin, c'est du osef total, vu qu'ils n'ont rien construit dans la relation entre les persos.

    Les effets spéciaux sont immondes, dans la première moitié on est constamment dans la vallée dérangeante (pauvre de niro), ça marche pas du tout.
    Et puis son corps quoi... Ses jambes trop frêles, les types sont censés avoir 40 balais dans le film, ils arrivent plus à marcher ou à s'asseoir sur un transat (Je ne m'exprimerai pas davantage sur l'ignominie de la scène de l'épicerie filmée en un plan d'ensemble sans cut - pire scène tous scorsese confondus).

    Menfin ça reste un film attachant, avec quelques belles scènes, et le plaisir de revoir ces vieux briscards et leur chant du cygne.
    Joli témoignage sur la vieillesse aussi (quel beau plan final qui dit absolument tout).
  • 19

    Papa, maman, la bonne et moi (1954)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Paul Le Chanois avec Robert Lamoureux, Fernand Ledoux, Gaby Morlay

    24/11
    Je maudis SC et son nouveau système d'édition des listes épisode 75...
    Encore une fois j'ai écrit tout un pavé qui a fini par passer à la trappe. Sérieusement, c'est une infamie ce bordel.

    Bon que disais-je ?
    Comédie sympathique qui vaut surtout pour son côté documentaire, avec cette représentation du microcosme parisien, et ces différentes classes sociales réparties dans les différents étages d'un immeuble (en gros plus on monte, et plus c'est la misère, à l'inverse d'aujourd'hui).
    Robert Lamoureux est pas trop exaspérant (même s'il paraît déjà trop vieux pour son rôle de jeune premier), Gaby Morlay est pas ouf (elle abuse notamment de ses petits rires incontrôlables qui ponctuent chacun de ses mots), Ledoux fait le taff dans le rôle du type aigri par la vie mais qui finit par trouver dans le final un peu d'humanité et à tomber le masque.
    Mais surtout celui qui tire son épingle du jeu, c'est Louis de funès dans un rôle improbable de spécialiste du déménagement qui enchaîne connerie sur connerie.
  • 20

    Fortunat (1960)

    1 h 57 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alex Joffé avec Teddy Bilis, Rosy Varte, Patrick Millow

    23/11
    Très beau film porté par la performance assez exceptionnelle de Bourvil qui démarre dans son rôle typique du niais un peu abruti (et assez trollesque, notamment lors de sa première séquence où il apprend à un perroquet à dire "Hitler caca"), et qui au fur et à mesure que ses responsabilités grandissent, prend de l'épaisseur pour devenir assez bouleversant (le duo avec Michelle Morgan très froide et distante en apparence, fonctionne à merveille). Bon par contre faut fermer les yeux sur chaque apparition de Frédéric Mitterrand gamin, déjà imblairable à cet âge.
  • 21

    Le Destin fabuleux de Désirée Clary (1942)

    1 h 57 min. Sortie : . Historique et comédie dramatique.

    Film de Sacha Guitry avec Lise Delamare, Geneviève Guitry, Gaby Morlay

    23/11
    Vachement original (loin du théâtre filmé), Guitry qui s'amuse à casser le 4ème mur et à présenter toute l'équipe technique du film en plein milieu, puis à changer tout son casting pour justifier le passage du temps c'est quand même d'une audace assez folle.
    Puis c'est une fresque napéolonienne (sous le prisme des femmes) somme toute particulièrement ambitieuse, et absolument pas pesante, avec quelques acteurs de choix (Jacques Varennes en tête et ses faux airs de Kevin Bacon)
  • 22

    Quadrille (1938)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Sacha Guitry avec Pauline Carton, Georges Grey, Georges Lemaire

    22/11
    Alors là pour le coup on est vraiment dans du théâtre filmé et du marivaudage inepte comme je le déteste. Et puis il faut réussir à le supporter Sacha Guitry avec toute sa préciosité boboïsante, on a l'impression parfois d'être dans un mauvais Woody Allen.
    Néanmoins faut avouer qu'il y a un indéniable talent d'écriture des dialogues, avec quelques bons mots sur les rapports tumultueux entre homme et femme. M'enfin ça vole pas bien haut non plus.
  • 23

    L'Héritage (1976)

    L'Eredità Ferramonti

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mauro Bolognini avec Anthony Quinn, Fabio Testi, Dominique Sanda

    20/11
    Intrigues sentimentales et triangle amoureux en carton autour de Dominique Sanda aussi crispante que d'habitude. Seul rare point positif de ce film inepte et très téléfilmique (malgré ici ou là une jolie photo) : Bonacelli évidemment toujours au premier plan dans le rôle du salopard fini (et qui en l'espèce rafle la mise ni vu ni connu).
  • 24
    Bande-annonce

    Les Éblouis (2019)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sarah Suco avec Camille Cottin, Jean-Pierre Darroussin, Eric Caravaca

    13/11
    Malaise tv absolu. J'ai eu beaucoup de peine pour Darroussin dans le rôle d'un prêtre sectaire complètement illuminé, bon déjà on y croit pas une seconde, mais le voir se ridiculiser à ce point au premier degré c'est quand même spécial.
    Je sais pas si le film dénonce grand chose... Perso j'étais tellement embarrassé par le côté nanar que j'ai fini par rire aux scènes supposées sérieuse et dramatiques...
    Puis les basculements brutaux de la comédie, de la romance au glauque, sont tellement vulgaires...
  • 25

    La Direction d'acteur par Jean Renoir (1968)

    22 min.

    Court-métrage de Gisèle Braunberger

    11/11
    Exercice passionnant, presque un exercice d'hypnose dans lequel l'actrice rentre peu à peu dans son personnage jusqu'à la libération finale, après de multiples échecs, répétitions peu probants, tout cela sous la direction de Renoir en mode taulier. On comprend beaucoup de choses sur la direction d'acteur grâce à ce document.
  • 26

    Nickelodeon (1976)

    1 h 57 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Peter Bogdanovich avec Ryan O'Neal, Burt Reynolds, Tatum O'Neal

    04/11
    Dommage qu'il y ait pas mal de scènes burlesques à la con totalement ratées qui gâchent l'expérience, parce que la reconstitution des débuts du cinéma est passionnante et haute en couleurs...
    Quelques scènes superbes qui valent vraiment le coup d'oeil, toute la partie sur la montgolfière en tête.
  • 27
    Bande-annonce

    1900 (1976)

    Novecento

    5 h 25 min. Sortie : . Historique et drame.

    Film de Bernardo Bertolucci avec Robert De Niro, Gérard Depardieu, Dominique Sanda

    01/11
    +2, bon ben en fait c'est vachement cool au revisionnage. Grosse claque, quelle ambition...
    Bertolucci le roi des projets casse-gueule comme pas permis... On frise régulièrement le nanar et l'hystérie, et pourtant c'est d'une classe folle de bout en bout, avec un sacré souffle.
    Puis cette photo incroyable de Storaro... Ces plans ultra chiadés. Ce casting (même Dominique Sanda qui joue comme un casserole me fait taper des barres), Donald Sutherland dans un rôle de dingue (rarement un acteur aura été à ce point en roue libre)...
    Bref un projet dingue et passionnant.
  • 28
    Bande-annonce

    J'ai perdu mon corps (2019)

    1 h 21 min. Sortie : . Animation, drame, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Jérémy Clapin avec Hakim Faris, Victoire Du Bois, Patrick d'Assumçao

    30/10
    Visuellement assez classieux, peut-être un peu trop photoréaliste du coup on ressent pas vraiment de patte. Le concept est intriguant dans la première partie du film (très belle scène dans le hall de l'immeuble où tous les dialogues s'échangent à travers l'interphone / la scène du métro avec les rats est également superbe et tendue), et je trouve que ça marche un peu moins bien quand l'intrigue des personnages humains commence à s'enclencher (en gros quand le héros démarre son nouveau boulot), ça devient un peu répétitif, ça tourne en rond, et ça a fini par me perdre dans un final qui n'en finissait plus de finir avec de la poésie un peu low cost.
  • 29
    Bande-annonce

    Debout sur la montagne (2019)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Sébastien Betbeder avec William Lebghil, IZIA, Bastien Bouillon

    24/10
    Film surréaliste à la française au-dessus de la moyenne, grâce notamment à une superbe photo, et de très beaux éclairages (surtout les séquences nocturnes), et une folie douce plutôt sympatoche (William Lebghil en particulier qui tire son épingle du jeu, et Bastien Bouillon qui fait bien le taff dans le rôle classique du héros naïf et benêt).

    Menfin ça reste une sorte de Perdrix bis (en mieux quand même). Le surréalisme français est pas bien trépidant. Ca décolle jamais complètement. T'as l'impression de ne voir qu'une succession de saynètes un peu bizarroïdes sans véritable lien. La folie reste toujours très contenue et un peu étouffée. Bref c'est pas du Lynch quoi. Mais bon la structure chronologique éclatée est pas si mal, même si je n'ai aucune idée d'où ça voulait en venir.

    Un peu surpris par le casting d'Izia Higelin dans le rôle de la "bonnasse" qui fait tomber tous les mecs du film, alors qu'en vrai, sans vouloir être méchant ou gratuitement cruel, c'est quand même un peu un boudin. Et puis cette manie de vouloir montrer ses cuisses de rugbyman pendant tout le film avec des mini juppes ras la fouffe, alors qu'il doit faire une température de -15 et qu'il neige, ça va 5 minutes les conneries.

    Bon et comme d'hab, les cinéastes français se divisent en deux catégories :
    - Ceux qui tournent dans des appartements parisiens, ou dans des résidences chics de banlieue
    - Ceux qui tournent en province (généralement en montagne), qui te font croire que c'est là qu'ils ont grandi, et qu'ils sont intéressés par cet exceptionnel dépaysement, alors qu'en vrai c'est juste que ça permet de toucher des subventions de la région.
  • 30
    Bande-annonce

    Ad Astra (2019)

    2 h 05 min. Sortie : . Science-fiction, aventure, drame et thriller.

    Film de James Gray avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga

    22/10
    Naufrage intersidéral.
    Le pire film de James Gray.

    Succession décousue de séquences toutes déjà vues milles fois, mais cette fois en moins bien. Tout est incroyablement prévisible, balisé.

    Scenar indigne d'un nanar à la Armageddon. Relation père fils complètement inepte - Brad / Tommy Lee : "Wesh papa, ça va ? - Ah salut fiston, ça fait 30 piges qu'on s'était pas vus tiens - Ouais, dis papa, ça te dirait d'arrêter de détruire le système solaire avec ta fusée et l'anti-matière et tout le bazar, là ? - Franchement flemme".

    Brad en mode poker face qui perpétue la mode des héros spatiaux autistiques, impassibles et froids, Ryan Gosling style + Brad qui fait du parachute + Brad qui fait du buggy (au début de la scène du buggy, on nous explique que c'est dangereux, qu'il y a beaucoup de danger, et que ça peut tourner mal, et ben devinez quoi, il y aura effectivement du danger !) + Brad qui envoie des messages par skype pendant 2h35 + Liv Tyler qui a foiré sa chirurgie plastique et qui ressemble à un frère Bogdanov + + Brad qui rentre dans une fusée en plein décollage, un peu comme Tom Cruis sur son train dans Mission Impossible + Brad qui se fight avec des singes de l'espace (FX hideux + crise de fou rire devant cette scène nawak) + Brad qui vole à travers les champs d'astéroïdes avec un morceau d'épave comme bouclier en mode Captain Marvel.

    A un moment donné stop les conneries. Je veux bien la politique d'auteur, machin bidule, chouette, ce film est un étron sans nom, James Gray ou pas.