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39 livres

créee il y a plus de 8 ans

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modifiée il y a plus de 7 ans

La Route vers l'amour - Le Puits au bout du monde, livre 1

La Route vers l'amour - Le Puits au bout du monde, livre 1 (1896)

The Well at the World's End

Sortie : 1896 (Royaume-Uni). Roman

livre de William Morris

Silentum a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Rodolphe, le plus jeune fils du roi des Haults-Prés, un petit pays paisible, s’enfuit de chez son père pour partir en quête d’aventures et vivre la vie d’un chevalier errant. Chemin faisant, il apprend l’existence d’un puits magique à l’eau miraculeuse, et se met en devoir de le découvrir. Son périple le mènera par monts et par vaux, de hameaux en citadelles, par-delà les prairies, les forêts et les landes arides. Le jeune aventurier y rencontrera toutes sortes de personnages, parmi lesquels les bergers-guerriers du Pays-des-Collines, un mystérieux chevalier noir, un moine lubrique, une troupe de joyeux hors-la-loi et une merveilleuse sorcière dont il tombera éperdument amoureux. Quête initiatique, roman d’éducation fantastique, récit d’aventures, Le Puits au bout du monde (1896), dont La Route vers l’amour est le premier des quatre volumes, a durablement influencé la littérature fantastique anglaise et particulièrement ses deux maîtres, C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien.

Annotation :

(préraphaélisme+origines de la fantasy)
7+ (d'oĂą la recommandation...).

Un gentil damoiseau s'en va parcourir le monde Ă  l'aventure. Il rencontrera d'autres gentils damoiseaux, quelques uns moins gentils aussi, et de mĂŞme quant aux damoiselles...
Sûr qu'aux lecteurs biberonné aux héros cyniques des Game of Thrones et autres Bersekr, cela n'arrachera guère qu'un sourire amusé. Néanmoins il y a un vrai charme au récit, la traduction paraît être d'une réelle qualité, et il y a tout de même quelques figures ambiguës.
Là où on peut être plus mitigé par rapport à Tolkien ou à des auteurs de fantasy contemporaine, c'est que l'univers est très peu décrit. Je pense que c'est voulu, mais tout semble baigner dans le flou. Ça contribue au charme de l'ensemble mais à la longue c'est un peu frustrant...

(le deuxième tome est paru, mais je passe à autre chose)

Sagas légendaires islandaises
8.3

Sagas légendaires islandaises

Sortie : 23 août 2012 (France). Roman, Culture & société

livre

Silentum a mis 7/10.

Résumé : Voyages aux pays des Géants d'Oddr aux Flèches, ce recueil des sagas légendaires islandaises les plus étincelantes rassemble toute la matière des mondes magiques scandinaves. Confrontés le plus souvent à une funeste destinée, les héros de ces récits hauts en couleur affrontent trolls, sorciers, guerriers-fauves et autres monstres des franges du réel, et leur soif d'aventures les pousse vers des quètes insensées qui forment autant de romans dont William Shakespeare, Richard Wagner et surtout J. R. R. Tolkien surent en leur temps s'inspirer pour bâtir leur propre mythologie littéraire et poétique. Ce livre propose des sagas parues chez Anacharsis, d'autres, épuisées, publiées chez d'autres éditeurs, et des sagas inédites.

Annotation :

Pas encore tout lu.
La saga des Volsungar, le complément indispensable des Eddas, était intéressante ne m'a pas transporté outre mesure. J'ai davantage trouvé mon compte dans quelques sagas plus mineures comme celle de la Russie des vikings.
Mais la plus réussie que j'ai pu lire est celle de Hrolfr Kraki qui est de l'epic win en barre.

La LĂ©gende de Sigurd et GudrĂşn
7.6

La LĂ©gende de Sigurd et GudrĂşn

Sortie : mars 2010 (France). Roman, Poésie

livre de J.R.R. Tolkien

Silentum a mis 8/10.

Annotation :

J'ai pas peur de dire que je l'ai préféré à la Volsunga Saga.
Il y a même il faut l'avouer une certaine fierté de l'amateur de Tolkien devant ce texte. C'est un travail de spécialiste, et donc, pas aisément attaquable.
Après bon... je ne vais pas prétendre avoir tout compris, notamment aux subtilités de la poésie allitérative, mais il n'empêche que la grandeur des vers convient à merveille à la légende.
Travail de spécialiste avec les notes de Christopher Tolkien avec les comparaisons entre la réécriture de Tolkien, la Saga, l'Edda en prose et l'Edda poétique. A passer pour qui n'a pas lu au moins la Saga et une des Eddas.
Les annexes sont elles instructives sur l'association d'Attila/Atli à la légende et ses origines historiques ainsi qu'à l'appellation Niflungar/Niebelungen donnée aux Burgondes.

Gatsby le magnifique
7.5

Gatsby le magnifique (1925)

(traduction Philippe Jaworski)

The Great Gatsby

Sortie : 2012 (France). Roman

livre de F. Scott Fitzgerald

Silentum a mis 5/10.

Résumé : Nick Carraway, la trentaine, se rend à New York pour travailler dans la finance. Par hasard, il trouve à louer une petite bicoque à Long Island.

Annotation :

L'Amérique des années folles, les nababs... des couvertures souvent très classes... je le rêvais un peu ce livre...
Et bien je suis tombé d'assez haut. Traduction (pour ebook, erreur de ma part peut-être) un peu datée, un peu inutilement compliquée, personnages sans grande consistance, déroulement de l'action étrange (les passages d'un lieu à un autre m'ont déconcerté à plus d'une reprise). C'est plus un portrait en creux, l'intéressant étant tout ce qui n'est pas dit (la remarque n'est pas de moi mais d'un commentateur d'amazon), et c'est terriblement frustrant.

Au cœur des ténèbres
7.7

Au cœur des ténèbres (1899)

(traduction Jean Deurbergue)

Heart of Darkness

Sortie : 1902 (France). Nouvelle

livre de Joseph Conrad

Silentum a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Le voyage d’un officier de la marine marchande britannique qui doit établir des liens avec le directeur d’un comptoir au cœur de la jungle.

Annotation :

Lu dans la traduction de Jean Deubergue (Gallimard). Laissé tomber la version pour liseuse de ebooksgratuits.com au bout d'un paragraphe tant la différence m'a paru énorme...

Pfiouu c'était... puissant, vraiment. Bizarre que la première lecture ne m'ait pas laissé un souvenir impérissable.
Dans le périple des protagonistes aussi bien que par la figure mythique de Kurtz, Conrad nous fait sentir le vertige de l'homme confronté à sa propre sauvagerie et à ses limites. C'est dense, il faudrait le lire et le relire... Mais il y a des passages entiers qui valent 10/10.

L'Or
7.3

L'Or

Sortie : 1925 (France). Roman

livre de Blaise Cendrars

Silentum a mis 8/10.

Résumé : Fiévreuse et violente, l'œuvre de Blaise Cendrars, grand voyageur et aventurier, est nourrie de ses expériences et de ses souvenirs. L'histoire du général Suter ruiné par la découverte de l'or en Californie, apporta la célébrité à son auteur.

Annotation :

Agréablement surpris. Cendrars a une prose simple mais pas sèche (ni même "blanche" ou impersonnelle) pour autant. C'est très imagé, percutant et dynamique. On sent même un peu le poète au début je trouve...
Chez ses personnages y a un côté "prenons la vie à bras le corps comme elle vient" dont je me demande si ça ne vient pas un peu de l'expérience de Cendrars dans la légion...

Histoires pragoises
7.2

Histoires pragoises

(traduction Maurice Betz / Hélène Zylberberg et Louis des Portes))

Sortie : 1899 (France). RĂ©cit

livre de Rainer Maria Rilke

Silentum a mis 8/10.

Résumé : " Le roi Bohusch " et " Frère et soeur ", les deux récits constituant ces Histoires pragoises, comptent parmi les tout premiers textes de Rilke. Nourris d'éléments autobiographiques, ils évoquent l'atmosphère qui régnait alors à Prague, et, en particulier, l'émergence du sentiment nationaliste anti-allemand de la jeunesse tchèque. Ces pages, écrivait Rilke, " m'ont rendu cher ce que j'avais à demi oublié et elles m'en ont fait don. Car de notre passé nous ne possédons que ce que nous aimons. Et nous voulons posséder tout ce que nous avons vécu

Annotation :

La Prague non plus mythique mais désenchantée. L'on parle de nationalisme, de décadence et de renaissance... rien de rébarbatif, la délicatesse de poète de Rilke fait tout. Même son ironie est bienveillante.

Lettre d'une inconnue
8.1

Lettre d'une inconnue (1922)

(traduction Alzir Hella)

Brief einer Unbekannten

Sortie : 1927 (France). Nouvelle

livre de Stefan Zweig

Silentum a mis 7/10.

Résumé : Un écrivain reçoit une lettre d'une inconnue : "C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot..."

Annotation :

Je ne savais pas que c'était la lettre d'une amoureuse transie... Vraiment ultra-romantique avec tout le tralala toussa, désolé mais j'ai quand même plus l'âge. Cela dit c'est tout de même intéressant pour le portrait en creux de l'amant et de ce que cela dit de la société d'alors.

Solaris
7.6

Solaris (1961)

Sortie : 1961 (Pologne). Roman, Science-fiction

livre de Stanislas Lem

Silentum a mis 9/10.

Résumé : Solaris, planète longtemps oubliée par les explorations humaines, tourne autour de deux soleils, et ne semble pas abriter de vie. Un jour pourtant, un groupe de scientifiques y découvre une étonnante entité sous la forme d'un vaste océan protoplasmique. Mais après de nombreuses études, elle est déclarée non pensante et sans intérêt, l'ensemble des stimuli humains n'ayant jamais engendré de réponse. Jusqu'au jour où le docteur Kelvin débarque sur la planète et rencontre la femme qu'il avait aimée et qui s'était depuis suicidée. Étonnement, effroi puis incompréhension vont alors se succéder et pousser Kelvin à chercher d'où vient ce si réaliste et désirable mirage.

Annotation :

Questions de communicabilité et de connaissance. Beau (c'est pas si froid que ce que l'on pourrait croire) et profond.

"L'homme est parti à la découverte d'autres mondes, d'autres civilisations, sans avoir entièrement exploré ses propres abîmes, son labyrinthe de couloirs obscurs et de chambres secrètes, sans avoir percé le mystère des portes qu'il a lui-même condamnées."

Le Livre des merveilles, récits mythologiques
7.9

Le Livre des merveilles, récits mythologiques (1912)

The book of wonder

Sortie : 2002 (France). RĂ©cit

livre de Lord Dunsany

Silentum a mis 6/10.

Résumé : « Venez avec moi, ladies et gentlemen, vous qui êtes plus ou moins fatigués de Londres, venez avec moi; et vous tous aussi qui êtes las de tout, dans ce monde que nous connaissons, car nous avons ici de nouveaux mondes. » Voilà la profession de foi qui inaugure Le Livre des Merveilles. Alors, venez vous immerger, sous la plume magique de Lord Dunsany, dans un univers étrange, tout empreint de féerie, de mystère et de légende, de gouffres sans fond, de cités disparues, de dieux étranges, de fées, gnomes et autres dragons tout droit sortis de nos plus fantastiques rêves - ou peut-être cauchemars - d'enfants. On comprendra mieux, à la lecture de ce livre, pourquoi H. P. Lovecraft considérait Lord Dunsany comme l'un de ses maîtres.

Annotation :

Enfin lu en français, mais bizarrement pas retrouvé ceux que j'avais lu en anglais.
Du charme et du dépaysement, mais de la répétitivité aussi... (avant Lovecraft déjà...)

Une maison de poupée
7.8

Une maison de poupée (1879)

Et Dukkehjem

Sortie : 1 juin 2016 (France). Théâtre

livre de Henrik Ibsen

Silentum a mis 8/10.

Résumé : Dans cette maison où la femme est et n'est qu'une poupée, les hommes sont des pantins, veules et pleutres. Sans doute Nora incarne-t-elle une sorte de moment auroral du féminisme, alors qu'être, c'est sortir, partir. Et Ibsen, grâce à ce chef d'?uvre, accède au panthéon de la littérature mondiale. Mais si sa poupée se met, sinon à vivre, du moins à le vouloir, au point de bousculer au passage l'alibi de l'instinct maternel, c'est qu'autour d'elle les hommes se meurent. Ibsen exalte moins Nora qu'il n'accable le mari, l'avocat Helmer, ou Krogstad par qui le chantage arrive.

Annotation :

Intéressant.
On comprend sans trop de mal qu'Ibsen mettait la gauche mal à l'aise tant les opinions professées en fin de pièce procèdent de libéralisme sociétal...

Hedda Gabler
7.8

Hedda Gabler (1890)

Sortie : 1890. Théâtre

livre de Henrik Ibsen

Silentum a mis 7/10.

Résumé : Hedda Gabler est une des cinq dernières pièces d'Ibsen. Écrite à Munich en 1890, peu de temps avant le retour définitif de l'auteur en Norvège, elle fut aussitôt traduite et publiée en plusieurs langues et montée, d'abord à Munich au début de 1891, puis à Londres et à Paris à la fin de l'année. Ibsen y a rompu avec les aspects symboliques ou mystiques de pièces comme Rosmersholm : « J'ai essayé de décrire des êtres humains aussi exactement que possible, de façon aussi détaillée que possible, rien d'autre [] ; on trouvera peut-être quelque chose de révolutionnaire dans ce drame mais c'est une chose qui demeure à l'arrière-plan. »La pièce a séduit bien des metteurs en scène ; il suffit de citer ici Lugné-Poe, Georges Pitoëff et Raymond Rouleau.Altier et énigmatique, le personnage de Hedda a aussi tenté bon nombre de comédiennes, comme Marguerite Jamois, Ingrid Bergman et Delphine Seyrig (à la télévision) ; il reste un des grands rôles et une des grandes et sombres destinées du théâtre d'Ibsen.

Annotation :

Plus complexe à appréhender que le précédent car plus de sous-entendus dans les dialogues. Un personnage central moins unidimensionnel aussi.
A relire, j'ai été un peu vite...

Bonjour, Jeeves
7.9

Bonjour, Jeeves

The Code of the Woosters

Sortie : octobre 1938. Roman

livre de P. G. Wodehouse

Silentum a mis 6/10.

Résumé : Thomas Portalington Travers, oncle de Bertie et collectionneur d’argenterie ancienne, convoite une pièce rare, un pot à crème en argent du XVIII° siècle, en forme de vache. Par un procédé indigne d’un vrai gentleman, son ennemi, Sir Watkyn, met la main sur le précieux objet. Bertie se voit alors confier par sa tante Dahlia la mission de ramener le pot de crème en allant le voler à Sir Watkyn.

Annotation :

Humour britannique, lecture détente et initiation en douceur à cet auteur. Moins amusant qu'espéré au début, mais de plus en plus accrocheur au fur et à mesure que ça avance. Il n'y a pas à dire, Wodehouse a le talent pour relancer son récit.

Dans la colonie pénitentiaire et autres nouvelles
7.8

Dans la colonie pénitentiaire et autres nouvelles

Recueil de nouvelles

livre de Franz Kafka

Silentum a mis 9/10.

Résumé : "L'officier mit la machine en route et, dans le silence qui s'instaurait, le condamné fut couché sous la herse. On détacha les chaînes et, à leur place, on fixa les sangles : il sembla tout d'abord que, pour le condamné, ce fût presque un soulagement. Et puis la herse descendit encore un peu plus bas, car l'homme était maigre. Quand les pointes le touchèrent, un frisson parcourut sa peau... "

Annotation :

M'étais promis de revenir à Kafka après mon voyage à Prague et la visite au musée qui lui est consacré il y a quelques mois...

La note vaut pour la nouvelle du titre, qui m'a paru au niveau de ses grands romans. Sinon pour les autres :
La première nouvelle (Considération (ou Regard dans l'édition où elle est à part)) montre assez bien la variété de ton dont est capable Kafka. ~7
La deuxième (le Verdict) illustre les difficiles relations père-fils, plaisante sur le moment mais en comparaison des autres peut-être la plus faible du lot. ~6
Un médecin de campagne est lui-même une succession de très courtes histoires dont certaines contiennent déjà en embryon le procès et le château. ~8

La Coupe d'Or
7

La Coupe d'Or (1929)

Cup of Gold

Sortie : 1952 (France). Roman

livre de John Steinbeck

Silentum a mis 7/10.

Résumé : L'histoire (très romancée) d'Henry Morgan, jeune gallois qui au XVIIe siècle décide de quitter son père, sa mère et sa grand-mère pour partir au bout du monde pour devenir un homme. Avant de devenir un des boucaniers les plus célèbres de l'histoire.

Annotation :

On y va en douceur avec un pas trop connu... c'est que Steinbeck et moi c'est pas vraiment une histoire d'amour. Plus jeune j'avais détesté son Des souris et des hommes, et c'était pas que la faute du style archi blanc...

Bon avec celui-ci ça va. C'est très fluide, agréable à lire, et Steinbeck a un vrai talent pour croquer ses personnages et rendre vivantes leurs pensées. Après en tant qu'histoire de grandeur et décadence, c'est moins percutant que le Cendrars, et l'interprétation (esprit d'enfant vs adulte) est quelque peu assénée au lecteur, ce qui peut gêner éventuellement.

Dracula
7.7

Dracula (1897)

(traduction Lucienne Molitor)

Sortie : 1963 (France). Roman, Fantastique

livre de Bram Stoker

Silentum a mis 4/10.

Résumé : Le jeune Jonathan Harker rend visite au comte Dracula dans son château des Carpates afin de l’informer du domaine qu’il vient d’acheter pour lui en Angleterre. Au cours de son voyage, les autochtones qu’il rencontre tentent de le dissuader d’atteindre son but et manifestent une inquiétude véhémente où il ne voit d’abord que l’expression d’une superstition locale ridicule. Dès son arrivée chez le comte, l’inquiétude gagne pourtant Jonathan Harker, jusqu’au jour où trois jeunes femmes pénètrent dans sa chambre pour lui prodiguer des baisers qui sont autant de morsures. Alors qu’il entreprend une exploration du château, il découvre, gisant dans une caisse, le comte Dracula…

Annotation :

Désolé, j'ai essayé de l'aborder dans le meilleur état d'esprit possible, mais rien n'y a fait.
Conscient du caractère un peu dépassé du gothique fantastique, j'étais prêt à pardonner le côté vieillot (victorien) pour peu de trouver quelques qualités, mais je les ai attendu en vain...
Passé les deux premiers chapitres, le récit s'enlise dans les descriptions cliniques à crever (!) d'ennui qui doivent occuper presque la moitié du livre. L'autre moitié, c'est les préparatifs de la team Van Helsing pour mettre fin aux agissements de Dracula, et c'est pas beaucoup plus folichon.
Souffre énormément d'être un roman, là où tant d'autres histoires gothiques empruntent la forme du conte ou de la nouvelle. La longueur (600 pages!...) rend les défauts (caractère vieillot/daté, manichéisme, personnages cul-cul la praline comme pas possible) beaucoup trop voyants pour un lecteur moderne.
Quant au format épistolaire, Stoker ne m'a pas ébahi par sa maîtrise de la technique... m'a paru ou trop décousu ou trop linéaire.
Si au moins la thématique était intéressante, mais non, à maintenir Dracula à l'extérieur de l'humanité, elle l'est beaucoup moins que celle d'un Jekyll ou d'un Frankenstein.

Bref, très très très grosse déception...

La Chute de la maison Usher
7.8

La Chute de la maison Usher

The Fall of the House of Usher

Sortie : 1839 (France). Recueil de nouvelles, Fantastique, Nouvelle

livre de Edgar Allan Poe

Silentum a mis 6/10.

Résumé : Roderick Usher souffre d'une maladie augmentant l'acuité des sens et une grande anxiété. Suite à la mort de sa soeur, sa maladie s'aggrave.

Annotation :

Lu juste pour confirmer ou infirmer mon hypothèse de problème de longueur dans le précédent.
Pas grand chose à en dire, correspond presque exactement à ce qu'on attend d'une nouvelle gothique. Fait son âge aujourd'hui mais au moins c'est efficace...

Le Maître de Ballantrae
7.8

Le Maître de Ballantrae (1889)

The Master of Ballantrae

Sortie : juin 2000 (France). Roman

livre de Robert Louis Stevenson

Silentum a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : En 1745, l'Ecosse se déchire entre les partisans du prince Charles, déchu du trône d'Angleterre, et ceux du roi George, qui lui a succédé. Déchi­rement d'un pays, mais aussi d'une famille : celle des Durie, dont le fils aîné, James, s'engage contre l'avis de tous aux côtés du prince Charles, qui sera défait en 1746. Disgracié et spolié de ses biens, James le libertin en rend injustement responsable son vertueux cadet, Henry. Commence alors une lutte fratricide implacable, qui entraînera le lecteur aux quatre coins du monde en un duel terrible entre le bien et le mal. Stevenson y dévoile avec un art consommé toute la complexité et l'ambiguïté de ses personnages.L'auteur de L'Ile au trésor et de L'Etrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde signe ici un roman dont l'excellence fut saluée notamment par Henry James, son ami de toujours, auquel les prénoms des deux prota­gonistes rendent hommage. Ce récit fut porté à l'écran par William Keighley en 1953 et adapté en bande des­sinée par Hippolyte en 2006.Ouvrage publié en lettres agrandies (corps 16) pour offrir un meilleur confort de lecture.Extrait du livre :EN L'ABSENCE DU MAITREJ'accomplis ma dernière étape, en cette froide fin de décembre, par une journée de gelée très sèche, et mon guide n'était autre que Patey Macmorland, le frère de Tarn. Ce gamin de 10 ans, à cheveux d'étoupe et à jambes nues, me débita plus de méchants contes que je n'en ouïs jamais ; car il avait bu parfois au verre de son frère. Je n'étais pas encore bien âgé moi-même ; ma fierté n'avait pas encore la haute main sur ma curiosité ; et, d'ailleurs, n'importe qui eût été séduit, par cette froide matinée, d'entendre tous les vieux racontars du pays et de se voir montrer au long du chemin tous les endroits où s'étaient passés des événements singuliers. Il me servit

Annotation :

Dans les envies depuis longtemps.
Un peu moins facile que prévu à aborder, le contexte écossais de l'histoire nous étant peu familier de ce côté-ci de la Manche. Un point de départ un petit peu artificiel aussi, mais c'est peut-être le fait qu'on connaît Jekyll & Hyde qui donne cette impression.
Mais après c'est vraiment super agréable (je ne peux que conseiller de le lire en Folio dans la traduction de Jumeau, très fluide). RLS alterne les chapitres en Ecosse, en Inde, en Amérique... et la fin a même des allures d'Au Cœur des Ténèbres!

Bon malgré tout je force un peu avec le 9, c'est vrai que j'avais envie de l'aimer. Une lecture d'adolescence manquée...

Les Robots - Le Cycle des robots, tome 1
7.9

Les Robots - Le Cycle des robots, tome 1 (1950)

I, Robot

Sortie : 1967 (France). Recueil de nouvelles, Science-fiction

livre de Isaac Asimov

Silentum a mis 6/10.

Résumé : Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres entrent en contradiction avec la Première Loi. Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.

Annotation :

Il ne faut jamais dire jamais.
Asimov, je m'étais dit que je n'y retoucherai plus après avoir lu le dernier tome de Fondation, qui m'avait énormément déçu. Malgré cela, il y a toujours une petite culpabilité qui taraude quand on a fait l'impasse sur un classique, et qu'un petit quelque chose (léger ennui devant une série sur les robots...) suffit un jour à réveiller.

Bon après, les 2-3 premières nouvelles sont très moyennes, tout ça est très froid, on a du mal à comprendre les réactions de certains personnages; ça s'améliore dans les suivantes bien que les résolutions soient souvent tordues. Un très petit 7, mais je suis intrigué, et je continue avec le tome suivant.

Un défilé de robots - Le Cycle des robots, tome 2
7.6

Un défilé de robots - Le Cycle des robots, tome 2

The Rest of the Robots

Sortie : 1964 (France). Science-fiction, Recueil de nouvelles

livre de Isaac Asimov

Silentum a mis 6/10.

Résumé : Comment risque de réagir un robot programmé pour un environnement lunaire dès lors qu'il se retrouve égaré sur Terre ?

Annotation :

Finalement le précédent n'était pas si mal. Dans celui-ci il approfondit nettement moins les trois lois et je suis moins fan. On est plus dans le "conte" dans certaines nouvelles mais Asimov n'est pas un conteur formidable je trouve...
Ça m'a un peu coupé l'envie, même si j'y reviendrai sans doute un jour.

Un anarchiste
7.3

Un anarchiste

Sortie : 1906 (France). Recueil de nouvelles

livre de Joseph Conrad

Silentum a mis 7/10.

Résumé : En 1906 paraît aux Etats-Unis une brève nouvelle de Conrad, qui, sous ses abords simples, précis, sans pathos, se révèle être l’un de ses plus puissants textes. Un anarchiste est l’histoire du singulier destin d'un jeune homme, condamné au bagne pour une erreur de jeunesse (des propos d'alcoolique pro-anarchistes et la fréquentation d'un groupe de voyous déclarés tels). Ayant réussi à s’évader à l'occasion d'une mutinerie, il tombe entre les griffes d'une multinationale « spécialisée dans la pilule à base de viande (on goûte l'ironie) », qui l’esclavagise tout à fait, lui ôtant tout espoir d’un retour à la liberté : le patron a imaginé une méthode plus redoutable que le bagne pour le tenir, en le nommant "l'anarchiste" auprès des employés de la multinationale, il l'a définitivement condamné...

Annotation :

Du très court. Lu en deux fois mais je pense que c'est lisible en guère plus d'une heure.

Le titre peut faire peur. On peut penser qu'on va avoir droit à du naturalisme bien lourd comme Zola sait en faire*, mais on retrouve plutôt le style nerveux de Conrad, dans un récit très vivant. Juste 7 en revanche parce que quand on a lu Au Cœur des Ténèbres on est pas surpris outre mesure.

* : en fait, Zola est malgré tout une influence comme la postface l'explique ^^

Les Désarrois de l'éleve Törless
7.8

Les Désarrois de l'éleve Törless (1906)

Die Verwirrungen des Zöglings Törless

Sortie : 1960 (France). Roman

livre de Robert Musil

Silentum a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Résumé : Ce roman, qui est d'abord une admirable analyse de l'adolescence, relate l'éveil d'une conscience à travers les désarrois intellectuels, moraux et charnels de Törless, élève dans un collège très huppé de la vieille Autriche à la fin du siècle dernier. La cruauté et la brutalité qui les suscitent, et dont les " amitiés particulières " ne sont que l'exutoire, prophétisent les aberrations de l'ère nazie. Musil n'avait que 25 ans lorsqu'il écrivit ce premier roman qui préfigure, par la lucidité et la description des " aspects nocturnes " de l'homme, toute l'oeuvre à venir.

Tonio Kröger
7.3

Tonio Kröger (1903)

Sortie : mars 1993 (France). Recueil de nouvelles

livre de Thomas Mann

Silentum a mis 7/10.

Résumé : L'histoire de Tonio, jeune bourgeois mal à l'aise dans son milieu, qui tentera de s'en échapper par l'art. Il restera pourtant toujours un artiste bourgeois, hésitant entre deux mondes.

Annotation :

Un 7 du bout des lèvres, mais allez pour un 7.

Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi extraordinaire que Törless, je voulais essentiellement rester dans l'ambiance germanique.
L'introduction explique peut-être trop de choses qu'on pourrait découvrir par soi-même, ces problèmes de bourgeois peuvent agacer si on démarre la lecture dans un mauvais état d'esprit. Mais OK pour la fin où il arrive à dépasser ses contradictions et tiraillements.

L'Aleph
8

L'Aleph

El Aleph

Sortie : 1949 (France). Recueil de nouvelles

livre de Jorge Luis Borges

Silentum a mis 8/10.

Résumé : Plusieurs nouvelles ont pour sujet la mort ou l'immortalité. Plusieurs ont pour cadre l'Antiquité gréco-latine ou l'Orient médiéval.

Annotation :

Pour le coup, j'ai bien apprécié.

Comme cela a été remarqué par d'autres, il épouse davantage la forme du conte que dans Fictions et ça donne quelque chose de moins aride et abstrait. On y retrouve certes les marottes typiquement Borgesiennes : l'infini et le fini, les rouages du microcome et du macrocosme... mais il se laisse plus aller dans les récits, c'est plus vivant, et plus équilibré en somme.
Un bémol pour le début de la nouvelle éponyme du recueil : très très lourd, encore plus que dans Fictions il cherche à épater la galerie. Enfin bon... l'ensemble m'a été plutôt agréable et quand on lit la Mort de Virgile à côté, on peut même dire que c'est reposant.

Les Aventures d'Alice au pays des merveilles
7.8

Les Aventures d'Alice au pays des merveilles (1865)

(traduction Jacques Papy)

Alice's Adventures in Wonderland

Sortie : 1865 (Royaume-Uni). Jeunesse, Roman

livre de Lewis Carroll

Silentum a mis 8/10.

Résumé : Alice est une enfant déroutante qui va faire la rencontre d’une multitude de personnages défiant toute logique après avoir suivi un curieux lapin.

Annotation :

Lu et découvert bien trop tard mais apprécié.
J'ai même trouvé certaines relations étonnantes avec ce que je lis de plus "sérieux" actuellement. Même s'il l'aborde par le biais plus simple du merveilleux, au fond Lewis Carroll parle lui aussi de tous les tiraillements de l'être humain

Enfin je vous rassure je l'ai bien lu dans une optique "détente"...

De l'autre côté du miroir
7.7

De l'autre côté du miroir (1871)

(traduction Jacques Papy)

Through the Looking-Glass, and What Alice Found There

Sortie : 1871. Roman, Jeunesse

livre de Lewis Carroll

Silentum a mis 5/10.

Résumé : Dans la maison du Miroir, tout est inversé. Alice, fascinée, s'empresse de passer de l'autre côté. S'ouvre alors à elle un monde merveilleux où les fleurs parlent, où un oeuf érudit marche sur un mur, et où, aux côtés de la Reine Blanche et de la Reine Rouge, elle devra prendre part à une partie d'échecs grandeur nature.

Annotation :

Là en revanche je suis complètement passé à côté, même si j'aurais du mal à expliquer pourquoi. Comme quoi ça passe ou ça casse avec Carroll...

La Mort de Virgile
8.1

La Mort de Virgile

Der Tod des Vergil

Sortie : 1945 (France). Roman

livre de Hermann Broch

Silentum a mis 10/10 et a Ă©crit une critique.

Résumé : Ce roman, dans lequel sont inextricablement mêlées réalité et hallucinations, descriptions et méditations, poésie et prose, retrace les derniers jours de la vie du poète romain Virgile, à Brundisium (Brindisi), où il discute longuement avec ses amis et Auguste, essayant d'obtenir de ce dernier qu'il le laisse détruire son manuscrit de l'Énéide.

Les Diaboliques
7.6

Les Diaboliques

Sortie : novembre 1874. Recueil de nouvelles

livre de Jules Barbey d'Aurevilly

Silentum a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Résumé : Recueil de six nouvelles qui présentent la noirceur des femmes, la force de la méchanceté qu’elles utilisent pour arriver à leurs fins.

Annotation :

"Je suis convaincu que, pour certaines âmes il y a le bonheur de l'imposture. Il y a une effroyable, mais enivrante félicité dans l'idée qu'on ment et qu'on trompe; dans la pensée qu'on se sait seul soi-même, et qu'on joue à la société une comédie dont elle est la dupe, et dont on se rembourse les frais de mise en scène par toutes les voluptés du mépris."

Sacré Barbey. Il aimerait bien soigner le mal par le mal (en le montrant dans ses œuvres), mais il est difficile de ne pas être fasciné par ces êtres tout de ténèbres vêtus, qu'ils soient indifférents (le bonheur dans le crime) ou passionnés (la vengeance d'une femme).
Quelques leçons de badassitude façon XIXè (le duel de regard entre la femme et la panthère, si ça n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer...) dispensées ça et là, le tout avec la verve satirique du catho enflammé : on ne va pas bouder notre plaisir.
Jules Amédée (quels prénoms! je suis fan ^^) arrive même à maintenir l'attention jusqu'au bout. En général, j'ai une certaine baissé d'intérêt vers la fin des recueils de nouvelle, mais pas là. Seul bémol peut-être : le procédé d’enchâsser les récits est un peu trop systématique.

Trois contes
7.1

Trois contes (1877)

Sortie : 1877 (France). Recueil de contes

livre de Gustave Flaubert

Silentum a mis 7/10.

Résumé : Ces trois contes sont trois histoires extraordinaires où le fantastique religieux illumine la vie quotidienne. La Légende de saint Julien l'Hospitalier, c'est le Moyen Age, ses seigneurs passionnés de chasse. Ses lépreux. Hérodias, c'est la Palestine au temps d'Hérode avec ses intrigues de palais, l'occupation romaine et la danse sensuelle de Salomé réclamant la tête de saint Jean-Baptiste. Un coeur simple, c'est enfin la Normandie chère à Flaubert, Pont-l'Evêque et Trouville. Une vieille servante y a vécu et souffert. Elle finit par voir en son perroquet le Saint-Esprit lui-même. Trois chefs-d'oeuvre pleins de réalisme, de délicatesse et d'émotion.

Poésies
8

Poésies (1899)

Sortie : 1899 (France). Poésie

livre de Stéphane Mallarmé

Résumé : Stéphane Mallarmé gagne Paris en 1871 où il devient le chef de file de la génération symboliste et l'ami des peintres impressionnistes.

Annotation :

C'est pas parce que ça fait classe de le lire dans le métro ou le RER (quoique ^^), mais oui, ces derniers temps je lis un peu de Mallarmé.
Je me suis dit que ça pourrait être pas mal d'avoir quelques références symbolistes avant de commencer A Rebours.

Tel que présenté par Bonnefoy, Mallarmé est assez loin de l'image d'Epinal qu'on peut en avoir, et que le célèbre portrait de Manet contribue paradoxalement à donner.
Dans son évolution d'artiste, toujours expliquée par Bonnefoy, il me semble rien moins qu'admirable. Difficile de ne pas aimer ce poète qui a affronté le "néant" et qui en est revenu en cherchant l'effet, l'idée plutôt que l'intellect, compris comme une volonté de domination.

Après pour ce qui est des poèmes, ils tendent à être assez creusés, "purs", à aller vers l'abstrait, et donc oui, ce n'est pas immédiatement compréhensible. Mais je suis assez fasciné.
Après, pas sûr que je noterai, ça fait des lustres que j'avais plus lu de poésie.