Lectures 2017

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80 livres

par 1821

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  • Jonathan Strange & Mr. Norrell (2004)

    Sortie : . Roman, aventures et fantasy.

    Livre de Susanna Clarke

    Jonathan Strange & Mr Norrell, c’est de l’uchronie de fantasy pour académiciens et universitaires désoeuvrés, amateurs de Huysmans, de romans gothiques ou d’incunables issus des tréfonds d’une brocante. Ici, on est très loin de Harry Potter. Les personnages principaux ne sont ni agréables, ni attachants. Peu de traces d’aventures, encore moins de romance : l’intrigue est avant tout politique et savante. C’est un petit pavé de 1150 pages. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

    D’abord, si vous aimez l’humour anglais caustique, ce livre est hilarant. Ce ne sont jamais de grosses farces ou retournements de situations grotesques, mais des petites piques féroces, des allusions savoureuses glissées au détour d’une réplique, d’une description. Ensuite, il y a l’univers inventif, foisonnant, enchanteur. Si le récit s’écoule à un rythme très lent, c’est que l’autrice prend le temps de nous dévoiler, strate après strate, l’architecture complexe qui compose son univers. De l’abbaye de Hurtfew où Mr Norrell se terre comme un reclus à Illusions-Perdues, le manoir terrifiant du Royaume des fées, tous les lieux mentionnés nous plongent dans une atmosphère saupoudrée de mystère, sous le vernis craquelé d’anciennes légendes celtes.

    Je ne conseillerais pas ce livre à n’importe qui. C’est long, c’est lent, c’est écrit dans un style soutenu, même précieux (très beau, de mon point de vue, mais sans doute pas du goût de tout le monde), il y a peu de suspense ou d’action. Mais si vous aimez les ambiances romantiques ; la magie ; l’Histoire ; la satire sociale ; l’ironie ; les salons anglais ; les intrigues passionnantes, denses et originales : foncez les yeux fermés !
  • Une histoire des loups (2017)

    History of Wolves

    Sortie : . Roman.

    Livre de Emily Fridlund

    Terrible, oui mais pourquoi ?

    Cette question, je me la suis posée en boucle depuis que j’ai terminé ma lecture d’Une histoire des loups. Bien sûr, il y a le cadre — le décor du nord du Minnesota, avec ses lacs gelés et ses bois sombres, contribue à façonner l’atmosphère envoûtante du roman. Un récit mystérieux et oppressant, à mi-chemin entre nature writing et thriller psychologique.

    En évoquant Madeline, la protagoniste et narratrice de l’histoire, je suis tentée de parler de personnage ambivalent. Adolescente sauvage, élevée dans une communauté hippie au fond des bois, elle évolue en marge des conventions sociales mais possède en revanche une intuition aiguisée. C’est ce mélange de naïveté et de sensibilité à fleur de peau qui constitue, pour moi, tout le sel du roman. À travers les yeux de Madeline, on voit se dérouler les prémices d’un drame, des ombres évanescentes qui flottent à la lisière de notre compréhension. On ne devine pas : on pressent.

    De chapitre en chapitre, le sentiment d’étrangeté se resserre comme un étau, l’angoisse et la curiosité nous saisissent à bras-le-corps. Mais rien n’est jamais précipité, et le dénouement, lui non plus, ne sera pas une fin en apothéose. L’intrigue, glaçante et captivante, est servie par un style élégant et subtil, une écriture intime qui m’a ensorcelée.



    "Les hivers étaient particulièrement emprisonnants. On était tous attachés — comme par une corde — à ce vieux poêle maculé de suie. Ce qui, j'en suis consciente, ne manque pas de romantisme quand le décor est bien campé, avec cette austérité propre aux histoires de fantômes dont les gens raffolent, et j'ai souvent décrit les choses de cette manière pour le plus grand plaisir des garçons amateurs de pendentifs en dent de requin que je retrouvais dans les cafés. Aujourd'hui encore, il y a tant de gens qui admirent le manque. Ils pensent que le manque vous aiguise, comme la beauté, faisant de vous quelque chose qui pourrait les blesser. Inconsciemment, ils y mesurent leur propre force, se préparant soit à vous plaindre, soit à vous combattre."
  • La ville de Pouchkine

    Poésie.

    Livre de Anna Akhmatova

    "Dénigrés et loués, à vous
    Votre voix est simple et farouche.
    On ne peut vous traduire et
    Vous n'êtes d'aucune langue.

    Vous entrez dans l'oubli
    Comme on entre dans un temple.
    C'est pourquoi je vous donne
    Ici ma bénédiction."
  • Le jour cède

    Poésie.

    Livre de Bo Carpelan et Carpelan

    "Rien de neuf,
    rien que des arbres, la berge, une anse.
    Tout cela m'est étranger,
    cela ne vieillit pas, cela se tait,
    comme si ce n'était pas moi qui regardais -
    quelque chose en moi
    ne voit jamais le ciel découvert.
    Je contemple le paysage : seule, une lumière,
    une mort qui, rapidement, disparaît
    en moi."
  • La haute folie des mers (2007)

    Sortie : novembre 2007. Poésie.

    Livre de Vincent Calvet

    "J'attends ta visite comme on attend le train de nuit ou la venue d'un double doré devant l'ennui des villes je t'attends je t'attends et je reste lacéré limpide emmuré dans la bêtise des regards vides"
  • Le livre de signes et d'ombres (2004)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Linda Maria Baros

    "Celui qui s'arrache la langue
    et la jette aux chiens,
    au nom des grands mots,
    au nom des mots enterrés, lui, il le sait.
    Il prépare son corps
    pour un rituel primitif.
    Juste ce qu'il faut pour être hissé
    dans la crémaillère du sternum.

    Mais cela n'est qu'illusion.
    Celui qui te déchire, ne te défend pas."
  • Venant le jour (2004)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Jean-Marie Barnaud

    "Comme ça
    poème
    tu te rétractes
    devant l'ordure
    qui chaque matin pointe
    vers ta chair précieuse
    son écharde
    aussi nécessaire
    que le soleil"
  • L'eau étrangère

    Poésie.

    Livre de Silvia Baron Supervielle

    à la manière
    du glacier

    entre l'arête
    céleste et
    la surface
    pure obscure
  • Vers le phare (1927)

    To the Lighthouse

    Sortie : 1927. Roman.

    Livre de Virginia Woolf

    (Extrait à venir)
  • A Darker Shade of Magic (2015)

    A Gathering of Shadows (ADSOM #2)

    Sortie : . Roman.

    Livre de V. E. Schwab

    Comme pour Vicious, les points forts du roman sont une chouette ambiance et un style efficace, simple et fluide, assez prenant. Comme pour Vicious, j'ai trouvé que la psychologie des perso était assez limitée — beaucoup ne sont guère plus que des archétypes. Les retournements de situation sont prévisibles, les répliques un peu trop cinématographiques. Sympa dans l'ensemble.
  • Vicious (2013)

    Vicious, tome 1

    Sortie : . Roman.

    Livre de V. E. Schwab

    Ça pourrait être une fanfic de X-men ou un épisode de Heroes. Sympa, les personnages manquent de profondeur et l'intrigue de rebondissements inattendus, mais ça se lit bien. J'attends l'adaptation ciné.
  • Eleanor & Park (2013)

    Sortie : . Jeunesse et roman.

    Livre de Rainbow Rowell

    J'avais bien apprécié Fangirl et Carry on, un peu moins accroché avec celui-là.
  • Ivanov (1887)

    Sortie : 1887. Théâtre.

    Livre de Anton Tchékhov

    « SACHA – […] Les hommes sont trop occupés, l’amour pour eux est une chose de troisième plan. Bavarder avec sa femme, se promener avec elle au jardin, verser quelques larmes sur sa tombe – c’est tout. Et pour nous, l’amour est la vie même. Je t’aime, cela signifie que je cherche à dissiper ta tristesse, que je veux te suivre au bout du monde… Tu escalades une montagne, je l’escalade avec toi, tu descends dans un ravin, je descends avec toi. Quel bonheur ce serait pour moi, par exemple, de copier toute la nuit tes papiers, ou de veiller pour qu’on ne te réveille pas, ou de marcher une centaine de verstes à tes côtés. Je me rappelle, une fois, il y a trois ans peut-être, pendant le battage, tu es arrivé chez nous tout couvert de poussière et tu as demandé à boire. Je t’ai apporté un verre d’eau, et toi, tu étais déjà étendu sur le divan, dormant à poings fermés. Tu as dormi chez nous douze heures d’affilée, et tout le temps je me tenais derrière la porte, montant la garde pour que personne ne puisse te déranger. Et je me sentais si bien ! Plus il exige d’effort et plus l’amour est beau, c’est-à-dire, tu comprends, mieux on le sent ! »
  • Un enfant de Dieu (1973)

    Child of God

    Sortie : 1973. Roman.

    Livre de Cormac McCarthy

    Déjà beaucoup plus épuré que dans l’Obscurité du dehors, le style n’est pas encore aussi défini/caractéristique qu’il le sera quelques années plus tard / mais déjà, on retrouve cette précision, cette neutralité froide qui permet de rendre compte de l’horreur sans jugement ni complaisance.

    « Il faisait noir lorsqu’il atteignit la grotte. Il rampa à l’intérieur, craqua une allumette, trouva la lampe, l’alluma et la posa auprès du cercle de pierres qui marquaient le foyer. Les parois les plus proches de la caverne se composèrent hors de la nuit permanente en une draperie de plis de pierre blanchâtre et une faille apparut dans la voûte, avec une rangée de dents de calcaire ruisselantes. Dans le trou de fumée noir, tout en haut, les étoiles lointaines et sans paupières des Pléiades brûlaient, froides et absolues. Ballard donna un coup de pied dans le feu et dégagea quelques charbons couleur de cerise terne au milieu des cendres et des os. Il alla chercher de l’herbe sèche et des brindilles, alluma le feu, retourna dehors avec sa poêle, la rapporta pleine de neige et la posa près du foyer. Son matelas était couché sur un tas de broussailles, avec les animaux en peluche dessus et ses quelques affaires étaient dispersées à travers la grotte au petit bonheur la chance. »
  • La Cerisaie (1904)

    Višnëvyj sad

    Sortie : 1904. Théâtre.

    Livre de Anton Tchékhov

    Pas déplaisant, mais pas mémorable non plus.

    « LOPAKHINE, riant. — Permettez-moi de vous demander quelle idée vous vous faites de moi ?

    TROFIMOV. — Voici, Ermolaï Alekséïevitch : vous êtes riche et serez bientôt millionnaire. Vous êtes nécessaire comme, dans la transformation de la matière, est nécessaire une bête de proie qui dévore tout ce qui se trouve sur sa route ; voilà l’idée que je me fais de vous. »
  • Le Silence de la mer (1942)

    Sortie : 1942. Roman.

    Livre de Vercors

    Pas du tout d’accord avec Sartre qui pensait (je paraphrase) que ça n’aurait plus d’intérêt un demi-siècle plus tard.
  • Les Nuits blanches (1848)

    Белые ночи (Belye Notchi)

    Sortie : 1848. Roman.

    Livre de Fiodor Dostoïevski

    Je n’avais déjà pas beaucoup de compassion pour le narrateur au début de la nouvelle, mais il m’est devenu tout à fait antipathique après ce passage « Je lui disais : que je me perds dans la solitude, qu’il ne faut pas me renvoyer, que nulle femme ne m’aime, que c’est le devoir de la femme de ne pas repousser la prière d’un malheureux […] »

    Non, Dosto, ce n’est en aucun cas le devoir de la femme. Sinon, les histoires d’amour censément dramatiques qui se nouent et se dénouent en 72h, ça n’a jamais été mon truc.
  • Le destin de Conrad (2005)

    Conrad's Fate

    Sortie : . Roman.

    Livre de Diana Wynne Jones

    Celui que j'ai le moins aimé de la série des Chrestomanci. Probablement en grande partie à cause de la première personne — DWJ gère bien mieux la troisième, selon moi. Par ailleurs, j'ai trouvé l'intrigue moins bien construite, les personnages moins intéressants/attachants...
    Ça reste une lecture sympa, mais que je ne conseillerais pas forcément.
  • Le cirque des rêves (2012)

    The Night Circus

    Sortie : . Roman.

    Livre de Erin Morgenstern

  • Miracles et autres textes (2011)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Alain-Fournier

  • Appels téléphoniques (1997)

    Llamadas telefónicas

    Sortie : 1997. Nouvelle.

    Livre de Roberto Bolaño

  • L'île aux mensonges (2015)

    The Lie Tree

    Sortie : 2015. Jeunesse et roman.

    Livre de Frances Hardinge

    Un roman jeunesse qui aborde des thématiques féministes, ça fait du bien et ça mérite d'être souligné.
    Quelques passages soulevant des réflexions intéressantes, une intrigue qui globalement, fonctionne bien même si je m'attendais peut-être à d'avantage d'aventures et de suspense, et une protagoniste attachante. L'écriture est chouette aussi, malgré de petites répétitions.
  • La Perle (1947)

    The Pearl

    Sortie : 1947. Roman.

    Livre de John Steinbeck

  • Si je t'oublie Jérusalem (1939)

    If I Forget Thee, Jerusalem

    Sortie : 1939. Roman.

    Livre de William Faulkner

    (extrait à venir)
  • L'Œuvre au noir (1968)

    Sortie : 1968. Roman.

    Livre de Marguerite Yourcenar

    (extrait à venir)
  • Bérénice (1670)

    Sortie : 1670. Théâtre.

    Livre de Jean Racine

  • Le Combat d'hiver (2006)

    Sortie : septembre 2006. Roman.

    Livre de Jean-Claude Mourlevat

    Pas franchement emballée.
  • Quand sort la recluse (2017)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Fred Vargas

  • Les Jeux du siècle - Les Mystères de Larispem, tome 2 (2017)

    Sortie : 2017. Jeunesse et roman.

    Livre de Lucie Pierrat-Pajot

    Toujours pas franchement ma tasse de thé, mais quand même pas mal de petites améliorations par rapport au premier tome, ce qui me donne des espoirs pour le dernier à venir.
  • La Mémoire de Babel - La Passe-Miroir, tome 3 (2017)

    Sortie : . Jeunesse et roman.

    Livre de Christelle Dabos

    Clairement déçue par ce tome 3, que j'ai trouvé au-dessous des deux premiers à tous les points de vue. La lecture n'était pas désagréable pour autant, mais je m'attendais à un développement des personnages et de l'intrigue plus subtil, plus cohérent.