Les poubelles du Gaumont de De Gaulle

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27 films

par Adrast

Au sous-sol, la station Charles Deug', mais à l'Étage, le Liberté.

PS : quelques glanages des poubelles des cinés environnants aussi...

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    Ça - Chapitre 2 (2019)

    It Chapter Two

    2 h 49 min. Sortie : . Drame, fantastique, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Andy Muschietti avec Bill Skarsgård, Jessica Chastain, James McAvoy

    C'est du vu et revu, et du sur-revu, car le réal' se permet des inserts du premier film et de nouvelles scènes d'enfance dans ce 2e film aux allures de broderie rafistolée de petits bouts de romance qui prennent malheureusement beaucoup trop de place. L'horreur est quasiment reléguée au second plan au profit du côté retrouvailles "on s'était dit RDV dans 10 ans...".

    Heureusement Chastain, la plus française des actrices américaines, est toujours aussi mimi, malgré ses expressions faciales surjouées, comme ses comparses masculins qui abusent du ridage de front pour se donner un air à la fois déterminé et apeuré. Ils ont tous été à la même école d'acting visiblement, à en juger par les traits permanents sur leurs fronts. Heureusement que la chirurgie esthétique et les produits de beauté sont là pour les actrices pour leur donner un front lisse parce que sinon on comprendrait qu'homme et femme sont du même tonneau, même lorsqu'il s'agit de la décrépitude du corps.

    Et puis bordel, c'est beaucoup trop long. Déjà que ça manque de scènes qui saisissent et captivent, alors foutre près de 3 heures de bobine c'est impensable.
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    Music of My Life (2019)

    Blinded by The Light

    1 h 54 min. Sortie : . Biopic, comédie dramatique et musique.

    Film de Gurinder Chadha avec Viveik Kalra, Kulvinder Ghir, Meera Ganatra

    C'est meugnon mais ça a le défaut des comédies musicales qui veulent en faire trop : beaucoup de scènes paraissent non pas justifiées par un cheminement logique du scénario, mais par un cahier des charges planifié à l'avance fixant un nombre précis de titres de Bruce Springsteen sur lesquels les persos doivent chanter/danser. Oui, car ne soyons pas à un cliché "raciste" près, il y a bien du bollywood "lalala (land) on a trop le smile et on danse en synchro" dans ce film à la résolution "feel good", avec une toile de fond dépressive et un décorum "tensions sociales" saupoudré de lutte des classes, dans la GB de Macron-Thatcher.

    C'est pas du grand cinéma stylisé, super bien filmé et contrôlé sous tous les angles, mais c'est déjà pas trop mal pour un hommage de fan, pour les fans, de l'autre "King" [pas Elvis donc] de la musique mainstream États-Unienne, j'ai nommé le "Boss".

    Bref, ça m'a juste rappelé combien j'avais été infiniment plus marqué dans mon enfance par Queen que par Springsteen ; bien que mon père possédait quelques CD. A part Streets of Philadelphia et Born in the USA j'en retiens pas grand-chose.
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    Deux moi (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Cédric Klapisch avec François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin

    "Ra-ra c'est nous qu'on gagnera" : https://catabase.wordpress.com/2019/09/16/deux-moi/
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    Le Chardonneret (2019)

    The Goldfinch

    2 h 29 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Crowley avec Ansel Elgort, Oakes Fegley, Aneurin Barnard

    4,5.

    C'était bien lourd et bien chiant, comme un bon thriller qui se profile et tombe rapidement à plat, retombant dans les travers psychologisants d'un petit n'enfant devenu adulte en quête de (re)père(s). On navigue donc entre enfance et âge adulte [comme dans Ocarina of Time] sans continuité logique aucune, avec une succession de scènes mal branlée, et qui pour beaucoup d'entre elles sont bien inutiles et ne servent donc qu'à rallonger la sauce pour dépasser les 2h de bobine, comme certains Youtubères postpubères au comportement de prépubères se forcent à atteindre les 10 minutes de contenu [mais pas plus sinon c'est vite chiant pour la jeunesse atteinte de DAA, encore plus que ma génération en tout cas] pour être monétisé.

    Du coup on passe le plus clair de notre temps à nous demander pourquoi Nicole est tombée si bas, à enchaîner les rôles dans des films moyens, où ils sont obligés de la travestir en vieille [la dernière fois c'était dans Destroyer] alors que si elle n'avait pas fait de chirurgie elle aurait pu directement assumer des rôles correspondant à son âge réel.

    On constatera également qu'il y a chassé-croisé dans la beauté physique entre la GF Larousso du petit et lui-même : faut bien avouer qu'il est assez passable gosse, avec ses gros nasaux, pour devenir un BG votant Macron, tandis que la petite est très charmante ["vous êtes charmante mademoiselle !"] pour devenir un sosie raté de Mylène Farmer à l'âge adulte. Casting un poil raté donc en plus de ça, comme si faire des allers-retours incessants entre enfance et adulthood ne suffisait pas... Pour voir des scènes mineures en plus de ça, qui ne font pas spécialement avancer le schmilblick du zozio enfermé dans sa cage, mais préfèrent s'intéresser au contexte difficile du gosse, à qui il arrive toutes les misères du monde [orphelin, parents adoptifs violents, alcool, drogue, ami dézingué...]. Heureusement ça devient plus intéressant une fois qu'il retrouve son pote d'enfance et on peut enfin apprécier le film, après une mise en situation bien trop longue.

    Ah oui et puis la musique en surimpression omniprésente faisait bien mal office de cache-misère pour rompre la monotonie de la réal', malgré Radiohead...
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    Rambo : Last Blood (2019)

    1 h 29 min. Sortie : . Action, aventure et thriller.

    Film de Adrian Grunberg avec Sylvester Stallone, Paz Vega, Sergio Peris-Mencheta

    C'est dur à admettre mais Last Blood est bel et bien un miroir déformant, aveuglant de laideur, du First Blood antimilitariste et survivaliste qui suintait la pertinence dans des US en sortie de guerre et avides de messages de paix. Un film de gauchiste, en somme [rien qu'à voir le comportement des flics puis comment ils se font maltraiter, on comprend l'orientation "death to pigs" du film], ce que n'est pas du tout ce Last Blood, suivant la lente déchéance qui s'est emparée de la saga dès le n°2. Ici on a droit à une énième version du daron rangé des voitures [coucou Die Hard, coucou Taken] qui part en mission pour sauver sa fille. Sauf que dans le processus, on se tape bien 3/4 d'heures de scènes consacrées uniquement à la fille alors qu'il faut bien avouer qu'on en a un peu rien à foutre dans un film qui s'appelle "(John) Rambo" et pas "(Brenda) Ramba". Ce qui fait que ce daron non-daron [en vrai c'est pas sa fille mais chut ! C'est tout comme] est bien décati, ramollo et effacé [tiens, comme moi, ce qu'on me reproche au boulot, tiens tiens... Il faudrait que j'ouvre un peu plus ma grande gueule pour fermer leurs caquets de droitards, mais j'suis pas sûr que ça leur plairait pour le coup]. Ce qui fait qu'on voit enfin le vrai Rambo, après s'être tapé tous les clichés sur les cartels au sud de la frontière US, avec moult drogues et putes et bad boys aux cheveux gominés et aux dents argentées... Bref, ça sent la finesse de partout faut bien l'dire, jusque dans les moindres sursauts d'énergie du papy Rambi. Et boum ! une porte défoncée... Et boum ! Deux mains plaquées contre l'mur. Et boum ! Ah ben non... Pépé finit par se faire défoncer, mais hop ! Il reprend d'la graine, séance expresse d'entraînement, et c'est bon, il est ti-par.

    Voilà, fin du spoil, mais tout ça pour vous dire que ça devient vraiment excitant [la chasse à l'homme allah Predator, y'a qu'ça d'vrai] que dans la dernière demie-heure. Du coup aucune utilité de se farcir l'heure antécédente.

    Une bien triste fin pour ce pépé quand même... Ça vole pas très haut. C'est trop balourd et parfois tellement excessif que ça en devient drôle [j'ai eu un début de rictus dans 2 scènes précisément]. Expurgé de son contenu critique et (anti-)politique, le film est une coquille vide de film d'action basique comme on en produit à la douzaine, la rasade de sang et d'éviscération importée des films d'horreur "pour adultes" en plus.
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    Demain est à nous (2019)

    Sortie : .

    Documentaire de Gilles de Maistre

    J'suis dans ma jalousie, t'es dans ton jacuzzi : catabase.wordpress.com/2019/10/01/demain-est-a-nous-enfin-surtout-a-gens-monnaie/
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    Midway (2019)

    2 h 18 min. Sortie : . Action, drame, guerre et historique.

    Film de Roland Emmerich avec Ed Skrein, Patrick Wilson, Woody Harrelson

    Comme disait un prof de langage web obscur dont tout le monde se foutait de sa gueule parce qu'il avait des airs et des fringues de paysou pendant que les autres fomentaient déjà leur photo de profil LinkedIn en costard-cravate, ça sent un peu trop l'"exaltation du patriotisme".

    Les amateurs du Chant du loup, pour peu qu'ils ne soient pas trop situés à gauche de l'échiquier politique [bah oui les US c'est le sheitan], apprécieront.
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    Gloria Mundi (2019)

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Guédiguian avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan

    4,5

    RIP le macronnard de seconde main mort d'un coup de pelle dans le dos, en séance diapos. ♫ "Un fourchu, un coco, Staline et slow-mo" ♫.

    RIP la réalisation franco-France 2 et le scénario misérabiliste qui tourne autour du cucu et du cobiturage familial.

    RIP la briseuse de grève qui anciennement faisait le trottoir et dorénavant racole inconsciemment pour les richoublicains en marche (pour l'enculade de la majorité la moins friquée). Comme dirait Yoda, UMP : Union pour la Majorité Pénétrer.

    RIP le discours "on peut pas vivre avec le RSA" quand le cinéma français vit et se fait avec des millions, partiellement issus de subventions. Rectification : un bourgeois de réalisateur ne saurait pas vivre avec le RSA. Où est le budget pour le champagne et le caviar dans tout ça ?
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    Notre dame (2019)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Valérie Donzelli avec Valérie Donzelli, Pierre Deladonchamps, Thomas Scimeca

    Contexte de boubourge, amours de boubourges, humour de boubourge, décors de boubourges, dorures de boubourges, politiciens boubourges et problèmes de boubourges. Paris, dans toute sa splendeur. Restent Bouli Lanners et Philippe Katerine [tous deux très effacés] et le joli minois de la réal/actrice [46 ans et autant de crèmes de beauté fusillées chaque semaine]. Se servir d'une machine à touristes et donc à fric pour vendre son film ? Pari aisé ? Paris aisé.
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    Les Filles du docteur March (2019)

    Little Women

    2 h 15 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh

    Montage très confus [du coup la temporalité est à chier], beaucoup de banalités et de paroles versées pour ne rien dire, persos aux piaillements agaçants, le tout enrobé de féminisme bon marché [comprendre qu'il y a de gros appels du pied au spectateur en prônant la liberté pour la femme d'être l'égale de l'homme, chose qui en 2020 ne fait plus de mal à personne et flatte à peu de frais ; tant qu'on s'attaque pas aux classes sociales et à la hiérarchie c'est "no souci"].

    Heureusement Saul Goodman revient on ne sait trop comment, et comme d'hab' à cause de la photo et des coupes de cheveux qui changent brusquement on sait pas si la scène appartient au rêve, à la réalité, au présent, ou au passé... Mais toujours est-il qu'il est là, après ça, et qu'on profite un peu de sa gouaille, tout en regrettant que ce ne soit pas un film adapté de son personnage le plus connu, Saul, donc.

    En résumé : un film à la narration éclatée au sol [comme dirait Jean-Geekylian] sapée comme jamais pour plaire aux fifilles [comme il existe toujours des films à grogars avec moult muscs et explosions [panpan boomboom comme on dit], si possible avec de grosses tutures] avec leurs histoires de 4 mariages (et un enterrement) dont dans le fond on se fout pas mal car on n'a pas eu le temps de découvrir et se lier d'amitié aux personnages, malgré les 2h déjà bien trop longues.
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    Sol (2020)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jézabel Marques avec Chantal Lauby, Camille Chamoux, Giovanni Pucci

    Éclaté au... Sol. En gros, film composé de bourges parisiens [quasi-pléonasme] qui se plaignent que "c'est la crise" mais qui gagnent quand même 1500€ par jour et donnent 200 balles au taxi [ce moyen de locomotion des bourgeois, Uber étant celui des petits-bourges] au lieu des 100 attendus. Sans oublier la petite chambre de bonne louée à prix prohibitifs pasky faut bien mettre du beurre dans les épinards ma bonne dame.

    Ah oui et puis en plus de ça y'a une vibe anticommuniste dedans : "les communistes vieillissent mal", on sent que la réalisatrice souhaitait passer un message. Peut-être parce qu'elle s'est trop sentie persécutée par ses petits camarades pauvres pour ce qu'elle est vraiment ? Hitler aurait été content. Ou Macron. La seule différence c'est que l'un a tapiné et va tapiner très bientôt pour les banksters pendant que l'autre détestait (officiellement) les banquiers tout en acceptant sans rechigner leur argent.

    Chantal Lobby a cédé aux lauby [à moins que ce soit l'inverse] parce que le gain à la clé était bon, et pendant ce temps faut bien admettre qu'on s'en fout de ses histoires de célébrité du tango argentin. Ils peuvent gigoter de la jambe et du cul ces richards que ça ne m'en remuera ni l'une ni l'autre.

    Et tant pis pour les gosses, la famille et la fibre maternelle. Tout ça c'est bon pour les téléspectateurs de France 2.
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    Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (2020)

    1 h 29 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Arnaud Viard avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Aurore Clément

    Encore un film de bourges figurant des bourges qui rechignent à prendre un job payé 1500€ la semaine [nofake], toussa paskils demandent 5000€ pour 5 jours de travail (et accessoirement 120 personnes à photographier).

    Film de bourges encore où le représentant de commerce (qui gagne sûrement pas loin de 100k€ par an [javou j'abuse un peu]) prête oklm 5000€ à sa nièce/soeur [jesaispu et on s'en fout à vrai dire ; je crois que c'est sa soeur mais vue la différence d'âge ça pourrait clairement être sa nièce].

    Film de petits affects de bourges où les névroses ressortent brutalement à l'occasion d'un acte fatidique qui bouleversera les relations familiales de tous les protagonistes. Mais à part cet acte violent, soudain et inattendu, rien de bien passionnant, on est dans le film balisé, labellisé "film français à quarentenaires/cinquentenaires qui regardent France Télévision", comme le laissait entendre cette affiche générique qui pue la production Gaumont, mais qui est estampillée "UGC" [quelle différence ???].

    J'ai vite lâché l'affaire [au bout de 3/4 d'h, 1h] et malgré tout j'ai l'impression de n'avoir rien manqué.

    Mention spéciale au perso qui pense puer d'la bite queuemême, et qui pousse le bouchon jusqu'à se la faire renifler par un médecin d'origine africaine qui lui dit que non, sa bite sent très bon [on s'attendait presque à ce qu'il la prenne en bouche, mais non].
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    Sonic, le film (2020)

    Sonic the Hedgehog

    1 h 39 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et jeunesse.

    Film de Jeff Fowler avec Ben Schwartz, Malik Bentalha, Jim Carrey

    2,5.

    UNE HONTE.
    C'est déjà un modèle de comédie ricaine autoteubée [c-à-d qui consciemment rabaisse son humour pour espérer ratisser le plus large possible, en prenant donc le spectateur moyen pour un gros con] pas drôle, forceuse et abêtissante qui bouffe à tous les râteliers [de Ted à Détective Pikachu en passant par Maman j'ai raté l'avion], j'ose même pas imaginer quelle gueule il aura dans 10-20 ans. Tout le monde en rira en se disant "putain comment j'ai pu aimer cette merde". "RIP Jim Carrey, on t'aimait bien mais faut quand même bien avouer que tu nous prenais pas mal pour des teubés ; heureusement qu'on t'a connu dans des rôles dramatiques sinon t'aurais fini au Panthéon des acteurs risibles".

    Seul le pré-générique de fin en pixel art est à sauver [on se demande d'ailleurs pourquoi ils n'ont pas fait tout le film comme ça ; enfin si on sait, parce que l'objectif était de faire masse thunasse et que le pixel art n'était pas assez bankable ; mais au final tout ce qu'ils auront gagné c'est un film pas rentable [EDIT : ah ben non en fait, les gens sont assez *bip* *bip* (comme moi) pour aller le voir en masse] et un énième étron cinématographique]. Ainsi que la mosaïque Sega d'entrée qui fera bander du clito les Sega-sex.
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    Notre-Dame du Nil (2020)

    Our Lady of the Nile

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Atiq Rahimi avec Amanda Mugabezaki, Albina Kirenga, Malaika Uwamahoro

    Comme d'hab' (ou presque) un sujet important mais très mal traité. Des thématiques intéressantes [discrimination physique, ségrégation ethnique, restes de la colonisation, emprise de la culture française...] donc mais un jeu d'acteurs [à cause de l'élocution principalement], un scénario, un montage et une construction des scènes aux fraises. Ce serait risible si le sujet n'était pas aussi grave [ça m'a pas empêché de rigoler, pendant que mes con-génères s'offusquaient devant les scènes de violence, mais bon ça c'est paske j'suis un connard].
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    Judy (2019)

    1 h 58 min. Sortie : . Biopic, drame, comédie musicale et romance.

    Film de Rupert Goold avec Renée Zellweger, Jessie Buckley, Finn Wittrock

    Mierf... J'ai très vite lâché devant ce scénario stationnaire où Judy alterne entre phases de titubage, la gueule en vrac, toujours à 2 doigts de manquer d'entrer en scène dans diverses villes américano-anglaises, et séquences de nostalgie où on la voit toute jeune devant un gros porc de producteur/réal' façon Harvey Weinstein. Entre 2 y'a une histoire de romance heureuse puis déçue avec un gigolo, une histoire de garde des gosses avec un ex-mari gentil mais quand même un peu relou parce qu'ex-mari après tout, et de la névrose infantile à la pelle. Rien de bien passionnant et la réal' ne fait rien pour vraiment captiver non plus. C'est académique, pondéré, trop sage. Tant pis.
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    Mine de rien (2020)

    1 h 25 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Mathias Mlekuz avec Arnaud Ducret, Philippe Rebbot, Mélanie Bernier

    Ça joue comme des pieds mais on s'y fait et on a même l'impression que ça s'améliore au fur et à mesure. Heureusement, le scénariste a trouvé assez de trucs pour occuper l'esprit. Par contre niveau humour c'est 0. On est au niveau de Jean-Micheline et Jean-Daron, avec rien qui dépasse.
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    Call Me by Your Name (2018)

    2 h 11 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Luca Guadagnino avec Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg

    Un film labellisé "gauche du cul, droite des cocus", tant ça transpire autant la liberté sexuelle par tous les trous que la richesse boubourge qui s'étale dans les possessions matérielles comme dans les habitus bourgeois. En plus de ça y'aurait de quoi virer sa cuti antisémite en voyant comment l'identité juive est mise en avant pour faire de ces êtres argentés des sortes d'êtres supérieurs resplendissants, beaux et cultivés [certes ce ne sont que de vagues allusions, une étoile de David par-ci, une discussion par là, mais ça en dit déjà bien assez long sur la drôle d'orientation politico-philosophique donnée aux personnages principaux : parents + héros + coupaing ricaing]. La race aryenne, mais de l'autre bord.

    C'est l'histoire d'un jeune éphèbe filiforme et sec en pleine possession de ses facultés hormonales, et surtout en quête initiatique de coups de quéquettes [en mode actif comme en mode passif, d'ailleurs dans les détails on sait pas qui fait quoi, 120 battements était clairement mieux pour ça] pour voir par quels trous la vérité saura jaillir. Du coup ça parle chibrax sans jamais trop en parler, soit de manière littéraire et suggestive, pour parler à ta fibre poétesse et te rappeler tes heures passées à te faire chier à lire des bouquins que tu as depuis trop longtemps oubliés. Au final on n'en tire pas grand-chose et on s'ennuie beaucoup, jusqu'à une morale finale pétée où le sosie de Joaquin Phoenix lâche à sa progéniture une leçon niaise que n'aurait pas renié Le Cercle des Pouètes Disparoutes en mode "ouais gros baise autant que tu peux putaing, et puis même, gros, quand bien même tu baiserais pas faut t'amuser putaing, je vais t'envoyer faire un stage chez Abdellatif Kechiche tu vas voir tu vas kiffer, khey". Carpe et Diem, amis pour la vie.
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    L'Infirmière (2019)

    Yokogao

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kôji Fukada avec Mariko Tsutsui, Mikako Ichikawa, Sosuke Ikematsu

    Bon j'irai par par quat' chemins [ni par le bois de quat' sous [mort de lol]] c'est un énième film auteuriste chiant provenant de l'archipel nippon. L'histoire n'est pas bien compliquée mais le réalisateur prend plaisir à noyer le poisson sous des tonnes de plans et de dialogues négligeables cultivant l'absurde pour brouiller les pistes sur l'état de santé mentale de l'héroïne, et du coup sur son éventuelle culpabilité dans l'affaire, laissant le spectateur seul juge. Du coup le récit lui-même est relativement erratique, avec un mélange de futur/présent/passé léger mais quand même là pour ressusciter l'intérêt du spectateur qui ne s'est pas encore endormi, invité donc à se poser des questions et à recoller les morceaux du puzzle (niveau 4 ans). Non-linéarité comme pour répliquer en écho les expériences traumatiques qu'a pu subir/faire subir la fameuse infirmière. Mais dans l'fond, ça reste un thriller bateau où les personnages secondaires sont peu impliqués [c'est un comble que le perso clé de voûte à la source de l'enlèvement soit aussi effacé] et ne servent que de faire-valoir/donneurs de réplique à la famosa infermiera à la personnalité trouble à la limite du pervers, malgré tout influencée et semi-excusée par un entourage qui semble l'enjoindre malgré lui à ce comportement. Du coup franchement j'ai lâché au bout d'une demie-heure, pour ensuite ne suivre que vaguement quand les persos discutaillaient, à cause d'un rythme plat pseudo-poétique et feng shui [le fameux "chill" occidental, comme dirait mon pachyderme de voisin du dessus rigololcoolo [rigolo et alcoolo, ça compense et ça permet de se maquer avec des directrices de recherche du même genre]] qu'on a l'impression d'avoir déjà vu X fois, et pas pour notre plaisir.

    Ah oui et puis sinon Jeanine à ma gauche a bien profité du fait d'être à un rang où personne ne pouvait la gêner derrière pour quant à elle casser les couilles des gens devant en plaquant ses pieds à plat sur leur dossier, comme si elle était dans son sal... Ah ben non en fait elle ferait même pas ça chez elle parce qu'elle aurait peur de salir, mais ballec' Jeanine, elle a 50 ans et pu rien à fout'. Elle mange ses p'tits snacks et baise les dossiers du Gromont tout en fournissant de la 4DX vibratoire aux voisins de devant. C'trop une rebelle Jeanine. Bon elle a une phlébite due à son grand âge qui l'oblige à maintenir ses jambes à l'horizontale, mais quand même, c'est la boss du game. Manpower? Womanpower.
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    Les Nouveaux Mutants (2020)

    The New Mutants

    1 h 33 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Josh Boone avec Blu Hunt, Maisie Williams, Anya Taylor-Joy

    4,5

    C'est un film d'apprentissage des pouvoirs de super-héros, façon Chronicle, mais version carcérale, avec une méchante [gentille et polie tant que les petits prolos n'ont pas totalement pris conscience de ses subterfuges et autres petites enculeries de petit capo/manager et ne se sont donc pas réunis pour renverser l'autorité [saletés d'rouges !]] hispanique comme maton en cheffe et en solo [ça c'est le vrai féminisme j'te dis]. Du coup forcément, comme il y a bain d'hormones mâles et femelles, forcément y'a des pitits ados qui se font bisou-bisou et qui pourraient même aller plus loin si Hollywood n'avait pas mis son veto pour que le film soit "tout public" et donc que ça fasse plus d'entrées. Du coup on voit Arya Stark dragouiller puis baiser [au sens propre et originel du "bisou"] la Pimprenelle pucelle de tout, du frifri comme de ses pouvoirs, avant que tout le monde découvre qu'elle est over-cheatée, et on voit une espèce de brésilien plein aux as qui lui aussi s’émoustille de la moindre plastique gondolée au bustier. Du coup [du coup du coup du coup du coup du cul] au final on mate juste un teen-movie qui n'aurait jamais dû sortir au ciné et aurait très bien pu être une alternative à cette connerie de série pour ados qu'était Misfits s'il avait été décliné au format épisodique.

    Mais bon y'a Arya Stark, des superpouvoirs cassés du cul vus partout ailleurs ou juste nazes [une épée et un dragon c'est pas un super-pouvoir en soi, c'est un copier-coller du jeu prévu sur One qu'est jamais sorti, avec le look d'une nénette de Sucker Puncho] et un peu d'horreur pour les moins de 12 ans du coup le peuple en redemande.

    Le dernier tiers plus action, sombre [noirs-gris cracras en tout-numérique] et horrifique sauve le film.
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    Antoinette dans les Cévennes (2020)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Caroline Vignal avec Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Côte

    Film labellisé France 2 qui n'apporte rien, à part redonner un regain de jeunesse à son actrice principale. Et rappeler que les randos avec un bourricot sont un truc de bobo, et que l'adultère c'est mal et ça fait du mal à tous les pitits coeurs féminins, l'homme étant par nature un salaud ou au mieux un baiseur détendu du gland qui profite de l'occaz' alcoolisée pour voler des baisers [sur Twitter ça s'appelle un viol]. Une petite balade sans prétention qui ne pète pas haut.

    PS : mais bon y'a M. Fraize quand même alors ça va, l'honneur est sauf.
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    J’irai mourir dans les Carpates (2020)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Antoine de Maximy avec Alice Pol, Antoine de Maximy, Max Boublil

    Idem, film labellisé pour darons, avec cette fois-ci une réal' encore plus classique, propre mais plate. Les acteurs sont pas méga convaincants/justes, malgré leur CV qui n'est plus à remplir. Au final Antoine de Maximini [lelelel] aurait mieux fait d'en faire un spin-off fictif de son show pour la télé, et pour la télé uniquement. Un film d'enquête franchouillard pas bien inventif. L'imitation du côté docu de la série télé est pas toujours méga réussie, selon l'interlocuteur/acteur et si oui ou non les scènes ont été écrites, parce que tel quel j'ai l'impression que les passages qui marchent le mieux sont ceux qui ont été "improvisés", donc filmés en "conditions réelles" comme dans l'émission télé. Les personnages secondaires "parigos" ont tendance à être clichés/agaçants, surtout le jeune "delusional" accro aux zeux vidéo qui incarne une caricature de la nouvelle [la mienne en gros] génération, plus très nouvelle parce que qualifiée, comme par magie, de "boomer" par les moins de 20 ans. Comme on appelle "millenials" les gens de 18 à 30 ans dans tes bouquins d'école de commerce préférés, alors que stricto sensu ça devrait désigner ceux nés dans les premières années du nouveau millénaire ; certes ça fait vendre et ça élargit la clientèle cible mais c'est pas très précis comme concept au final.

    PS : ah oui et puis sinon c'est un remake de Resident Evil 4 qui dit pas son nom.
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    La Femme des steppes, le flic et l'oeuf (2019)

    Öndög

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique et thriller.

    Film de Wang Quan'an avec Dulamjav Enkhtaivan, Aorigeletu, Norovsambuu Batmunkh

    Rien rien rien, rien du tout. Il ne s'y passe rien, en plans fixes et à rallonge, où on y voit la nature sous sa face la plus plane et allongée vers l'horizon infini, remplie de broussailles et de motos de prolos [comme la mienne] pour pays sous-développés. Dedans on y trouve aussi de la baise animale et banale, en missionnaire, et un corps étendu sans vie qui ne sert à rien, prétexte à un scénario qui n'existe pas, ou alors qui lui aussi sert de vague prétexte à une métaphore de maternelle sur le cycle de la vie, d'un corps inanimé qui donne vie à un corps poupin en devenir.

    Un film qui te rappellera tes heures sombres de jeunesse passées dans les cinés d'art et essai à voir d'obscurs films asiat' (dont tu t'rappelles même plus le nom [comme ton homologue blond et sportif pinait de la donzelle à la douzaine sans pour autant se souvenir de leurs noms aujourd'hui non plus]) à la lenteur plus lente que toi, tu meurs.

    PS : ah si y'a quand même de la souffrance animale et du vêlage à la mano si vous êtes un citadin vegan antispéciste. Et du chameau massif qui brait comme une pintade choquée. Et un loup intermittent qui se fait carabiner la gueule.
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    Éléonore (2020)

    1 h 25 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Amro Hamzawi avec Nora Hamzawi, André Marcon, Dominique Reymond

    Autobiographie qui ne dit pas son nom pour la choupie Hamzawi qui déverse son vague-à-l'âme d'éternelle ado qui a bien raison, car entourée des boubourges que sont ses soeur et mère, y'a de quoi vouloir s'émanciper de ce cloître argenté dans lequel elle est constamment renvoyée. Mais dans le fond, à part voir une connasse de sœur bossant dans le haut du panier de la santé [vous savez les fameuses "professions libérales" aux idées... libérales] et donc palpant masse thunasses parler de "losers" pour désigner les ex de Nora, de "trio magique" pour évoquer le bon compte en banque, le bon emploi et le bon patrimoine comme prérequis chez le mâle à marier, et une mère pas vraiment mieux, versant plus dans le bobo vernissage [champagne, petits fours et vins de premier choix à foison] et salles d'expos, plutôt que le bourgeois Chanel/Hermès de sa fille aînée. Donc comme d'hab' on assiste à un film de petite fille de bourges qui expose ses névroses parce que elle elle a le droit, les mécènes lui donnant le brouzouf pour porter sa voix comme bonne parole, et tant pis si dans l'fond elle a rien de spé à dire si ce n'est que dans un passé pas si lointain elle a baisé à ovaires rabattus [#cidelajalousie]. Certes, c'est fantastique le bite-chatte, les cunis sous la couette [tiens tiens comme dans Ondine, l'inverse n'étant pas (ou plutôt plus) permis, et surtout, pas très préconisé si le film veut garder son étiquette "tout public"] mais dans l'fond on s'en bat pas mal les couilles. Et si au moins c'était bien réalisé/monté et que les mecs jouaient bien on s'en satisferait mais non, ça joue avec le cul et les scènes sont mal construites/découpées. Donc on est quand même content de revoir le petit minois d'Hamzawi parce qu'en bon prolo puceau d'la vie faut bien se trouver des muses sur grand écran [et puis faut bien avouer qu'elle fait tout pour faire la belle, passant d'une parure de grunge typée gauchiste [ça détonne avec sa famille droitardo-bobo-compatible [cf. Carla Bruni]] à celle d'une secrétaire moulante et mouillante], sur lesquelles bander, mais dans l'fond du fond du fond du fond, c'est trop (peu).

    NB : point positif, le patron de Nora lit Le Monde Diplo, c'est à peu près tout ce qu'il y a à savoir au final.

    PS : ah oui et puis merci au psy-sosie de Luchini de rajouter quelques points à la nullité de l'interprétation et à l'horripilité [oui oui ça s'dit dans un monde parallèle] du film.
    PartiSansavenir : Éléonore, toi t'es au sud. Bisous.
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    L'Étreinte (2020)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ludovic Bergery avec Emmanuelle Béart, Vincent Dedienne, Tibo Vandenborre

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    Envole-moi (2021)

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Christophe Barratier avec Victor Belmondo, Gérard Lanvin, Yoann Eloundou Noah

    Intouchables mais à l'envers : un vieux jeune bourge immature fils de chirurgien se prend de pitié puis d'amitié pour un "racisé" [ça passe mieux que dire noir] forcément pauvre et habitant dans des barres d'HLM immondes comme le veut la tradition.

    Mise en abyme de la société marchande : succession de pubs déguisées [BMW, Alpine, Orange etc.] dans un enrobage de téléfilm filmé comme une pub pour Aldi ou la MGEN. Avec la musique au piti piano qui appuie les instants chialance comme une mauvaise copie de film ricain qui vise les oscars [sauf que dans les films 'merica fuck yeah comme Green Book en général je marche ["En Marche ! Ca marche !"] parce que je suis un colonisé cinématographique]. Comme le veut l'adage : "si ça ronronne, c'est pour ta daronne".

    À l'époque d'Intouchables je marchais, soit parce que je voulais garder un (faux) semblant de normalité pour faire taire les "ohlolo t'es pas marrant t'aimes rien", soit surtout parce que c'était juste mieux joué, ça sonnait plus juste et ça semblait plus "frais" que maintenant. Du coup pour équilibrer et faire passer son année au doublet par la compensation entre semestres, Intouchables c'est 7 et Envole-moi c'est 3.
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    Demon Slayer : Le Train de l'infini (2020)

    Kimetsu no Yaiba Movie: Mugen Ressha-hen

    1 h 57 min. Sortie : . Animation, action, Épouvante-horreur, drame et historique.

    Long-métrage d'animation de Haruo Sotozaki avec Natsuki Hanae, Akari Kito, Toshihiko Seki

    Je suis trop vieux pour ces conneries. Tout ce que j'ai gagné c'est -3 Db à chaque oreille, à les entendre gueuler comme des poissonnières de Ménilmontant tout du long (quand ils chialaient pas leur mère).

    Ah oui et puis ils ont un sacré problème de fétichisme des prénoms, à se les citer réciproquement pour un oui ou pour un non. "KITTI-SAN§§§ RAAAAAA§§§ SEGATA-TANJIRO ROOOOOOOOO§§§§".

    Sinon le design est dégueulasse [mélange 2D/3D] et les décors sont vides quand ils ne sont pas simplistes. Aïe aïe ouïe, à côté les films de weebs sentimentaux que j'ai vu en 2019/2020 c'était le paradis graphique.

    PS : ah oui et puis tant qu'on y est parlons de la musique qui consiste principalement en un assemblage de riffs semi-métallisés miteux, comme seuls les japs ont le secret [mais si tu sais l'héritage du Visual Kei et toutes ces merdes pour ados voulant postériser leur chambre musicalement insignifiantes].
  • The Amusement Park (2019)

    52 min. Sortie : . Thriller, Épouvante-horreur et fantastique.

    Moyen-métrage de George A. Romero avec Lincoln Maazel, Harry Albacker, Phyllis Casterwiler

    Bon j'étais pas au Gromont mais au ciné Poivré (d'Arvor) tout rutilant tout neuf qui du coup se rapproche du centre commercial de la station Charles Deug', au moins dans sa localisation. Mais c'est pas pour autant que j'y ai perdu toutes mes marques, puisque pour mon plus grand bonheur j'ai retrouvé une connasse ["ouhlouloulou la misogyniiiiiiiie"] qui étalait ses panards déguenillés sur les sièges de devant, ce qui avait pour effet, bien évidemment, de me faire subir les secousses, à chaque fois qu'elle enlevait puis remettait ses pattes, parce qu'en tant qu'animal pourvu d'une cervelle de poisson rouge, elle avait du mal à intégrer qu'adopter une telle position sur un siège non inclinable, forcément, ça fait mal au dos, et ce même si s'affaler comme un schlag' ça confère derechef 10 points de coolitude en plus. Points de coolitude obtenus aussi par la production d'onomatopées de rictus et de contentement un brin snobs comme seul on les entend au cinéma, et qui ont pour but de faire comprendre à son entourage qu'on est assez fin pour apprécier la blague ou le trait d'esprit devant nos yeux.

    Alors forcément, moi j'ai fait comme à mon habitude, je les ai gratifiés, ce petit couple [oui oui j'ai pas précisé mais cela va de soi, les emmerdes vont au moins de paire], de mes oeillades furtives légendaires, tellement discrètes que ces bourricots d'animaux ne réagissaient pas, happés par la lumière comme des bêtes d'insectes.

    Mais bon heureusement les productions sonores de bestiaux raffinés ont vite cessé parce que ces mêmes animaux pourvus d'un minimum d'esprit ont vite compris qu'ils étaient devant une belle arnaque, une escroquerie à l'assurance, une enculade de veuve qui a voulu se faire des maxi sous sur le dos de son défunt mari à la renommée internationale. Certaines oeuvres ne sont jamais sorties du vivant de leur auteur, et avec ce film on comprend mieux pourquoi. Aucun intérêt, aucune utilité, hormis peut-être son contenu social léger qui, pour résumer, consiste à rappeler qu'il faut se soucier des vieux et des pauvres, et a fortiori des vieux pauvres, parce que nos sociétés merdiques n'en ont que pour les jeunes cons, surtout quand ils sont premiers d'la classe et soi-disant productifs comme notre Seigneur Moucron [alors qu'en fait ils font juste les poches [comme le gros lard à la coupe de Jacques Villeret dans le film] aux vieux séniles qui votent Sarkozo en croyant bien faire, pour redresser la France, ses finances et mettre fin à l'assistanat