Ma séance ciné 2021

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68 films

par Caledodub
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    La Forteresse cachée (1958)

    Kakushi-toride no san-akunin

    2 h 19 min. (France). Aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Minoru Chiaki, Kamatari Fujiwara

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    Wrong (2012)

    1 h 34 min. (France). Comédie.

    Film de Quentin Dupieux (Mr. Oizo) avec Jack Plotnick, Éric Judor, Alexis Dziena

    Après le grand maître Kurosawa, il fallait bien commencer par un autre maître, certes plus modeste mais indispensable, le grand manitou du non-sens, Quentin Dupieux. Et après avoir tournoyé autour de ses dernières productions franchouillards (Au poste et Le Daim), il était temps de voir son – paraît-il – grand film : Wrong.
    Et malheureusement, il est peut-être déjà trop tard pour moi. Après la première claque Rubber, le dispensable Steak et le méga WTF Wrong cops (version série), puis les deux franchouillards précédemment cités, Wrong était déjà défloré. Tout d’abord par le casting, très proche de Wrong cops (que je prévois toutefois de voir en version ciné). Et puis par cet univers absurde, auquel maintenant je m’attends.
    L’histoire : « A 7h60, Dolph se réveille et découvre que Paul, son chien, a disparu ».
    Pas besoin d’en savoir plus. C’est un Dupieux. De la même façon que je dirais, c’est un Lynch. Quand on entre dans leur univers, il faut lâcher les amarres, se laisser porter. Essayer de comprendre, c’est comme tenter de remonter le courant avec une passoire, sur un paddle.
    Autant le fond est foutraque (mais maîtrisé), autant l’image est léchée, avec des plans parfois très originaux.
    Mais tel un addict à l’absurde, la dose n’a pas été suffisante. Ce qui ne m’empêchera pas de replonger dans du Dupieux. Mais la prochaine fois, je ne ferai peut-être pas l’erreur d’être sobre.
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    Ils m'aimeront quand je serai mort (2018)

    They'll Love Me When I'm Dead

    1 h 38 min. (France).

    Documentaire de Morgan Neville avec Alan Cumming, Peter Bogdanovich, Oja Kodar

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    De l'autre côté du vent (2018)

    The Other Side of the Wind

    2 h 02 min. (France). Comédie et drame.

    Film de Orson Welles avec John Huston, Robert Random, Peter Bogdanovich

    Me voilà bien embêté. Je ne sais si voir avant le documentaire « Ils m'aimeront quand je serai mort » était une bonne ou une mauvaise chose.
    Côté moins : l'absence de surprise, la démystification de certaines scènes (celle très érotique de la voiture perd parfois de son charme dès qu’on voit des phares de voiture) et la question lancinante « Fallait-il monter ce film malgré la mort de Welles ? ».
    Côté plus : une meilleure compréhension de l’histoire et de son contexte, un intérêt accru pour le rôle et le jeu de Peter Bogdanovich, l’envie de voir ce film.
    Est-ce que j’ai aimé le film ? Honnêtement, je ne sais pas. Je suis très perplexe face à la démarche et face au résultat. Beaucoup de choses m’ont plu (la mise en scène volontairement brouillonne, des scènes comme celle dans la voiture ou le dialogue entre Hannaford et le professeur de littérature), d’autres moins. J’ai rarement eu une telle indécision après avoir vu un film.
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    Citizen Kane (1941)

    1 h 59 min. (France). Drame.

    Film de Orson Welles avec Orson Welles, Joseph Cotten, Dorothy Comingore

    [SOLO] Non, je ne suis pas parti sur un cycle Orson Welles. Rassurez-vous, je vais vite replonger dans des plaisirs à peine coupables, à base d'explosions, de punchlines idiotes et de bimbos qui vous font ranger votre féminisme dans la petite pochette du jean.
    Les deux précédents films sont un hasard. Citizen Kane n'est qu'une préparation au Mank de Fincher (qui sera donc ma prochaine entrée, sauf accident).
    Revoir Citizen Kane reste toutefois un plaisir renouvelé. Pour un film de 1941, la mise en scène est juste dingue. Welles joue très souvent avec ses arrière-plans grâce à un jeu astucieux avec les miroirs, de telle façon que les personnages restent toujours à l'image. Il y aussi ces plans à hauteur de jambes, si étonnants mais pourtant efficaces. Et puis ces jeux d'ombre sur les visages, une manière étonnante de diriger le dialogue à travers le clair-obscur.
    Et l'histoire aussi se révèle. Une fois le dénouement final connu, j'ai découvert à quel point les indices et les détails sont ingénieusement disséminés dans le récit.
    Voir le documentaire m'a aussi permis de voir le film différemment. En plus d'un point, Kane et Welles se confondent (j'avoue ici qu'il m'a fallu le générique de fin pour me souvenir que Welles est l'acteur principal). Le plus troublant est de voir Kane mourir dans son palais inachevé, Xanadu. De la même manière que Welles a laissé derrière lui « De l'autre coté du vent ».
    Enfin, jusqu’à ce que Netflix s’en mêle.
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    Wonder Woman 1984 (2020)

    2 h 31 min. (France). Action, aventure et fantastique.

    Film de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Kristen Wiig

    Et voilà, l’accident est arrivé. Un samedi après-midi, une séance foirée au ciné, des adolescents… La collision était inévitable. Ne nous mentons pas, j’avais prévu de le voir, mais pas tout de suite.
    Peut-être que d’avoir raté 20 min au début n’a pas aidé à entrer dans le film. Parce qu’au final, je me suis ennuyé.
    Toute l’intrigue est prévisible tant les personnages sont caricaturaux. A la rigueur, Maxwell Lord n’est pas inintéressant, car il est plus minable que méchant. Gal Gadot a retenu mon intérêt quand ils ont eu l’air d’oublier le maquillage. Elle avait l’air d’un humain. Contrairement aux autres qui semblaient tout droit sortis d’une pub Mattel.
    Etonnamment, j’ai trouvé les effets spéciaux particulièrement mal faits, surtout quand Wonder Woman court. Ou alors c’est une référence méta et les effets spéciaux ont été faits avec des Apple II.
    Et puis surtout, arrêtez avec vos putains d’années 80. Je n’en peux plus de cette vénération pour cette décennie à la con. Et voir Steve Trevor s’émerveillait devant cette époque formidable, que c’est long et pénible (j’avoue, j’ai souri en revoyant un sac banane). D’autant que le procédé a déjà été utilisé dans le premier Wonder Woman.
    Voila le soucis avec cet opus, il est en plusieurs points en-deçà du premier opus. Et, pour une fois, je ne peux même pas les accuser de faire de la surenchère.
    Et j’ai fini par voir après les 25 premières minutes que j’avais raté. Pas vraiment d’intérêt.
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    Mank (2020)

    2 h 11 min. (France). Biopic et comédie dramatique.

    Film de David Fincher avec Gary Oldman, Amanda Seyfried, Charles Dance

    Nous y voilà enfin : Mank. David Fincher fait partie de ces réalisateurs qui m’ont rarement déçu.
    Et première surprise dès le pitch. Citizen Kane a donc un scénariste qui n’est pas Orson Welles. Bien, cela m’apprendra à ne pas regarder les crédits au début.
    Et pour compléter mon ignorance, j’apprends ensuite que le personnage de Charles Foster Kane est une référence à une personne réelle : William Randolph Hearst. En milieu de film, un petit passage par sa page Wikipédia a été particulièrement utile et surprenant (je vous y encourage).
    Parce qu’il vaut mieux être prévenu, David Fincher ne nous prend pas par la main pour nous expliquer le contexte. Et quand on a beaucoup de trous dans la raquette de sa culture cinématographique et générale, comme c’est mon cas, il vaut mieux se préparer un peu. Notamment en revoyant Citizen Kane. Je ne saurai trop le conseiller, car la mise en scène de Fincher est en soi une référence à celle d’Orson Welles : les visages dans l’ombre, les portes ultra lumineuses, le jeu du clair-obscur…
    Que raconte Mank ? Je dirai qu’il est question-là de la responsabilité de l’artiste, en tant qu’homme et en tant que créateur. Et de la puissance de son média de diffusion, en l’occurrence le cinéma. Et le sujet reste terriblement d’actualité. Et on peut y voir un parallèle avec celui de Social network (que j’avoue ne pas avoir encore vu).
    Le casting est un vrai plaisir. Gary Oldman est royal, tout en donnant une place de choix à Lily Collins et Amanda Seyfried, véritables révélations de ce film pour moi.
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    Les Nouveaux Mutants (2020)

    The New Mutants

    1 h 33 min. (France). Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Josh Boone avec Blu Hunt, Maisie Williams, Anya Taylor-Joy

    [Duo] Ce film a surtout deux avantages : Anya Taylor-Joy et 1h33.
    Oui, depuis Split et surtout The VVitch, j’ai un faible pour cette actrice.
    Avec des personnages peu connus de l’univers Marvel, Les Nouveaux Mutants ne jouent pas dans la cour des « grands » et ce film a cette lucidité-là. Le choix du huis-clos, du film de genre (à savoir l’épouvante), d’acteurs à la popularité grandissante et une durée raisonnable, tout cela donne un résultat moins prétentieux et plus efficace qu’un WonderWoman 84. Rien de très mémorable, mais c’est un « divertissement » honnête, qui tente un léger pas de côté dans le MCU. J’ajouterai quelques réussites visuelles, comme le Smiling Man, Illyana ou l’ours-démon, et la présence prépondérante des personnages féminins.
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    Twilight : Chapitre 1 - Fascination (2008)

    Twilight

    2 h 02 min. (France). Drame, fantastique et romance.

    Film de Catherine Hardwicke avec Kristen Stewart, Robert Pattinson, Taylor Lautner

    J’ai voulu aller au-delà du préjugé et du snobisme. Voir comment un film a généré un tel succès et une telle fascination.
    Et je me suis fait royalement chier.
    Je n’ai pas vu d’acteurs autant surjouer depuis… Harry Potter. Sauf que ces derniers avaient 11 ans. Et je sais, je sais que Robert Pattinson est en vrai un bon acteur (je n’ai pas encore la preuve pour Kristen Stewart).
    Passons les effets spéciaux, la boule à facette, tout ça tout ça. Le plus choquant n’est pas qu’elle ne craigne pas le vampire, mais plutôt qu’elle ne fuit pas devant un tel pervers. Le gars, il la fixe longuement (comme un morceau de viande ha ha ha), il est lunatique, il la mate dans son sommeil, il la suit, il décide qu’il doit la « protéger » … On est plus proche du pervers narcissique que de Dracula.
    Et sinon, personne ne s’étonne que le chef de la police boive tout le temps. Cet homme ne sait rien faire sans avoir une double cabine à la main. Et il reste toujours sobre. C’est peut-être ça le plus surnaturel.
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    Devil's Rope

    1 h 28 min. Historique et western.

    Documentaire de Sophie Bruneau

    Parler des Etats-Unis d'aujourd'hui à travers les barbelés. Intéressant.
    Le montrer avec un choix artistique assumé, sans commentaire, juste les sons ambiants et très peu d'intervenants. Intéressant.
    Et au final, c'est intéressant, mais un peu chiant.
    La réalisatrice utilise essentiellement la caméra fixe et le travelling latéral. Le rendu est esthétique et a du sens.
    Montrer longuement l'immensité d'un champ, le vide et le barbelé, il y a une forme de raisonnement par l'absurde. Que délimite encore le barbelé ? Et que penser que cette linéarité de la frontière, si humaine et si contre-nature, une géométrie géographique à la fois belle et terrifiante ?
    L'idée est bonne, mais trop tirée sur la longueur. J'admets que la fatigue ne m'a pas aidé non plus. J'étais en train de m'endormir sur le troisième traveling consécutif sur des vaches en train de manger. Et sur le énième traveling sur barbelé avec champ en arrière-plan.
    Dommage car ce documentaire illustre bien la démesure de ce barbelé, tout en faisant un glissement vers une utilisation plus moderne du fil, qui sert aujourd'hui plus à parquer les humains que les bêtes.
    Et curieusement, à trop vouloir être subtil, le film en devient lourdaud. Au bout d'un moment, les intentions sont un peu trop limpides et les métaphores visuelles à la limite de la caricature.
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    2h37 (2006)

    2:37

    1 h 33 min. (France). Drame.

    Film de Murali K. Thalluri avec Teresa Palmer, Frank Sweet, Sam Harris

    Parler d’adolescence et de suicide est chose délicate. Le tampon « Sélection à Cannes » me laissait penser que ce serait le cas. Et j’ai eu tout le contraire.
    J’ai regretté de ne pas avoir fait un bingo des gros clichés avant de commencer le film. Car j’aurais coché toutes les cases. Mise à part la révélation de la fin (qui transforme le film en jeu de « plouf-plouf ce sera toi qui te suicidera »), quasiment tous les rebondissements sont ultra prévisibles, même les plus glauques. Et j’ai du mal à croire qu’un film de 2006 puisse générer autant de clichés sur les adolescents et le lycée. Même Hartley, Coeurs à vif, qui date des années 90, me semble plus subtil (2h37 est un film australien, d’où la comparaison).
    Ajoutons à ça une mise en scène assez pauvre et un jeu d’acteurs pas plus reluisant, vous obtiendrez un film à éviter.
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    Adolescentes (2019)

    2 h 15 min. (France). Société.

    Documentaire de Sébastien Lifshitz avec Anaïs et Emma

    Avec une pré-ado à la maison, je ne voyais pas l’intérêt d’en remettre une couche avec deux autres. Pourquoi dois-je m’infliger les mêmes complaintes geignardes qu’à la maison ? Et puis, on s’attache à Emma et Anaïs. On les voit grandir, murir et surtout tracer leur propre voie.
    Voila la force de ce documentaire : l’intimité et la durée.
    Seule la confiance a permis à Sébastien Lifshitz et à son équipe d’arriver à entrer dans la vie de ces adolescentes, mais aussi de leur famille, de leurs amis et leurs écoles. C’est impressionnant. Pour la première fois dans un documentaire, j’ai pensé aux chargés de production. Le nombre d’autorisations à faire signer en cinq années de tournage, c’est juste étourdissant.
    Mais le plus intéressant avec Adolescentes, c’est ce qu’il ne dit pas. C’est son arrière-fond. La France des attentats de Charlie, du Bataclan et de l’élection de Macron. C’est la France hors Paris. Ce sont aussi les différences de classe sociale.
    Ce que rappelle ce documentaire, c’est qu’il n’y a rien de plus sérieux que la futilité de l’adolescence.
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    Benni (2019)

    Systemsprenger

    1 h 58 min. (France). Drame.

    Film de Nora Fingscheidt avec Helena Zengel, Albrecht Schuch, Gabriela Maria Schmeide

    Pour le premier cinéma en amoureux depuis longtemps, ce n’est pas l’idéal. Sauf qu’après trois personnes me conseillant très vivement ce film, j’avais envie de le voir. J’étais prévenu, mais ça n’a rien entamé au choc.
    Benni, le film comme la petite fille, est dur, difficile, agaçant, attachant, attendrissant, étourdissant, inattendu.
    J’ai été ému à plusieurs reprises, mais finalement, j’ai craqué en même temps qu’une adulte, censée être un pilier immuable. Il n’y a là pas de manichéisme. Les gens agissent comme ils le peuvent, avec leurs sentiments et leurs faiblesses. Je me suis étonné à ressentir un stress extrême quand Benni se retrouve en présence d’autres enfants, tant l’issue peut être incertaine.
    Benni n’est pas un film plaisant, pourtant, je le recommande à mon tour. Rien que pour la performance hallucinante de la jeune actrice.
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    Animal Kingdom (2010)

    1 h 52 min. (France). Drame.

    Film de David Michôd avec James Frecheville, Guy Pearce, Ben Mendelsohn

    Au départ, je voulais voir ce film car il se déroule à Melbourne. Bon, pour ça, c’est raté. On ne voit quasiment pas la ville.
    Par contre, le film en lui-même vaut le détour. Animal Kingdom se caractérise par une grande sobriété. Les quelques scènes d’action sont sans fioritures, directes, brutes. La violence est mise au même niveau que la banalité du quotidien. Le long-métrage est à l’image de son personnage principal, Josh, un adolescent sans envergure, placide, qui commet des larcins comme il irait faire les courses. Rarement j’ai vu un personnage si inactif devenir aussi intéressant. Le film est porté par ses personnages, une fratrie de criminels portée par une matriarche fascinante.
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    Au-delà des montagnes (2015)

    Shan He Gu Ren

    2 h 06 min. (France). Drame.

    Film de Jiǎ Zhāng-Kē avec Zhao Tao, Zhāng Yì, Liang Jing-Dong

    J’ai fait la cruelle expérience de me faire abandonner par un « ami » qui a préféré passer son samedi soir avec un hachis parmentier plutôt qu’avec moi. C’était un signe pour que je regarde ce film chinois sur un triangle amoureux et l’exil. Emprunté au centre culturel Tjibaou, parce que la médiathèque allait fermer, que je n’avais pas fait tout ce chemin pour repartir les mains vides, que l’affiche, elle a de la gueule tout de même, et que faire une critique d’un film chinois, ça a plus de prestige que Twilight (je me sens toujours sale).
    Bref. Synopsis : « Chine, fin 1999. Tao, une jeune fille de Fenyang est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zang et Lianzi. Zang, propriétaire d'une station-service, se destine à un avenir prometteur tandis que Liang travaille dans une mine de charbon. Le cœur entre les deux hommes, Tao va devoir faire un choix qui scellera le reste de sa vie et de celle de son futur fils, Dollar. Sur un quart de siècle, entre une Chine en profonde mutation et l’Australie comme promesse d’une vie meilleure, les espoirs, les amours et les désillusions de ces personnages face à leur destin. »
    Le film est effectivement très intéressant sur cette question de durée et des relations entre les personnages. Sauf que la construction du film a complètement fait vriller mon cerveau d’occidental.
    Très grossièrement, un film, c’est quoi ? L’histoire d’un personnage ou d’un groupe, qui a un objectif, conscient ou inconscient, qui subit des obstacles pour atteindre cet objectif et qui évolue au cours de son parcours. C’est la trame d’une grande majorité de films.
    Sauf que dans Au-delà des montagnes, je ne suis pas foutu de vous dire qui est le personnage principal ni quel est l’objectif. Je cherche toujours.
    Donc, le film est agréable à regarder, intéressant, mais j’avoue que cette construction continue à me triturer le cerveau.
    Ou alors, le film parle de l’abandon. Mais là, je dois faire un transfert. Car à Fenyang, il n’y a pas de hachis parmentier.
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    Terminator : Dark Fate (2019)

    2 h 08 min. (France). Action, aventure, science-fiction et drame.

    Film de Tim Miller avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackenzie Davis

    Cela devient une évidence, il faut arrêter de produire des films de Terminator. Et surtout les regarder.
    Rise of the Machines et Genisys étaient des catastrophes. Avec la présence de Linda Hamilton et même de James Cameron, j’ai voulu croire en Dark Fate.
    Et au début, j’y ai cru. Dark Fate est dans la continuité de Terminator 2. Les premières séquences m’y ont fait croire. Mais est arrivé le Terminator Rev-9, fusion du T-1000 et du squelette modèle Schwarzy. Et voilà, on y est. On fait une suite et donc on en fait deux fois plus. Et là, en l’occurrence, un Rev-2 pour le prix de deux Terminator.
    Et ensuite l’avion. Quand dans un film d’action, il y a un avion, c’est souvent très mauvais signe. Et là, ce n’est plus de la surenchère, c’est de la bouillie visuelle.
    Et depuis, plus je pense à ce film, plus je trouve de raisons de m’agacer.
    Voila tout le paradoxe de la franchise Terminator. Il y est question de voyage dans le temps. Mais plus les suites sortent, plus je pense que Terminator ne doit pas sortir des années 80-90.
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    Palm Springs (2020)

    1 h 30 min. (France). Comédie romantique et fantastique.

    Film de Max Barbakow avec Andy Samberg, Cristin Milioti, J.K. Simmons

    Voilà qui apporte un peu de fraîcheur. Comme une bière bien fraîche, à l’image de toutes celles qui sont bues au cours du film.
    Soyons honnête, c’est Un jour sans fin version Brooklyn Nine-Nine. Le film est même estampillé Lonely island. Mais ça tombe bien, j’adore toutes ces références.
    Il y a là pas mal de nuances intéressantes et une utilisation amusée, à défaut d’originale, de la boucle temporelle.
    Si Andy Samberg n’a pas le charisme de Bill Murray, il apporte au personnage une tendresse intéressante. Cristin Milioti éclipse la nunuche Andie MacDowell et J.K. Simmons est le petit bonus délicieux.
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    Dawson City - Le Temps suspendu (2016)

    Dawson City: Frozen Time

    2 h. (France). Historique.

    Documentaire de Bill Morrison avec Michael Gates et Kathy Jones-Gates

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    Nomadland (2020)

    1 h 47 min. (France). Drame.

    Film de Chloé Zhao avec Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest

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    Le Peuple Loup (2020)

    Wolfwalkers

    1 h 40 min. (France). Fantastique et aventure.

    Long-métrage d'animation de Tomm Moore et Ross Stewart avec Honor Kneafsey, Eva Whittaker, Sean Bean

    Dès le départ, Wolfwalkers a toute les qualités visuelles d’un Tomm Moore. C’est tout bonnement magnifique. Ses forêts sont un émerveillement pour les yeux, tandis que le réalisateur déploie sa géographie si particulière, à la manière d’une tapisserie médiévale. Les traces de crayonnés dans les personnages offrent un effet surprenant, mais original. Les dessins de Moore sont uniques et offrent une vision plus diversifiée qu’une 3D devenue trop standardisée.
    Pour ceux qui ont vu « Brendan et le Secret de Kells » et « Le Chant de la mer », l’histoire n’est pas forcément dépaysante. Je trouve le dénouement plus « optimiste » que les précédents, mais cela n’annihile pas pour autant l’émotion.
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    Yes Day (2021)

    1 h 26 min. (France). Comédie.

    Film de Miguel Arteta avec June Diane Raphael, Jennifer Garner, Edgar Ramirez

    Le film aurait pu engendrer un dialogue sur les relations parents-enfants. Mais la seule chose dont j’avais envie, c’était de dire « non » à ce film.
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    Hansel et Gretel, agents secrets (2021)

    Secret Magic Control Agency

    1 h 43 min. (France). Animation, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Alexey Tsitsilin avec Valery Smekalov, Irina Obrezkova, Alexey Makretsky

    L’équivalent d’un Big Mac de l’animation. Aussitôt vu, aussitôt oublié. Dès la première minute, je sais ce que j’allais voir : histoire prévisible, personnages caricaturaux, 3D propres, quelques gags qui font mouche.
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    Raya et le Dernier Dragon (2021)

    Raya and the Last Dragon

    1 h 47 min. (France). Aventure, action, comédie et fantasy.

    Long-métrage d'animation de Don Hall, Carlos López Estrada, Paul Briggs avec Kelly Marie Tran, Awkwafina, Gemma Chan

    Dès le début, Raya en met plein les yeux. Et cela restera comme ça jusqu’au bout. Visuellement, c’est très beau, un régal. La représentation de la force maléfique, dont j’ai oublié le nom, est particulièrement impressionnante.
    L’univers est excellent et suscite encore le débat familial sur la culture représentée (je penche pour l’Indonésie).
    Sur l’histoire, le déroulé est assez prévisible, mais le sujet abordé (la confiance) reste assez peu exploité dans les dessins animés et offre des relations intéressantes entre les personnages, notamment entre l’héroïne et Namaari. Gros coup de cœur pour le bébé et ses potes singes. Je reste entre agacé et amusé par le personnage de Sisu.
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    Zack Snyder's Justice League (2021)

    4 h 02 min. (France). Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Zack Snyder avec Ben Affleck, Gal Gadot, Henry Cavill

    Il nous aura fallu quatre soirs, répartis sur une semaine, pour arriver au bout des 4 heures de ce Zack Snyder's cut. Pour en retenir quoi ?
    De l’ennui.
    Oui, on comprend mieux les enjeux. Les personnages ont plus de place et sont mieux définis, notamment Cyborg et Flash. Le 4 :3, pourquoi pas.
    Mais tout ce que j’en retiens, c’est un profond ennui. Et l’idée d’un film inutile et prétentieux. Et peut-être aussi d’une énorme perte de temps.
    Car, à mon tour, j’avais fini par me demander : est-il possible de sauver un mauvais film ?
    Clairement non.
    Personnellement, je n’avais rien à reprocher à Joss Whedon. Il aurait massacré la vision de Snyder ? Ce dernier s’était très bien débrouillé tout seul pour faire une grosse bouse comme Batman vs Superman.
    Autant regarder un épisode de Falcon et le Soldat de l'hiver. Là, au moins, je me suis moins ennuyé.
    Si un jour, on m’avait dit que je préférerais voir un Captain America plutôt qu’un Batman…
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    Sound of Metal (2020)

    2 h. (France). Drame et musique.

    Film de Darius Marder avec Riz Ahmed, Olivia Cooke, Paul Raci

    [Duo] Me voici lancé pour tenter de voir les films des Oscars 2021.
    Sound of Metal commence fort. La puissance de ce film se fait avant tout entendre car l’essentiel passe par le son. Je remercie au passage le home cinema de mon papa pour nous avoir offert une telle expérience sonore. Rarement un film exploite aussi bien l’espace sonore.
    L’autre évidence est Riz Ahmed. Impeccable dans ce rôle, à la fois énervant et touchant.
    Le film reste toutefois trompeur, car il semble parler avant tout de la surdité. Or Sound of Metal repose sur deux piliers : la surdité et l’addiction. Il est parfois facile d’oublier ce deuxième thème.
    J’ajoute aussi un gros coup de cœur à Paul Raci (« Joe »), avec un jeu d’une grande justesse.
    Ma principale réserve va sur la fin du film. Alors que le film est d’une grande sobriété, je trouve le lieu final exagéré et plutôt inutile.
    Dommage, car Sound of Metal est un film à voir et surtout à entendre.
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    Hunger Games (2012)

    The Hunger Games

    2 h 22 min. (France). Action et science-fiction.

    Film de Gary Ross avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth

    Avant de voir le film, une forte demande de la pré-ado, je voulais absolument lire le livre. Chose faite et ce fut une agréable surprise.
    Le film est quant à lui une adaptation plus qu’honnête. Forcément, l’effet de surprise n’y était plus, mais j’ai retrouvé l’essentiel. Bien entendu, la subtilité des relations de Katniss avec les autres est fortement amoindrie, mais difficile de faire mieux qu’un livre à la première personne. Le principal écart reste pour moi le personnage de Haymitch, mais bon, je pardonne beaucoup à Woody Harrelson. Il faut dire que Jennifer Lawrence porte le film sur ses épaules avec beaucoup d’efficacité.
    Plus surprenant, quelques scènes en mode « caméra épaule » arrivent même à casser un peu le classicisme de la mise en scène.
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    Minari (2020)

    1 h 55 min. (France). Drame.

    Film de Lee Isaac Chung avec Steven Yeun, Han Ye-Ri, Youn Yuh-Jung

    L’histoire d’une famille américano-coréenne qui décide de vivre son « rêve américain » en pleine ère Reagan dans une petite ferme de l’Arkansas. Le sujet est surprenant, intéressant, dans ce portrait intime d’une famille qui hésite entre la préservation de ses racines et son intégration.
    Le film est porté par ses personnages et une interprétation impeccable, notamment la mère, portée par une charismatique Han Ye-ri, la grand-mère avec une espiègle Youn Yuh-jung. Je reste plus réservé par Steven « Walking dead » Yeun et j’ai un faible pour le personnage cabossé de Will Patton.
    Ce dernier apporte une petite pointe de folie salutaire au film que je trouve au final trop sage, un peu trop classique et assez prévisible. Dommage car le casting, le sujet et la mise en scène donnaient une réelle force à Minari.
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    Godzilla (2014)

    2 h 03 min. (France). Action, aventure et science-fiction.

    Film de Gareth Edwards avec Aaron Taylor-Johnson, Ken Watanabe, Bryan Cranston

    J’ai rarement vu un film aussi stupide. A tel point que je me suis demandé si je n’avais pas raté un truc. Est-ce une comédie ou une parodie ?
    Car voir un commando partir le fusil mitrailleur à la main et placer des sniper pour abattre un monstre de 90 mètres, je me demande si c’est complètement con ou si c’est une critique de la course à l’armement. Godzilla est-il une démonstration de la vacuité de l’homme ?
    De la même manière, je n’arrive pas à savoir si le perso principal Ford Brody est l’homme le plus malchanceux du monde pour se trouver toujours là où il y a un monstre (et sa famille avec) ou s’il s’agit d’une monumentale paresse scénaristique.
    Certes, il y a un petit twist astucieux. Quelques plans à l’esthétique intéressante (le saut en parachute, Godzilla en ville). Et c’est tout.
    Evoquons tout de même la prestation mémorable de Juliette Binoche, le jeu larmoyant et sans conviction de Bryan Cranston, et le charisme d’endive d’Aaron Taylor-Johnson.
  • Bande-annonce

    Les Sept de Chicago (2020)

    The Trial of the Chicago 7

    2 h 09 min. (France). Drame, historique et thriller.

    Film de Aaron Sorkin avec Sacha Baron Cohen, Yahya Abdul-Mateen II, Joseph Gordon-Levitt

    Les chiffres ne me réussissent pas. En lançant « The Trial of the Chicago 7 », je croyais regarder l’histoire du procès des Central Park Five, l’histoire de cinq ados noirs injustement condamnés pour un viol.
    Bon, rien à voir. Même si le film d'Aaron Sorkin traite aussi d’un procès. Avec des condamnés à tort.
    Et je ne regrette pas d’avoir vu celui-ci, car Les Sept de Chicago est un bon film. Je suis d’autant plus content de l’avoir vu après «Judas and the Black Messiah » (mais si, l’image juste avant Gronazilla), car l’époque est la même et cela offre un éclairage particuliers sur les événements racontés dans le film de Sorkin.
    Il s’agit là d’un classique du cinéma américain : le film de procès. Et l’exercice est toujours casse-gueule après « 12 hommes en colère ».
    Mais Sorkin a plus d’un tour dans son sac.
    Tout d’abord, son écriture. Le scénariste d’« À la Maison Blanche » sait manier le rythme et parler de sujets complexes. Il glisse d’une séquence à l’autre avec brio et même malice. C’est de la belle horlogerie.
    Ensuite, le casting. Sacha Baron Cohen est brillant (ce n’est pas pour rien qu’il est nominé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle). Les autres sont plus classiques, mais impeccables. Là encore, de la belle horlogerie. Une mention particulière pour Frank Langella, qui interprète un juge Hoffman… Vous verrez.
    Et enfin, l’histoire. Ce procés, basé sur des faits réels, est juste hallucinant. Je vous laisse apprécier ce beau morceau de l’histoire des Etats-Unis.
  • Bande-annonce

    Promising Young Woman (2020)

    1 h 53 min. (France). Comédie, drame et policier.

    Film de Emerald Fennell avec Carey Mulligan, Bo Burnham, Chris Lowell

    A première vue, nous avons affaire à un revenge movie post MeToo.
    Certes. Il y a un peu de ça.
    Mais ce serait bien dommage de le réduire ainsi.
    Première évidence, l’extraordinaire prestation de Carey Mulligan. Elle se transforme à l’envie et offre plusieurs facettes à son personnage.
    Et c’est là la deuxième évidence : Promising Young Woman est un film qui ne suit pas un chemin tout tracé. Alors, oui, les principaux rebondissements sont prévisibles et les indices parfois trop voyants. Par contre, l’évolution du personnage de Cassie et surtout ses réactions sont plus difficiles à suivre, plus nuancées, plus subtiles.
    Et c’est là que nos deux premières qualités se joignent. Ce long-métrage s’appuie sur une personne, avec tout ce que cela implique d’imperfections et de contradictions, brillament interprétée par Carey Mulligan.
    De là découle ses interactions avec les autres personnages. Sa relation avec Ryan est particulièrement plaisantes.
    Ajoutons à tout cela des dialogues très bien écrits, un humour féroce et une bande-son impeccable.
    Cela tape sous la ceinture. Et ce n’est pas volé.
    Bref, à voir.