Pépites méconnues - Films

Avatar Morrinson Liste de

160 films

par Morrinson

Des longs métrages assez peu connus que je recommande chaudement.
↑↑ Jitsuko Yoshimura dans "Onibaba" (1964), de Kaneto Shindō ↑↑

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Version albums : www.senscritique.com/liste/Pepites_meconnues_Albums/239127
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Amory — www.senscritique.com/liste/Vous_allez_rencontrer_un_bon_film_inconnu/236492
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  • 1
    Bande-annonce

    Onibaba, les tueuses (1964)

    Onibaba

    1 h 45 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et drame.

    Film de Kaneto Shindô avec Nobuko Otowa, Jitsuko Yoshimura, Kei Satô

    cf critique
  • 2
    Bande-annonce

    Yi Yi (2000)

    2 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Edward Yang avec Wu Nien-jen, Elaine Jin, Kelly Lee Hoi-Lee

    cf critique
  • 3

    Débris de l'empire (1929)

    Oblomok imperii

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Fridrikh Ermler

    cf critique
  • 4
    Bande-annonce

    Nanouk l'Esquimau (1922)

    Nanook of the North

    1 h 10 min. Sortie : . Aventure et muet.

    Documentaire de Robert Flaherty avec Allakariallak, Alice Nevalinga, Cunayou

    cf critique
  • 5
    Bande-annonce

    La Lettre inachevée (1960)

    Neotpravlennoye pismo

    1 h 37 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Mikhail Kalatozov avec Innokentiy Smoktunovskiy, Tatiana Samoilova, Vasiliy Livanov

    cf critique
  • 6
    Bande-annonce

    Homo Sapiens (2016)

    1 h 34 min. Sortie : .

    Documentaire de Nikolaus Geyrhalter

    cf critique
  • 7
    Bande-annonce

    La Femme de Seisaku (1965)

    Seisaku no tsuma

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasuzô Masumura avec Ayako Wakao, Takahiro Tamura, Nobuo Chiba

    Arg ! J'ai succombé aux charmes infinis de Ayako Wakao et à ceux tout aussi infinis de Masumura, mais pour des raisons tout à fait différentes... Évacuons d'entrée les quelques points qui m'ont un peu dérangé : un peu trop poussif par moments, notamment dans la façon qu'ont les villageois de s'exprimer en soulignant 3 fois au stabylo qu'ils sont bêtes, combiné à des violons pas larmoyants mais un peu insistants tout de même.
    Pour le reste, c'est du génie. Un sujet somme toute assez classique, déjà à l'époque, mais au cœur d'un mélodrame au fond incroyablement riche et à la forme délicieuse. Une photographie totalement maîtrisée, pas uniquement au sens technique du grain et de la qualité de l'image, mais également dans le sens harmonieux du cadre et de la composition. Un pur régal, que la personne d'Ayako ne vient que magnifier. Une grâce sans pareil, à vous faire exploser le cœur dans ses élans émotionnels.
    Ce film a tout d'une tragédie : on comprend assez vite que le destin de cette pauvre mais belle jeune femme est scellé, tout d'abord avec ce vieux riche puis au sein de ce village replié sur lui-même. Aucune forme d'amour à l'horizon, sauf pour ce valeureux combattant qui revient au village et, plus tard, un amour plus "sage" pour son frère attardé.
    Le romantisme tragique atteint ici des sommets. Coupable de trop l'aimer (plus que de lui avoir crevé les yeux), ce n'est qu'une fois que son homme aura été placé dans une situation comparable d'isolement, de paria, qu'ils pourront véritablement fusionner. On a du mal à y croire, un peu comme la horde de villageois primaires et formatés par le système, mais on s'y fait et l'image finale du labour dans le champ est d'une radicale efficacité. Une magnifique ode à la passion amoureuse, contre les préjugés de la foule, avec ce personnage d'Ayako coincé entre deux mondes, face à un dilemme contre lequel elle se révolte de toutes ses forces. Et on souffre avec elle de tout notre cœur.
  • 8
    Bande-annonce

    Je suis un évadé (1932)

    I Am a Fugitive From a Chain Gang

    1 h 32 min. Sortie : . Drame et film noir.

    Film de Mervyn LeRoy avec Paul Muni, Glenda Farrell, Helen Vinson

    Excellente peinture de l'entre-deux guerres aux États-Unis, forte d'une tension permanente, en suivant un homme successivement prisonnier de l'armée, de son travail répétitif, du bagne, etc. Une éternelle fuite en avant qui n'est pas sans rappeler "You Only Live Once" de Lang. La constance du métrage est remarquable, en témoigne cette fin magnifique et terrifiante.
  • 9

    J'ai le droit de vivre (1937)

    You Only Live Once

    1 h 26 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Fritz Lang avec Sylvia Sidney, Henry Fonda, Barton MacLane

    cf critique
  • 10
    Bande-annonce

    Réveil dans la terreur (1971)

    Wake in Fright

    1 h 54 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Ted Kotcheff avec Gary Bond, Donald Pleasence, Chips Rafferty

    cf critique
  • 11

    La Piste des géants (1930)

    The Big Trail

    2 h 05 min. Sortie : . Aventure, western et romance.

    Film de Raoul Walsh avec John Wayne, Marguerite Churchill, El Brendel

    cf critique
  • 12
    Bande-annonce

    Le Cousin Jules (1973)

    1 h 31 min. Sortie : 1973.

    Documentaire de Dominique Benicheti avec Jules Guitteaux et Félicie Guitteaux

    cf critique
  • 13
    Bande-annonce

    A Brighter Summer Day (1991)

    Guling jie shaonian sha ren shijian

    3 h 57 min. Sortie : . Policier, drame et romance.

    Film de Edward Yang avec Chang Chen, Elaine Jin, Chang Kuo-Chu

    Le Taiwan des années 60 très bien contextualisé, la quête d'identité d'une jeunesse qui n'a pas de repères et qui peine à les trouver. Mais aussi une certaine critique (douce) d'un pays dont l'identité propre se détériore, au profit d'une influence occidentale toujours grandissante (aspect omniprésent chez Yang, et qui trouve peut-être son apogée ici avec Elvis Presley). La violence, latente ou effective, le besoin d'émigrer. L'amour et l'amitié, et les conséquences fatales et irréversibles d'une existence sans but, soumise aux vestiges d'une dictature.

    Le film brasse énormément de thèmes et cette diversité, autant que sa longueur (près de 4 heures), le rendent difficile d'accès. Il n'en demeure pas moins une fresque magnifique, culturelle et sociale, ainsi qu'historique sur Taipei et Taiwan. 4 heures passées à décrire un environnement qui a produit un fait divers très connu là-bas, à savoir l'assassinat d'une jeune fille par un de ses camarade de classe. C'est une excellente façon d'utiliser un fait divers, qui n'intervient au final qu'en toute fin de film et qui constitue le climax et la conclusion de cette chronique.
  • 14
    Bande-annonce

    L'Île nue (1960)

    Hadaka no shima

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kaneto Shindō avec Nobuko Otowa, Taiji Tonoyama, Shinji Tanaka

    cf critique
  • 15
    Bande-annonce

    L'Expédition du Kon-Tiki (1950)

    Kon-Tiki

    1 h 17 min. Sortie : .

    Documentaire de Thor Heyerdahl avec Thor Heyerdahl, Herman Watzinger, Erik Hesselberg

    cf critique
  • 16
    Bande-annonce

    Le Pays du silence et de l'obscurité (1972)

    Land des Schweigens und der Dunkelheit

    1 h 25 min. Sortie : .

    Documentaire de Werner Herzog avec Resi Mittermeier, Vladimir Kokol, Fini Straubinger

    cf critique
  • 17

    L'Homme d'Aran (1934)

    Man of Aran

    1 h 20 min. Sortie : .

    Documentaire de Robert Flaherty avec Pat Mullen, Big Patcheen, Colman Tiger King

    cf critique
  • 18

    Leçons de Ténèbres (1992)

    Lektionen in finsternis

    54 min. Sortie : 1992. Guerre.

    Documentaire de Werner Herzog avec Werner Herzog

    cf critique
  • 19
    Bande-annonce

    Welcome to Sodom (2018)

    1 h 30 min. Sortie : .

    Documentaire de Christian Krönes et Florian Weigensamer avec Mohammed Abubakar, Awal Mohammed et Kwasi Yefter

    cf critique
  • 20

    Nuages flottants (1955)

    Ukigumo

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Mikio Naruse avec Hideko Takamine, Masayuki Mori, Mariko Okada

    Voilà un film qui ne se laisse pas appréhender facilement... et qui mériterait plusieurs visionnages. Les aspects austère, un peu long et répétitif qui apparaissent comme une entrave au bon déroulement prennent leur sens à mesure que le récit progresse. La phrase de fermeture donne d'ailleurs un éclairage tout à fait neuf sur le sens à lui donner : « La vie d'une fleur se fane très vite. C'est pourquoi il faut vite l'aimer. » Elle fait d'ailleurs suite à la plus belle scène du film, bouleversante, où le mari lâche, opportuniste et fuyant réalise sa faute et tente une ultime réparation.
    Derrière cette apparente austérité, cette apparente froideur, il y a la volonté de rester en dehors du pathos. Les émotions sont transmises par des gestes insignifiants, par la répétition (pour ne pas dire le matraquage) de schémas précis, à se demander pourquoi Yukiko ne s'éloigne pas de ce Kengo. Ils semblent condamnés à subir un amour malheureux, ils ne savent pas se quitter, s'oublier. La mise en scène joue habilement avec les contrastes (différentes époques, différents lieux) pour appuyer cette désillusion dans les cœurs meurtris à laquelle s'ajoute la morosité de la guerre, perdue, qui s'achève.
  • 21
    Bande-annonce

    Nous avons gagné ce soir (1949)

    The Set-Up

    1 h 13 min. Sortie : . Film noir, sport et drame.

    Film de Robert Wise avec Robert Ryan, Audrey Totter, George Tobias

    Robert Wise n'en finit pas de surprendre... Lui qui a tant œuvré à parcourir les genres avec talent (SF, comédie musicale, épouvante), souvent, voilà que je découvre un film aux accents multiples : film de boxe, film noir, film de série B. Et le plus beau dans l'histoire, c'est qu'il propose une merveille dans chacune de ces catégories...
    C'est un peu la sociologie d'un sport de combat (Pierre Carles, si tu nous entends) et chaque scène est d'une maîtrise bluffante. La scène des vestiaires, où l'on voit les boxeur sortir les uns après les autres, puis revenir, après avoir craint le pire, dans des états variés. La scène du combat, bien sûr, filmée de manière anti-spectaculaire mais terriblement prenante, presque en temps réel (le film l'est), avec un public furieux et enragé fait de seulement quelques personnages clés. Puis vient la scène finale, qui aboutit au "nous avons gagné ce soir", titre français pour une fois vraiment plus inspiré que la version originale. Un film qui puise sa force de son acteur principal, Robert Ryan, parfait en boxeur fatigué, usé par la vie et au bout du rouleau, voulant toujours prouver qu'il existe encore. Ajoutons à cela des mouvements de caméras millimétrés, une photographie et des jeux de lumières saisissants, et on obtient un film qui donne de vrais frissons.
  • 22
    Bande-annonce

    Les Démons à ma porte (2000)

    Guizi lai le

    2 h 19 min. Sortie : . Comédie, drame et guerre.

    Film de Jiang Wen et Zhao Yi-Jun (1) avec Jiang Wen, Teruyuki Kagawa, Yuan Ding

    Incroyable. Ce film est dément. Je n'aurais jamais deviné qu'il date de 2000. Soufflé par ce que je viens de voir, alors que le début ne m'avait pas mis en confiance. Une entrée en matière déroutante, c'est sérieux (on parle de la guerre quand même) et comique, puis on comprend que les aspects absurdes voire surréalistes feront partie intégrante du film. 1945, la guerre sino-japonaise, bien sûr, mais filmée de manière inhabituelle, comique, les combats en hors champ, dans un petit village remplis de bizarreries et de bouseux, avec des vieux séniles ou sages.

    On commence par du comique avant de revenir vers du tragique réaliste (sans que le comique ne s'en aille tout à fait), après une pirouette scénaristique que je n'ai absolument pas vue venir. La claque. On avait réussi à oublier que la guerre, c'est aussi l'horreur, l'inhumain. Il n'y a pas de gentils et de méchants, juste des idiots, de la misère, et des paumés qui se débattent dans ce merdier sans avoir aucune emprise sur ce qui se trame vraiment. Ils dansent tous comme des pantins, prisonniers de cette mascarade macabre, avec des degrés d'implication et de responsabilité divers.

    Un film barjot, bouillonnant, qui ne peut qu'interpeler.
  • 23
    Bande-annonce

    Mademoiselle (1966)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Tony Richardson avec Jeanne Moreau, Umberto Orsini, Georges Aubert

    C'est ce qu'on appelle "une petite claque qu'on n'a absolument pas vu venir". Reprenant des thèmes déjà vus dans des films comme Panique (1946) de Duvivier ou Le Corbeau (1943) de Clouzot, Tony Richardson jette un regard froid, sec, et sans concession sur la campagne française de l'après-guerre.
    Un petit village tranquille en apparence, mais qui ne tarde pas à laisser entrevoir ses non-dits, ses frustrations, et toute la mécanique derrière l'élaboration méthodique d'un bouc émissaire. Et pas n'importe lequel : un étranger, italien, beau, fort, héroïque quand il s'agit de se jeter dans les flammes pour sauver des vies, et attirant inexorablement la gente féminine quand le bûcheron en sueur revient de la forêt.
    Chacun a son petit rôle dans la tragédie, entre le curé, l'instit, et les policiers. Chacun a ses vices plus ou moins cachés, plus ou moins avoués, et c'est sûr ce pauvre étranger que s'abattra la colère de la foule en quête d'une "justice" expéditive. Le déroulement est inexorable, et Richardson est suffisamment malin pour donner les clés du récit dès le début du film, contribuant ainsi à une tension grandissante. L'image finale, avec ce gamin errant seul dans les rues du village déserté, est inoubliable, et concrétise tout le travail de composition du film (que ce soit ces plans avec le personnage isolé dans le coin inférieur droit du cadre, ou bien l'escapade finale, idyllique, presque onirique).
  • 24

    L'Ombre d'un homme (1951)

    The Browning Version

    1 h 30 min. Sortie : . Drame.

    Film de Anthony Asquith avec Michael Redgrave, Jean Kent, Nigel Patrick

    Un vrai chef d'œuvre sur les problématiques liées à l'enseignement, ses exigences et ses contradictions.
  • 25
    Bande-annonce

    Cyclone à la Jamaïque (1965)

    A High Wind in Jamaica

    1 h 43 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Alexander Mackendrick avec Anthony Quinn, James Coburn, Dennis Price

    Quel bonheur de découvrir des films d'une telle richesse, d'une telle diversité, d'une telle profondeur et le tout en restant accessible et appréciable par tous. Le film mélange les genres avec talent, entre aventures et récit d'apprentissage jamais naïf. Mackendrick manie les styles avec une habileté étonnante, et commence par une scène en pleine tempête effroyable mais non dénuée d'humour, avant de partir sur un bateau pirate dont les abordages successifs sont anti-spectaculaires au possible. Le réalisateur pose un regard très franc et sincère sur l'enfance, encore fragile et étrangère à toute forme de corruption, mais tout de même capable de faire du mal. La puissance de leur imagination est constamment confrontée à leur absence de morale. Face à eux, Anthony Quinn et James Coburn sont magnifiques, débonnaires et tombant lentement sous le charme de la jeune troupe fraîchement capturée.
    Il est intéressant de constater comment le spectateur est constamment bousculé, dérouté par rapport aux habitudes scénaristiques. Le récit est doté d'une ambiguïté tout à fait maîtrisée, et mêle tous les affects : joie sans naïveté, cruauté sans méchanceté... Il se paie même le luxe d'aborder constamment le thème de la mort, sous différents aspects, mais toujours de manière originale. Le film navigue avec une aisance remarquable entre les pièges inhérents au genre et se termine sur une note amère géniale.
  • 26

    Samurai from Nowhere (1964)

    Dojo yaburi

    1 h 33 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Seiichirô Uchikawa avec Isamu Nagato, Tetsurô Tamba, Shima Iwashita

    Une lecture tout à fait différente de la version de 1999 ("Après la pluie"), à la fois plus humoristique et plus noire. Les enjeux sont beaucoup plus clairs et établis rapidement, mais les différents personnages conservent leurs caractères versatiles dans les deux adaptations : point de manichéisme. La mise en scène est beaucoup plus soignée ici, et le récit est bien plus dense et maîtrisé (les deux films durent environ 1h30).
    L'utilisation de la musique est saisissante (1964 !), et sans être un fin connaisseur du genre, je n'hésiterais pas à la qualifier d'avant-gardiste tant elle illustre à merveille l'action en ajoutant une touche ironique par moments. Les combats ne sont pas bluffants mais pas ridicules non plus, les gros plans sanglants fonctionnent relativement bien.
    Les deux personnages masculins principaux, deux visages du rōnin, sont vraiment inspirés. L'un, froid et brutal ; l'autre, penaud et le regard légèrement troublé (le Forest Whitaker japonais en quelque sorte). L'image finale du samouraï criant "employment!" (en japonais of course) en haut de l'édifice est un symbole assez marquant.
  • 27

    Zoku Dojo Yaburi: Mondo Muyo (1964)

    1 h 30 min. Drame.

    Film de Yasushi Kikuchi et Kôki Matsuno avec Isamu Nagato, Tetsurô Tamba et Haruko Wanibuchi

    Suite de l'autre Dojo Yaburi de 1964 (aussi appelé Samurai From Nowhere), ou plutôt deuxième volet, tout à fait à la hauteur. Histoire différente, réalisateurs différents, mais Seiichiro Uchikawa est toujours présent, en tant que scénariste.
    Toujours la même utilisation virtuose de la musique, éminemment avant-gardiste, un travail très soigné au niveau de la composition du cadre et des jeux de lumière, notamment sur les visages. Le récit procède un peu de la même façon que Harakiri de Kobayahi (1962), avec des révélations finales, sans toutefois en atteindre la puissance immense.
    On retrouve le très bon Isamu Nagato, et lui comme tous les personnages principaux apparaissent sans manichéisme, avec leurs faiblesses. Les combats sont rares mais intenses, bien chorégraphiés, et les inserts sanglants du plus bel effet. Le déclenchement de l’histoire, la folie du protagoniste, trouve son origine dans un ressort tragique pas si extraordinaire mais très bien amené et remet en cause les fondements de son enseignement. Les réactions des différents personnages, hommes, femmes, amis, clochard, sont autant de regards différents sur la situation, avec des sortes de témoignages face caméra troublants pour l'époque. Une liberté de ton et de forme épatante.
  • 28
    Bande-annonce

    La Foule (1928)

    The Crowd

    1 h 38 min. Sortie : . Drame, romance et muet.

    Film de King Vidor avec Eleanor Boardman, James Murray, Bert Roach

    Un film d'un incroyable avant-gardisme dans les thèmes traités, la façon de les traiter, et la façon de les filmer.
    1°) Filmer une famille quelconque plutôt que des êtres exceptionnels.
    2°) Filmer l'espoir, la joie, la détresse, la misère, l'isolement, et des sentiments complexes comme le fait d'être perdu dans la foule de la ville.
    3°) Filmer le tout avec une précision inouïe dans les cadrages, les mouvements de caméra extrêmement modernes (et qui font relativiser les exploits de tonton Welles).
    1928... Je n'en reviens toujours pas. “The crowd laughs with you always… But it will cry with you for only one day”.
  • 29
    Bande-annonce

    Finis Terrae (1929)

    1 h 17 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Jean Epstein avec Gibois, Jean-Marie Laot, Malgorn

    cf critique
  • 30

    South (1919)

    1 h 21 min. Sortie : 1919. Aventure.

    Documentaire de Frank Hurley

    cf critique