Poéture : Ut pictura poesis

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141 livres

par Nushku

Refaisons l'Histoire de l'Art sans images. Poèmes en vers, réguliers ou libres, en versets, en prose poétique, directement et ouvertement inspirés par un peintre, une peinture, un sculpteur, une sculpture, un antique, un vase ou autre. L'œuvre et/ou l'artiste sont nommés, tout au moins précisément identifiables.

« La peinture est une poésie silencieuse et la poésie une peinture qui parle. »
— Simonide de Céos rapporté par Plutarque

Mystique Poétique : Sic itur ad astra : https://www.senscritique.com/liste/Mystique_Poetique_Sic_itur_ad_astra/92911

{René Char augmenté par Miro}

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  • Grille de parole (1991)

    Sortie : novembre 1991. Poésie.

    Livre de Paul Celan

    [Van Gogh, Champ de blé aux corbeaux]
    Unter ein Bild von Vincent Van Gogh (dans Akzente) :

    "Rabenüberschwärmte Weizenwoge.
    Welchen Himmels Blau? Des untern? Obern?
    Später Pfeil, der von der Seele schnellte.
    Stärkres Schwirren. Nähres Glühen. Beide Welten."
  • The Complete Poems

    Poésie.

    Livre de Anne Sexton

    [Van Gogh, La Nuit étoilée]

    The Starry Night :

    "That does not keep me from having a terrible need of — shall I say the word — religion. Then I go out at night to paint the stars.
    — Vincent Van Gogh in a letter to his brother

    The town does not exist
    except where one black-haired tree slips
    up like a drowned woman into the hot sky.
    The town is silent. The night boils with eleven stars.
    Oh starry night! This is how
    I want to die.

    It moves. They are all alive.
    Even the moon bulges in its orange irons
    to push children, like a god, from its eye.
    The old unseen serpent swallows up the stars.
    Oh starry starry night! This is how
    I want to die:

    into that rushing beast of the night,
    sucked up by that great dragon, to split
    from my life with no flag,
    no belly,
    no cry."
  • Calligrammes (1918)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Guillaume Apollinaire

    Inscription pour le tombeau du peintre Henri Rousseau douanier :

    "Gentil Rousseau tu nous entends
    Nous te saluons
    Delaunay sa femme Monsieur Queval et moi
    Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel
    Nous t'apporterons des pinceaux des couleurs des toiles
    Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle
    Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait
    La face des étoiles"
  • Intérieur avec figures (1987)

    Interior con figuras

    Sortie : . Poésie.

    Livre de José Angel Valente

    Odilon Redon :

    "Toi qui posas sur le songe d’Orphée,
    Comme celui qui aurait déposé des anémones
    sur la forme non visible de l’air,
    Une tendresse si solitaire,
    Odilon Redon,
    Secret, soudain, continu: l’œil
    Comme un ballon étrange,
    Monte vers l’infini."
  • Le Crève-coeur - Le Nouveau Crève-coeur (1946)

    Sortie : 1946. Poésie.

    Livre de Louis Aragon

    Matisse parle :

    "J´explique sans les mots le pas qui fait la ronde
    J´explique le pied nu qu´a le vent effacé
    J´explique sans mystère un moment de ce monde
    J´explique le soleil sur l´épaule pensée

    J´explique un dessin noir à la fenêtre ouverte
    J´explique les oiseaux les arbres les saisons
    J´explique le bonheur muet des plantes vertes
    J´explique le silence étrange des maisons"
  • Les Dernières Nuits de Paris (1928)

    Sortie : 1928. Roman.

    Livre de Philippe Soupault

    [Robert Delaunay]

    La Roue des Roues :

    « Il y a aujourd’hui
    et il y a demain
    il y a même après-demain
    la grande roue
    beau monocle qu’un soir Robert
    Delaunay donna à la Ville
    de Paris »
  • L'ombilic des limbes (1925)

    Sortie : . Roman et poésie.

    Livre de Antonin Artaud

    [André Masson]

    Texte Surréaliste :

    "Le monde physique est encore là. C’est le parapet du moi qui regarde, sur lequel un poisson d’ocre rouge est resté, un poisson fait d’air sec, d’une coagulation d’eau retirée. Mais quelque chose s’est produit tout à coup. Il est né une arborescence brisante, avec des reflets de fronts, élimés, et quelque chose comme un nombril parfait, mais vague, et qui avait la couleur d’un sang trempé d’eau, et au-devant était une grenade qui épandait aussi un sang mêlé d’eau."
  • Haut-Mal (1961)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Michel Leiris

    André Masson :

    « Des philosophes aux mains de joueurs
    des nécromants aux lèvres de buveurs
    des assassins aux regards plus légers que des plumes d’oiseau
    c’est cette foule voyageuse aux pieds éternellement pris
    dans des lacets de sable
    qui compose l’étrange nation dont le drapeau de sang
    fut teint de cette nuance maléfique un jour que les poissons
    par amour du désastre
    décidèrent de se vouer au feu et d’abandonner l’eau

    Fruits de misère
    gonflerez-vous vos prunelles éclatantes jusqu’à briser
    les sexes et les colonnes
    les carcasses défigurées
    les astres ravagés par le désir des chairs d’alcool
    les profils liés à l’histoire des caresses
    les crânes de pierre
    les croupes figées? »
  • La Vie immediate (1967)

    Sortie : avril 1967. Poésie.

    Livre de Paul Eluard

    Giorgio de Chirico :

    « Un mur dénonce un autre mur
    Et l’ombre me défend de mon ombre peureuse,
    Ô tour de mon amour autour de mon amour,
    Tous les murs filaient blanc autour de mon silence.

    Toi, que défendais-tu ? Ciel insensible et pur
    Tremblant tu m’abritais. La lumière en relief
    Sur le ciel qui n’est plus le miroir du soleil,
    Les étoiles de jour parmi les feuilles vertes »


    Yves Tanguy :

    « Je ne prends rien dans ces filets de chair et de frissons
    Du bout du monde au crépuscule d'aujourd'hui
    Rien ne résiste à mes images désolées.

    En guise d'ailes le silence a des plaines gelées
    Que le moindre désir fait craquer
    La nuit qui se retourne les découvre
    Et les rejette à l'horizon. »
  • Amers (1957)

    Sortie : 1957. Poésie.

    Livre de Saint-John Perse

    [Collaboration avec George Braque]

    L'ordre des oiseaux :

    "Sur la page blanche aux marges infinies, l'espace qu'ils mesurent n'est plus qu'incantation. Ils sont, comme dans le mètre, quantités syllabiques. Et procédant, comme les mots, de lointaine ascendance, ils perdent, comme les mots, leur sens à la limite de la félicité. [...] Oiseaux, nés d'une inflexion première pour la plus longue intonation... Ils sont comme les mots, portés du rythme universel."
  • Du monde entier au coeur du monde (1957)

    Sortie : 1957. Poésie.

    Livre de Blaise Cendrars

    [Marc Chagall]

    "Le Christ
    Le Christ c'est lui
    Il a passé son enfance sur la Croix
    Il se suicide tous les jours
    Tout à coup, il ne peint plus
    Il était éveillé
    Il dort maintenant
    Il s'étrangle avec sa cravate
    Chagall est étonné de vivre encore"
  • Donner à voir (1978)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Paul Eluard

    Max Ernst (dans Capitale de la Douleur — Répétitions)

    « Dans un coin l'inceste agile
    Tourne autour de la virginité d'une petite robe
    Dans un coin le ciel délivré
    Aux épines de l'orage laisse des boules blanches.

    Dans un coin plus clair de tous les yeux
    On attend des poissons d'angoisse.
    Dans un coin la voiture de verdure de l'été
    Immobile glorieuse et pour toujours.

    A la lueur de la jeunesse
    Des lampes allumées très tard.
    La première montre ses seins que tuent des insectes rouges »


    Juan Miro (dans Capitale de la Douleur — Nouveaux Poèmes) :

    « Soleil de proie prisonnier de ma tête,
    Enlève la colline, enlève la forêt.
    Le ciel est plus beau que jamais.

    Les libellules des raisins
    Lui donnent des formes précises
    Que je désigne d’un geste.

    Nuages du premier jour,
    Nuages insensibles et que rien n’autorise,
    Leurs graines brûlent
    Dans les feux de paille de mes regards.

    À la fin, pour se couvrir d’une aube
    Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit. »
  • Capitale de la douleur (1926)

    Sortie : 1926. Poésie.

    Livre de Paul Eluard

    Joan Miró :

    "Nuages du premier jour,
    Nuages insensibles et que rien n’autorise,
    Leurs graines brûlent
    Dans les feux de paille de mes regards.

    À la fin, pour se couvrir d’une aube
    Il faudra que le ciel soit aussi pur que la nuit."
  • Selected Poems (1974)

    Sortie : 1974. Poésie.

    Livre de Frank O'Hara

    [Joan Miró, Fernand Léger, Pollock]

    Digression on Number 1, 1948 :

    "A fine day for seeing. I see
    Ceramics, during lunch hour, by
    Miro and I see the sea by Leger;
    And a rude awakening by Brauner,
    A little table by Picasso, pink.

    I am tired today but I am not too tired.
    I am not tired at all.
    There is the Pollock, white, harm
    Will not fall, his perfect hand"
  • Sable mouvant (1966)

    Sortie : 1966. Poésie.

    Livre de Pierre Reverdy

    [La Liberté des mers illustré par Georges Braque]

    [Au Soleil du plafond illustré par Juan Gris]
  • Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée : Les Vers du Capitaine (1998)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Pablo Neruda

    [Collaboration avec Picasso 'Toros']

    Au vent d'Arles :

    "Alors ce fut le sacrifice du taureau.
    D’un coup jaillit une lumière rouge
    ainsi qu’un couteau d’assassin,
    la lumière éparse depuis Alicante,
    et qui s’acharnait à Somosierra.
    Les coupoles étaient comme des géraniums.
    Tous regardaient, tous attendaient."
  • Recherche de la base et du sommet (1971)

    Sortie : 1971.

    Livre de René Char

    [Braque, Miro, Balthus, Villeri, Vieira da Silva, etc.]
  • Parties d'un monde (1942)

    Parts of a World

    Sortie : 1942. Poésie.

    Livre de Wallace Stevens

    [Picasso, Le Vieux Guitariste]
    The Man With the Blue Guitar :

    "The man bent over his guitar,
    A shearsman of sorts. The day was green

    They said, "You have a blue guitar,
    You do not play things as they are."

    The man replied, "Things as they are
    Are changed upon the blue guitar."

    And they said then, "But play you must,
    A tune beyond us, yet ourselves,

    A tune upon the blue guitar
    Of things exactly as they are."
  • Le Corps clairvoyant (1963-1982) (1999)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Jacques Dupin

    Malevitch :

    "Fatal  /  comme en un glissement pur violent  /
    premier visage       diagone

    percer ce rempart    et jaillir / que le rouge et
    le blanc s'affrontent  /  et s'annulent
                                   que le noir coupe
    le blanc  /  et que le blanc revienne du bord  /  ou
    de l'absence de limites  /  compact signifiant
                                           que les
    couleurs écrasées s'éteignent se retirent  /  nous han-
    tent désormais comme exclues de l'œil
                                   infaillible
                                          tirent
    et recoupent  /  l'énergie dont il tremble lui de re-
    naître  /  de se voir  /  encore  /  le plus puissant
    peseur de traces parmi l'abstraction de mon corps"
  • Poésies (1984)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Federico García Lorca

    Ode à Salvador Dali :

    "Ô Salvador Dali à la voix olivée !
    Je ne vante pas ton imparfait pinceau adolescent,
    Ni ta couleur qui courtise la couleur de ton temps.
    Je chante ton angoisse, ô limité, limité éternel !
    Âme hygiénique, tu vis sur des marbres nouveaux.
    Tu fuis l’obscure selve des formes incroyables.
    Où atteignent tes mains, ta fantaisie atteint,
    Et tu jouis du sonnet de la mer dans ta fenêtre.
    Aux premières bornes que l’homme rencontre,
    Le monde n’est que désordre et que sourde pénombre.
    Mais déjà les étoiles, cachant les paysages,
    Désignent le schéma parfait de ses orbites.
    Le courant du temps s’apaise et s’ordonne
    Dans les formes numériques d’un siècle, et d’un autre siècle.
    La Mort vaincue se réfugie en tremblant
    Dans le cercle étroit de la minute présente."
  • L'arbre à lettres (1991)

    Sortie : avril 1991. Poésie.

    Livre de Olivier Larronde

    Alberto Giacometti Dégaine :

    "Nous, devant ce qu’offre Giacometti, tâchons d’enchaîner la figure aux dynasties d’autres objets qu’il s’est donnés sans nous à l’endroit qu’elle fait.
    Cela vous laissede temps en temps (des siècles poursa terre) quelque momie de son travail munie du faste subtil des transfigurations qui se devaient d’en finir avec tout l’appareil des contradictions, des contrariétés.
    Une statue d’Alberto: des plus monstrueux exercices entre les deux doigts à une séparation d’elle par l’espace qui est d’un sonnet de Nerval toute cette gamme d’usage (entre les deux doigts et un espace) évoque celle des mots par "Rabelais, symbole d’éthique moins cité mais encore plus définitif que Don Quichotte."
    Tout ce qu’il fait, Giacometti, est de la famille des géants qui continue des générations parmi ses mains et et nous laisse tomber quelque dernier-né par-ci par-là."
  • Poésie (1971)

    Poésie (1946-1967)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Philippe Jaccottet

    [Alberto Giaccometti, Caroline]

    Célébrer Giaccometti :

    "En cette fin d'après-midi d'avril 1964 le vieil aigle despote, le maréchal-ferrant agenouillé, sous le nuage de feu de ses invectives (son travail, c'est-à-dire lui-même, il ne cessa de le fouetter d'offenses), me découvrit, à même le dallage de son atelier, la figure de
    Caroline, son modèle, le visage peint sur toile de
    Caroline — après combien de coups de griffes, de blessures, d'hématomes? —, fruit de passion entre tous les objets d'amour, victorieux du faux gigantisme des déchets additionnés de la mort, et aussi des parcelles lumineuses à peine séparées, de nous autres, ses témoins temporels.
    Hors de son alvéole de désir et de cruauté.
    Il se réfléchissait, ce beau visage sans antan qui allait tuer le sommeil, dans le miroir de notre regard, provisoire receveur universel pour tous les yeux futurs."
  • En rêvant à partir de peintures énigmatiques (1972)

    Sortie : 1972. Poésie.

    Livre de Henri Michaux

    [René Magritte]

    « Un oiseau qui traverserait des nuages, que des nuages traverseraient...
    Tandis qu'il volerait les ailes étendues largement par-dessus les mers, non plus criant, perpétuellement affamé, mais devenu contemplatif...
    Oiseau en plein ciel, traversé de ciels. »
  • Gabriel (2014)

    Sortie : .

    Livre de Edward Hirsch

    Edward Hopper and the House by the Railroad :

    "Out here in the exact middle of the day,
    This strange, gawky house has the expression
    Of someone being stared at, someone holding
    His breath underwater, hushed and expectant;

    This house is ashamed of itself, ashamed
    Of its fantastic mansard rooftop
    And its pseudo-Gothic porch, ashamed
    of its shoulders and large, awkward hands."
  • Les Noces (1966)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Pierre Jean Jouve

    À Balthus (dans la Vierge de Paris) :

    "Tu as peint ce que la lumière n’enveloppe
    Mais perce; et tu connais les profondes torpeurs
    Du grand corps engourdi et le muet langage
    Des objets souverains entourés de vapeurs,
    L’histoire sous l’illumination funèbre
    Des âges, la pensée rêvée par unpinceau
    Et la terreur d’être la vie en étant sage
    Vaincue par la liberté dure et ses oiseaux!
    Près de mon lit debout l’arachnéenne Alice
    Je la revois ouverte et dénudée au ventre
    Saisissante et rosée, son sein trop lourd lubrique,
    Et sur ses souliers bleus au désastre des chambres
    Elle peigne en dormant chevelure mystique
    Ses poils blonds pleins d’horreur dans l’atmosphère d’ambre."
  • Rouge Rothko (2009)

    Sortie : janvier 2009. Essai.

    Livre de Françoise Ascal

    [Rembrandt, Munch, Kupka et Kandinsky, Odilon Redon, Velasquez, etc.]

    « Odilon.
    Redon.
    0-di-lon-re-don - o-di-lon-re-don.
    Les syllabes roulent sourdement, tracent un chemin d'eau, puis tombent dans une grotte humide. Murmures parmi les fleurs et les femmes, les feuillages, les lianes prises dans une lumière liquide.
    Or pur répandu en fines particules. »

    « Arpenter ton œuvre n’est pas de tout repos, cher Edvard.
    Déambuler au long de tes rives, marcher sur tes routes, traverser tes ponts, entrouvrir tes fenêtres - apercevoir ce qui se passe dans tes chambres intimes - et finalement se pencher sur tes autoportraits en scrutant tes yeux fous, c’est à coup sûr descendre dans la nuit. »
  • Ecrits sur les peintres (1984)

    Sortie : 1984. Essai.

    Livre de Robert Desnos

    [Foujita, La Belle dompteuse]

    « La belle dompteuse
    est une fille
    est une fille de 20 ans

    Le lion d’Atlas
    le lion miraculeux
    rêva un jour d’une fille de 20 ans
    Et la fille de 20 ans
    Était Vénus elle-même

    Rentrant ses griffes
    et glissant l’oeil
    Bonjour
    Salut
    Bienvenue
    dit le lion sauvage
    Trop belle est ta bouche
    Trop beaux sont tes seins
    Bonjour dit le lion
    Bonjour dit Vénus »
  • Le bol du pèlerin (2001)

    Sortie : . Poésie et essai.

    Livre de Philippe Jaccottet

    [Giorgio Morandi]

    « Ce bol presque blanc, voisinant avec une boite,
    un vase, une bouteille : ne le dirait-on pas mieux fait qu'aucun
    autre pour que le pèlerin l'emporte dans ses bagages et y
    recueille à l'étape, au « puits du Vivant qui voit », de quoi se
    désaltérer, Même, ou surtout, le pèlerin immobile, celui qui a
    fini par ne se déplacer plus qu'en pensée, si ses pieds ne le
    portent plus ? »
  • Un rêve de verticalité (2011)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Françoise Ascal

    Alexandre Hollan, Visage aux yeux clos (dans "Si Seulement") :

    « sous le masque
    un autre masque
    plus fragile plus blanc

    peau toujours plus fine
    plus transparente
    en voie d'effacement

    mue de chrysalide

    pour quelle naissance
    improbable ? »