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Road to STAR WARS THE LAST JEDI (top films de 2017)

Avatar Chaosmos Liste de

118 films

par Chaosmos

Ici sont répertoriés les films sortis et vus en salle en 2017 avec le tant attendu Star Wars VIII pour conclure.

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  • 1
    Bande-annonce

    Silence (2017)

    2 h 41 min. Sortie : . Aventure, drame et historique.

    Film de Martin Scorsese avec Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson

    CRITIQUE
  • 2
    Bande-annonce

    Song to Song (2017)

    2 h 09 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Terrence Malick avec Ryan Gosling, Rooney Mara, Michael Fassbender

    CRITIQUE
  • 3
    Bande-annonce

    Dunkerque (2017)

    Dunkirk

    1 h 46 min. Sortie : . Guerre.

    Film de Christopher Nolan avec Fionn Whitehead, Mark Rylance, Tom Hardy

    Séances de cinéma (1 salle)
    CRITIQUE
  • 4
    Bande-annonce

    Logan (2017)

    2 h 15 min. Sortie : . Action, science-fiction et aventure.

    Film de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen

    CRITIQUE
  • 5
    Bande-annonce

    Nocturnal Animals (2017)

    1 h 56 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Tom Ford avec Amy Adams, Jake Gyllenhaal, Michael Shannon

    Réalisation inspirée, des acteurs au top (excepté Aaron Taylor-Johnson que je trouve toujours aussi faiblard), et un scénario suffisamment riche et nuancé pour me donner envie de le revoir.
    Il n'y a pas qu'un seul propos à en tirer car comme tout bon roman, on y met un peu de soi aussi. Mais face à l'absurdité, un soupçon de romantisme n'est jamais à négliger, n'est-ce pas chère Suzan.
  • 6
    Bande-annonce

    Good Time (2017)

    1 h 41 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Ben Safdie et Joshua Safdie avec Robert Pattinson, Ben Safdie, Buddy Duress

    Que dire par où commencer ? Cet acteur absolument génial, cette déambulation caméra en main ultra convaincante ou encore cette incessante musique qui nous possède ?

    Good Time n'est pas le film de l'année à mes yeux et pourtant c'est incontestablement le plus abouti. On a beau chercher, les reproches si j'en trouve sont si mineurs. Ce film est une claque qui s'expérimente de la première à l'ultime seconde. Cette nuit lumineuse où l'onirisme côtoie l'agression, cette bande son qui harcèle mais nous (trans)porte également. Ce film est d'une énergie folle, une puissance, une vitesse, un dynamisme visuel et auditif au service d'une émotion rarement atteinte cette année et pas seulement.

    Un film sur les liens familiaux, sur ces vies de l'ombre qui profitent de l'obscurité pour nous éblouir d'une splendide misère. Le deuil nocturne de la raison pour un déchaînement passionnel parfaitement incarné par Robert Pattinson qui est juste monstrueux à chacun de ses films il faut bien l'avouer. Cette camera qui traque, colle ses protagonistes et parvient à les capter dans leur intimité, leur insouciance en sublimant le tout. Parce que niveau réalisation Good Time emporte tout incontestablement. Cette dernière n'est pas seulement admirable, elle est brillante tant elle véhicule les émotions de nos personnages y compris les moins présents. Good Time se contemple et se subit, Good Time nous déchire. Ce voyage nous entraîne dans sa conception même, cette fin nous achève définitivement par un mot aussi simple que puissant (l'ouverture et la conclusion du film sont absolument géniales par ailleurs).

    Good Time est un vrai grand film, une historie forte pour une réalisation extrêmement intelligente. Et puis cette musique. Le film semble presque se perdre mais paradoxalement ne faiblit pas et parvient à s'imposer continuellement au spectateur que j'étais. Le temps me fera avouer certaines faillites très probablement mais en sortant du cinéma on est émerveillé et déchiré par cette expérience d'une qualité trop rare. Un film fort, une oeuvre diablement cohérente et résultat pleinement abouti mais je me répète.
  • 7
    Bande-annonce

    La La Land (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie musicale, comédie dramatique et romance.

    Film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend

    Séances de cinéma (1 salle)
    Damien Chazelle, que peut-il bien te rester comme énergie après deux films pareils ? Je le craignais, je l'attendais et je l'ai adoré. Quel beau film ! Tant d'hommages mais pour un résultat si abouti !

    Un dosage parfait. Un début qui l'est tout autant. Une fin si réussie. On passe par beaucoup d'émotions. La La Land est un film puissant ne sombrant jamais dans l'excès en alternant les tons et registres au fil des saisons. Il y tant de force, de dynamisme. Je suis dubitatif mais aussi sévère côté Ryan Gosling, « sauvé » par l'écriture de son beau personnage (et son prénom ^^). Car à dire vrai il souffre surtout de la comparaison avec Mia. Si le film transpire le bien être me concernant, c'est en partie du aussi à la performance éblouissante d'Emma Stone.

    L'amour du cinéma, l'amour de l'art, un regard vers l'avenir par la lumière du passé. Ce que je retiendrai alors de ce bijou de cinéma c'est bien une énergie folle et une satisfaction inespérée comme dans son précédent film.

    Ce réalisateur m'avait littéralement achevé pour mille et une raisons par son chef d’œuvre Whiplash au point que je n'ose plus le revoir tant il a pu me marquer. Avec La La Land, Chazelle m'invite à me relever en me donnant de la joie tout simplement je crois.

    Une satisfaction à un point tel que j'irai de ma petite citation qui je crois sera de circonstance : "La vie sans musique est tout simplement une erreur, une fatigue, un exil"
  • 8
    Bande-annonce

    Star Wars : Les Derniers Jedi (2017)

    Star Wars: The Last Jedi

    2 h 32 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Rian Johnson avec Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega

    CRITIQUE
  • 9
    Bande-annonce

    Thelma (2017)

    1 h 56 min. Sortie : . Romance, science-fiction et thriller.

    Film de Joachim Trier avec Eili Harboe, Okay Kaya, Ellen Dorrit Petersen

    Thelma c'est l'usage de code et la démonstration continue d'une maîtrise de ces derniers. En cultivant un entre-deux dès les premiers instants, Trier signe un film fort et intime, une âme esseulée repêchée dans la masse afin de s'attarder sur son histoire. Oscillant avec le fantastique (qui en tant que genre est déjà la codification artistique d'une oscillation entre deux mondes), notre réalisateur sème le doute de manière très naturelle pour justement mieux embrasser le surnaturel au fil des minutes sans jamais sombrer de manière radicale dans les évidences et raccourcis. Au moyen d'une réalisation ultra cohérente et par moment juste parfaite (le plan de la mèche de cheveux est si simple et pourtant monstrueusement brillant), le film joue sur les codes du genre pour mieux toucher aux credo. Des structures imposées, qu'on s'impose ou qu'on nous impose aussi rendant notre famille ainsi que les autres protagonistes sur lesquels on s'attarde véritablement intéressants.

    Jusqu'à la fin les certitudes restent discutables alors que la division règne toujours plus. Ce film terriblement beau met en image ces incertitudes, ces troubles mais inversement les rigidités de ce qui environne notre étudiante aussi. Un film qui se contemple, souvent éprouvant et que l'on vit aux côtés de notre héroïne aux maux quant à eux certains. Un récit structuré de manière extrêmement pertinente (découpage des temporalités efficace), bercé par la nature et ces partitions comme énième souffle et esprit. Le genre se déploie et permet ainsi ces tiraillements propices à la découverte de ces personnages et ce qui les environne, les incarcère comme les libère. Le surnaturel divin trouvant sa réponse en la personne de Thelma et son émancipation, de la croyance en Dieu à la croyance en soi. Un film qui nous emporte, brassant bon nombre de problématiques maux et situations pour un retour à soi, une affirmation d'un fort intérieur tandis que le spectateur entre apaisement et doute devient le nouvel habitant de cet entre-deux typique du fantastique.
    Thelma effleure mon top 10 de l'année, Thelma me rappelle aussi que Grave reste la farce de 2017.
  • 10
    Bande-annonce

    Mise à mort du cerf sacré (2017)

    The Killing of a Sacred Deer

    2 h 01 min. Sortie : . Drame, thriller et fantastique.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan

    Un film qui à l'image de son ouverture est destiné à marquer, mise à mort du cerf sacré est une véritable opération à coeur ouvert sous anesthésie du spectateur qui sera le premier concerné.
    Une oeuvre, une dissection où les ego de nos personnages vont alors se confronter comme autant de mondes et zones déclinées. Oscillant entre rire et malaise notre réalisateur fait la preuve d'une habileté rare en nous maintenant dans un entre-deux dans lequel les lectures littérales se mêlent constamment à un symbolisme ouvertement revendiqué. Un symbolisme aussi discret qu appuyé comme liants physique et psychologique de nos personnages. Les corps ne peuvent toujours se taire.
    Alors que le film profite d'une minutie chirurgicale dans sa façon de saisir la famille et ses maux, l'isolement se sublime autant qu'ils se subit. La précision de ces visuels riches en symboles et ironies pour capter la concrétisation d'un absurde terriblement sensé. Mais en filmant l'individualité dans sa trivialité la plus dérangeante le film fait paradoxalement la preuve d'une unité géniale. La division est criante de vérité, tout prend corps dans notre propre esprit, lieux et personnages n'étant alors qu'autant d organes et parties a priori disparates et dont la survie du tout passera inévitablement par la section d'un membre. Le sort est implacable, le réalisateur sans compromis par sa cohérence maladive. C'est à ce titre que le film peut déplaire. Assister à deux heures d'opération aux tenants et aboutissants connus d'avance n'est pas sans conséquence chez un spectateur qui sera inévitablement le seul et véritable patient en définitive. Le tragique cotoie alors le sublime, la douleur en deviendrait jouissive dans l'explosion des coeurs qui nous est délivrée. Avec un casting absolument irréprochable la vanité et faux semblants ne peuvent éternellement l'emporter sur l'organisme. C'est ainsi que chairs et esprits pourront vaincre leurs maux. La froideur a rarement été aussi fiévreuse de passions insoupçonnées, douleurs et déchirements à l'issue inéluctable dans un constant mélange des registres comme ultime remède nécessaire.
  • 11
    Bande-annonce

    La Planète des singes : Suprématie (2017)

    War for the Planet of the Apes

    2 h 20 min. Sortie : . Action, aventure, drame et science-fiction.

    Film de Matt Reeves avec Andy Serkis, Woody Harrelson, Steve Zahn

    Troisième opus synonyme d'apogée pour ce qui restera comme l'une des trilogies les plus abouties dans son écriture comme dans son propos en ce début de 21ème siècle, Matt Reeves impressionne.

    Un sens du décors et de la force deS lieux (hâte de voir gotham city). Une capacité à porter des personnages, les iconiser pour mieux nous émouvoir. La place de l'humain, sa définition, le sens de l'Histoire complètent un peu plus le propos écologique entrepris dès le premier film. Beaucoup d'effets miroir avec ce dernier comme avec le deuxième par ailleurs, notamment lors d'une scène d'une émotion rare où l'homme « primitif » se révèle, se retrouve aussi (exploit répété durant ces 2h20). Bien entendu la symbolique religieuse est extrêmement présente. Parfois un calque simple et efficace, d'autres fois un moyen de mieux jouer avec surtout lorsque l'histoire et la religion ne sont pas un secret pour notre menace incarnée par un Woody Harrelson très inspiré. Avec une ironie folle jusqu'à son dernier acte, ce troisième volet s'avère aussi touchant que violent, aussi généreux que satirique.

    Une intelligence du détail mariée à des visuels de qualité et une technologie à peine croyable. Handy Serkis est d'un charisme monumental, un regard, une prestance et cette voix. Nourri par les deux précédents films, son personnage de César est un des plus forts et attachants qu'on ait pu voir ces dernières années. Une fin parfaite et un legs pour l'avenir synonyme d'espoir. Des facilités il y a en a et forcément ça agace. Mais le film possède trop de qualités pour s'y attarder éternellement. En terme d'écriture et de cohérence cette trilogie est un modèle. Et explosant littéralement tout manichéisme le film se donne les moyens de marquer durablement après avoir fait la démonstration de personnages auxquels on s'attache. Touchant au possible, le film se cantonnera une fois encore à la force de ses plans et rencontres, avec peu de mots Reeves exploite au maximum ses personnages tout en abordant bon nombre de pistes forcément intéressantes. Une grande réussite.
  • 12
    Bande-annonce

    Baby Driver (2017)

    1 h 53 min. Sortie : . Action, thriller, comédie et gangster.

    Film de Edgar Wright avec Ansel Elgort, Lily James, Kevin Spacey

    La note peut possiblement sembler élevée mais lorsque l'on finit un film et que la seule envie c'est de le revoir dans la foulée, difficile de mettre moins. Avec Baby Driver Edgar Wright frappe très fort. Ce qui marque c'est que sans se trahir il y a un profond renouvellement de son cinéma. Là où le Dernier Pub reposait peut-être trop sur des acquis jusqu'à son casting même, Baby Driver propose autre chose. Il y a une volonté d'innover assez flagrante, de s'attaquer à de nouveaux enjeux. Si le scénario reste assez convenu dans son ensemble c'est avant tout par ses personnages que le film se démarque très facilement. Moins délirants (quoique) ils en deviennent surtout bien plus passionnants. Avec une gravité des problèmes accrue, une multiplication des menaces et une violence certaine, l'humour (moins présent) de notre réalisateur prend une toute autre dimension. Une chose permise par le talent fou des acteurs car cette fois-ci et ce n'est pas faire injure aux précédents films que de le dire, Wright possède un casting de malade. Spacey joue sur son charisme et c'est un régal, Jamie Foxx signe sa meilleure performance depuis Collateral et de loin, Jon Hamm ne fait définitivement pas assez de films tant il en impose. Dans le rôle titre Elgort assure facilement avec bien peu de mots.

    Peu de mots, c'est ce qui caractérise d'ailleurs ce film dont l'ouverture pied au plancher annonce la dynamite que constitue Baby Driver. Un montage lisible et virevoltant rythmé par une bande son constituant le véritable langage du film. Une réalisation de qualité pour ne pas dire de très grande qualité, des séquences déjà cultes où le rire n'est que la conséquence d'une tension incessante. Une histoire difficile, un personnage tiraillé par son passé comme son avenir, une romance naissante et cette puissance sonore aussi efficace que justifiée ici. Delà à dire que Baby Driver constitue une véritable comédie musicale il n'y a alors qu'un pas à franchir. Les paroles et musiques donnent le tempo aux dialogues, rythment le montage et dictent les actions de nos personnages du début à la fin. Dès lors qu'importe si certains passages sont plus faciles, si les tentatives n'aboutissent pas toutes. Baby Driver tente énormément et réussit très souvent. Le charisme comme la tension sont présents de manière incessante. On en redemande encore et encore. Ce montage est parfait, les traitements des enjeux comme de l'humour sont géniaux, nos personnages savoureux au possible.
  • 13
    Bande-annonce

    The Lost City of Z (2017)

    2 h 21 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame et historique.

    Film de James Gray avec Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller

    Séances de cinéma (1 salle)
    Le vrai problème c'est que là où James Gray usait jusqu'alors d'histoires simples (et non simplistes) afin de gagner en efficacité, permettant par là même un impact émotionnel et symbolique fort, notre réalisateur explose sous le poids de l'ambition.

    A l'image de son protagoniste, James Gray veut concilier l'intime (qu'il avait toujours su maîtriser) à l'ambition démesurée. Et ça ne fonctionne pas. Osons la comparaison avec Herzog dont je n'arrive pas à me défaire. Ce dernier a consacré tout un film avec Fitzcarraldo pour donner à voir la démesure d'un projet comme moyen d'un retour sur soi. Avec Aguirre on pouvait observer l'usure de la nature et de l'inconnu sur l'esprit humain. Mais ces thèmes complexes sont ici tous présents ! Sans parler de la guerre, du contexte intellectuel et culturel de l'époque, des relations familiales, de l'humanisme, etc. Il y a ici bien trop de choses à traiter pour un seul film, ou pour James Gray. Car en définitive ce sont autant d'objectifs qui n'aboutiront jamais pleinement. Nous restons sans cesse en surface.

    La relation père/fils si chère au réalisateur est ici si bancale. Le poids du temps, de la fatigue, de la souffrance et de l'usure n’apparaît jamais ou trop peu au point que le terme d'"exploration" n'en a que le nom ! Seules les dates permettent de se rendre compte des efforts fournis et du temps qui passe ! Très clairement l'exploration dans ce film est décevante. Dans le for intérieur de notre personnage comme extérieur dans cette nature inconnue . Tout va bien trop vite, on ne peut apprécier les environnements et de fait on ne peut éprouver l'influences qu'ils ont sur nos personnages. C'est alors la portée symbolique du film qui en souffre. Le tout n'étant pas aidé par un découpage ultra convenu et limité qui dicte l'évolution de notre explorateur interprété par un Charlie Hunnam trop léger pour ce rôle si immense.

    C'est tout le projet du film qui est immense en fin de compte. On observe alors la succession de ces idées, tous ces thèmes soulevés qui n'aboutissent pas, qui sonnent creux. Le découpage du film est je crois le vrai problème. Il nuit à la tension, à la progression dans laquelle nos personnages sont alors plus ou moins anecdotiques. L'écriture n'est pas à la hauteur. D'une odyssée intime, humaine pour ne pas dire humanitaire le film ne laisse qu'une tentative, certes magnifique à voir mais vaine dans sa portée symbolique comme émotionnelle.
  • 14
    Bande-annonce

    Mother! (2017)

    2 h 01 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Darren Aronofsky avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris

    Véritable relecture des Écritures dans le sillage d'un Rosemary's baby notamment (dépassant ce dernier à mon avis), le nouveau né du cinéaste incarne malgré le grossier du procédé un aboutissement total pour son oeuvre. Sa muse à l'écran absorbe tout dans ce huis clos cérébral pour ne pas dire sentimental. Je ne peux qu'adhérer à ces choix, à ces symbolismes et ces thèmes tous réunis ici et transcendés. Une réalisation excellente où les sons trouvent une place toute particulière (la voix de Bardem comme celle du lieu). Une violence, une oppression, le visionnage est éprouvant émotionnellement et cela à chaque instant, jouant sur les frustrations et ressentis disparates.
    Malgré tout le film est moins minutieux qu'un Black Swan, moins déchirant que The Fountain mais paradoxalement il est l'aboutissement de l'univers du cinéaste, jusqu'à embellir un certain Noé par ailleurs qui prend rétrospectivement encore plus de sens. Le film est d'une richesse folle il faut le dire. Dans son excès imagé il adopte alors toute la force des écrits dans lesquels il puise, ce qui confère au film une véritable cohérence. Cette cohérence mais aussi cette intelligence. A ce titre une seule scène incarne à merveille le film tout entier et les divisions qu'il suscitera, il s'agit de la lecture du texte sacré de notre poète ce créateur du monde. Véritable art de l'image Aronosfky déploie alors l'imaginaire de son héroïne telle une mise en abîme de sa propre démarche à sa relecture de l'Ancien Testament. C'est exagéré, visuellement critiquable mais au-delà du pouvoir des mots retranscrit, c'est parfaitement sensé et brillant de sagesse et de recul sur son sujet comme sur son matériel d'origine. Le pouvoir de la foi est alors sans limite et les questions et interprétations posées fascineront ceux pour qui le religieux et ses débats ont un intérêt. Le film est profondément beau et bouleversant, une violence émotionnelle explosive. Ceux qui accepteront et s'y retrouveront auront un coup de cœur immense pour ce film pourtant imparfait. Mais l'engagement est tel que ce dernier ne donnera clairement pas satisfaction à tous. Pour ma part un vrai plaisir qui se travaille et me travaille encore. Grand film de 2017, le replacer dans la filmo du bonhomme est plus intéressant à réfléchir.
  • 15
    Bande-annonce

    Wind River (2017)

    1 h 50 min. Sortie : . Thriller, drame et policier.

    Film de Taylor Sheridan avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Graham Greene

    S'il est une chose à laquelle je suis de plus en plus sensible en matière de cinéma c'est bien le lien tissé par un réalisateur entre le milieu exposé et ses personnages y évoluant, projections interactions rapport à l'espace. A ce titre Wind River est d'une intelligence certaine. Derrière ce thriller au déroulement assez classique souffrant malheureusement d'un flash back aussi maladroit que nécessaire il faut l'avouer, Sheridan livre tout bonnement l'un des films les plus aboutis de cette année 2017. Si on n'échappe pas à ces quelques lignes de fin aussi évidentes que dispensables (pas besoin d'aller si loin pour la faillite de recensement des disparus on s'en sort très bien dans notre propre pays rassurez-vous) Wind River fait la démonstration d'un travail des visuels impressionnant pas sans rappeler Le Grand Silence dans cette logique perturbante de sublime cimetière à ciel ouvert. Une nature indomptable pour des êtres qui la viole en toute impunité, entretenant une histoire malgré eux ou pas, incessamment rattrapé par un passé qu'ils réactualisent de fait. Un propos déjà central dans le très bon Comancheria. Un rapport à l'espace, au passé et un misérabilisme existentiel qui ne cesse de se perpétuer. Jeremy Renner a sans doute son plus beau rôle, Elisabeth Olsen impressionne dans cette initiation ratée. Le film est terriblement beau et par là même dérangeant. La musique comme voix morbides du passé imbibant ce sol meurtrier fait définitivement de Wind River un sublime paradoxe où le spectateur sera aussi impressionné que perturbé. Le film possède une puissance émotionnelle certaine à la violence froide et sans compromis. Bon nombre de scènes et de phrases restent en tête. Le film en impose jusqu'à sa fin qui est d'un désenchantement magnifique. Y songer à nouveau donne simplement envie de mettre une meilleure note.
  • 16
    Bande-annonce

    Quelques minutes après minuit (2017)

    A Monster Calls

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de J.A. Bayona avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

    Je ne pleure jamais au cinéma. Bon peut être deux ou trois fois depuis que je suis en âge d'y aller. Mais pas comme ça. Hormis ce pathos, le film est vraiment beau, juste. Sigourney Weaver crève l'écran en quelques plans seulement. Tire larme certes mais jamais eu cette sensation qu'on m'agitait un mouchoir sous le visage. Une très belle surprise.
  • 17
    Bande-annonce

    A Ghost Story (2017)

    1 h 32 min. Sortie : . Drame.

    Film de David Lowery avec Casey Affleck, Rooney Mara, Brea Grant

    Le fantastique par définition. Lynch est moins seul soudainement.
  • 18
    Bande-annonce

    Faute d'amour (2017)

    Nelyubov

    2 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrei Zvyagintsev avec Maryana Spivak, Aleksey Rozin, Matvey Novikov

    Faute d'amour est ce genre de film pour lequel on n'est pas vraiment prêt. C'est capter ce réel sans le condamner pour autant, c'est le rendre beau quand le désespoir nous envahit, c'est la maîtrise d'un rythme et d'émotions au service d'une foultitude de scènes qui marqueront. Ce film c'est la vision d'une époque, c'est aussi en faire l'expérience. C'est ressentir cette perte, en souffrir au point de s'y habituer paradoxalement, c'est subir la violence silencieuse qui fait son chemin qu'importent les circonstances puis tragiquement s'en libérer pour mieux y revenir. Une condamnation que l'on provoque et que l'on subit, un quotidien sans liant sans vie que l'on choisit et auquel on s'habitue.

    Au détour de cette tragédie familiale qui se contemple Faute d'amour capte le beau dans ce qui n'insuffle que désespoir. La seule lueur sera celle de ces écrans pour nos personnages après avoir consommé une chair synonyme de passion puis d'ennui. Pourtant ce même souci du réel n'est pas si catégorique et laisse place à une vrai justesse une vraie ouverture d'esprit dans les comportements de chacun. Le rythme du film est l'une des clés de cette réussite, on est véritablement absorbé pour subir et ressentir ces épreuves successives. Un désenchantement total ou presque et une émotion d'une violence rarement atteinte cette année. Un film qui avec le temps fera un peu plus la preuve de ses qualités probablement. Visuellement parfait pour ce film qui personnellement risque de me hanter. Quelle force quelle violence, un constat à contempler non sans douleur.
  • 19
    Bande-annonce

    Jackie (2017)

    1 h 40 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Pablo Larraín avec Natalie Portman, Peter Sarsgaard, Greta Gerwig

    En filmant et rassemblant des morceaux de vie de Jacqueline Kennedy, c'est le masque des passions de cette dernière que (re)constitue Pablo Larraín. Ce masque aux multiples facettes du grand théâtre de la politique, capable de se mouvoir, c'est celui de la First Lady incarnée par une Nathalie Portman au sommet. Mère de la patrie et de ses enfants, veuve mais éternelle femme d'un président assassiné, "Jackie" puise dans les souvenirs pour mieux restituer le poids d'un mythe, (ré)écrire son histoire aussi. Réalité et fiction se mêlant constamment dans les esprits comme à l'image.

    En filmant le deuil, l'intime tristesse avec un réalisation aussi humble qu'efficace, notre réalisateur a la bonne idée d'y apporter cette lecture politique des plus pertinentes. En reconstituant ce masque passionnel, Pablo Larraín nous donne à voir également la constitution d'un mythe, le fonctionnement d'une machine politique et ses institutions quasi morbides de manière aussi précise que discrète.

    Jackie, c'est alors le masque artificiel et authentique de Jackie, c'est également cet apparat politique global, cette mise en scène, cette politique spectacle, machine à créer des icônes (sans bilan ?) où l'intimité du deuil se mêle au marketing de masse (excellente idée des mannequins à ce propos). Ce tiraillement entre humanisation et déshumanisation des visages fonctionne merveilleusement bien.

    Toutefois, si Jackie est un biopic qui sort du lot, il n'en demeure pas moins un projet que j'ai encore du mal à cerner pleinement. Il y a effectivement une certaine "vanité" pour reprendre Jacqueline Kennedy. Des passages faciles et convenus. Qu'apporte vraiment Jackie sinon un message politique vu et revu ? C'est une question à laquelle je ne saurais répondre pour l'instant.
  • 20
    Bande-annonce

    Barbara (2017)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mathieu Amalric avec Jeanne Balibar, Mathieu Amalric, Vincent Peirani

    On m'avait pas mal hypé sur ce film et à l'arrivée, malgré certaines attentes, Barbara s'avère être pour l'heure (et du peu que j'en ai vu) le film français de l'année et un des meilleurs films de l'année tout court.

    Dès l'apparition du nom de son actrice succédé par celui du titre le spectateur fait déjà l'expérience de la confusion qui sera le propre de tout ce film à l'intelligence passionnée remarquable. Un reflet sur l'instrument de circonstance et c'est alors autant d'ombres que de fantasmes que nous observeront l'oreille attentive durant l'intégralité du film. Amalric avec une retenue pour ne pas dire une humilité certaine, gage de sincérité dans ses sentiments aussi, livre sans doute le film le plus intelligent dans sa conception que j'ai pu voir en 2017. Ce type est tellement brillant ! La réflexion sur son art ses obsessions ses pulsions ses motivations, c'est juste fou de voir à quel point Barbara qui comme tout fantasme restera inaccessible est paradoxalement abouti !

    Amalric dont je ne connais que trop peu l'oeuvre fait la preuve d'une intelligence et d'une justesse dans sa proposition de cinéma et cela à chaque instant. L'élaboration des séquences, la manière de les ordonner offre une confusion des sentiments et des images propice à une oeuvre en définitive incroyablement cohérente et émouvante. Barbara n'a rien d'un biopic, il est un coup d'essai et par moment un coup de maître. Une réflexion sur le cinéma et ses idoles qu'il nous offre, que le réalisateur s'offre aussi. Cette volonté de faire, de bien faire en saisissant ce qui n'est même pas saisissable pour soi. De tout ceci se dégage une poésie bien souvent merveilleuse et si le film semble parfois se perdre ce n'est jamais en vain non plus.

    Barbara une expérience assez unique me concernant, toute en musique sous le règne du culte des images qui nous obsèdent nous plient et nous déchirent tant la puissance évocatrice est véritable. Le poids des désirs et ambitions comme projections des cœurs,puis cette prétention authentique au sublime qu'on ne peut atteindre. Un onirisme qui fait mal mais qui nous entraîne surtout. Une confusion fantasmée orchestrée, un échec salvateur, déploiement du cinéma et ses acteurs au service de l'ivresse artistique. Beau à en pleurer il faut bien l'avouer.
  • 21
    Bande-annonce

    A Cure for Life (2017)

    A Cure for Wellness

    2 h 26 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Gore Verbinski avec Dane DeHaan, Jason Isaacs, Mia Goth

    Film d'ambiance et c'est indéniablement une réussite. La mise en scène est vraiment de qualité avec une foultitude de plans qui marquent. Une réalisation souvent impressionnante, jamais gratuite car servant le propos et l'atmosphère développée durant le film, assurant ainsi cette tension, cette angoisse. La bo et le travail sonore donnent plus de corps aux doutes portés à l'écran.

    Niveau scénario le film ne joue pas la carte du twist à outrance. Le but n'est pas tant de surprendre mais d’instaurer un malaise jouant sur l'écart entre l'ignorance du personnage et les informations du spectateur par la multiplication de symboles savamment mis en scène. Chose qui fonctionne. C'est à noter je crois, le film est sur le papier assez long mais l'ambiance mêlée à la densité du contenu rend l'oeuvre finale très intéressante du début à la fin.

    J'ai juste la haine que sur deux scènes notamment le film ait joué sur ma phobie des "vieux" mais je ne lui en veux pas même si j'étais mal comme me l'a gentiment fait remarquer un pote ...

    Sinon pour Durendal, conseil du docteur : de l'honnêteté intellectuelle avant toute chose ! Sa bêtise est supportable car pas systématique, contrairement à son hypocrisie épuisante.
  • 22
    Bande-annonce

    Neruda (2017)

    1 h 47 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Pablo Larraín avec Luis Gnecco, Gael García Bernal, Mercedes Morán

    J'aurais pu mettre 9 mais en fin de compte cela importe si peu. Jackie c'était fort, Neruda c'est grand. Nous commençons sur une vérité historique et dès lors l'artiste prend la plume et nous écrit sa propre histoire. Un poète, une figure politique, Pablo Neruda nous conte sa traque, l'histoire de sa vie, celle qu'il a choisi pense-t-il. Entre fabulations et biopic, Larrain au moyen d'une qualité évidente dans sa mise en scène (bien aidé par une photographie sublime) nous délivre un véritable poème visuel. Un auteur qui me parle, un pays qui me plait, ça aide aussi. Créateur et créations sont inséparables, une aspiration au pouvoir, la puissance du verbe sont autant de thèmes nourrissant ce film fascinant. Lorsqu'il nous perd c'est pour mieux nous prendre la main, contemplant ces images si travaillées et naturelles. Film politique, film sur l'art, Larrain parvient à garder cette distance critique alors que notre artiste est aspiré par ses vers. La puissance sans limite de la création par l'écriture et l'imaginaire quand l'humanité se perd. Un voyage aussi magnifique que difficile et une surtout expérience mémorable.
  • 23
    Bande-annonce

    Jim et Andy (2017)

    Jim & Andy: The Great Beyond – Featuring a Very Special, Contractually Obligated Mention of Tony Clifton

    1 h 34 min. Sortie : .

    Documentaire de Chris Smith avec Jim Carrey, Milos Forman, Danny DeVito

    Je ne vais pas m'éterniser surtout vue la richesse de la chose ça n'aurait vraiment pas de sens ici. Aussi je ne peux que vous inciter à regarder Jim and Andy. C'est un documentaire absolument incroyable sur le métier d'acteur, sur la confusion des rôles et des réalités. J'adore Jim Carrey et le voir ne faire qu'un en interview avec ses parts de lui-mêmes, ces possibilités de libertés créatrices d'antan est juste jouissif à voir. "It's just creativity" nous dit-il, une créativité vivifiante et qui se vit surtout, pour et par lui comme à destination de ceux qui l'environnent. La performance est incroyable et fait de Jim et Andy une oeuvre qui se suffit à elle-même en fin de compte. L'identité de l'acteur se pose et nous fascine, c'est aussi admirable que terrifiant. Les frontières tombent les unes après les autres, le cinéma n'a alors plus aucune limite, le public indécis se redéfinit et la notion même de personnalité s'effondre. De l'art pur en tant que vécu. Un incontournable.
  • 24
    Bande-annonce

    Au revoir là-haut (2017)

    1 h 55 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Albert Dupontel avec Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte

    Ce film est beau, si beau. Au revoir là-haut est un poème, une fabulation de deux heures durant lesquelles le personnage de Dupontel fera le récit de l'Histoire, ni la grande ni la sienne mais celle d'un incompris depuis son plus jeune âge. D'une violence mais aussi d'une rare délicatesse Dupontel par sa narration peut alors tout se permettre sans craindre les incohérences du genre. Rires et larmes sont au programme, les masques se multiplient pour mieux révéler ce qu'y si cache. Les cœurs saignent au contact de la vérité tandis que le geste de l'artiste nous enivre. Le film a cette justesse, cette capacité de n'épargner personne. Chacun sa justice, chacun ses secrets. Mais Dupontel filme aussi par la figure de ce dessinateur ces morts qui parlent et qu'on ne peut faire taire. L'Histoire nous rattrape et c'est alors par une simple accolade que l'on avoue, que l'on confesse. Au revoir là-haut c'est la chute sublime de l'humain, un passé qui toutefois illuminera d'espoir les lendemains si on l'accepte. Si brillamment filmé, si intelligemment pensé, le film ose, il est une ode à la fiction qui elle seule sait révéler ce qu'il y a de plus difficile à traduire et surtout à dire. Sortir le film à présent n'est alors qu'un nouveau coup de génie pour le film français de l'année. Incontournable.
  • 25
    Bande-annonce

    Okja (2017)

    2 h. Sortie : . Action, aventure et drame.

    Film de Bong Joon-ho avec Ahn Seo-Hyun, Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal

    Okja est donc bien la réussite espérée. Avec War Machine Netflix avait livré un film bon mais oubliable. Avec Bong Joon-ho on a clairement franchit un cap. Notre réalisateur proposant de son coté un certain renouveau dans son cinéma sans sortir totalement des chemins qui ont fait son succès.

    La première chose que l'on retient c'est sans surprise le talent évident dans la réalisation. Okja est un vrai beau film. Les paysages naturels comme urbains, le travail des couleurs, ce soin des lumières participent grandement à la multiplication des registres et par conséquent à la réussite du film. Cette diversité se retrouvant dans le casting même où nos acteurs côtoient la folie risible comme le violence incarnée. L’innocence brutalisée de la jeune Mija, la folie médiatique d'un Gyllenhaal possédé, la tendresse de Paul Dano ou encore la délirante et perturbante Tilda Swinton dans un rôle qu'on commence à lui refiler facilement toutefois.

    Un conte dans lequel personne n'est épargné. On pouvait craindre une certaine facilité dans la dénonciation mais fort heureusement il n'en est rien. Comme dans Snowpiercer, notre réalisateur à l'intelligence de dépasser les dichotomies et autres oppositions aisées afin de dénoncer non plus des groupes qu'ils soient dominants comme dominés mais bien un système global aussi vicieux que puissant. Enfantin par son humour comme son personnage, le film fait preuve d'une cohérence visuelle comme des registres absolument remarquable. Le propos et certaines scènes atteignent ainsi une puissance véritable, le film se refusant tout compromis à des moments clés de l'intrigue.

    Les modes de vie, la sphère médiatique, les industries, les groupes d’intérêts (qu'ils protègent ou non les animaux) n'échappent pas à l'humour virulent de notre réalisateur. Notre héroïne est brisée au contact du monde dont elle vient mais aussi au contact de celui qu'elle découvre.

    Mais à l'arrivée que de regrets de se contenter d'un tel visionnage. Ce film (comme d'autres qui suivront) méritait une expérience propre à une salle de cinéma. Rien ne vaut l'expérience d'une salle de cinéma.
  • 26
    Bande-annonce

    I Am Not Your Negro (2017)

    1 h 33 min. Sortie : .

    Documentaire de Raoul Peck avec Samuel L. Jackson, James Baldwin, Harry Belafonte

    Voilà le type de documentaire qui donne terriblement envie d'en regarder toujours plus. Parce que très clairement I Am Not Your Negro évite globalement tous les pièges de ce type de sujet. Il n'y pas l’idolâtrie de figures historiques (chose dérangeante quand elle porte sur des individus en aucun cas irréprochables), il y a très peu de pathos, on évite le matraquage d'un manichéisme perfide et vicieux. Ceci s'explique par la figure de Baldwin aux mots si forts et pertinents. Une plume assurément et une intelligence remarquable qui nourrissent ce documentaire passionnant. Énormément de points soulevés et autant de pistes de lectures qui nous sont offertes et qu'il faut considérer si ce n'est pas déjà fait. Des propos beaux et forts comme éclairages ou rappels décisifs. Baldwin a cette capacité à dépasser toutes les difficultés pour désigner les vrais maux, capable de recul sur son temps. C'est admirable et fascinant.
  • 27
    Bande-annonce

    Patti Cake$ (2017)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Geremy Jasper avec Danielle Macdonald, Bridget Everett, Siddharth Dhananjay

    Film dont je n'espérais strictement rien Patti Cake$ s'avère être une sacrée surprise parmi les sorties de l'année. Du début jusqu'à sa fin il n'y a aucune fausse note. Entre rap et hip-hop, le film nous balance un son synonyme de bombe ici. Une omniprésence de la musique avec des passages absolument géniaux pour ne pas dire jouissifs. Ce son d'en bas nourri par le quotidien et ses difficultés étant doublé d'une réalisation véritablement bien pensée avec cette proximité incessante et ces couleurs évocatrices. Le film passe extrêmement vite grâce au talent d'acteur également, ces derniers nous font vivre ces personnages ultra attachants alors que le parcourt de Patti se dessine peu à peu entre illusions et désillusions. La fin sans spoiler est juste parfaite à l'image du film dans son entièreté, c'est juste, touchant et maîtrisé. On passe un très très bon moment devant ce film avec les émotions qu'il suscite. Un film beau, un film fort, un film vrai. C'est à ne pas rater.
  • 28
    Bande-annonce

    John Wick 2 (2017)

    John Wick : Chapter 2

    2 h 02 min. Sortie : . Action, thriller et policier.

    Film de Chad Stahelski avec Keanu Reeves, Riccardo Scamarcio, Ian McShane

    Mais juste quel pied ce film ! Avec le premier volet, Chad Stahelski bâtissait avec les moyens du bord une légende qui pour des motivations aussi intimes que "peu communes" détruisait par vengeance et par amour tout sur son passage. Parfois maladroit le film possédait un certain charme en multipliant les dialogues à faire sourire et les bastons qui font rêver. Le tout en distillant minutieusement quelques indices sur un monde parallèle que l'on ne faisait alors qu'effleurer.

    Avec ce deuxième volet on franchit clairement un cap. Cet univers avant tout. Des codes, une hiérarchie, des valeurs, une administration, un système financier qui au fil du film se révèle être un véritable réseau bien plus conséquent que ce que l'on pouvait imaginer. Sans jamais trop en faire, on a bel et bien un monde parallèle tout puissant qui laisse ou prend la vie. Un véritable plus pour cette suite. La contrepartie si l'on peut dire c'est notre légende. Comme le dit Winston (= grand maître) notre John Wick est devenu un vengeur pur sang. Avec un travail impressionnant, Keanu Reeves a suffisamment de charisme et de style pour qu'au détour de multiples combats on en prenne encore plein les yeux même si son personnage perd en intéret. Pas bien grave en réalité. Bande son bien dosée, jeux de lumières, la mise en scène est vraiment très maîtrisée du début à la fin en alternant phases d'actions et moments plus posés sans perdre trop le rythme. Le film est beau, il a de la gueule tout bonnement.

    Un vrai bon film d'action comme on n'en voit de moins en moins. Une vraie réalisation avec un héros qui malgré son effacement en terme de personnalité est désormais bien ancré, un univers riche qui peut encore nous montrer des choses, on a une vraie saga. En témoigne le rituel de la maison, celui de la boite électro, etc

    Sortie de nulle part, John Wick s'améliore et s'impose comme une saga sur laquelle on pourra compter. Le troisième chapitre plus qu'envisageable s'annonce comme des plus palpitants si notre réalisateur garde cette maîtrise et résiste à la tentation de trop en faire, seul réel danger quand on a un héros invincible.

    John Wick n'a rien d'un plaisir coupable. C'est un film d'action de qualité qui remplit totalement son contrat : nous divertir avec style.
  • 29
    Bande-annonce

    Blade Runner 2049 (2017)

    2 h 44 min. Sortie : . Science-fiction et film noir.

    Film de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto

    critique
  • 30
    Bande-annonce

    Snow Steam Iron (2017)

    4 min. Sortie : . Action, drame et thriller.

    Court-métrage de Zack Snyder avec Samantha Jo

    Le deuil de sa fille et forcément celui de son dernier film devant cristalliser l'aboutissement de plusieurs années de travail et c'est donc Snow Steam Iron qui nous est livré. 4 petites minutes qui font la preuve du style comme du talent de notre réalisateur. Une imagerie ultra travaillée comme succession de plans qui marquent. Récit d'une violence certaine et sans compromis, lieu de déchaînement assez manifeste pour notre réalisateur. C'est évidemment très beau, le contexte de sa sortie rendant le tout encore plus touchant, encore plus fort c'est certain.