Seb C. - Liste commentée : Joués en 2018

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32 jeux vidéo

par Seb C.

Parce que les listes commentées, c'est vachement bien, en fait.

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    Elex (2017)

    Sortie : . RPG, aventure et action.

    Jeu vidéo de Piranha Bytes et Nordic Games sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

    PC - Fini

    J'y suis allé en freinant des quatre fers après avoir lu les critiques françaises peu amènes... bien mal m'en a pris, puisque Elex est peut-être le meilleur RPG de Piranha Bytes depuis Gothic 3. Le monde ouvert à explorer est riche, varié et superbe, avec des ambiances toutes très différentes et maîtrisées, entre collines verdoyantes, désert post-apocalyptique et monde futuriste. L'écriture toute en concision, très caractéristique du studio allemand, permet d'appréhender simplement des enjeux politiques nombreux et relativement complexes centrés autour du désormais habituel trio de factions que tout oppose. De neutre, le joueur fourbit peu à peu ses armes, choisit ses quêtes, et se positionne dans une histoire au long cours pour finalement porter allégeance à l'une des factions. C'est la structure habituelle des jeux Piranha Bytes, mais rarement celle-ci aura été aussi bien conçue et équilibrée, puisque, comme à la grande époque, il est possible de retarder son choix jusque très tard dans la partie tout en profitant d'un contenu gargantuesque. Les quêtes sont nombreuses et bien écrites, en proposant souvent des embranchements très intéressants qu'il est nécessaire de bien soupeser, surtout pendant la première moitié du jeu, où le compas moral du joueur est mis à l'épreuve : il faut souvent choisir entre une occasion de grappiller des trésors par la voie facile, et une autre de se faire bien voir par des PNJ qui ne renverront l'ascenseur que bien plus tard dans la partie. La feuille de personnage, heureux résultat de vingt ans d'expérience dans le genre, est d'une richesse remarquable, tandis que la construction du monde invite réellement à tirer parti de chaque capacité déverrouillable, donnant à chaque montée de niveau une importance capitale. Il est vrai que les débuts d'Elex sont difficiles, que les combats ont un feeling un peu pataud (pas pire que ce à quoi les développeurs nous ont habitué). Mais plus je joue, plus je m'amuse, plus j'ai envie de progresser. L'équilibrage est en réalité très précisément réglé, et réserve aux persévérants de véritables exultations de joie totalement typiques de ce que Piranha Bytes sait délivrer de mieux. Le tout, dans un écrin visuel d'une élégance certaine (car oui, pour dire qu'Elex est moche, il faut vraiment ne pas s'être baladé dans ses sous-bois au lever du jour ni avoir contemplé les immensités désertiques de Tavar depuis les hauteurs enneigées).
  • Bande-annonce

    The Norwood Suite (2017)

    Sortie : . Aventure et inclassable.

    Jeu vidéo de Cosmo D et Alliance Digital Media sur PC et Mac

    PC - Fini

    Projet fauché mais ambitieux de "first person narrative", The Norwood Suite possède un gameplay hyper simpliste consistant simplement à trouver des objets pour les remettre à des personnages. Mais le cadre, un grand hôtel montagnard à l'architecture tapageuse, rend le voyage intéressant, voire carrément unique quand on découvre petit à petit les nombreux passages secrets qu'il renferme. Le jeu est tout entier centré sur la thématique de la musique, que ce soit à travers ses personnages barrés, son ambiance sonore hétéroclite, ses bruitages à base de mélanges d'instruments et ses décors représentant une sorte de délire auditif permanent. Parfois complètement psychédélique tout en revendiquant une grande cohérence d'ensemble, c'est un titre qui se laisse terminer en une heure ou deux sans effort, mais dont la singularité en fait une sorte de "walking simulator de luxe" totalement recommandable.
  • Bande-annonce

    The Walking Dead : Michonne (2016)

    Sortie : . Aventure et fiction interactive.

    Jeu vidéo de Telltale Games sur Xbox 360, PlayStation 4, PlayStation 3, Xbox One, PC, Mac, iPad, iPhone et Android

    PC - Fini

    Grâce à son format court (3 épisodes contre les 5 habituels) et surtout grâce à son écriture sobre, ce Walking Dead est finalement le meilleur depuis la Saison 1. C'est sûr, ça ne réinvente pas la roue ni le style Telltale, mais la mécanique est suffisamment bien huilée et le rythme suffisamment tenu pour valoir le détour. Michonne est une héroïne très crédible, et les personnages qu'elle rencontre, sans être particulièrement fouillés, donnent envie de s'investir dans cette courte aventure (forcément) pleine de méchants humains et de zombies idiots.
  • Bande-annonce

    Surviving Mars (2018)

    Sortie : . Simulation, gestion et survie.

    Jeu vidéo de Haemimont Multimedia et Paradox Interactive sur PC, Xbox One, PlayStation 4, Mac et Linux

    PC - Torché en long, en large et en travers

    Sorte de version améliorée du très sympathique jeu de gestion de colonie spatiale Planetbase, Surviving Mars brille par son gameplay et sa prise en main. On gère ses colons, ses sources d'énergie, on planifie ses approvisionnements depuis la Terre et on tente de... survivre, le plus longtemps possible (on peut aisément passer vingt heures sur une seule partie) jusqu'à la bête erreur de gestion qui fait tout recommencer avec le sourire. Une véritable drogue dure, accessible mais exigeante, et de loin le meilleur jeu du studio (connu pour la série Tropico).
  • Bande-annonce

    Last Day Of June (2017)

    Sortie : . Fiction interactive.

    Jeu vidéo de Ovosonico et 505 Games sur Nintendo Switch, PC et PlayStation 4

    PC - Fini

    Composé d'une équipe de transfuges italiens parmi lesquels d'anciens développeurs de Milestone, Last Day of June a été une véritable surprise. Ses véritables tableaux bucoliques peints en 3D, son gameplay simple et attrayant à base de retours dans le temps et de gentils puzzles temporels, sa belle musique... il n'y guère que les cinématiques non zappables, qui se répètent à un échec, qui ont le don d'irriter, mais en-dehors de ça, c'est un jeu remarquablement bien fini, cohérent, qui va jusqu'au bout de sa belle idée de départ. Sans réinventer la roue, il renferme deux ou trois heures de balade mélancolique douce et légèrement vénéneuse, et c'est bien tout ce que je lui demandais.
  • Bande-annonce

    The Legend of Zelda : Breath of the Wild (2017)

    Zeruda no densetsu: Buresu obu za wairudo

    Sortie : . Action-Aventure.

    Jeu vidéo de Nintendo EPD, Monolith Software et Nintendo sur Nintendo Switch et Wii U

    Switch - Non fini

    Bon, c'est désormais presque une certitude : je ne finirai jamais ce Zelda. Je suis complètement passé à côté. Je l'avais pourtant pris plein d'enthousiasme, acheté la Switch presque rien que pour lui. Mais ça ne prend pas. Après une vingtaine d'heures de jeu, je renonce. Le monde ouvert est immense et vide, le gameplay relativement pauvre, sans évolution. Le fait de devoir se fixer des objectifs soi-même aurait pu être intéressant si l'univers savait donner envie de l'explorer, ce qui est loin d'être le cas en ce qui me concerne : on déroule des heures infinies à marcher dans des décors tous identiques, sans quasiment rien à faire, avec des panoramas relativement quelconques artistiquement et techniquement. Les principales activités sont des donjons assez mous et énervants,ainsi que la collecte de ressources et la photo... ce qui s'apparente chez la concurrence à du remplissage éhonté, et j'avoue qu'il n'y a pas de raison que je considère ce gameplay avec plus de bienveillance au vulgaire prétexte qu'il s'agit d'un jeu Nintendo. Rien ne prend vraiment : le gameplay hyper simpliste à base de physique, la direction artistique dépourvue de personnalité... ce Zelda m'a surtout donné l'impression d'un vite astral. Très très grosse déception.
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    Ghost Recon : Wildlands (2017)

    Sortie : . Action et tactique.

    Jeu vidéo de Ubisoft Paris, Red Storm Entertainment et Ubisoft Entertainment sur PlayStation 4, Xbox One et PC

    PC - Non fini

    Testé en profondeur à l'occasion d'un weekend gratuit, ce Wildlands m'a d'abord séduit par ses environnements naturels magnifiques, véritable plaisir à regarder. Mais sans surprise, le jeu a bien vite montré ses limites comme la plupart des open-world de l'éditeur : gameplay archi répétitif, scénario sans intérêt, missions de collecte de partout... Surtout, la conduite de véhicules, indispensable pour se rendre d'un point à l'autre des immenses environnements du jeu, n'offre que bugs physiques et sonores, tandis que l'animation des personnages est complètement ratée au point de devenir pénible pour un jeu à la troisième personne. Bref, les mêmes défauts que Just Cause 3. Certes, on n'est pas là pour tout faire péter, le gameplay "tacticool" est relativement plaisant à petite dose, et l'aspect coop avec des amis est un plus, mais à mon sens rien qui ne justifie de s'enquiller une fois de plus le même jeu que d'habitude sous une marque différente.
  • Bande-annonce

    Owlboy (2016)

    Sortie : . Action-Aventure et plateforme.

    Jeu vidéo de D-Pad Studio sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, Linux, Mac et PC

    PC - Fini

    Sans doute le plus beau jeu en pixel art que j'aie fait, Owlboy est une magnifique lettre d'amour à la génération 16 bits avec des graphismes 2D sublimes, détaillés, colorisés avec une folle inspiration et animés de main de maître (qui plus est très joliment mis en musique). J'aurais juste aimé que ce soit les graphismes qui servent d'enrobage au gameplay, et non l'inverse, car cette espèce de dessin animé interactif de luxe souffre d'évidents problèmes de game design, de level design et de maniabilité qui le rendent passablement ennuyeux, voire frustrant au bout de quelques heures, sans cesse interrompu que l'on est par des cinématiques intempestives et peu intéressantes ou des phases de gameplay bancales dont les règles changent à la volée sans raison manifeste. Résultat, j'ai atteint la fin du jeu un peu exsangue et content d'en avoir fini, mais le tour de force artistique est tel qu'il justifie à lui seul d'embarquer.
  • Bande-annonce

    Far Cry 5 (2018)

    Sortie : . FPS et action-aventure.

    Jeu vidéo de Ubisoft Montréal et Ubisoft Entertainment sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

    PC - Non fini

    Je n'ai joué à aucun Far Cry depuis le 3. C'est peut-être pour ça que j'ai bien aimé cet épisode. Graphiquement magnifique, le monde ouvert est une grosse baffe d'atmosphère. Les panoramas sont souvent exceptionnels, les éclairages fantastiques, et la modélisation du moindre sous-bois est un véritable paradis à explorer. De plus, les développeurs ont enfin consenti à réduire au maximum la taille de l'interface et à bannir les icônes clignotantes qui pourrissaient le champ de vision dans Far Cry 3. On se retrouve donc avec un jeu finalement toujours aussi bourrin, simpliste et répétitif, mais agréable à naviguer, mieux produit que Ghost Recon Wildlands, et avec quelques petites améliorations de game design (rien de révolutionnaire, mais c'est toujours plus sympa, notamment pour les complétionistes qui auront un peu moins l'impression de se trouver face à un jeu infinissable). C'est de plus très bien optimisé, ce qui ne gâche rien.
  • The Elder Scrolls V: Skyrim VR (2017)

    Sortie : . RPG et réalité virtuelle.

    Jeu vidéo de Bethesda Softworks sur PC et PlayStation 4

    PC - Non fini

    Je ne sais pas ce qui m'a pris en achetant Skyrim VR. Le besoin de donner à manger à mon casque WMR ? L'excitation de redécouvrir les paysages de Bordeciel comme si j'y étais ? Très mauvaise idée. L'adaptation est d'une dégueulasserie sans nom, avec des graphismes tellement hideux qu'il faut obligatoirement jouer avec le panneau de configuration du GPU et désactiver des options in-game censées rendre le jeu beau. Sans mod, le jeu restera de toute façon plus moche qu'une version vanilla non-VR, preuve que les développeurs sont restés sur un portage PSVR sans prendre en compte la puissance des PC actuels. L'interface est nulle à chier, un véritable cauchemar qui use les yeux à force de les balader d'un coin à l'autre du champ de vision. Cerise sur le gâteau, le jeu ne procure de toute façon aucun plaisir à être joué en réalité virtuelle si on le connaît déjà. Il n'y a pas eu une microseconde de réflexion sur la qualité de cette adaptation, qui vaudra donc le coup seulement après un modding digne de ce nom.
  • Bande-annonce

    Super Mario Odyssey (2017)

    Sortie : . Plateforme.

    Jeu vidéo de Nintendo EPD et Nintendo sur Nintendo Switch

    Switch - Fini

    La très grosse claque. Au début, j'ai commencé à prendre ce Mario comme un petit platformer inconséquent, tiédi par des critiques déçues de son manque d'originalité. Et puis j'ai fini par enchaîner les heures, à engloutir les mondes les uns après les autres, épaté par un level design semi-ouvert de génie qui encourage l'exploration comme aucun autre jeu de plates-formes ne m'en avait donné l'impression depuis Banjo-Kazooie. La jouabilité est parfaite, la bande-son excellente, les secrets tombent par dizaines et l'aventure s'engloutit à un rythme effréné sous une direction artistique délicieuse. Clairement l'une de mes meilleures expériences dans le genre.
  • Stories Untold (2017)

    Sortie : . Aventure et aventure textuelle.

    Jeu vidéo de No Code et Devolver Digital sur PC, Nintendo Switch, PlayStation 4 et Mac

    PC - Fini

    Au début, Stories Untold est un jeu d'aventure textuel à la Zork, sauf que l'environnement autour de l'ordinateur est modélisé et qu'un véritable son et lumière se joue autour de l'action. Puis, on comprend que c'est un jeu d'horreur, qui brise le quatrième mur en faisant jouer un rôle prépondérant au décor. Plus loin, on se retrouve à manipuler des dizaines d'appareils étranges, changeant de rôle dans des historiettes macabres qui combinent aventure textuelle et pur jeu d'aventure/réflexion moderne. Le jeu file ainsi, à toute vitesse, dans une ambiance souvent phénoménale, jusqu'à un finale très original. Peut-être trop en rupture avec le reste du jeu, la fin laisse l'impression désagréable d'avoir joué à un jeu de crâneur. C'est dommage, car dans son genre (unique), Stories Untold est une sacrée pépite, et une vraie proposition de jeu d'horreur comme on en voit très rarement.
  • Bande-annonce

    Doom (2016)

    Sortie : . FPS et action.

    Jeu vidéo de id Software et Bethesda Softworks sur PC, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox One et Stadia

    PC - Fini

    Véritable lettre d'amour à toute une génération de FPS bourrins, ce jeu est tout ce que j'attendais : de la violence, de la vitesse, et du challenge. De nombreux défis annexes, déblocables en jeu puis sélectionnables depuis le menu principal, viennent compléter une campagne assez longue, blindée de secrets en tous genres. L'éditeur de cartes et la possibilité de jouer facilement aux créations de la communauté (pas dingues, mais rigolotes) achèvent d'en faire un titre incontournable, fidèle à ses origines tout en étant doté d'une technique et d'un game design à la pointe.
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    The Elder Scrolls Online : Morrowind (2017)

    Sortie : . RPG, MMO et aventure.

    Extension de jeu de Zenimax Online Studios et Bethesda Softworks sur PlayStation 4, Xbox One et PC

    PC - Sur le pouce

    C'est forcément en tant que grand fan de Morrowind que j'ai pris cette extension de TESO. Belle surprise : les environnements reprennent plutôt fidèlement l'île originale, avec un level design tout en densité, plein de détails, assez loin des vides immensités de certaines zones du jeu de base. A prix cassé, une belle madeleine de Proust et rien d'autre, qui ne corrige ni le manque de profondeur, ni la répétitivité inhérents au genre, mais que les anciens (et surtout eux) prendront comme une chouette invitation à la nostalgie.
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    Dark Souls III (2016)

    Dāku Sōru Surī

    Sortie : . Action et RPG.

    Jeu vidéo de From Software Inc., Hidetaka Miyazaki et Bandai Namco Games sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

    PC - Fini

    Dark Souls III est la clôture d'une trilogie mais aussi d'un malentendu : non, la série n'a jamais été affreusement difficile. Dark Souls, c'est un jeu d'ambiance, d'exploration, et surtout de jouissance face à un level design d'exception. Le troisième épisode se hisse quasiment au niveau du premier, avec un monde ouvert tentaculaire, des raccourcis partout, une quantité de secrets phénoménale, le tout prenant place dans un univers organique et homogène qu'on prend un plaisir fou à explorer de fond en comble. Construit d'un seul bloc, extrêmement visuel (les indices de la progression passent souvent par d'exceptionnels panoramas), nanti d'une variété d'ambiances toutes magnifiques et envoûtantes, Dark Souls III est l'un des plus grands jeux de dark fantasy jamais produits. Certains niveaux figurent tout simplement parmi les plus belles pièces jamais réalisées pour un jeu vidéo, en particulier les villes aux accents gothiques qui parsèment la progression. Mon seul regret fut paradoxalement de voir un peu trop vite le bout de l'aventure, de n'avoir pas rencontré de réelle résistance (en tous cas, aucune qui ne puisse se régler par un peu de "farming"), et de recycler une partie des environnements de Dark Souls I, perdant une partie du côté angoissant et du plaisir de la découverte. Dans mon petit coeur de gamer, ce troisième épisode ne remplacera pas le premier, qui reste à un degré toujours supérieur de finesse et de singularité. Pour autant, cela reste l'une de mes plus belles expériences de ces dernières années.
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    Quantum Break (2016)

    Sortie : . Action-Aventure.

    Jeu vidéo de Remedy Entertainment et Microsoft Corporation sur Xbox One, PC et Xbox Series X/S

    PC - Fini (100%)

    J'ai persévéré pour comprendre où menait Quantum Break, en vain. Après m'être "amusé" à tout lire et tout déverrouiller, je n'ai aucune idée du jeu qu'a voulu faire Remedy. Jeu narratif ? Sans intérêt tant le scénario est maigre, et pourtant si peu compréhensible, bourré d'inutiles palabres et plein d'incohérences manifestes. Expérience cross-media ? Les cinématiques live sont cheap, moches, et mal jouées, même pas dignes d'une série de milieu d'après-midi surla TNT. Jeu de shoot ? Ca aurait pu, si le tout n'était pas à ce point rongé par la dissonance ludonarrative à tous les étages, que ce soit le caractère du héros (incompatible avec ses génocides permanents), celui de ses potes (qui soit travaillent pour un tueur sans souci particulier, soit sont carrément eux-mêmes des tueurs) ou le nombre terrifiant de documents à lire en pleine partie (qui cassent le rythme et prennent littéralement des heures sur toute la partie, en plus d'être de toute manière ennuyeux). Je ne sais pas si quelqu'un, à un moment, a testé le jeu et vérifié qu'on s'y amusait effectivement, ou au moins que la promesse de révolution narrative tant vendue avait été tenue. Quantum Break sent très fort le triple-A next gen, mais à quasiment aucun moment il ne justifie tout ce pognon investi. Je suis resté bouche bée devant la répétitivité des décors (toujours des hangars ou des bureaux), devant la nullité de l'antagoniste (une multinationale maléfique à l'iconographie ridicule et aux hommes de main paumés dignes d'une scène d'Austin Powers), devant l'absence de charisme de chaque personnage secondaire (malgré leur photoréalisme), devant l'évolution de l'histoire qui résume l'idée d'une faille temporelle à une succession d'explosions au ralenti, et qui se conclut en laissant plein de questions en suspens. Quantum Break propose pourtant une infinité d'idées, mais celles-ci sont systématiquement mal exploitées, au point de finir par ressembler à une créature de Frankenstein, une sorte de croisement répugnant entre le pire de la télévision et le pire du AAA formaté. Il ne m'aura fallu que 12h pour terminer le jeu à 100% dans son mode de difficulté supérieur en ayant vu tous les embranchements (insignifiants), mais quasiment aucun moment n'a un tant soit peu valu le détour. Un gâchis d'autant plus triste qu'on sent une réelle envie de bien faire et une qualité de production palpable, qui constitue le meilleur travail technique de Remedy à ce jour.
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    Outlast 2 (2017)

    Sortie : . Aventure et survival horror.

    Jeu vidéo de Red Barrels sur Nintendo Switch, PC, Mac, PlayStation 4 et Xbox One

    PC - Non fini

    Pas très fan du premier Outlast, à mes yeux correct mais très surévalué, mais étant un grand fan de jeux d'horreur, je me suis laissé tenter. En fait, ce n'est même plus du survival horror : c'est de la foire à la saucisse pour youtuber de 12 ans aimant se filmer à hurler devant son écran. Le jeu mélange toutes les influences, des villages de damnés à la Resident Evil 4 en passant par l'école urbaine hantée, avec des bouts de tripaille, des bébés morts et des râles sataniques partout. Là où certains First Person horrifiques s'en sortent avec un esprit finalement similaire (Resident Evil 7 ou Condemned), Outast 2, lui, ne sait comment lier ses multiples inspirations, et d'ailleurs ne semble même pas chercher. Le scénario est raconté par des bouts de papier visiblement écrits par des stagiaires émo-gothiques, tandis que le gameplay consiste uniquement en un perpétuel jeu du chat et de la souris avec des ennemis aux apparitions scriptées pour générer un maximum de jump scares, et au pathfinding tellement cheaté qu'on n'est même plus dans une idée de "gameplay". J'ai dû devenir fou à la dixième tentative de pousser une charrette en étant constamment assailli par une sorcière passant son temps à se téléporter dans mon dos malgré mes efforts pour la semer. Par rapport au premier Outlast, cette suite exagère volontairement la pénombre (histoire de forcer à utiliser un maximum la vision nocturne) et les présences hostiles, auxquelles il faut échapper en utilisant la solution pensée par les développeurs, qui est rarement la plus logique ou la plus évidente. C'est toujours très dommage, car on voit bien que derrière tant d'amateurisme et de paresses de design, les graphismes, l'ambiance sonore, le body awareness et même certains gimmicks narratifs sont très sympathiques (notamment le rôle du camescope). Avec tous ses passages qui m'ont rendu dingue et l'ignoble rigidité de ses contrôles, avec son ton excessif et peu maîtrisé, Outlast 2 m'a donné l'impression d'une occasion encore plus manquée que son prédécesseur.
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    Ni no Kuni II : L'Avènement d'un nouveau royaume (2018)

    Ni no Kuni II : Revenant Kingdom

    Sortie : . RPG.

    Jeu vidéo de Level-5 et Bandai Namco Games sur PlayStation 4 et PC

    PC - Fini

    Véritable RPG japonais "pour les nuls", ce jeu est aussi agréable à parcourir (grâce à une excellente qualité de production et une atmosphère légère réussie) qu'inconsistant et répétitif (à cause d'une difficulté absente et d'un bien trop grand classicisme de surface). Ni No Kuni II est une belle occasion pour les joueurs PC de profiter d'un jeu "à la Dragon Quest", avec son ton naïf, ses couleurs bariolées et son système de jeu addictif, mais guère plus. On sent le jeu calibré pour plaire à un jeune public, et malgré quelques originalités sympathiques (la gestion de royaume, le simili-RTS light intégrés) le jeu échoue à installer une véritable magie ou une réelle personnalité. A tenter en soldes ou si on est en manque.
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    Conan Exiles (2018)

    Sortie : . Action-Aventure, bac à sable et survie.

    Jeu vidéo de Funcom sur PC, PlayStation 4 et Xbox One

    PC - Non fini

    Il y a plus de dix ans, je m'amusais sur Age of Conan, un MMO du même Funcom, aux mécaniques classiques mais solides et graphiquement très réussi. Du coup, je ne peux pas expliquer quel cataclysme a frappé le studio nordique sur Conan Exiles, chopé au hasard d'un Humble Monthly. Le jeu est littéralement fini à l'urine, une expression que je n'emploie pourtant pas à la légère. Graphiquement dégueulasse avec des décors pauvres, un aliasing dévorant et un downscaling de cochon même en Ultra, doté de l'UI la plus hideuse que j'aie jamais vu sur un jeu PC vendu à ce tarif, le jeu inflige surtout un gameplay d'une chiantitude intersidérale qui ferait passer Age of Conan pour un modèle de variété (et, tant qu'on y est, de clarté). Conan Exiles est à peine digne d'une médiocre version alpha, tant sur le fond que la forme. Tout est laid, inexpliqué et contre-ergonomique à un point hallucinant, qu'il s'agisse des mécaniques de survie, du système de ramassage d'objets (Funcom prouve qu'on peut se foirer sur un point aussi évident), des déplacements rigides et ridicules... Je ne pourrai pas parler des éventuelles qualités qu'on peut y trouver après des dizaines d'heures d'investissement, puisque je n'ai pas dépassé les 120 minutes de jeu. 120 minutes de souffrance et d'incompréhension, qui m'ont en même temps fait espérer très fort la fin proche de la mode des jeux de survie, qui commence à me sortir par les trous de nez si c'est pour se taper ce genre de sous-produits à répétition.
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    Kathy Rain (2016)

    Sortie : . Point’n’click et aventure.

    Jeu vidéo de Clifftop Games et Raw Fury sur PC et Mac

    PC - Fini

    Point'n'click archi-classique qui s'inspire très fortement des jeux de Charles Cecil, Jane Jensen et Dave Gilbert (on retrouve d'ailleurs celui-ci au casting vocal), Kathy Rain raconte une enquête aux frontières du paranormal menée par une jeune motarde rebelle, dont le look rappelle Samantha de Gray Matter et le verbe sarcastique, Nico Collard de Broken Sword. Le pixel art et l'histoire font quant à eux très très fortement penser aux jeux Blackwell. Côté originalité, on repassera, pourtant Kathy Rain garde un charme certain, avec des dialogues plutôt ciselés, bien interprétés, et un style graphique réussi reprenant bien les codes des point'n'click de la fin des années 80. Malheureusement, l'intrigue manque de maîtrise malgré ses inspirations (un peu trop de densité, peut-être), et les énigmes n'offrent guère de résistance, ce qui fait que l'aventure se boucle avec trop de questions en suspens, et sans qu'on n'ait vraiment pu s'imprégner de l'ambiance et des personnages, qui n'ont pas le temps de sortir de leurs caractères archétypaux.
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    The Elder Scrolls : Legends (2017)

    Sortie : . Jeu de cartes et stratégie temps réel.

    Jeu vidéo de Bethesda Softworks sur Nintendo Switch, PlayStation 4, Xbox One, PC, Mac, iPad et Android

    PC - Campagne terminée, parties en JcJ

    Le truc chiant avec les jeux de cartes "mainstream" trop fréquemment mis à jour, c'est que si on s'en éloigne quelques semaines, on est perdu dans la masse de nouveautés. C'est ce qui m'a fait lâcher Hearthstone quelques mois après sa sortie, tant le jeu s'est retrouvé bouffi d'extensions foutant un boxon pas possible dans l'équilibrage et obligeant à revoir perpétuellement ses stratégies en passant par des assemblages de decks bien chiants. Assez fan du genre, je me suis donc mis, un peu par dépit, au pompage made in Bethesda, plus jeune et moins sujet à ces problèmes. Ce fut, avec le recul, un très bon choix. Certes, le jeu copie allègrement le game design et les modes de jeu de Hearthstone, mais il le fait bien. Elder Scrolls Legends est d'une grande propreté technique et ergonomique, avec des duels vivants et des cartes bien conçues. Plus étonnant, le jeu se distingue en fait réellement du jeu de Blizzard à travers plusieurs points : un double système de classe (chaque deck a accès à deux familles de cartes), un double système de rangées sur la table avec chacune sa spécificité, le déclenchement de cartes gratuites spéciales aux joueurs se prenant cher (à constituer dans son deck). Mieux encore, les cartes sont étonnamment bien conçues et l'équilibrage me semble plutôt excellent après 5 heures passées sur le jeu. Par nature, Elder Scrolls Legends reste un jeu de cartes "light" qui sera à surveiller dans son évolution, et j'espère de tout coeur qu'il ne s'égarera pas dans le délire d'extensions et les innombrables bouleversements de Hearthstone.
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    The Banner Saga (2014)

    Sortie : . Stratégie tour par tour, jeu de rôle et tactique.

    Jeu vidéo de Stoic Studio et Versus Evil sur PC, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox One, Mac, Linux, iPad, iPhone et Android

    PC - Non fini

    The Banner Saga est un jeu de stratégie littéraire : comprendre, un peu à la manière de certains C-RPG, un jeu qui met tous vos efforts à la poubelle sur les simples coups de tête d'un scénario qui tue vos personnages ou vous en fait perdre le contrôle de manière totalement arbitraire, alors que vous avez passé des heures à les développer. Malgré des bases intéressantes et une direction artistique réussie, le jeu finit de toute façon par s'essouffler sous la pauvreté de ses phases de combat, qui souffrent d'un manque de profondeur tactique terrible : pas de prise en compte du terrain (hauteur, couverts...), presque aucune différence entre les personnages (les archers ont une portée ridicule, à tel point qu'ils se font défoncer au corps-à-corps le tour suivant le leur), des compétences "spéciales" tellement mal pensées qu'elles font pitié, etc. Sans grand intérêt dans le genre. Bonus : en français, il faut également faire avec une traduction affreuse qui oblige à jouer dans un anglais inversement raffiné qui pose des problèmes de compréhension, même pour un habitué.
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    Little Nightmares (2017)

    Sortie : . Aventure et plateforme.

    Jeu vidéo de Tarsier Studios et Bandai Namco Games sur PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox One et PC

    PC - Fini

    Dans la veine d'un Limbo ou d'un Inside, mais avec moins de puzzles, Little Nightmares sort de l'écurie Tarsier et cela se sent. Le mélange 2D/3D dans les contrôles, l'inertie des déplacements et le manque parfois fatal de précision lors des sauts renvoient à un Little Big Planet... mais l'ambiance pardonne tout. Paumé dans un bateau peuplé de gros lards adipeux, on visite des lieux inquiétants baignés dans des éclairages fascinants, on résout des petites énigmes et on se laisse porter par les enchaînements très naturels de la progression, avec pas mal de petites surprises ou d'audaces artistiques qui laissent coi. On n'est pas dans un glauque hardcore à la Inside, mais plutôt dans la représentation de l'angoisse d'un enfant, ce qui fait que le jeu se laisse parcourir sans trop de pression et invite le joueur à profiter pleinement de ses multiples trouvailles. L'image, le son, les animation, le design incroyable des méchants (qu'il faut toujours fuir) sont autant de délices qui invitent à faire l'aventure d'une traite, ce qui n'est d'ailleurs pas compliqué puisque le jeu se boucle en 3 heures. Au plein tarif de sortie, l'addition était salée, mais au prix réduit actuellement pratiqué, c'est un trip qui vaut le coup, à condition donc de ne pas chercher un jeu à challenge.
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    Bear With Me (2016)

    Sortie : . Aventure.

    Jeu vidéo de Exordium Games sur PC, Mac et Linux

    PC - Non fini

    Le scénario doit sûrement finir par évoluer vers quelque chose de chouette et je regarderai peut-être un jour sur Youtube le dernier chapitre de ce petit point'n'click indépendant. Mais à jouer, Bear With Me est une véritable plaie. Par défaut affublé du sous-titre "Collector's Edition", on pense à une version toute propre, or ce n'est pas le cas : le jeu dégouline de bugs et d'impropretés de finition qui, même pour un jeu indépendant, m'ont gonflé à vitesse grand V. La lenteur ignoble des déplacements, les dialogues pour ne rien dire qui n'en finissent pas, l'humour pas drôle, le mélange raté entre noirceur et légèreté, la tétrachiée de clichés sur l'enfance dans le jeu vidéo, l'UI malfonctionnelle et les énigmes insupportables à résoudre à cause de mauvais feedbacks en tous genres (zone de clic qui ne se déclenche pas, indices faux donnés par l'ours censé mettre sur la voie)... m'ont souvent fait penser à un jeu amateur plutôt qu'indé. Dans le genre très concurrentiel du point'n'click, Bear With Me commet trop d'erreurs fatales pour valoir le détour, même s'il garde un petit "je-ne-sais-quoi" de sympathique qui doit lui donner une certaine unité d'ensemble. A condition qu'on en voie le bout, donc.
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    Frostpunk (2018)

    Sortie : . Survie, gestion et city-builder.

    Jeu vidéo de 11 bit studios sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Mac

    PC - Non fini

    Sur le papier, Frostpunk est un jeu de gestion-stratégie qui a tout pour plaire. La qualité des systèmes, l'intelligence avec laquelle ceux-ci interagissent entre eux, la propreté de l'interface, le renouvellement régulier des défis au cours de la partie : c'est beau, c'est propre, c'est fun à jouer, bref, c'est du city-builder de qualité, avec une infinité d'originalités remarquables : le livre des lois, la gestion de la température, la santé, l'espoir... la liste est encore longue. Et puis, les développeurs ont décidé de forcer le trait sur la noirceur et le sentiment d'échec, exactement à la façon d'un This War Of Mine, en prenant bien soin de noyer le joueur sous les événements scriptés bien lourds et arbitraires qui font petit-à-petit (ou très brutalement, selon les événements) perdre tout contrôle sur sa colonie. Au fil des parties, on se rend compte que Frostpunk est un die and retry, un jeu où l'on réessaye sans arrêt le même scénario en essayant de se rappeler le script odieux que les développeurs ont placé à tel ou tel moment. Il n'existe pas de "bonne" façon de jouer à Frostpunk : tout équilibre n'est que précaire, toute réussite n'est qu'un pas de plus vers un échec programmé. Le jeu perd de plus en plus d'intérêt au fur et à mesure qu'on comprend que quel que soit les efforts, la rigueur et la planification qu'on déploie pour maintenir sa colonie en vie, les développeurs ont prévu, à des instants impossibles à anticiper, d'ajouter des contraintes gratuites qui font littéralement partir en couille une partie de plusieurs heures sans espoir de rattrapage. Il faut toujours échouer, recommencer, échouer de nouveau un peu plus loin, et ainsi de suite jusqu'à avoir la patience de terminer un scénario qui a été prévu pour n'être terminé que d'une et d'une seule façon, en anticipant les pièges et les évolutions néfastes de l'histoire. Du coup, le jeu laisse une désagréable impression de schizophrénie, entre une somme de systèmes passionnants qui mettent la misère à 90% des city-builders indés, et des contraintes arbitraires qui ruinent soigneusement le plaisir de jeu en rouant le joueur de coups sortis de nulle part. Des choix idiots qui ont fini par me faire lâcher l'affaire.
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    The Crew 2 (2018)

    Sortie : . Course.

    Jeu vidéo de Ivory Tower et Ubisoft Entertainment sur PC, PlayStation 4, Xbox One et Stadia

    PC - Non fini

    The Crew 2 est meilleur que le premier au niveau de la variété des épreuves et de la modernité/lisibilité de l'interface. Par contre, il stagne au niveau des graphismes (les décors sont un peu plus jolis, mais les véhicules le sont moins) et au niveau de la philosophie de jeu (micro-transactions toujours trop présentes compte tenu du tarif, et qui n'ont pas grand-chose de micro d'ailleurs). Plus grave, le gameplay est beaucoup moins intéressant que le premier. Encore plus tourné vers l'arcade, The Crew 2 oublie malheureusement d'insuffler de vraies subtilités à la conduite des véhicules, qui se conduisent tous comme des auto-tamponneuses turbopropulsées. L'attrait du tourisme virtuel en prend un coup dans l'aile, tant on se lasse de piloter sans réelle attention tous types de véhicules. Reste une map gigantesque et trois types de véhicules, mais malheureusement rien qui ne justifie vraiment à mes yeux de repasser à la caisse après un The Crew 1 plus inspiré au niveau de la conduite et de la modélisation des véhicules, ce qui devrait être une priorité pour un jeu de conduite.
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    Cuphead (2017)

    Sortie : . Plateforme, action et shoot'em up.

    Jeu vidéo de Studio MDHR sur Xbox One, Nintendo Switch, PlayStation 4, PC et Mac

    PC - Non fini

    Cuphead n'est pas si difficile que ça... mais juste assez pour décourager de s'y remettre régulièrement quand on a comme moi un backlog long comme le bras et qu'on n'a pas des heures devant soi pour réessayer le même boss pour la "seulement" trentième fois. En-dehors de ça, tout a été dit sur le jeu, la maniabilité est excellente, le level design est plutôt très bon, les boss et leurs différentes transformations sont épatantes, et le tout est bien sûr un régal pour les yeux et pour les oreilles avec un mimétisme parfait des dessins animés des années 30 qui en font à vrai dire son attrait principal.
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    The Crew : Calling All Units (2016)

    Sortie : . Course.

    Extension de jeu de Ivory Tower et Ubisoft Entertainment sur PlayStation 4, PC et Xbox One

    PC - Fini

    Jouer à The Crew 2 en weekend gratuit m'a donné envie de réinstaller le premier, que j'avais noté d'un sévère 5/10 à sa sortie en 2014 à cause de ses micro-transactions horribles et de son manque de générosité côté véhicules. Quelle ne fut pas ma surprise de prendre un pied monstre sur ce premier épisode patché, à tel point que cette version me semble préférable à sa suite. Cette "extension" est en réalité une sorte de version remastérisée qui ne dit pas son nom, puisqu'elle inclut en plus toutes les améliorations apportées par les contenus précédents, dont Wild Run et sa refonte graphique. The Crew est devenu étonnamment beau et fluide sur une machine moyenne, tandis que la variété d'épreuves et de véhicules apportées par les deux extensions (axées sur les motos et les courses-poursuites) enrichissent considérablement la carte du monde et le choix chez les concessionnaires. Résultat, même si le jeu est inévitablement plutôt dépeuplé en raison de la sortie de sa suite, cette version "ultime" de The Crew 1 est un véritable plaisir, tant à regarder qu'à jouer, avec une conduite arcade mais pleine de finesse (contrairement à sa suite, à ce qu'il m'a semblé) au sein d'un monde très beau et fluide, avec ENFIN un choix d'épreuves et de véhicules à la hauteur de l'immensité de son univers. C'est malheureusement absurde d'avoir dû attendre le fin du cycle de vie de The Crew pour lui laisser atteindre son plein potentiel, mais "vieux motard que jamais".
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    Metal Gear Solid V : The Phantom Pain (2015)

    Sortie : . Action et infiltration.

    Jeu vidéo de Hideo Kojima, Kojima Productions et Konami sur PlayStation 4, Xbox One, PlayStation 3, Xbox 360 et PC

    PC - Non fini

    50 heures, c'est le temps qu'il m'a fallu avant de jeter l'éponge de lassitude. MGS 5 réussit suffisamment de choses pour donner envie de persévérer des dizaines d'heures : le gameplay d'infiltration impeccable, la progression régulière du héros et de ses équipements, le côté "gestion de base" en forme d'idle game qui fonctionne très bien à défaut d'être profond. Le scénario, tout en étant moins "cinématisé" (une bonne chose, en ce qui me concerne), est passionnant et mis en scène par des cinématiques de compétition certes moins nombreuses, mais pleines de sens et qui s'intègrent parfaitement à la progression. Même l'open world, qui était un vrai piège, fonctionne assez bien en se présentant comme une sorte de hub d'ateliers d'infiltration soigneusement conçus et très plaisants à réaliser... Mais MGS 5 est aussi beaucoup trop long. Les développeurs ont étiré la durée de vie de manière absurde, particulièrement en obligeant à refaire certaines missions dans des modes de difficulté supérieurs (sans que cela soit justifié par l'intrigue) et par de longues phases de flottement où l'on enchaîne parfois des dizaines de missions secondaires en attendant que le scénario veuille bien reprendre. Plus le temps passe, plus MGS 5 devient avare en progression scénaristique, jusqu'à devenir un véritable désert de game design où l'on persiste dans un versant "idle game" mis en avant jusqu'à l'absurde tout en refaisant des missions sans le moindre plaisir. Plus on joue à MGS 5, plus celui-ci semble impossible à finir. C'est la première fois que je lâche un jeu en cours de route après y avoir investi autant de temps.
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    Until Dawn (2015)

    Sortie : . Aventure et fiction interactive.

    Jeu vidéo de Supermassive Games et Sony Interactive Entertainment sur PlayStation 4

    PS4 - Fini

    Until Dawn est une sorte de mélange providentiel entre le tourangeau "Obscure" (paix à son âme) et les jeux Telltale. Soit un film d'horreur interactif où l'on incarne alternativement 8 adolescents paumés (ici, la nuit dans la montagne enneigée), en essayant à la fois de comprendre ce qu'il se passe et d'éviter de faire mourir les personnages. Très inspiré par les slashers de la fin des années 90 comme Scream ou Souviens-toi, l'été dernier, Until Dawn brille par sa phénoménale qualité de production : on y retrouve des stars du grand écran (notamment Rami Malek et Hayden Panettiere) modélisés et animés dans une 3D troublante de réalisme, tandis que la mise en scène assure des moments d'anthologie qui n'ont pas à rougir de leurs inspirations cinématographiques. Ce jeu m'a fait furieusement penser à ce que pourrait donner un jeu Quantic Dream s'il se prenait moins la tête : ici, le côté série B est totalement assumé et desservi par un game design simple mais pur, et surtout un scénario idiot mais paradoxalement haletant qui donne envie de se faire le jeu d'une seule traite. Les développeurs ont pensé à intégrer tout un système de cause à effet, une vraie logique dans l'enchaînement des événements, et ont pensé à rendre chaque "mort" de personnage évitable à condition d'avoir bien analysé les indices à disposition. Mon seul regret a été que l'histoire parte trop en sucette sur la fin, avec une série de plot twists moins intéressants que le début de l'aventure. Mais Until Dawn est tellement unique dans son genre qu'il serait de toute façon criminel de passer à côté.
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