Top 10 Films selon Westmat

Avatar Westmat Liste de

9 films

par Westmat contribuant au Top 100 films des Tops 10

Un Top 10 est toujours un exercice difficile. Qui s'y ai déjà essayé connait les choix drastiques (voire arbitraires?) qu'il nous oblige à faire. Il ne sera jamais représentatif, jamais exhaustif, mais il est là, mouvant au gré de fulgurantes découvertes ou figé à jamais par des œuvres qui ont trouvées un écho indéfinissable dans mon fort intérieur.

L'ordre importe peu. Après tout il y a ici des œuvres de toutes catégories, de toutes époques, difficilement comparables.

Top 10 alternatif : http://www.senscritique.com/liste/Top_10_alternatif/1218770

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  • 1
    Bande-annonce

    Porco Rosso (1992)

    Kurenai no Buta

    1 h 34 min. Sortie : . Animation, aventure, fantastique et romance.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Jean Reno, Adèle Carasso, Jean-Luc Reichmann

    Ainsi que "Le voyage de Chihiro", "Le château ambulant", "Princesse Mononoké" et de manière général le travail de Hayao Miyazaki (et de son acolyte Joe Hisaishi).

    A ma connaissance, rare sont les réalisateurs qui savent parler aux enfants et aux adultes avec une telle finesse, une telle inventivité et un tel sens du propos.

    Miyazaki a toujours su me toucher, m'emmener dans des univers colorés, parfois enfantins et doux, parfois sombres et durs mais toujours incroyablement riches.

    Je suis amoureux de son cinéma, depuis longtemps maintenant. C'est l'un de mes premiers amours, celui qui parle au cinéphile et à l'enfant qui est en moi. Ce sont des musiques qui me font m'envoler très haut à la découverte d'un château qu'il soit dans les nuages ou dans la brume. C'est enfin des messages d'une grande importance car si chacun de nous avait un peu plus de Totoro au fond de son cœur, le monde s'en porterait mieux.

    Porco Rosso reste pour moi l’œuvre qui me parle le plus dans sa mélancolie de l’âme, et qui me déchire le cœur visionnage après visionnage avec la même puissance.

    Alors merci pour tout M. Miyazaki de me faire rêver tout au long de mon existence. Merci.

    -> Critique
  • 2
    Bande-annonce

    Blade Runner (1982)

    1 h 57 min. Sortie : . Science-fiction, film noir et thriller.

    Film de Ridley Scott avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Sean Young

    Il m'est impossible à présent d'imaginer mon top 10 sans lui. Revu au cinéma il y a peu, sa grandeur m'a prise en étau. Il s'est imposé à moi comme une évidence.

    Ridley Scott frappe un grand coup, dans un mélange d'une telle perfection qu'il ressemble à s'y méprendre à un coup de chance. Tout est irréprochable : l'ambiance, les jeux de lumières, le rythme lancinant, la musique, la photographie, les effets spéciaux, le propos sous-jacent, les acteurs. Rutger Hauer est habité par son rôle et touche la grâce, Sean Young est mon symbole éternel d'érotisme.

    Je frissonne de parcourir cette ville de Los Angeles désincarnée. J'ai envie que Sean Young détache ses cheveux et que dans la pénombre nous fassions l'amour. Je cri aux Replicants qu'ils sont d'une humanité qui me transperce le cœur.

    Et je marche, sous la pluie continue, à la lumière des néons. Je marche.
  • 3
    Bande-annonce

    Il était une fois en Amérique (1984)

    Once Upon a Time in America

    3 h 49 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Sergio Leone avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern

    Attaquer un monument comme Once Upon a time in America, c'est être sûr de vivre un grand moment de cinéma. Être happé par le score d'Ennio Moriconne, subjugué par la beauté des plans et harassé par le mythe qui se dessine devant nous.

    Aborder une œuvre fleuve, c'est surtout passer par tous les sentiments possibles : le doute, la joie, la peine, l'attendrissement, la révolte, l’incompréhension, la tristesse, la colère, et en un sens l'harmonie. C'est atteindre la quintessence.

    Tout dans le cinéma amène à ce point culminant de décors, de cadre, de jeu, d’émotionnel et j'ose le dire : de vie tout simplement. Un cinéma du non-dit d'une puissance évocatrice qui nous transcende. Grandiose. Merci Sergio Leone.

    Il figure au côté de "Once Upon A Time in America", mais pour éviter d'avoir deux Leone, je le case là (économie de moyens tout ça tout ça). Le grand "Il était une fois dans l'Ouest" est également au même niveau.

    Pour son introduction, pour ce regard perçant de Charles Bronson et pour les notes d'Ennio Morricone qui résonnent à jamais dans l'Ouest. Tout y est majestueux et d'une maîtrise formelle éblouissante.

    Les 20 premières minutes sont à elles seules une leçon de cinéma, où comment introduire chaque personnage en les transcendants instantanément d'humain à légende.

    Film tu me terrasses à chaque visionnage avec ta puissance d'évocation. Que ton duel final reste à jamais dans les mémoires : https://www.youtube.com/watch?v=-nF_TNklTGI
  • 4
    Bande-annonce

    Mulholland Drive (2001)

    Mulholland Dr.

    2 h 27 min. Sortie : . Drame, thriller et romance.

    Film de David Lynch avec Naomi Watts, Laura Elena Harring, Ann Miller

    Une claque. Incommensurable. David Lynch m'a mit à terre et j'ai bien du mal à m'en remettre. La richesse de son métrage est vertigineuse, son analyse de l'amour d'une justesse déchirante, sa critique d'un système brillante de retenue.

    Mulholland Drive à clairement sa place dans mon top 10, sans la moindre hésitation.

    -> Critique
  • 5
    Bande-annonce

    Apocalypse Now (1979)

    2 h 27 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvall

    Il faut de sacrés attributs pour mêler avec une telle perfection guerre et introspection onirique/philosophique sur l'être humain, spectacle explosif et contemplation, esthétisme naturel et vision horrifique, militaires et autochtones, beauté et horreur, etc. etc.

    Le film n'est que constante opposition, entre l'interne et l'externe, ce que nous voyons et ce que nous ressentons. Dès l'introduction, Francis Ford Coppola se fend d'un esthétisme pictural qui n'est pas sans rappeler les peintures ocres de Monet. Il poursuit sa quête par le portrait cynique d'une Amérique arrogante, ignorante des enjeux dans lesquelles elle s'est mise. Puis peu à peu, distillant les pièces qui composent le colonel déchu, Coppola édifit son propos final. Au gré du fleuve qui remonte à la source, il assemble les pièces. Les eaux tumultueuses laissent place au calme perfide. C'est là, dans les brumes du bout du monde qu'apparaît l'onirisme que l'on attendait pas.

    L'horreur qui émanait tout le long du métrage prend ici un visage. Conséquence directe des mutilations psychologiques de la guerre, le Colonel théorise sur son humanité pour atteindre le rang de surhomme. Désespérer, il démembre, il esthétise l'horreur pour tenter de se transcender. C'est pourtant de cette démarche que s'érige sa propre humanité, insoutenable, monstrueuse. L’apocalypse est là, maintenant.

    Coppola frappe très fort avec Apocalypse Now, nous invite à contempler l'horreur et nous on reste scotché par tant d'audace et on dit merci.
  • 6
    Bande-annonce

    2001 : L'Odyssée de l'espace (1968)

    2001: A Space Odyssey

    2 h 40 min. Sortie : . Aventure et science-fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester

    Je ne fais pas vraiment dans l'originalité je vous l'accorde mais quand une oeuvre est à ce point novatrice, grandiloquente, d'une profondeur abyssale difficile de passer à côté.

    Le grand Maître Kubrick est bien là. A travers ce choix je rend également hommage à l'ensemble de sa filmographie d'une maîtrise éloquente.

    Pour revenir à l'oeuvre, quel métrage a si bien su parler de l'humanité? De ses forces et ses faiblesses? De sa création à son renouveau? Une immersion des plus incroyables au cœur de notre histoire, grâce au formidable travail sur les maquettes, effets spéciaux, sur les symbolismes ou le HAL 9000 (et ce duel entre l'Homme et la machine d'une modernité ahurissante).

    2001 : L'odyssée de l'espace est de ces films qui se domptent petit à petit. Cependant, une fois que l'on a percé la carapace de ce monument, c'est notre vision du monde que l'on peut redéfinir.

    Pour ce cinéma de l'existentialisme, pour ce cinéma qui arrive à questionner ma propre existence, je remercie Stanley Kubrick. Merci de m'avoir apporté autant.
  • 7
    Bande-annonce

    Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du roi (2003)

    The Lord of the Rings: The Return of the King

    3 h 21 min. Sortie : . Action, aventure et fantasy.

    Film de Peter Jackson avec Elijah Wood, Sean Astin, Viggo Mortensen

    Les années 2000 ont vu naître ce qui deviendra l'une des plus belle saga d'heroic fantasy adapté à l'écran. Rarement un tel spectacle m'a été offert, aussi bien dans sa forme que dans son fond. Une saga qui, malgré ses 15 années ne prend pas une ride.

    Le souffle épique qui la parcours, la traversé de paysages somptueux, la très belle introduction que constitue "la communauté de l'anneaux", la prouesse technique que constitue Gollum, la musique, les CGI, les personnages emblématiques qui marquèrent le 7ème art... Tout ceci tend à me faire aimer profondément le Seigneur des Anneaux.

    "One Ring to rule them all, One Ring to find them, One Ring to bring them all and in the darkness bind them".
  • 8
    Bande-annonce

    Psychose (1960)

    Psycho

    1 h 49 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Anthony Perkins, Janet Leigh, John Gavin

    Il faut du talent, beaucoup de talent pour faire frissonner pendant plus d'un demi-siècle des spectateurs totalement différents, et à l'heure d'aujourd'hui peu impressionnables.

    Je veux rendre hommage à Hitchcock qui à su imposer sa vision du cinéma pour des décennies. Virtuose du rythme et du suspens, Psychose est un beau cadeau qu'il nous fait. Souvent surprenant, parfois grinçant, psychologiquement instable, Psychose nous plonge dans un voyeurisme délectable.

    Alors on dit merci, tout simplement. Puis l'on retourne prendre sa douche en compagnie de la belle Janet Leigh. Après tout, que pourrait-il arriver?
  • 9
    Bande-annonce

    La vie est belle (1946)

    It's a Wonderful Life

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Frank Capra avec James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore

    C'est beau. Le plus simplement du monde, c'est beau. Je suis un éternel optimisme et l'ambiance actuelle n'aide pas vraiment à combler cette état de fait. Alors quand Frank Capra m'offre un morceau de cinéma sublime dans sa simplicité, dans son regard candide (naïf diront les mauvaises langues) sur le monde, moi j'ouvre les bras, mon cœur et mon âme et je dis oui!

    Merci pour ce moment M. Capra, merci du fond de mon petit cœur cinéphile.

    -> Critique