Vertige du Verbe, Silence des Mots

Avatar Aurea Liste de

87 films

par Aurea

Des films (aimés ou non) lents, voire contemplatifs, où pourtant la parole est reine, mais abondant ou chargé d'émotion, le verbe, s'il sert de déclencheur, n'explique rien : l'essentiel est au-delà des mots, comme nimbés d'un halo de silence.

Voix off, comédies et "Screwball comedies" exclues.

Haewon et les hommes en couverture

Merci à Catleya, Louisette, Docteur_Jivago, Plume231, Bob Fishermann, Swamp_Thing, HajHajjoura, Brice Alves, Ticket_007 et No_Hell pour leur participation

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    La Vierge mise à nu par ses prétendants (2000)

    Oh! Soo-jung

    2 h 06 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hong Sang-soo avec Eun-ju Lee, Moon Sung-geun, Won-hee Cho

    "J’avais paradoxalement besoin de tout écrire pour éviter que les dialogues ne transportent des prétendus messages ou paroles définitives - je voulais des dialogues légers, transparents, sans aucune signification symbolique. Avec des acteurs professionnels, il y a le risque de les laisser improviser et de les voir tenter de délivrer un message sur leurs personnages ou sur le film - il fallait arriver à les contrôler."

    Hong Sang-Soo
  • Bande-annonce

    Haewon et les hommes (2013)

    Noogooui Daldo Anin Haewon

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Hong Sang-soo avec Lee Sun-Kyun, Jung Eun-Chae, Yu Jun-Sang

    "l y a, dans "Haewon et les hommes" une drôlerie mélancolique, une intelligence du dialogue, une manière simple et rohmérienne de filmer des hommes maladroits, ivres d'amour ou d'eux-mêmes, tourner autour d'une jeune étudiante."
  • Bande-annonce

    Matins calmes à Séoul (2011)

    Book chon bang hyang

    1 h 19 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hong Sang-soo avec Yu Jun-Sang, Song Seon-Mi, Baek Jong-Hak

    "A peine écrit et pourtant très dialogué, "The Day He Arrives" transpire la liberté (le film a même été converti en noir et blanc, au montage, sur un coup de tête). D'une grande fluidité de mise en scène, HSS joue un peu avec le spectateur, ce film est à la fois grave et léger, terriblement humain, en proie aux mêmes incertitudes que son personnage principal."
  • Bande-annonce

    Hill of Freedom (2014)

    Jayuui Eondeok

    1 h 06 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Hong Sang-soo avec Ryo Kase, Moon So-ri, Seo Young-Hwa

    "Depuis toujours, les personnages de Hong Sang-soo ont les pires difficultés à se faire comprendre, à ­exprimer leurs sentiments. Dans Hill of freedom, la communication est d'autant plus malaisée que les dialogues se font dans un anglais rudimentaire. De ces échanges maladroits naissent de savoureux effets comiques. Mais aussi une déclaration d'amour à faire fondre les coeurs les plus endurcis."
  • Scènes de la vie conjugale (1974)

    Scener ur ett äktenskap

    2 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Liv Ullmann, Erland Josephson, Bibi Andersson

    "Certains plans sont magistraux. Les dialogues le sont encore plus, même s'ils ont parfois tendance à s'étirer en longueur.

    La vision du réalisateur est certes plutôt pessimiste (pour lui la vie en couple tue l'amour, et ce de manière inexorable; ce n'est qu'en créant le manque que l'amour revient, autrement il tend à s'estomper et à laisser place à une affection qui se transforme en amour feint) mais le fait est que son regard acéré, servi par une caméra non moins acérée,a permis un vrai tableau du couple moderne, lucide et intense autant dans le fusionnel que dans le dégoût mutuel, alternance nécessaire dans le couple à la Bergman."
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    Sonate d'automne (1978)

    Höstsonaten

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Lena Nyman

    "Une des plus belles scènes de dialogue via la musique jamais réalisée.
    Montage dynamique : il ne s'attarde pas, même après un dialogue dense. Tout va très vite, les personnages vont droit au but, sauf la mère, qui s'agite…
    Film sur la perversion narcissique, "la haine de l'amour".
    A vouloir se protéger de tout, on s'enferme et on ne vit rien avec intensité et émotion. On a perdu le don des larmes et l'on n'a aucun souvenir."
  • De la vie des marionnettes (1980)

    Aus dem Leben der Marionetten

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Heinz Bennent, Rita Russek, Robert Atzom

    "Film composé essentiellement de scènes de dialogue parfois longues mais qui prennent tout leur sens à la fin du film, et qui tentent de décortiquer, de décomposer les événements pour comprendre ce qui a bien pu conduire Peter Egermann au meurtre d'une prostituée.

    Bergman s'identifie complètement à ses personnages, s'inspire de sa vie et de personnes réellement côtoyées (l'homosexuel entre autres) : Flaubert disait "Madame Bovary, c'est moi", Bergman pourrait tout à fait reprendre cette formule pour Peter ou même Katarina. L'analyse psychologique est très fine, on est proche de la psychanalyse."
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    Husbands (1970)

    2 h 11 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de John Cassavetes avec Ben Gazzara, Peter Falk, John Cassavetes

    "Le jeu des acteurs est ultra-réaliste et leurs dialogues, très originaux, semblent improvisés (ce qu'ils sont très certainement pour une part), rendant le film assez imprévisible et excitant.
    La lenteur de l'oeuvre permet au scénario de rester minimal, comme une nouvelle: des hommes s'ennuient, ils partent à l'aventure mais ne la trouvent pas..."
  • Bande-annonce

    Faces (1968)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec John Marley, Gena Rowlands, Lynn Carlin

    "Cassavetes enregistre sans discontinuer les corps-à-corps de ses cobayes consentants, tous offerts à la caméra sans fausse pudeur.
    Faces ne donne pourtant rien à voir d’ostensiblement sexuel, mais la crudité des dialogues, la sensualité des empoignades, l’abandon absolu des corps, désinhibés par la fatigue et l’alcool, littéralement en transe, rendent le film extraordinairement impudique."
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    Une femme sous influence (1974)

    A Woman Under the Influence

    2 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Cassavetes avec Peter Falk, Gena Rowlands, Fred Draper

    "Aucun film sur la folie et la solitude ne peut rivaliser avec cette oeuvre fulgurante. Gena Rowlands s'est totalement engagée dans ce rôle. Son interprétation reste aujourd'hui sans égale. névrose, angoisse, désarroi, hystérie son expression bascule sans cesse d'un registre à l'autre avec la même subtilité.
    La prestation est stupéfiante. On reste saisi devant ce cinéma-vérité où le moindre dialogue sonne juste où la direction d'acteur est sans faille. Peut-être le meilleur film de Cassavetes avant son éblouissant testament Love Streams."
  • M/other (1999)

    2 h 27 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Nobuhiro Suwa avec Tomokazu Miura, Makiko Watanabe, Ryudai Takahashi

    "Le dialogue se fait par téléphone, sans se voir.
    Petit à petit transparaît la fissure du couple, des rapports humains. L'arrivée de l'enfant est tel un tremblement de terre, un tsunami.
    Elle balaie toutes les constructions dont les fondations sont trop faibles. Si la relation Aki / Tetsuro semble en réchapper, ce n'est qu'au prix de disputes et de remises en question. Car le garçon est le catalyseur qui révèle le couple à lui-même, et qui accentue leur désunion ou leur amour."
  • Un couple parfait (2006)

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Nobuhiro Suwa avec Louis-Do de Lencquesaing, Jacques Doillon, Alex Descas

    "La confusion entre acteur et personnage, jeu et improvisation, surface de l’image et être profond, est bien sûr au cœur du travail de Suwa, et cette méthode est aussi le plus souvent couronnée de succès, à hauteur des risques inévitables.
    Quand Marie reproche à Nicolas de n’être qu’un bourgeois mondain, quand elle hésite encore sur la robe à mettre alors qu’ils sont à la bourre pour le mariage, quand, vers la fin de la fête, Doillon esquisse un monologue sur l’enfance ou quand, au bout de la nuit, Nicolas rencontre un pilier de bistrot, ce sont là des scènes qui comptent."
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    Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (1996)

    2 h 58 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Arnaud Desplechin avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Devos, Emmanuel Salinger

    "Arnaud Desplechin filme un microcosme qu’il connaît sur le bout des doigts. Assisté d’Emmanuel Bourdieu, dont les dialogues savoureux constituent le point d’orgue de ce roman d’initiation, l’auteur d’Esther Kahn réussit le pari de rendre passionnantes les différentes histoires d’amour de Paul Dédalus,
    flamboyant personnage qui ne peut jouir qu’en vomissant une tonne de mots, des phrases dont le seul but est de magnifier la pensée.
    Au premier abord, la réticence est de rigueur.
    Dédalus est un être que l’on aime à détester, voire à frapper..."
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    Rois & Reine (2004)

    2 h 30 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Arnaud Desplechin avec Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric, Jean-Paul Roussillon

    "Des scènes et des dialogues qui alternent le pompeux et le génie : pas entièrement convaincue mais certains thèmes abordés notamment, le sont avec finesse (l'absence de père, l'orgueil/ l'égocentrisme, la psychiatrie etc...) un film qui donne envie de se pencher sur la filmographie du réalisateur."
  • Bande-annonce

    Un conte de Noël (2008)

    2 h 30 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Arnaud Desplechin avec Catherine Deneuve, Jean-Paul Roussillon, Anne Consigny

    "- Excuse-moi, tu as une myélodysplasie et, moi, je suis en parfaite santé. Et tu as besoin de ma moelle !
    - Que tu es prétentieux... »
    Dialogue moqueur et iconoclaste qui reflète l'originalité de ce règlement de comptes à Roubaix, qu'on pourrait qualifier - non sans audace - de « western bergmanien ». Reste à savoir de quel film de Bergman ce rejeton est le plus proche : de Fanny et Alexandre, pour son côté douillet, ou de Saraband, pour sa férocité."
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    Intérieurs (1978)

    Interiors

    1 h 33 min. Sortie : . Drame.

    Film de Woody Allen avec Kristin Griffith, Mary Beth Hurt, Richard Jordan

    "Si Woody Allen abandonne aussi les dialogues brillants et débordants d’esprit pour des échanges banals - que l’on pourrait croire plats- il ne serait pas lui même s’il n’introduisait pas, à un moment ou à un autre, une pirouette dans son propos. Et cette tâche est dévolue à la nouvelle compagne du père. Vêtue de rouge, couleur criarde parmi les tons neutres des intérieurs, elle symbolise la joie de vivre, l’absence de peurs et pourtant ce n’est pas dans l’art qu’elle puise sa force, mais la cuisine, le vin, la danse et les après-midi au soleil…"
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    Manhattan (1979)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, Michael Murphy

    "Manhattan, cadencé au rythme de dialogues brillants, mis en scène avec une beauté plastique que Woody Allen ne retrouvera jamais plus, poème proche de l'élégie, s'inscrit indéniablement comme le sommet de l'art de son auteur, et regorge d'images qui font partie à jamais de la mémoire des
    cinéphiles."
  • Bande-annonce

    Annie Hall (1977)

    1 h 33 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, Tony Roberts

    "La légèreté dans ce film n’est pas étrangère à toute forme de profondeur.
    Les dialogues sont pétillants, les répliques cultes fusent et l’efficacité des gags témoigne du talent comique de celui qui a commencé dans l’écriture de sketches.
    Si le film est très drôle, cette légèreté dans la tonalité apparaît indissociable sinon au service d’une conception pessimiste du monde et d’un regard tragique sur l’amour et l’impossibilité d’oublier. Cette recette singulière est celle qui marquera des films aussi réussis et divers que Zelig ou La Rose Pourpre du Caire."
  • Bande-annonce

    Metropolitan (1990)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Whit Stillman avec Chris Eigeman, Taylor Nichols, Allison Parisi

    "Le début du film fait penser furieusement à Woody Allen: une musique délicieusement jazzy, un cadre new-yorkais on ne peut plus huppé, des dialogues pleins de verve avec des punchlines tous les trois mots.
    Mais non, « Metropolitan » est le premier long-métrage d’un certain Whit Stillman. Et malgré les apparences, ce réalisateur n’est pas le fils caché de Woody, ce n’est pas son alter ego ou son suiveur.
    C’est juste un diplômé de Harvard, journaliste de son état, qui a décidé un beau jour de se mettre au cinéma… N’ayant pas trop d’idées de sujet de film, il s’est (comme beaucoup) inspiré de sa propre existence..."
  • Bande-annonce

    La Maman et la Putain (1973)

    3 h 35 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Jean Eustache avec Bernadette Lafont, Jean-Pierre Léaud, Francoise Lebrun

    souffrance et tourment amoureux sont au coeur du film et le temps se passe, s'étire et se perd en longues scènes de discussions dans les chambres et les cafés où l'on boit, fume beaucoup, tout occupés que l'on est à se découvrir, se dévoiler, se confronter et parfois s'aimer.

    Extrait de ma critique
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    Conversation(s) avec une femme (2006)

    Conversations with Other Women

    1 h 25 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Hans Canosa avec Aaron Eckhart, Helena Bonham Carter, Yury Tsykun

    "Le principe du "split screen" est ici omniprésent. En règle générale, on voit un personnage de chaque côté. Heureusement, on ne les voit pas à des moments différents, mais en même temps.
    En fait, cet homme et cette femme (dont on ne connaîtra jamais les noms) passent toute leur soirée ensemble. Ils ne font quasiment que discuter et les 80 minutes du film sont filmées en temps réel.
    Pendant qu'ils discutent, on peut voir chacun des deux personnages dans une partie de l'écran. Cette idée permet de voir en temps réel les réactions et expressions de visage des
    deux acteurs, même lorsqu'il écoutent l'autre parler, ce qui est assez innovant."
  • Bande-annonce

    Copie conforme (2010)

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Abbas Kiarostami avec William Shimell, Jean-Claude Carrière, Agathe Natanson

    "Le réalisateur se livre à un exercice de style autour d'une histoire conjugale et d'une joute verbale.
    Intelligents, voire brillants, les dialogues n'en demeurent pas moins trop écrits pour être vraiment émouvants et faire oublier l'artifice de la mise en scène. En témoigne la rencontre avec l'homme et la femme sur la place du village, qui sonne absolument faux. Dans le genre du drame conjugal fondé sur une longue conversation, on peut largement préférer, parmi les films assez récents, Conversation avec une femme, de Hans Canosa."
  • Ma nuit chez Maud (1969)

    1 h 50 min. Sortie : . Romance.

    Film de Eric Rohmer avec Jean-Louis Trintignant, Françoise Fabian, Marie-Christine Barrault

    « La description de la vie provinciale, de son climat feutré, assourdi, un peu étouffant, est d’une finesse et d’une justesse qui n’ont d’égales, dans la constance, que la peinture subtile des rapports qui s’établissent entre les divers protagonistes. C’est un film où prédomine la qualité de la parole, une intelligence étincelante mais froide qui combine, entre les êtres, de perpétuelles parties d’échecs où Dieu, le Diable et le pari de Pascal sont des « pièces à conviction » magistralement manipulées».
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    Le Genou de Claire (1970)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Jean‐Claude Brialy, Aurora Cornu, Béatrice Romand

    "Le Genou de Claire, réalisé en 1970, un un an seulement après le magnifique Ma Nuit chez Maud, représente à sa façon toute l’essence, tout l’art rohmerien, dans le dialogue comme dans la mise en scène.
    Durant des décennies le réalisateur mettra à l’honneur le jeu des rencontres et des hasards, le marivaudage, mais surtout et pour l’essentiel, la beauté et l’intensité de la rencontre amoureuse et la façon dont celle-ci bouleverse les existences.
    Loin d’être improvisés, les films de Rohmer reposent au contraire sur une précision millimitrée dans le placement des acteurs, une recherche travaillée du rythme (dialogue, respiration), tout en laissant les comédiens développer leur palette d’émotions. Le résultat est souvent étonnant de fraîcheur et de spontanéité."
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    L'Amour l'après-midi (1972)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Bernard Verley, Zouzou, Francoise Verley

    "D'un style moins emprunté qu'à l'accoutumée, ce sixième et dernier chapitre s'affirme effectivement comme un métrage moins grandiloquent que les précédents, sans pour autant laisser de côté la verve littéraire de l'auteur."
    Le phrasé rohmerien et la simplicité stylistique sont donc encore au goût du jour, mais avec moins d'insistance qu'auparavant. Il s'agit par conséquent d'un film étrangement maîtrisé, d'une évidence naturelle..."
  • Une femme mariée (1964)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean-Luc Godard avec Macha Méril, Bernard Noël, Philippe Leroy

    "Manifestement sous influence bergmanienne, iGodard pique au maître suédois pas mal d'éléments (les très gros plans sur des corps disposés géométriquement, les regards caméra qui sont autant de questionnements moraux adressés aux spectateurs), tout en plantant définitivement le "style-Godard" de toute cette période : les monologues improvisés qui vont jusqu'à la gène évidente de l'acteur, les brusques invasions de son qui viennent brouiller les dialogues, la somme de faux raccords, le montage "illogique", etc. Il n'oublie pas en plus d'être bien de son temps, en évoquant quelques thèmes féministes courageux (la contraception, le sexe libre) et en inventant des personnages modernes et libérés.
    Moins abscons que pas mal de ses films, plus modeste en quelque sorte, c'est plutôt un bon moment intrigant et éminemment personnel."
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    Masculin, Féminin (1966)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Luc Godard avec Jean-Pierre Léaud, Chantal Goya, Marlène Jobert

    "Le film prétend montrer "15 faits précis" annoncés par des cartons. Ces derniers sont aussi utilisés à des fins de commentaire et l'un d'entre eux livre la célébrissime formule qui servira de définition à toute une génération hésitante entre une conscience politisée et l'insouciance : "Les enfants de Marx et du coca cola. Comprenne qui voudra."
    Un autre dit : "Le philosophe et le cinéaste ont en commun une certaine manière d'être, une certaine vue du monde qui est celle d'une génération". Perce là l'idée de Godard selon laquelle le monde n'est beau que si on arrive à le penser.
    Le philosophe pense en donnant du sens, le cinéaste pense en donnant une forme. Le but est de présenter la trace de l'effort vers la saisie de ce réel. Il faut "faire rendre gorge à la réalité" comme le dit Godard à cette époque."
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    Une femme est une femme (1961)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Luc Godard avec Anna Karina, Jean‐Claude Brialy, Jean-Paul Belmondo

    "Visionnaire, Godard nous raconte lʹémancipation de la femme au travers dʹune intrigue à laquelle chacune pourra sʹidentifier. Léger donc, le film ressemblerait presque à une comédie romantique actuelle.
    Il nʹen a pourtant que la romance et lʹhumour car les dialogues sont dʹune profondeur très recherchée et le jeu dʹacteurs inouï.
    Les passages où Aznavour pousse la chansonnette sont par ailleurs fabuleux, tout particulièrement lorsquʹAlfred passe ʺTu tʹlaisses allerʺ au Jukebox, faisant comprendre à Angela quʹelle lʹexaspère mais quʹil ne peut sʹempêcher de lʹaimer malgré tout.
    Cʹest donc rapidement que les spectateurs ‐ les spectatrices avant tout ‐ se mettent sans difficulté à la place dʹAngela pour partager son dilemme."
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    Domicile conjugal (1970)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Hiroko Berghauer

    "Alignant les vignettes de la vie quotidienne et de son mode d’emploi, les ruptures de ton entre dialogues à la mitraillette hawksienne et regards perdus, Domicile Conjugal a une fausse nonchalance mais est parfaitement maîtrisé : l’appartement du couple est très étudié pour séparer les mariés, au lit comme à la salle de bain, et toute vie privée semble impossible dans leur immeuble aux voisins sympas et truculents, contrepoints et commentateurs des journées des tourtereaux."
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    Jour de colère (1943)

    Vredens dag

    1 h 37 min. Sortie : . Historique et drame.

    Film de Carl Theodor Dreyer avec Preben Lerdoff Rye, Throkild Roose, Lisbeth Movin

    "Dies irae propose plusieurs niveaux de lecture. L’approche psychologique des ,personnages, par les dialogues concis, mais inspirés, est dense ;
    Jour de colère est un hymne à la vie en réaction à la coercition puritaine, mais encore un film sur la prédestination et le refus de celle-ci par l’affirmation de ses propres choix de vie ; enfin, il est un portrait magnifique d’une femme dont le destin se rapproche de celui de Jeanne d’Arc, abandonnée, confrontée à la lâcheté des hommes, mais assumant dans la dignité du silence ces mêmes choix de vie."