Voyage au cinéma 2018

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66 films

par Max Sand
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    Les Heures sombres (2017)

    Darkest Hour

    2 h 05 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Joe Wright avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas

    Vu le 15 janvier 2018 - 6/10

    Malgré sa facture classique (films à Oscars, sujet historique, acteur qui répond au défi de la performance en jouant une personne qui a existé), le nouveau film de Joe Wright "Les Heures sombres" (VO : "Darkest Hours") emporte son sujet au-delà de l'académisme, notamment grâce à une mise en scène gracieuse, ambitieuse, à la caméra virevoltante et une performance très juste et nuancée de la part de Gary Oldman en Winston Churchill. Au-delà de l'aspect technique, le long-métrage constitue un portrait touchant du Premier Ministre élu fraîchement en temps de Seconde Guerre mondiale, un homme débonnaire, excentrique par rapport à son entourage mais courageux, fidèle à ses convictions et sensible envers le sort d'autrui. Même si certaines séquences frôlent la mièvrerie, "Darkest Hour" cristallise la fragilité de l'être humain en temps de conflit et un besoin de suivre un modèle, de reprendre mutuellement confiance et de se battre quelle que soit la situation.
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    3 Billboards : Les Panneaux de la vengeance (2017)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    Vu le 23 janvier 2018 - 7/10 (coup de cœur)

    De l’atmosphère brutale jusqu’aux dialogues ciselés, en passant aux acteurs véritablement convaincants, "Three Billboards : Les Panneaux de la vengeance" est un film prenant, touchant avec grâce la fragilité de la nature humaine. Sur un ton railleur, proche effectivement du cinéma des frères Coen, et livrant un drame humain à la manière d'Alan Parker ("Midnight Express") - sauf qu'il s'agit ici d'une histoire inventée -, Martin McDonagh, réalisateur de "7 Psychopathes", joue la carte de l’intime pour ce thriller policier à l'ambiance douce-amère et qui dépeint de manière désenchantée une Amérique en perdition.
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    Pentagon Papers (2017)

    The Post

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et thriller.

    Film de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

    Vu le 28 janvier 2018 - 7/10

    Avec le fait réel dans "Pentagon Papers" (VO : "The Post"), Steven Spielberg livre un film au point de vue intimiste mais à la valeur globale, soit le chemin d'une directrice de journal, Katharine Graham (interprétée par Meryl Streep) à accomplir son devoir en dévoilant au monde entier les fameux Pentagon Papers, preuve de la prise de contrôle exercée par Richard Nixon, Président des Etats-Unis à l'époque. D'un petit budget, responsable de la séquence d'ouverture peu convaincante, Spielberg transforme le film inspiré de faits réels en course-à-la-montre haletante, dotée d'une mise en scène sous-tension et d'un suspense efficace.
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    Golem, le tueur de Londres (2017)

    The Limehouse Golem

    1 h 45 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Juan Carlos Medina avec Bill Nighy, Olivia Cooke, Douglas Booth

    Vu le 29 janvier 2018 - 5/10

    Projeté au Festival international du film de Toronto en 2016, "Golem, le tueur de Londres" (VO : "The Limouse Golem") de Juan Carlos Medina possède avant tout une photographie sublime, toute en clair-obscur et en contraste, représentant parfaitement le cadre d'un Londres brumeux et angoissant, image incontournable dans la littérature policière du XIXe siècle (les romans de détective, souvent avec une touche fantastique comme Edgar Allan Poe, auteur de "Double assassinat dans la rue Morgue", ou Robert-Louis Stevenson, ayant publié "L'Etrange Cas du Docteur Jekyll et de M. Hyde"). Cette esthétique très soignée est malheureusement entachée par une intrigue prévisible ainsi qu'une mise en scène bancale, déséquilibrée par le montage répétitif qui fait s'entrecroiser l'enquête avec des flash-backs. Faisant fi de ces maladresses, "The Limehouse Golem" demeure un plaisir essentiellement visuel, et encore plus pour les amateurs de récits policiers haletants, évoquant Jack L'Eventreur par exemple.
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    Batman : Gotham by Gaslight (2018)

    1 h 18 min. Sortie : . Animation, action, aventure, policier et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Sam Liu avec Bruce Greenwood, Jennifer Carpenter, Anthony Head

    Vu le 2 février 2018 - 4/10

    Sorti d''un graphic novel à l'esthétique assez marquée et d'un concept très alléchant, le film qui fait l'adaptation de "Batman : Gotham by Gaslight" prouve que le catalogue DC Animated Movies s'enlise dans une direction artistique sans prise de risque. Perdant le cachet brumeux du Londres victorien, le court long-métrage traite superficiellement son concept, en le réduisant au simple apparat de Batman au XIXe s. sans l'approfondir. Il en ressort un léger gâchis, vu le potentiel.
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    Cro Man (2018)

    Early Man

    1 h 29 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Nick Park avec Eddie Redmayne, Tom Hiddleston, Maisie Williams

    Vu le 8 février 2018 - 6/10

    Après l'amusant "Shaun le Mouton", le studio Aardman réitère sa collaboration avec Canal+ en portant sur grand écran "Cro Man" (VO : "Early Man") réalisé ni plus ni moins que par Nick Park, créateur du génial duo 'Wallace & Gromit". Le parti-pris promettait en plus : la rencontre explosive entre l'Âge de Pierre et l'Âge de Bronze, inspirée de grands comiques tels que Mel Brooks ("La Folle Histoire du Monde") et les Monty Python ("La Vie de Brian"). Seulement, le soufflé retombe lorsqu'on prend conscience d'un manque de folie pour cette nouvelle production. En effet, les moments comiques basés sur les expressions et autres chutes sont agréables mais servent de plus en plus de cache-misère face à une histoire linéaire, dont le traitement ne va jamais au-delà du concept de base. Si les personnages sont bien croqués, ils ne sont pas pour autant attachants, n'ayant pas de trait particulier. "Cro Man", en définitive, reste un divertissement plaisant pour la famille, joliment animé, mais s'avère assez pantouflard, compte-tenu du talent indéniable de Nick Park.
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    Le Labyrinthe : Le Remède mortel (2018)

    The Maze Runner : The Death Cure

    2 h 22 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Wes Ball avec Dylan O'Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario

    Vu le 13 février 2018 - 3/10

    Enième adaptation d'une saga de livres "fantasy" pour un jeune public de lecteurs, "Le Labyrinthe" (VO : "The Maze Runner"), transposé à l'écran, représente un univers un peu passe-partout, entre le film d'aventures (un parcours dans un labyrinthe mortel dans le premier film générique en tous points), la touche horrifique à la mode (l'introduction d'infectés dans le soporifique deuxième volet) et le monde post-apocalyptique faisant du clin-d'œil à "Mad Max" dans cet ultime opus, à titre personnel risible. Apportant une conclusion simple à cette histoire d'enfants endoctrinés qui tentent d'échapper à leur destin prémédité, "Le Remède mortel" (VO : "The Death Cure") se résume à une course contre la montre tirant en longueur, enchaînant les séquences "épiques" résolues à la manière d'un claquement de doigts (par exemple, les enfants dans le bus survivant miraculeusement à une chute), jusqu'aux confrontations grotesques avec des ennemis exagérément coriaces, venus de l'entreprise "Wicked" ("méchante", si l'on traduit pour constater la subtilité de l'écriture du film).
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    La Forme de l'eau (2017)

    The Shape of Water

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins

    Vu le 21 février 2018 - 7/10 (coup de cœur)

    Drame fantastique à fleur de peau, "La Forme de l’eau" (VO : "The Shape of Water"), réalisé par Guillermo Del Toro, propose une esthétique léchée pour un monde hors du commun, des personnages contrariés au service d'une romance surnaturelle pure dans une société contrôlée et cristallise en même temps toutes les obsessions du cinéaste mexicain, évoquant la cruauté humaine à travers les conflits historiques, le monde magique caché au sein du réel et la présence inexorable du temps. Ce long-métrage est avant tout une œuvre sensible, imbibée de la passion férue de son réalisateur, et qui se savoure comme un conte de fées faisant l’apologie des différences.
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    Black Panther (2018)

    2 h 14 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Ryan Coogler avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong'o

    Vu le 3 mars 2018 - 5/10

    Phénomène à sa sortie, "Black Panther" de Ryan Coogler ne dépasse pas le cadre du divertissement bien consommé. Se souciant de garder intact un semblant d'enjeu dramatique tout au long du film, le réalisateur n'arrive pas à rehausser son long-métrage à cause d'une direction artistique criarde au possible et des personnages sans relief. Si le propos sur l'ouverture à la mondialisation peut intéresser le temps d'une séquence ou deux, le long-métrage reste tout de même classique dans son déroulement.
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    Mary et la Fleur de la sorcière (2017)

    Meari to majo no hana

    1 h 42 min. Sortie : . Animation et aventure.

    Long-métrage d'animation de Hiromasa Yonebayashi avec Hana Sugisaki, Ryûnosuke Kamiki, Yûki Amami

    Vu le 10 mars 2018 - 6/10

    Film qui lance le nouveau studio japonais Ponoc, réunissant d'anciens talents de Ghibli, "Mary et la Fleur de la sorcière" de Hiromasa Yonebayashi met en scène le voyage initiatique d'une petite fille en mal-être au sein d'un monde fantastique ordonné qui souhaite par mégarde l'intégrer dans leur système. Ainsi, le long-métrage prône une certaine liberté de l'enfant qui doit, pour l'obtenir, gagner en humilité. Servi par un rendu visuel très détaillé aux contrastes de couleurs admirables, cette aventure à hauteur d'enfant a cependant du mal à trouver un équilibre entre ses thèmes et l'univers (maladroitement) établi. L'intrigue compacte dans l'ensemble peine à donner un souffle d'aventure à l'histoire. Si on y ajoute une narration laborieuse, notamment à travers le regard d'une enfant malpolie au départ qui expose de manière directe ses pensées et ses actions, le spectacle proposé manque de substance pour convaincre pleinement. Cela dit, "Mary et la fleur de la sorcière" constitue un bon premier pas pour son jeune studio, un peu précipité et manquant souvent de relief, mais splendide sur le plan visuel et facilement enivrant pour tout enfant rêveur.
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    Annihilation (2018)

    1 h 55 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, drame, science-fiction et thriller.

    Film de Alex Garland avec Natalie Portman, Tessa Thompson, Jennifer Jason Leigh

    Vu le 16 mars 2018 - 7/10

    Proposition qui n'est pas sans rappeler du point de vue narratif les histoires de H.P. Lovecraft, "Annihilation", adaptation du roman éponyme de Jeff VanderMeer, s'apparente à une expérimentation pour Alex Garland. L'ambiance pesante, indicible est très bien rendue à l'écran à travers l'exploration dans une dimension mystérieuse par des personnages extérieurs. Cependant, le cinéaste manque de tact pour dépeindre le manque de ses personnages et en donner un intérêt dans le partis-pris du film ; ce qui donne un résultat un peu laborieux en somme mais toutefois efficace dans son approche atmosphérique.
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    Ready Player One (2018)

    2 h 20 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Steven Spielberg avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

    Vu le 28 mars 2018 - 6/10

    Ambitieux en tous points, "Ready Player One" se pose comme un regard ludique mais doux-amer par Steven Spielberg, un des grands manitous du divertissement américain des années 80, sur l'état actuel de la culture populaire. En proposant à la fois une aventure éclatante conduite par des rêveurs contre une entreprise qui essaie de les prendre en main et un récit rétrospectif sur un créateur de rêves désenchanté, le cinéaste met en oeuvre un spectacle galvanisant autour de la fiction et de sa portée dans le monde, surtout la mise en scène appliquant des codes narratifs de jeu vidéo (niveaux, points à gagner, etc.) avec un rendu ultra-dynamique. Plein de potentiels y découlent dans cette pellicule mastodonte, mais celle-ci se retrouve écrasée par instants par son propre concept. Le long-métrage agit comme un bonbon surchargé de références, divisé entre sa quête principale et sa sous-intrigue. En ressort un traitement à moitié digeste : le propos se veut simple mais devient de plus en plus caricatural au fil de la durée. "Ready Player One" se veut un spectacle généreux, à la mise en scène grisante, mais rate quelque peu le coche sur l'ensemble de son postulat de base, dont le potentiel est traité partiellement.
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    Hostiles (2017)

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de Scott Cooper avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi

    Vu le 6 avril 2018 - 7/10

    D'une âpreté sans faille, "Hostiles" se pose comme un tour de force naturaliste qui dépeint l'obscurité des relations humaines. Dépeignant la fin du XIXe siècle comme un siècle sous le signe de la modernité et réduisant les préceptes d'une animosité entre la cavalerie américaine et les guerriers comanches, Scott Cooper privilégie une ambiance solennelle pour mettre en valeur le rapport conflictuel entre le capitaine Joseph J. Blocker et un chef cheyenne mourant et sa famille ainsi qu'une femme, traumatisée par le massacre de sa famille par un groupe de Comanches. Suivant un voyage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, le long-métrage devient un récit de survie qui oblige les personnages à faire fi de leurs préjugés pour aller au-delà du périple. Avec une scène d'ouverture viscérale, Cooper met à disposition une caméra qui suit le point de vue des personnages, un travail rigoureux du son et un cadre réaliste pour épouser la violence de la situation. Tissant un portrait aride, non seulement de l'Amérique aux portes d'un nouveau siècle, mais aussi de l'âme humaine, "Hostiles" garantit une immersion éprouvante dans un cadre de western déroutant.
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    L'Île aux chiens (2018)

    Isle of Dogs

    1 h 41 min. Sortie : . Aventure, comédie, science-fiction et animation.

    Long-métrage d'animation de Wes Anderson avec Bryan Cranston, Edward Norton, Bill Murray

    Vu le 14 avril 2018 - 8/10 (coup de cœur)

    En réutilisant l'animation image par image, Wes Anderson met en scène une fable politique, qui utilise comme métaphore les chiens porteurs d'un virus semblables à des exilés. Se déroulant dans un cadre dystopique, le long-métrage embrasse un certain minimalisme propre à la mise en scène de films japonais comme "Les Sept Samouraïs" d'Akira Kurosawa. Cependant, "Isle of Dogs" s'avère plus complexe au niveau de la structure, sa structure étant découpée en chapitres et suivant plusieurs points de vue. Ces parti-pris créent une froideur au niveau des émotions des personnages, adoptant l'habituelle attitude flegmatique récurrente dans le cinéma du cinéaste britannique. Cela réduit les personnages à des "pantins" livrés à une mise en scène extrêmement soignée, rendant à l'écran une atmosphère aride avec un aspect rude de l'animation artisanale utilisée. Malgré le fait que Wes Anderson ne sort pas réellement de sa zone de confort, "Isle of Dogs" ("L'Île aux Chiens") est un film d'animation atypique dans sa forme et radical dans son propos, techniquement soigné et inventif.
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    Place publique (2018)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Agnès Jaoui avec Agnès Jaoui, Léa Drucker, Jean-Pierre Bacri

    Vu le 20 avril 2018 - 5/10

    Le nouveau film du duo Jaoui-Bacri met en scène globalement une satire des médias sociaux populaires dans un seul décor, comme "Cuisines et dépendances" (1993). Au cours d'une pendaison de crémaillère, un animateur de télé déchu, sa productrice et d'autres "stars" se confrontent, ce qui donne un choc des cultures. Si les intentions de base sont louables et la progression des événements pertinente en soi (un cadre supposé amical qui devient de plus en plus anxiogène), l'exécution manque de verve, alignant des quiproquos entre personnages interchangeables et délivrant un discours à charge peu subtil sur les réseaux sociaux. Parallèlement, la structure devient prévisible à cause de choix de montage discutables, l'apogée de cette fête étant désamorcée dès la première séquence. Toutefois, "Place publique" propose une scénographie à fort potentiel et brille par instants de répliques bien troussées, doublées d'une bonne alchimie entre les acteurs.
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    Batman Ninja (2018)

    1 h 25 min. Sortie : . Animation et action.

    Long-métrage d'animation de Junpei Mizusaki avec Kōichi Yamadera, Takagi Wataru, Ai Kakuma

    Vu le 30 avril 2018 - 6/10

    "Batman Ninja" : son seul titre nourrit le fantasme d'une rencontre débridée entre le chevalier noir américain et la culture japonaise. Cependant, malgré l'hybridité des graphismes forcément intrigante, ce concept ne sert que de prétexte à une confrontation balisée entre Batman et Joker. Le milieu du Japon médiéval se pose comme décor dépaysant, là où la mythologie du Batman revisitée aurait été plus intéressante. En soi, "Batman Ninja" est un anime livrant quelques fulgurances esthétiques galvanisantes mais dépourvu de rythme à cause d'une orientation biaisée du projet.
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    In the Fade (2017)

    Aus dem Nichts

    1 h 46 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Fatih Akin avec Diane Kruger, Denis Moschitto, Numan Acar

    Vu le 11 mai 2018 - 5/10

    Film se fondant sur un cadre réel pour aborder le genre du thriller, "In the Fade" de Faith Akin raconte un procès sur des criminels néo-nazis. Si le début, filmé sur le vif, s'avère efficace au niveau de l'immersion,
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    Deadpool 2 (2018)

    1 h 59 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et science-fiction.

    Film de David Leitch avec Ryan Reynolds, Josh Brolin, Morena Baccarin

    Vu le 15 mai 2018 - 5/10

    Fort du succès du premier long-métrage, Ryan Reynolds revient dans la peau du mercenaire loquace avec un résultat en demi-teinte. Voulant placer l'anti-héros dans une situation particulière, prétexte pour une parodie décomplexée du concept en vogue de la réunion des super-héros, le long-métrage s'engouffre dans une réitération de la part comique du premier film. Toutefois, l'ensemble apparaît plus mécanique : quand ce ne sont pas les mêmes gags qui sont répétés, ce sont des blagues qui manquent de tempo. En soi, "Deadpool 2" remplit a minima le contrat d'un divertissement décérébré, sans trop se fouler, mais accuse d'un sévère manque de fluidité au niveau du montage et d'inspirations entre diverses séquences comiques et épiques interchangeables.
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    L'Homme qui tua Don Quichotte (2018)

    The Man Who Killed Don Quixote

    2 h 12 min. Sortie : . Aventure, fantastique et drame.

    Film de Terry Gilliam avec Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgård

    Vu le 20 mai 2018 - 7/10 (coup de cœur)

    Projet maudit de Terry Gilliam depuis longtemps, "L’Homme qui tua Don Quichotte" est en vérité un sincère hommage aux marginaux de tout système, transportés par leur créativité en faisant fi des conventions. Le film est conçu à la fois en tant que mise en abyme cinématographique et réadaptation du roman de Miguel de Cervantès. En plaçant l'histoire originale au sein d'un tournage virant à la catastrophe, Gilliam, en tant que combattant rêveur, trouve un parfait terrain de jeu pour mettre en scène un chaos euphorique, thème incontournable dans sa filmographie. C’est ainsi qu’il dynamite ce plateau, en procédant à un jeu de faux semblants et de transformations multiples (un cordonnier aux aspirations simples qui se mue en figure chevaleresque de l'imaginaire, une équipe de tournage se déguisant en cour de château pour tromper ledit chevalier à la triste figure). Avec à sa tête un duo très bien trouvé, le long-métrage, nourri comme un fantasme dans le cœur de nombreux cinéphiles, se transfigure en une fable moderne sur le pouvoir de l’imagination tour à tour festive et mélancolique.
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    Mutafukaz (2018)

    1 h 33 min. Sortie : . Action, comédie et thriller.

    Long-métrage d'animation de Shōjirō Nishimi et Guillaume Renard (Run) avec OrelSan, Gringe, Féodor Atkine

    Vu le 2 juin 2018 - 6/10

    Adaptant sa propre oeuvre au cinéma, RUN, accompagné de Shojiro Nishimi, expérimente ses premiers pas sur le grand écran en livrant une animation débridée, dopée au rythme hystérique et à la mise en scène grisante. Epaulé par le talentueux studio japonais 4°C, il livre avec "Mutafukaz" un film d'action nerveux et efficace, visuellement abouti et baignant dans une atmosphère crade et trash. Le film suit le destin ésotérique d'un jeune de banlieue en quête d'épanouissement, errant avec ses amis lascars dans un quartier dépravé par la consommation à outrance (référence à "Invasion Los Angeles" à l'appui). Disposant d'un casting hétéroclite pour des personnages pittoresques (un chef de mafia citant des vers de Shakespeare tout en tirant à foison sur ses ennemis, par exemple), "Mutafukaz" souffre d'un rythme bancal, probablement dû à une intrigue compressant les tomes de la BD originelle, mais véhicule une énergie trépidante qui ne laissera personne indifférent.
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    Sans un bruit (2018)

    A Quiet Place

    1 h 30 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de John Krasinski avec Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds

    Vu le 21 juin 2018 - 7/10

    John Krasinski délivre un second long-métrage très efficace en ce qui concerne le respect de son postulat et le traitement dédié à sa disposition scénique. Le spectateur assiste au mode de vie éprouvant d'une cellule familiale qui reconstruit son foyer, alors qu'elle est aux prises de créatures voraces, aveugles mais particulièrement sensibles au son. Véritable exemple de film-concept, "A Quiet Place" ("Sans un bruit") joue de belle manière avec l'économie de paroles, imposée par son postulat de base. Krasinski s'en tire avec les honneurs et parvient à réaliser un équilibre solide entre l'exigence de son contexte, l'alchimie entre les personnages (sollicitée par les interprétations bluffantes des acteurs) et la mise en scène qui se repose entièrement sur l'enchaînement d'images et l'intrusion du son. Ce petit film d'épouvante offre une immersion remarquable grâce à des intentions louables de la part de son réalisateur.
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    Tomb Raider (2018)

    1 h 58 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Roar Uthaug avec Alicia Vikander, Dominic West, Walton Goggins

    Vu le 22 juin 2018 - 4/10

    Film adapté des nouveaux jeux vidéo "Tomb Raider" (2013-2018) avec une jeune héroïne, le résultat s'avère un long-métrage impersonnel, avec Alicia Vikander pourtant assez convaincante dans la peau d'une aventurière en herbe. Bien que ses expressions soient monolithiques, l'actrice essaie de se surpasser physiquement pour être à la hauteur du rôle. Cependant, il est assez contradictoire de vouloir mettre en scène des plans immersifs avec une direction artistique un peu pauvre en décors. Le gros problème de cette nouvelle adaptation cinématographique est la place minime réservée à l'aventure et, par conséquent, le traitement de Lara Croft en figure de l'aventurière, notamment la relation avec son père aux tenants et aboutissants prévisibles. Là où le reboot vidéo-ludique disposait d'un rendu fluide et détaillé, accompagnés de cinématiques impressionnantes, son homologue cinématographique fait pâle figure, sans envergure, aux émotions dictées par les dialogue, oubliable.
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    How to Talk to Girls at Parties (2017)

    1 h 42 min. Sortie : . Science-fiction, romance et musique.

    Film de John Cameron Mitchell avec Alex Sharp, Elle Fanning, Nicole Kidman

    Vu le 3 juillet 2018 - 7/10 (coup de cœur)

    "How to Talk to Girls at Parties", réalisé par John Cameron Mitchell, est une chronique adolescente des années 70, sur fond de SF, imparfaite (notamment sur la durée) mais attachante, pour peu que le délire proposé nous intéresse. Au-delà des genres, ce petit film, adapté d'une nouvelle de Neil Gaiman, illustre avec inventivité le mouvement punk, le mal-être et le besoin de liberté qui y sont associés. A la fois azimuté, loufoque - trop par instants, au point d'avoir un montage décousu et une intrigue mal maîtrisée dans sa narration - et nostalgique, il s'agit également d'une histoire d'amour au-delà des conventions, tendre et poétique.
  • Bao (2018)

    8 min. Sortie : . Animation.

    Court-métrage d'animation de Domee Shi avec Sindy Lau et Daniel Kailin

    Vu le 4 juillet 2018 - 7/10

    "Bao" est un court-métrage mélancolique et poétique sur l'amour familial. Étonnant sur le principe, le résultat sait émouvoir avec simplicité.
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    Les Indestructibles 2 (2018)

    Incredibles 2

    1 h 58 min. Sortie : . Animation, action, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Brad Bird avec Craig T. Nelson, Holly Hunter, Samuel L. Jackson

    Vu le 4 juillet 2018 - 6/10

    Quatorze ans après le premier long-métrage, la suite directe des "Indestructibles" met en scène le quotidien de l'incroyable famille, plus précisément leur changement de vie juste après leur révélation au grand jour. En abordant la perception de l'image des supers-héros dans les médias, Brad Bird évoque comme référence littéraire principale "Civil War", en remettant en question le poids des responsabilités d'un héros et l'attente de son public facilement manipulables. Si ces questions sont posées dans le film, le traitement laisse à désirer. Non content de sous-développer la caractérisation des nouveaux protagonistes, le cinéaste, pourtant talentueux, rend les personnages au centre de l'aventure inconsistants, mettant à mal l'interaction de la famille (arc narratif de Violette détaché du reste, absence d'arc pour les autres enfants), ce qui faisait la force du premier film. Ce deuxième opus est extrêmement compétent techniquement avec une réalisation efficace (rapport très bien trouvé entre la gestion de l'espace-temps et le pouvoir d'une super-héroïne, par ex.), mais les quelques ambitions proposées sont desservies par un script paresseux (annulation des résolutions d'arcs précédents et répétition de la dynamique du premier) et des erreurs de continuité fatales. "Les Indestructibles 2", pas mauvais mais décevant et peut-être révélateur d'une production avec des impératifs imprévus (sortie avancée d'un an) et menée par Bird après l'échec de "Tomorrowland" (2015).
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    Call Me by Your Name (2018)

    2 h 11 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Luca Guadagnino avec Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg

    Vu le 7 juillet 2018 - 6/10

    Romance entre deux hommes rêveurs, "Call Me By Your Name" montre une certaine ingéniosité par la mise en scène. En effet, la relation fusionnelle entre les personnages incarnés par Armie Hammer et Timothée Chalamet se tisse au travers du cadre isolant ou réunissant les deux êtres à fleur de peau. Par ailleurs, l'utilisation du cadre en grand angle permet aussi de mettre en valeur la beauté des espaces italiens. En dehors de cela, le film s'avère un peu trop verbeux me concernant, mais accuse surtout de moments un peu poseurs. Le rythme s'en ressent affaibli. Luca Guadagnino, sous influence de James Ivory ("Chambre avec vue" par exemple), livre une pellicule soignée pour adapter cette histoire d'amour timorée dans un cadre bucolique.
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    Au poste ! (2018)

    1 h 13 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Quentin Dupieux (Mr. Oizo) avec Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, Marc Fraize

    Vu le 16 juillet 2018 - 7/10

    Entre le sens de l'absurde des pièces de Beckett et la mise en scène débridée des souvenirs proches du "Magnifique" de Philippe de Broca, "Au poste !" de Quentin Dupieux manie avec malice l'humour absurde du cinéaste adapté aux dialogues ciselés, dans un cadre des années 70, rappelant les comédies percutantes dialoguées par Michel Audiard. Le duo composé de Benoît Poelvoorde, irrésistible en commissaire de police lunaire, et de Grégoire Ludig, également épatant en suspect présumé innocent, emporte le tout. Eclatant sa narration et déroulant sa mise en scène surréaliste de manière minutieuse, "Au poste !" est irrésistible de drôlerie, faussement dépouillé par rapport aux précédentes œuvres de Dupieux.
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    Hotel Artemis (2018)

    1 h 34 min. Sortie : . Action, thriller et science-fiction.

    Film de Drew Pearce avec Jodie Foster, Sterling K. Brown, Sofia Boutella

    Vu le 29 juillet 2018 - 4/10

    Avec une idée assez prometteuse sur le papier, "Hotel Artemis", première réalisation du scénariste Drew Pearce, est ce genre de film-concept alléchant mais qui se détériore tout au long de la durée. Au lieu d'un film immersif mettant en scène un carnage perpétré dans un hôtel de soins réservé aux criminels, le long-métrage reste extrêmement sage dans son traitement et sans aucune fulgurance de mise en scène pour rattraper le scénario cousu de fil blanc. N'assumant pas du tout son concept, le réalisateur préfère un film lisse jusqu'au bout, travaillé visuellement mais laborieux dans sa mise en place et très souvent irritant, voire risible dans l'enchaînement des situations (les criminels transformés en vierges effarouchées monologuant à tout va au lieu d'agir, une absence de progression dramatique flagrante). Reposant sur les acteurs de renom comme vitrine publicitaire, "Hotel Artemis" n'est même pas une bonne série B dynamique comme attendue, mais au contraire un film recyclant en vérité "New York 1997" et "Los Angeles 2013' de John Carpenter dans le même cadre apocalyptique pour un résultat lisse au possible, attrayant au départ mais dispensable.
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    Le Secret des Marrowbone (2018)

    El secreto de Marrowbone

    1 h 50 min. Sortie : . Fantastique et thriller.

    Film de Sergio G. Sánchez avec Anya Taylor-Joy, George MacKay, Mia Goth

    Vu le 30 juillet 2018 - 6/10

    Première réalisation de Sergio G. Sanchez, scénariste de "L'Orphelinat" (VO : "El Orfanato", 2007), "Le Secret des Marrowbone" propose une mise en scène élégante servie par une histoire surnaturelle intrigante. Le réalisateur excelle en premier lieu dans la mise en scène de moments d'émotion entre les jeunes membres de la famille Marrowbone, dont l'alchimie est convaincante grâce à un casting pleinement investi. La convergence entre ces instants dramatiques, voire touchants, et la touche horrifique placée en fond de décor est efficace mais s'essouffle assez rapidement. Si le fantastique va de pair avec la malédiction familiale qui se place au centre du long-métrage, cette part surnaturelle n'est finalement utilisée que comme un prétexte à un scénario construit comme un récit à énigmes. A cause de cela, le premier film de Sanchez n'exploite pas totalement son potentiel dramatique et s'embourbe dans une démonstration trop explicite de ses ressorts narratifs. Cela dit, "Le Secret des Marrowbone" (VO : "El secreto de Marrowbone") de Sergio G. Sanchez est un long-métrage envoûtant grâce à son atmosphère anxiogène très bien rendue, malgré un fil narratif ténu, offrant de-ci de-là des moments d'émotion remarquables.
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    Avengers : Infinity War (2018)

    2 h 29 min. Sortie : . Action, aventure, fantasy et science-fiction.

    Film de Anthony Russo et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Chris Evans

    Vu le 31 juillet 2018 - 4/10

    Cela fait depuis un moment que les films issus de Marvel Studios m'indifférent, à force d'enchaîner bon nombre d'opus, ne dépassant jamais la formule du nivellement des enjeux par le bas à coup de blagues placées de manière lourdingue. Cependant, force est de constater que le phénomène "Avengers : Infinity War" a provoqué un raz-de-marée assez conséquent, avec 2 milliards de dollars remportés au box-office mondial. Le phénomène médiatique provoqué marquera à coup sûr bien plus les mémoires que le film lui-même à l'avenir. L'opus ultime des Vengeurs se veut plus ambitieux en abordant de front la dimension cosmologique de l'univers Marvel et en apportant une épaisseur à la menace principale. Cela dit, tout est de l'ordre de l'intention, puisque le long-métrage ne repose finalement que sur une accumulation de scènes interchangeables, mettant en scène plus des marques que des personnages développés. Point de mise en scène donc, mais les frères Russo essayent de combler ce manque en embrassant la logique de la série télévisée du début à la fin. Ainsi, le film est traversé par un rythme effréné, qui ne permet aucune respiration, des personnages dont l'empathie ne se repose que sur le souvenir des précédents films, de longues séquences d'exposition avant un derniers tiers "tragique" en cliffhanger. (Demi-)Apothéose du Marvel Cinematic Universe, "Avengers : Infinity War" constitue l'œuvre-somme de l'entreprise, un produit prônant la surenchère mais sans relief et inutilement long, annihilant toute dramaturgie au profit du stade jamais dépassé du fantasme de voir des personnages iconiques (sans prendre le temps de les ré-iconiser) se rencontrer ; chose qui a déjà été faite par le premier "Avengers" en 2012.