9 personnalités
créée il y a presque 2 ans · modifiée il y a 7 joursArthur Rimbaud
Poète
Annotation :
Rimbaud n’a pas cherché à détruire ses œuvres, mais il les a abandonnées avec une indifférence presque totale pour changer de vie à 20 ans
Franz Kafka
Auteur
Annotation :
Avant sa mort en 1924, Franz Kafka écrit à son ami Max Brod : « Mon très cher Max, ma dernière requête : tout ce que je laisse derrière moi… qu’il s’agisse de journaux, manuscrits, lettres (les miennes et celles des autres), des croquis, etc. [doit] être brûlé sans avoir été lu. ». Brod ne suit pas les souhaits de Kafka, croyant que l'auteur lui a donné ses directives en sachant qu'elles ne seraient pas honorées. Si Brod avait suivi les indications de Kafka, la plus grande partie des œuvres de Kafka — à l’exception de quelques courts récits publiés de son vivant — aurait été perdue pour toujours.
Virgile
Annotation :
Vita Donatia, §35 : « à sa 52e année, alors qu'il s'apprêtait à mettre la touche finale à l' Énéide ... »
Les chercheurs modernes sont divisés sur la véracité de cette tradition. D'une part, certains critiques ont souligné des passages qui seraient dépourvus de « finition » stylistique, et une poignée de vers métriquement incomplets. D'autre part, il a été commenté que les déclarations sur le fait qu'un poème a ou non une « finition » en disent plus sur la personne qui fait la déclaration et ses goûts que sur le poème lui-même (par exemple, James O'Hara dans le Blackwell companion to Vergil's Aeneid and its tradition, 2010, p. 96).
Thomas d'Aquin
Philosophe et théologien
Annotation :
« Tout ce que j’ai écrit me semble de la paille comparé à ce que j’ai vu. »
Techniquement il n'aurait pas voulu détruire ses œuvres, mais il aurait totalement arrêté d'écrire et dévalué son travail suite à une expérience mystique.
Nicolas Gogol
Auteur
Annotation :
En juin 1829, Nicolas Gogol fait imprimer à compte d’auteur son poème Hans Küchelgarten. Le livre est si mal reçu par la critique que Gogol rachète lui-même les exemplaires des librairies pour les passer au feu. La nuit du 23 au 24 février 1852, soit une semaine avant sa mort, après une longue prière, Gogol jette au feu la très attendue deuxième partie de son magnum opus, Les Âmes mortes. Il s’y prend à deux fois pour enflammer le manuscrit. Ensuite, il se signe et se couche en sanglotant. Il dira plus tard au comte Alexandre Tolstoï que c’est le Malin qui l’a poussé à l’acte. Ce geste a grandement influencé Mikhaïl Boulgakov, qui le met en scène dans son roman Le Maître et Marguerite. Le personnage principal, le Maître, brûle son propre manuscrit, mais à l’inverse du récit de Gogol, c’est le Diable qui lui permet de le retrouver lui disant que les manuscrits ne brûlent pas.
Ovide
Annotation :
cf. Tristes 1.7.15-23
une histoire selon laquelle Ovide aurait prétendu avoir brûlé un exemplaire de sa propre épopée, les Métamorphoses, lorsqu'il fut envoyé en exil (Tristes 1.7.15-22). Il est difficile de ne pas interpréter cela comme une blague d'Ovide, surtout parce qu'Ovide poursuit en mentionnant à haute voix que ce n'était pas le seul exemplaire (Tristes 1.7.23)
Jean Genet
Auteur
Annotation :
en 1964, suite au suicide de son compagnon, Jean Genet détruit les manuscrits sur lesquels il travaille, dont un consacré à Rembrandt. Quelque temps auparavant deux fragments en avaient été confiés à un traducteur, ce qui les sauve de la destruction.
Mikhaïl Boulgakov
Annotation :
Dans un élan dramatique, Boulgakov déchire et jette les deux premières versions de Le Maître et Marguerite au printemps 1930. Dans une lettre écrite au gouvernement de l'URSS, il dit avoir brûlé son roman sur le diable. Il va ensuite réécrire le roman au complet.
Gérard de Nerval
Annotation :
A pu détruire ou perdre volontairement certains de ses manuscrits dans des moments de troubles











