Cover BIRD Brad - Critiques & Annotations
Liste de 4 films créée il y a presque 6 ans · modifiée il y a environ 1 mois
Les Indestructibles
7.1

Les Indestructibles (2004)

The Incredibles

1 h 55 min. Sortie : 24 novembre 2004 (France). Animation, Action, Aventure

Long-métrage d'animation de Brad Bird

SimBoth a mis 8/10.

Annotation :

"Les Indestructibles" est un super film d'animation qui se demande si les super-héros sont des hommes et des femmes comme les autres. En effet, c'est le récit d'un père de famille voulant renouer avec un passé glorieux révolu. Ce dernier se voit coincé dans un train-train ennuyeux, tandis que la mère, ancienne super-héroïne également, veut faire abstraction du passé. Quant aux enfants, ils sont aussi contaminés par des dons surnaturels et n'ont pas le droit d'utiliser leurs pouvoirs. Brad Bird pose ainsi son cadre dans un monde rétrofuturiste faisant la part belle aux dilemmes et aux problèmes d'être des super-héros dans un monde devenu trop ordinaire et routinier pour eux.

Lorsque le père décide de remettre un costume devenu trop ridiculement bedonnant pour lui, il fait face à un super vilain, ancien admirateur qui s'est vu rejeté par le personnage dans le passé. À partir de là, l'auteur offre une aventure haletante et merveilleusement ludique. Il réactualise un cadre semblable à "James Bond" et "Mission : Impossible" dans une frénésie de mouvements couplée à des couleurs et des textures aux lignes franches et épurées. On a le droit à des combats dantesques, notamment dans un complexe géant sur une île perdue exotique et sa jungle luxuriante qui regorge de couloirs ovoïdes et de pièges. L'action est captée dans une fluidité phénoménale et une réelle gestuelle poétique et chorégraphique, car le cinéaste s’affranchit de toute pesanteur et utilise un style virevoltant.

Le film a également une parfaite gestion de sa profondeur de champ et de ses volumes que l'on prend plaisir à explorer. Il unit parfaitement toute la famille et leurs différents pouvoirs (puissance, élasticité, vitesse, invisibilité) dans une union commune. De ce fait, c'est un beau film tonitruant, teinté en plus d'humour et d'une bonne bande originale jazz, mettant en avant la famille comme ultime recours face au chaos du monde.

Ratatouille
7.3

Ratatouille (2007)

1 h 51 min. Sortie : 1 août 2007 (France). Animation, Comédie

Long-métrage d'animation de Brad Bird et Jan Pinkava

SimBoth a mis 8/10 et a écrit une critique.

Mission: Impossible - Protocole fantôme
6.4

Mission: Impossible - Protocole fantôme (2011)

Mission: Impossible - Ghost Protocol

2 h 12 min. Sortie : 14 décembre 2011 (France). Action, Thriller

Film de Brad Bird

SimBoth a mis 8/10.

Annotation :

"Protocole Fantôme" est une belle réussite, teintée d’humour, de gadgets improbables et de séquences spectaculaires, à travers un rythme frénétique et une mise en scène ludique qui nous invite en Russie, à Dubaï puis en Inde. Le collectif prime, avec de bons seconds rôles, et Tom Cruise, en étant plus sobre et moins égocentrique, rend la saga moins nombriliste. Le cinéaste s’amuse dans ce volet à opposer les codes de "Mission : Impossible", notamment par la technologie, mais une technologie cette fois-ci faillible (l’autodestruction du message, le vidéoprojecteur dans le Kremlin, le gant d’escalade, le constructeur à masque, la machine de lévitation…) et qui ne fonctionne pas toujours, laissant les personnages recourir à une part d’improvisation et d’instinct primaire pour réussir. L’escalade de la Burj Khalifa, la course-poursuite dans la tempête de sable ou le combat à mains nues dans le parking en hauteur mettent en évidence cette inventivité omniprésente.

À la poursuite de demain
5.7

À la poursuite de demain (2015)

Tomorrowland

2 h 10 min. Sortie : 20 mai 2015 (France). Aventure, Science-fiction

Film de Brad Bird

SimBoth a mis 6/10.

Annotation :

(Vu le 05/02/26)

J'ai été enjoué par la première partie du film où l'on trouve toute l'inventivité du cinéma de Brad Bird. Ses gadgets faillibles, sa façon de s'affranchir des lois de la gravité et le côté ludique de son style, créant l'euphorie, la surprise et l'enthousiasme, s'y trouvent. Tomorrowland est un terreau parfait pour établir un jeu constant entre la doublure des espaces et pour travailler la mutation hybride du corps humain et du numérique, ainsi que les allers-retours entre le monde réel et la dimension parallèle. À voir la belle idée du pin's qui, au simple toucher, fait basculer dans le monde de Tomorrowland, procurant le côté "Alice aux pays des merveilles" du long-métrage. J'ai apprécié également ce mélange entre le rétrofuturisme, le cartoonesque, le pulp et l'héritage de Jules Verne (la superbe scène de la tour Eiffel qui se transforme en fusée). L’œuvre parle de la dangerosité d'avoir un esprit pessimiste pouvant rendre notre rapport à l'avenir apocalyptique. Ainsi, le film nous invite à avoir plus de curiosité, de rêve et d'optimisme dans un monde devenant de plus en plus cynique et désabusé, afin d'offrir un futur plus radieux. Le propos utopiste est bienvenu jusqu'à ce qu'il devienne moralisateur dans sa toute fin, assez gênante de bons sentiments et qui ressemble plus à une pub Apple qu'autre chose. Il aurait pu être rattrapé si la résolution était moins expédiée, surtout qu'elle détonne avec le reste du long-métrage, qui contient une folie bien plus réjouissante, aventureuse et moins bavarde.

SimBoth

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