Films dispos
Drugstore Cowboy (1989)
1 h 41 min. Sortie : 11 avril 1990 (France). Comédie dramatique
Film de Gus Van Sant
Annotation :
Pitch
Dans l’Amérique des années 1970, un groupe de toxicomanes sillonne le pays en braquant des pharmacies pour alimenter son addiction. À leur tête, Bob, charismatique et lucide, tente de survivre dans un monde déjà en ruine.
Avis cinéphilique
Film culte du cinéma indépendant américain, Drugstore Cowboy impressionne par son réalisme cru et son regard sans morale simpliste sur la drogue. Gus Van Sant impose un style sobre, presque documentaire, porté par un Matt Dillon habité, et esquisse déjà ses grands thèmes : la marginalité, l’errance et la liberté illusoire.
Un film sec, mélancolique, profondément humain.
My Own Private Idaho (1991)
1 h 44 min. Sortie : 15 janvier 1992 (France). Drame, Road movie
Film de Gus Van Sant
Stephane-Pellicier a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Pitch
Mike, jeune prostitué narcoleptique, erre sur les routes américaines à la recherche de sa mère, tandis que Scott, fils de bonne famille, vit sa marginalité comme une parenthèse. Leur amitié se construit dans l’errance, le désir et l’attente d’un impossible retour.
Avis cinéphilique
Film emblématique du cinéma indépendant des années 1990, My Own Private Idaho mêle road movie, romance tragique et références shakespeariennes. Gus Van Sant y déploie une mise en scène poétique et fragmentée, portée par la performance bouleversante de River Phoenix.
Un film fragile et lyrique, sur l’amour non réciproque, la solitude et l’impossibilité de trouver sa place.
Trust Me (1991)
Trust
1 h 47 min. Sortie : 26 février 1992 (France). Comédie dramatique, Romance
Film de Hal Hartley
Stephane-Pellicier a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Pitch
Maria, jeune femme enceinte rejetée par sa famille, rencontre Matthew, informaticien brillant mais instable, en rupture avec le monde. Entre eux naît une relation étrange, faite de méfiance, de sincérité brutale et de besoin d’absolu.
Avis cinéphilique
Film clé du cinéma indépendant américain, Trust se distingue par ses dialogues secs, son humour absurde et sa mise en scène minimaliste. Hal Hartley filme des personnages inadaptés au monde social, mais profondément exigeants moralement.
Un film à la fois froid et tendre, ironique et grave, qui interroge la confiance, la responsabilité et la difficulté d’aimer dans une société sans repères.
L'Incroyable Vérité (1990)
The Unbelievable Truth
1 h 36 min. Sortie : 23 septembre 1992 (France). Comédie dramatique
Film de Hal Hartley
Stephane-Pellicier a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Pitch
Audry, jeune femme naïve vivant dans une petite ville américaine, tombe amoureuse de Josh, mécanicien taciturne accusé d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Leur relation se construit entre rumeurs, malentendus et solitude.
Avis cinéphilique
Premier long métrage de Hal Hartley, L’Incroyable Vérité pose les bases de son style : dialogues minimalistes, personnages décalés, humour froid et mélancolie diffuse. Le film détourne les codes du romantisme et du film noir pour parler d’incommunicabilité et de quête de sincérité.
Un film modeste, étrange et déjà très personnel, emblématique de l’indépendant américain des années 1990.
Simple Men (1992)
1 h 44 min. Sortie : 14 octobre 1992 (France). Comédie dramatique
Film de Hal Hartley
Annotation :
Pitch
Deux frères partent à la recherche de leur père, ancien militant radical devenu fugitif. Leur quête les conduit dans une petite ville côtière, où errance, rencontres et désillusions prennent le pas sur l’objectif initial.
Avis cinéphilique
Avec Simple Men, Hal Hartley poursuit son cinéma de l’errance intellectuelle et affective. Les dialogues détachés, l’humour sec et les situations décalées traduisent une profonde désorientation morale. La mise en scène épurée et la célèbre scène de danse donnent au film une tonalité à la fois ludique et mélancolique.
Un film faussement simple, ironique et profondément existentiel.
Brooklyn Boogie (1995)
Blue in the Face
1 h 25 min. Sortie : 3 janvier 1996 (France). Comédie
Film de Wayne Wang, Paul Auster et Harvey Wang
Annotation :
Pitch
Dans un quartier de Brooklyn, le débit de tabac d’Auggie devient un lieu de rencontres et de confidences. Autour de lui gravitent des personnages ordinaires dont les histoires s’entrecroisent, entre hasards et petits miracles du quotidien.
Avis cinéphilique
Film choral chaleureux, Brooklyn Boogie célèbre la vie urbaine ordinaire et la puissance du récit. Wayne Wang adopte une mise en scène simple, laissant toute la place aux personnages et aux dialogues.
Un film humaniste et apaisé, où la banalité devient source de poésie et de lien social.
Malcolm X (1992)
3 h 22 min. Sortie : 24 février 1993 (France). Biopic, Drame, Historique
Film de Spike Lee
Annotation :
Pitch
Le film retrace la trajectoire de Malcolm X, de la délinquance et de la prison à son engagement politique radical, puis à l’évolution de sa pensée sur la question noire aux États-Unis.
Avis cinéphilique
Fresque politique ambitieuse, Malcolm X conjugue biopic, film militant et réflexion historique. Spike Lee adopte une mise en scène ample et engagée, sans masquer les contradictions du personnage.
Denzel Washington livre une interprétation magistrale, incarnant la force, la colère et la complexité d’une figure majeure de la lutte pour les droits civiques. Un film puissant, à la fois pédagogique et politique.
Mississippi Burning (1988)
2 h 08 min. Sortie : 29 mars 1989 (France). Policier, Drame, Historique
Film de Alan Parker
Annotation :
Pitch
En 1964, dans le Mississippi ségrégationniste, deux agents du FBI enquêtent sur la disparition de militants des droits civiques. Leur investigation met au jour la violence raciste et la complicité des institutions locales.
Avis cinéphilique
Thriller politique tendu, Mississippi Burning dénonce frontalement le racisme systémique du Sud des États-Unis. La mise en scène est efficace, parfois spectaculaire, privilégiant la tension dramatique à la nuance historique.
Porté par Gene Hackman et Willem Dafoe, le film frappe par sa puissance émotionnelle, tout en suscitant le débat sur son point de vue centré sur les forces fédérales.
Benny's Video (1992)
1 h 50 min. Sortie : 14 avril 1993 (France). Drame
Film de Michael Haneke
Annotation :
Pitch
Benny, adolescent issu d’un milieu aisé, passe ses journées à regarder et enregistrer des images vidéo. Fasciné par la violence médiatisée, il commet un acte irréversible, que ses parents chercheront à étouffer.
Avis cinéphilique
Film glaçant, Benny’s Video interroge la banalisation de la violence et la médiation permanente des images. Haneke adopte une mise en scène froide, distante, qui refuse toute empathie facile. Le film dérange moins par ce qu’il montre que par ce qu’il fait ressentir : un vide moral, une responsabilité diluée.
Un cinéma radical, inconfortable, qui place le spectateur face à sa propre passivité.
Elephant Man (1980)
The Elephant Man
2 h 04 min. Sortie : 8 avril 1981 (France). Biopic, Drame
Film de David Lynch
Annotation :
Pitch
À Londres au XIXᵉ siècle, John Merrick, homme gravement difforme, est exhibé comme une curiosité. Recueilli par un médecin, il tente de retrouver dignité et humanité dans une société qui le rejette.
Avis cinéphilique
Film profondément humaniste, Elephant Man conjugue la rigueur classique et la sensibilité singulière de Lynch. Le noir et blanc sublime la douleur autant que la douceur des relations humaines.
John Hurt livre une interprétation bouleversante, faisant de Merrick une figure tragique de l’exclusion et de la compassion.
Mr. Smith au Sénat (1939)
Mr. Smith Goes to Washington
2 h 04 min. Sortie : 19 janvier 1940 (France). Comédie, Drame
Film de Frank Capra
Annotation :
Pitch
Jefferson Smith, citoyen idéaliste et naïf, est nommé sénateur par hasard. Confronté à la corruption politique, il décide de défendre seul la démocratie et la justice, au risque de tout perdre.
Avis cinéphilique
Grand film politique classique, Mr. Smith au Sénat incarne l’idéalisme capraesque face au cynisme des institutions. Frank Capra mêle émotion, humour et gravité dans une mise en scène limpide.
Porté par James Stewart, le film célèbre la force morale de l’individu et la parole démocratique, tout en laissant poindre une critique lucide du pouvoir.
Sue perdue dans Manhattan (1997)
Sue
1 h 31 min. Sortie : 16 septembre 1998 (France). Drame
Film de Amos Kollek
Annotation :
Pitch
Sue, jeune femme fragile et sans ressources, erre dans les rues de Manhattan après avoir perdu tout repère. Ses rencontres successives dessinent le portrait d’une ville indifférente, parfois violente, rarement secourable.
Avis cinéphilique
Film indépendant radical, Sue perdue dans Manhattan adopte un réalisme brut, presque documentaire. Amos Kollek filme New York comme un espace d’errance et d’exclusion, sans romantisme.
Porté par la présence intense d’Anna Thomson, le film frappe par sa sécheresse morale et son regard frontal sur la solitude urbaine et la marginalité féminine.
La Fureur de vivre (1955)
Rebel Without a Cause
1 h 51 min. Sortie : 28 mars 1956 (France). Drame
Film de Nicholas Ray
Annotation :
Pitch
Jim Stark, adolescent en révolte, peine à trouver sa place entre parents défaillants et normes sociales oppressantes. Ses rencontres avec d’autres jeunes marginaux révèlent une jeunesse en quête de repères.
Avis cinéphilique
Film emblématique du mal-être adolescent, La Fureur de vivre capte l’angoisse générationnelle de l’après-guerre. Nicholas Ray filme la révolte moins comme une idéologie que comme un cri existentiel.
James Dean incarne avec intensité cette jeunesse blessée, faisant du film un mythe durable du cinéma américain.
Opening Night (1977)
2 h 24 min. Sortie : 13 mai 1992 (France). Drame
Film de John Cassavetes
Annotation :
Pitch
Myrtle Gordon, actrice de théâtre reconnue, traverse une crise profonde à l’approche de la première d’une nouvelle pièce. Entre répétitions, souvenirs et visions, elle lutte contre le temps qui passe et la perte de contrôle.
Avis cinéphilique
Avec Opening Night, Cassavetes filme l’angoisse de la création et la peur du vieillissement. La mise en scène est nerveuse, instable, au plus près des corps et des émotions. Gena Rowlands y livre une performance vertigineuse, entre fragilité et fureur.
Un film intense et douloureux, où le théâtre devient le miroir d’une identité qui se fissure.
Une femme sous influence (1974)
A Woman Under the Influence
2 h 35 min. Sortie : 14 avril 1976 (France). Drame
Film de John Cassavetes
Annotation :
Pitch
Mabel, épouse et mère de famille, peine à se conformer aux normes sociales et familiales. Son comportement jugé excessif met en lumière les tensions du couple et l’incompréhension de son entourage.
Avis cinéphilique
Film majeur de Cassavetes, Une femme sous influence explore la fragilité psychique et la violence des normes sociales. La caméra, très proche des corps, capte l’inconfort et l’émotion brute. Gena Rowlands y livre une interprétation bouleversante, sans filtre.
Un film éprouvant, d’une intensité rare, sur l’amour, la folie et l’impossibilité d’être soi.
La Cérémonie (1995)
1 h 52 min. Sortie : 30 août 1995 (France). Policier, Drame, Thriller
Film de Claude Chabrol
Annotation :
Pitch
Sophie, jeune femme mutique et secrète, est engagée comme domestique chez une famille bourgeoise. Elle se lie d’amitié avec Jeanne, employée des postes marginale et provocatrice. Peu à peu, rancœurs sociales et frustrations silencieuses s'accumulent.
Avis cinéphilique
Avec La Cérémonie, Chabrol signe un thriller social froid et implacable. Le film dissèque la lutte des classes, l’humiliation et la violence sourde des rapports sociaux. Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert composent un duo glaçant, sans psychologie explicative.
Un film sec, cruel, où le fait divers devient une critique radicale de la bourgeoisie.
Mort d'un commis voyageur (1985)
Death of a Salesman
2 h 10 min. Sortie : 1985 (France). Drame
Téléfilm de Volker Schlöndorff
Annotation :
Pitch
Willy Loman, représentant de commerce vieillissant, s’enfonce dans l’échec professionnel et le déni. Entre souvenirs idéalisés et présent douloureux, il affronte l’effondrement de ses rêves et de sa cellule familiale.
Avis cinéphilique
Adaptation fidèle de la pièce d’Arthur Miller, Mort d’un commis voyageur propose une critique sévère du rêve américain et de l’illusion de la réussite sociale. La mise en scène reste sobre, au service du texte et du jeu des acteurs.
Dustin Hoffman livre une interprétation intense et tragique, donnant chair à un personnage broyé par les normes économiques et familiales.
Le Beau Serge (1958)
1 h 38 min. Sortie : 6 juin 1958. Drame
Film de Claude Chabrol
Annotation :
Pitch
François revient dans son village natal et retrouve Serge, ami d’enfance devenu alcoolique et violent. Le retour fait ressurgir rancœurs, misère morale et échec d’une communauté figée.
Avis cinéphilique
Premier long métrage de Chabrol, Le Beau Serge marque la naissance de la Nouvelle Vague. Tourné en décors naturels, le film propose un regard sombre sur la province française, loin de toute idéalisation.
Un film âpre et réaliste, où l’amitié se heurte à l’impuissance et au désenchantement social.
Que la bête meure (1969)
1 h 50 min. Sortie : 5 septembre 1969. Thriller
Film de Claude Chabrol
Annotation :
Pitch
Après la mort de son fils dans un délit de fuite, un homme découvre l’identité du coupable. Il se rapproche de lui et de sa famille, mû par un désir de vengeance qu’il tente de maîtriser.
Avis cinéphilique
Thriller moral implacable, Que la bête meure explore la culpabilité, la vengeance et la frontière trouble entre justice et violence. Chabrol adopte une mise en scène froide, presque clinique, laissant le spectateur face à un malaise constant.
Un film sombre et rigoureux, où la noirceur humaine est disséquée sans concession.
Jobs (2013)
2 h 02 min. Sortie : 21 août 2013 (France). Biopic, Drame
Film de Joshua Michael Stern
Annotation :
Pitch
Le film retrace le parcours de Steve Jobs, de ses débuts marginaux dans les années 1970 jusqu’à son ascension à la tête d’Apple. Il montre la naissance d’une vision technologique autant qu’un caractère obsessionnel et exigeant.
Avis cinéphilique
Jobs adopte une approche classique et biographique, centrée sur le mythe du génie individuel. Ashton Kutcher convainc physiquement, mais le film reste souvent sage et illustratif, préférant le récit linéaire à l’analyse critique.
Un biopic efficace mais convenu, plus informatif que véritablement cinématographique.
Chacun cherche son chat (1996)
1 h 31 min. Sortie : 3 avril 1996 (France). Comédie romantique
Film de Cédric Klapisch
Annotation :
Pitch
À Paris, dans le quartier de la Bastille, Chloé cherche désespérément son chat disparu. Cette quête banale devient l’occasion de rencontres et de portraits de voisins, révélant la vie d’un quartier en mutation.
Avis cinéphilique
Film choral doux et léger, Chacun cherche son chat capte l’esprit d’un Paris populaire sur le point de disparaître. Klapisch privilégie le naturel, les visages et les petits gestes du quotidien.
Un film modeste et attachant, où la recherche du chat sert de prétexte à une réflexion simple sur le lien social et la solitude urbaine.
En corps (2022)
1 h 57 min. Sortie : 30 mars 2022. Comédie dramatique
Film de Cédric Klapisch
Annotation :
Pitch
Élise, danseuse classique promise à une grande carrière, voit son avenir brisé par une blessure. En rejoignant une compagnie de danse contemporaine, elle doit réapprendre à habiter son corps et à se reconstruire.
Avis cinéphilique
Avec En corps, Klapisch signe un film sensible sur la résilience et la renaissance par l’art. La caméra épouse les corps en mouvement, entre grâce et douleur. Marion Barbeau impressionne par sa présence et sa justesse.
Un film lumineux et apaisé, où la danse devient un langage de guérison et de liberté.
Le Péril jeune (1994)
1 h 41 min. Sortie : 21 mai 1994. Comédie dramatique
Téléfilm de Cédric Klapisch
Annotation :
Pitch
Dans les années 1970, un groupe de lycéens parisiens partage amitiés, idéaux politiques, drogues et premières désillusions. Des années plus tard, les souvenirs de cette jeunesse refont surface.
Avis cinéphilique
Film générationnel devenu culte, Le Péril jeune mêle nostalgie et désenchantement. Klapisch capte l’énergie de la jeunesse sans la mythifier, entre utopies collectives et échecs personnels.
Un film vif et tendre, porté par des dialogues justes et un regard lucide sur le passage à l’âge adulte.
Matrix (1999)
The Matrix
2 h 16 min. Sortie : 23 juin 1999 (France). Action, Science-fiction, Arts martiaux
Film de Lilly Wachowski et Lana Wachowski
Annotation :
Pitch
Thomas Anderson découvre que le monde dans lequel il vit n’est qu’une simulation contrôlée par des machines. En rejoignant un groupe de résistants, il remet en cause la réalité, la liberté et sa propre identité.
Avis cinéphilique
Film culte de la fin des années 1990, Matrix mêle science-fiction, philosophie et cinéma d’action. Derrière son esthétique révolutionnaire se déploie une réflexion sur l’illusion, le déterminisme et l’émancipation.
Un film spectaculaire et conceptuel, qui a profondément marqué la culture populaire et le cinéma contemporain.
Miracle en Alabama (1962)
The Miracle Worker
1 h 46 min. Sortie : 10 octobre 1962 (France). Biopic, Drame
Film de Arthur Penn
Annotation :
Pitch
Helen Keller, enfant sourde, muette et aveugle, vit enfermée dans le silence et l’incompréhension. L’arrivée d’Annie Sullivan, éducatrice exigeante et déterminée, bouleverse son quotidien et ouvre la voie à l’apprentissage du langage.
Avis cinéphilique
Film intense et profondément humaniste, Miracle en Alabama repose sur un affrontement pédagogique et moral d’une grande force. La mise en scène sobre met en valeur la lutte physique et psychologique entre l’élève et son enseignante.
Porté par des performances remarquables, le film interroge la transmission, la patience et la conquête de l’humanité par le langage.
Douze Hommes en colère (1957)
12 Angry Men
1 h 36 min. Sortie : 4 octobre 1957 (France). Policier, Drame
Film de Sidney Lumet
Annotation :
Pitch
Douze jurés doivent décider du sort d’un jeune homme accusé de meurtre. Alors que le verdict semble acquis, l’un d’eux remet en cause les évidences et oblige le groupe à réexaminer les faits.
Avis cinéphilique
Film exemplaire par sa sobriété et sa rigueur, Douze Hommes en colère repose presque entièrement sur la parole et le raisonnement. Lumet transforme un huis clos en une réflexion passionnante sur la justice, le doute et les préjugés.
Un classique intemporel, pédagogique sans être démonstratif, où la démocratie se joue dans le débat et l’argumentation.
1984 (1984)
1 h 53 min. Sortie : 14 novembre 1984 (France). Drame, Science-fiction
Film de Michael Radford
Annotation :
Pitch
Dans un État totalitaire où tout est surveillé, Winston Smith travaille à falsifier le passé au service du Parti. Peu à peu, il tente de résister par l’amour et la pensée, dans un monde où même l’intime est contrôlé.
Avis cinéphilique
Adaptation sombre et fidèle du roman d’Orwell, 1984 impose une atmosphère oppressante et désenchantée. La mise en scène austère et les décors gris traduisent la violence d’un pouvoir fondé sur la peur et la manipulation du langage.
John Hurt incarne avec une intensité fragile un individu broyé par le totalitarisme. Un film glaçant, d’une actualité persistante.
Les Affranchis (1990)
Goodfellas
2 h 26 min. Sortie : 12 septembre 1990. Gangster, Biopic
Film de Martin Scorsese
Annotation :
Pitch
Henry Hill grandit fasciné par le monde de la mafia et gravit les échelons du crime organisé italo-américain. Argent, pouvoir et violence rythment son ascension, jusqu’à l’inévitable chute.
Avis cinéphilique
Film majeur de Scorsese, Les Affranchis séduit par sa mise en scène virtuose et son énergie constante. Le film montre la mafia de l’intérieur, sans glamour durable, entre euphorie et paranoïa.
Porté par des performances mémorables, notamment Joe Pesci, il offre une vision aussi jubilatoire que désenchantée du rêve criminel américain.
Docteur Folamour (1964)
Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb
1 h 35 min. Sortie : 10 avril 1964 (France). Comédie, Guerre, Science-fiction
Film de Stanley Kubrick
Annotation :
Pitch
Une erreur militaire déclenche une attaque nucléaire irréversible. Pendant que les bombardiers foncent vers leur cible, dirigeants politiques et généraux tentent maladroitement d’éviter l’apocalypse.
Avis cinéphilique
Satire politique féroce, Docteur Folamour transforme la peur nucléaire en comédie noire absurde. Kubrick ridiculise la rationalité militaire et la logique de la dissuasion.
Peter Sellers, multiple et génial, incarne la folie d’un monde gouverné par des hommes supposément raisonnables. Un classique brillant, aussi drôle qu’inquiétant.
Gandhi (1982)
3 h 11 min. Sortie : 23 mars 1983 (France). Biopic, Drame, Historique
Film de Richard Attenborough
Annotation :
Pitch
Le film retrace le parcours de Mohandas Gandhi, de son engagement en Afrique du Sud jusqu’à son rôle central dans l’indépendance de l’Inde, fondé sur la non-violence et la désobéissance civile.
Avis cinéphilique
Grande fresque historique et biographique, Gandhi adopte un ton classique et solennel. La mise en scène privilégie l’ampleur et la pédagogie, parfois au détriment de la complexité.
Ben Kingsley livre une interprétation habitée et charismatique, donnant au film une force morale indéniable. Un film majestueux, plus didactique que critique.

































