Liste de 8 films créée il y a 6 mois · modifiée il y a 6 mois
Lost in Translation
7.2

Lost in Translation (2003)

1 h 41 min. Sortie : 7 janvier 2004 (France). Drame, Comédie romantique

Film de Sofia Coppola

Kyrios-Rex a mis 8/10.

Annotation :

Vu le 26/01/26 - VOSTFR - BluRay

Sofia Coppola nous livre avec Lost In Translation une virée nébuleuse dans une ville de Tokyo magnifique mais malheureusement bourrée de clichés.

Je ne suis pas ingrat, c'est LE film qui m'a donné envie de découvrir le Japon lors de sa sortie. J'avais alors treize ans. Bien des années plus tard, j'ai eu la chance de fouler le sol nippon et c'est peut-être pour ça que cette vision de Tokyo m'apparaît aujourd'hui bien superficielle.

Ceci étant, c'est un pays qui restait assez mystérieux pour l'Occident à l'époque. Je ne lui en tient donc pas trop rigueur mais un peu quand même.

Au-delà de ça, Lost In Translation est une étrange mais magnifique histoire d'amour platonique entre l'impayable Bill Murray et la magnétique Scarlett Johansson. Un duo qui fonctionne étrangement bien. Deux âmes perdues, loins de chez elles, qui finiront par vivre un bref moment de plénitude, un peu à l'instar du très touchant The Bridges Of Madison County de Clint Eastwood.

Porté par une OST planante, le long-métrage de Sofia Coppola est à la fois drôle (La scène du shooting ou encore celle du tournage), émouvant (Cette fin !) et, il faut le dire, déprimant.

D'une justesse rare concernant les relations humains, Lost In Translation, s'il m'impressionne moins qu'à l'époque, reste un de mes films de chevet.

Tout cela donne envie de tomber amoureux. Par chance, je le suis déjà.

"Let's never come here again because it would never be as much fun."

4/5

Nightmare Alley
6.7

Nightmare Alley (2021)

2 h 30 min. Sortie : 19 janvier 2022 (France). Drame, Thriller, Film noir

Film de Guillermo del Toro

Kyrios-Rex a mis 8/10.

Annotation :

Vu le 26/01/26 - VOSTFR - BluRay

Un petit régal que ce Nightmare Alley.

Guillermo Del Toro accouche d'un film visuellement sublime et à l'atmosphère unique, comme il sait si bien le faire, bien aidé par des décors somptueux. De la fête foraine old school au cabinet doré d'une psychologue, le spectateur en prend plein la rétine.

Le long-métrage suit le schéma classique mais toujours efficace du rise and fall, en nous narrant l'histoire d'un charlatan au lourd passé, campé par un Bradley Cooper impeccable. Il est accompagné ici d'un défilé de "gueules". Notamment le chouchou du réalisateur, Ron Perlman, et le toujours exceptionnel Willem Dafoe.

Côté féminin, le bât blesse mais cela n'est qu'une appréciation très personnel, ne supportant ni le glaçon Cate Blanchett, ni l'insipide Rooney Mara, ni la gueule de fumeuse de Toni Collette. Je ne suis pas misogyne, promis.

Après une première partie exceptionnelle dans un monde forain étrange et fascinant, le film nous livre une seconde partie moins passionnante mais néanmoins suffisamment intéressante pour nous tenir en haleine.

Puis, que dire de cette fin ? Attendue mais tellement marquante.

Le film noir n'est pas mort et pour ça on dit : Merci Guillermo !

"Mister, I was born for it."

4/5

Independence Day
5.5

Independence Day (1996)

2 h 25 min. Sortie : 2 octobre 1996 (France). Action, Science-fiction, Aventure

Film de Roland Emmerich

Kyrios-Rex a mis 6/10.

Annotation :

Vu le 27/01/26 - VOSTFR - BluRay

(Vu en version longue)

Je me souviens comme si c'était hier du coffret Independence Day que possédait mon père. À l'intérieur, deux VHS. Celle du film, dont la jaquette lenticulaire représentait la mythique scène de la destruction de la Maison Blanche. Le seconde VHS était celle du making-of et arborait l'affiche du film.

J'adorais ce coffret et je dois le dire, j'adorais ce film. Car en 1996, ça en jetait un max !

Trente ans plus tard, je dois bien reconnaître que le long-métrage de Rolland Emmerich reste relativement efficace, surtout dans sa première partie, avec des SFX qui tiennent encore la route.

L'arrivée des extra-terrestres (Notamment l'apparition du gigantesque vaisseau sortant des nuages) et le début des destructions reste pour moi un des sommets du genre.

Ajouté à cela des personnages vraiment attachants, bien que trop nombreux (En témoigne l'inutile arc narratif de Vivica A. Fox), campés par des acteurs tout à fait corrects : Bill Pullman (Casper <3), le génial Jeff Goldblum, un Judd Hirsch drôle sans trop en faire et Will Smith quand il était encore le mec le plus cool du monde.

Dommage dès lors que tout s'écroule dans une seconde partie qui en fait des caisses et tombe dans une propagande américaine nauséabonde à la gloire d'une Amérique encore toute-puissante.

Le Président ira même jusqu'à piloter un avion de chasse pour combattre l'envahisseur. Si ça c'est pas la classe (Non).

On évitera pas non plus les poncifs du genre, avec un sacrifice final au niveau zéro de l'émotion.

Inpendence Day reste un blockbuster sympathique pour peu qu'on pose son cerveau et qu'on accepte le côté too much du long-métrage.

"All you need is love. John Lennon. Smart man. Shot in the back, very sad."

3/5

Independence Day : Resurgence
4.2

Independence Day : Resurgence (2016)

2 h. Sortie : 20 juillet 2016 (France). Action, Aventure, Science-fiction

Film de Roland Emmerich

Kyrios-Rex a mis 2/10.

Annotation :

Vu le 27/01/26 - VOSTFR - BluRay

Vingt après son Independence Day, devenu culte depuis, Roland Emmerich (Le frère caché de Michal Bay), se décide à nous pondre une suite que personne n'attendait.

Si le premier opus reste un blockbuster tout à fait sympathique, Independence Day : Resurgence se vautre dans les grandes largeurs.

On ressort les mêmes acteurs du placard (Sauf Will Smith, absent) pour finalement ne rien en faire. Vivicia A. Fox est même évincée du film après quelques minutes seulement à l'écran. Pas une grande perte au vu de sa peu d'importance dans le premier mais quand même. Seul Jeff Goldblum s'en tire sans trop de bobos et à l'air de s'amuser comme un petit fou. C'est déjà ça.

Les nouveaux venus sont parmi ce qui se fait de pire. Jessie Usher n'a pas un dixième du charisme de Will Smith, Maika Monroe est un verre d'eau tiède et que dire de Liam Hemsworth ? Subir son jeu d'acteur devrait nous octroyer le droit à un arrêt de travail.

Pour le reste, c'est un remake de son aîné, aux SFX hideux et encore plus con. Ce qui n'est pas rien.

On arrive même à nous ressortir un Bill Pullman qui pilote, c'est dire si les idées manquent.

C'est chiant, c'est long, c'est même parfois incompréhensible (Quelqu'un a compris quelque chose à l'utilité de cette grosse boule blanche ?).

Independence Day : Resurgence appelle une suite qu'il n'aura probablement jamais lieu et cela a quelque chose de réjouissant.

Oh et je vous ai parlé du comic-relief insupportable campé par Nicolas Wright ? Non ? Tant mieux.

"That's ... Definitely bigger than the last one."

1/5

Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
7.1

Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (2011)

The Girl with the Dragon Tattoo

2 h 38 min. Sortie : 18 janvier 2012 (France). Thriller, Drame, Policier

Film de David Fincher

Kyrios-Rex a mis 8/10.

Annotation :

Vu le 27/01/26 - VOSTFR - DVD

Je n'ai ni lu le roman ni vu la précédente adaptation signée Niels Arden Oplev. C'est donc totalement vierge de préjugés que j'ai abordé le film de David Fincher et sans grande surprise avec lui (Bien que je ne sois pas son plus grand fan), j'ai beaucoup aimé The Girl With The Dragon Tattoo.

Après un générique rappelant bien évidement Seven, le film prend son temps pour nous présenter les deux principaux protagonistes de ce polar glacial.

D'un côté, un Daniel Craig toujours aussi peu démonstratif mais pour qui, allez savoir pourquoi, j'ai un petit capital sympathie depuis Knives Out.

De l'autre, l'intérêt principal de l'œuvre : Rooney Mara. J'ai beaucoup de mal en règle générale avec cette actrice mais il faut bien reconnaître qu'ici elle crève l'écran en campant une marginale à l'intellect hors norme, au look improbable et à la santé mentale disons, fragile.

La rencontre entre les deux personnages se fera attendre (Un peu trop même) mais le duo fonctionne relativement bien, sans casser trois pattes à un canard non plus.

L'ambiance du long-métrage est à couper au couteau et l'enquête se suit sans déplaisir, avant de se terminer dans la cave d'une villa bien trop propre pour être honnête, où Stellan Skarsgård tiendra parfaitement son rôle de frangin dérangé. La course-poursuite finale est malheureusement convenue et sans grand intérêt.

Dommage que le film n'arrive pas à sa conclusion à ce moment-là et nous livre une vingtaine de minutes peu passionnante où le soufflet retombe un peu.

Reste que The Girl With The Dragon Tattoo est un vrai bon film d'enquête qui ravira les amateurs du genre.

Cela donne presque envie de découvrir le livre.

"May I kill him?"

4/5

La Malédiction
6.9

La Malédiction (1976)

The Omen

1 h 51 min. Sortie : 17 novembre 1976 (France). Épouvante-Horreur

Film de Richard Donner

Kyrios-Rex a mis 8/10.

Annotation :

Vu le 28/01/26 - VOSTFR - DVD

Trois ans après L'Exorciste, un nouvel enfant diabolique vient faire frissonner les spectateurs et remplir les poches des producteurs. Pas de possession ici, le gamin n'est ni plus ni moins que l'Antéchrist lui-même ! Excusez du peu.

Bien moins connu que son illustre aîné et s'il n'en atteint jamais la maestria, The Omen reste pour moi un des sommets du genre. Il faut dire que ce n'est pas n'importe qui à la baguette. Il s'agit quand même de Richard Donner, qui nous offrira plus tard Lethal Weapons, The Goonies et bien entendu, Superman.

Dans une délicieuse ambiance 70's, le film nous offre une histoire vraiment agréable à suivre et prenant le parti, réussi, de laisser un peu le personnage de Damien de côté pour se concentrer plutôt sur son père (Adoptif mais chut), campé par un toujours impeccable Gregory Peck.

Il est entouré de personnages qui marquent le spectateur. De l'inquiétant Père Brennan, en passant par Carl Bugenhagen et Jennings, tous affublés de tronches inoubliables.

Le sommet étant atteint par Miss Baylock, terrifiante nourrice au service du Malin.

Le long-métrage se paye le luxe de nous offrir quelques scènes de morts qui resteront dans les annales. Celle de la décapitation étant la plus impactante.

L'OST de Jerry Goldsmith (Qui s'en donne à cœur joie) plonge le film dans une ambiance à la fois infernale et sacrée qui lui va à merveille.

The Omen est un classique à découvrir et qui ne laissera pas indifférent, pour peu qu'on ne soit pas dérangé par le rythme très lent, symbole de son époque.

"Look at me Damien ! It's all for you !"

4/5

Damien -  La Malédiction II
6

Damien - La Malédiction II (1978)

Damien: Omen II

1 h 47 min. Sortie : 16 août 1978 (France). Épouvante-Horreur, Fantastique

Film de Don Taylor

Kyrios-Rex a mis 6/10.

Annotation :

Vu le 29/01/26 - VOSTFR - DVD

La machine à billets est lancée et deux ans après The Omen, voici que débarque sur les toiles Damien : Omen II, malheureusement sans Richard Donner à la baguette, remplacé par Don Taylor (Cinéaste sans envergure, ayant notamment réalisé Escape From The Planet Of The Apes).

Gregory Peck n'est, sans surprise, plus de la partie mais c'est un autre grand nom du cinéma qui jouera cette fois la tête d'affiche : William Holden. s'il n'a pas le charisme de son prédécesseur, il s'en sort avec les honneurs. Pour l'anecdote, il avait refusé de tourner dans le premier film.

Contrairement à son aîné, cette suite, comme son titre le laisse deviner, se focalise beaucoup plus sur le personnage de Damien. Il est joué ici par un inconnu qui le restera : Jonathan Scott-Taylor. Le gamin est plutôt convaincant, sans arriver non plus à nous effrayer totalement.

Le problème du long-métrage et celui de beaucoup de suites : Tout y est moins bien que dans le premier opus.

Les enjeux y sont les mêmes (Dommage) mais le film tombe dans la facilité avec des morts beaucoup trop grandiloquentes et paradoxalement moins marquantes que dans The Omen. Le comble du ridicule étant atteint avec la scène de l'ascenseur, digne de Final Destination.

Les personnages gravitant autour de Damien sont tous bien bien moins marquants qu'une Miss Baylock. J'apprécie néanmoins l'idée qu'ils soient entourés de protecteurs plus ou moins discrets (Avec un chouette petit twist final).

On passe quand même un moment plutôt agréable, à se demander jusqu'où cela nous mènera, même si je regrette que l'idée suggérée à la fin du premier film ne soit pas reprise ici (Damien adopté par le Président des États-Unis).

Une suite sans grand intérêt donc, si ce n'est de suivre l'évolution de cet Antéchrist pré-pubère, conscient désormais de sa nature. On s'en contentera.

Oh et il y a Lance Henriksen.

"Richard, you know me to be a rational man but what I'm about to tell you is not rational."

3/5

Anatomie
5.3

Anatomie (2000)

1 h 43 min. Sortie : 16 mai 2001 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Stefan Ruzowitzky

Kyrios-Rex a mis 4/10.

Annotation :

Vu le 30/01/26 - VOSTFR - BluRay

J'ai perdu ma virginité grâce à Anatomie. En effet, me voici pour la première fois devant un film d'horreur allemand. Si l'on m'avait dit ça un jour, j'aurais beaucoup ri.

La bonne surprise n'aura pas lieu et le film n'est qu'un amoncellement de clichés et n'arrive pas à se détacher de ces stupides modèles américains, twist cramé à des kilomètres compris.

La réalisation de Stefan Ruzowitzky est proche de celle d'un téléfilm, avec ce je ne sais quoi à l'image qui trahit en quelques secondes les origines teutonnes du long-métrage. Cela m'a rappelé mes jeunes années à jouer à la GameBoy, calé contre ma grand-mère somnolant devant Derrick.

Si le concept de la société secrète est toujours sympa, il n'est ici pas pleinement exploité et jamais Anatomie n'arrive à créer le frisson chez le spectateur. Exception faite peut-être de ses sculptures anatomiques dérangeantes (Qui renferment un vilain petit secret), pour peu qu'on y soit sensible.

On aura le plaisir (Pas énorme non plus) de retrouver côté casting Benno Fürmann (Aperçu dans Joyeux Noël) et surtout Franka Potente, rôle principal du cultissime Lola Rennt. Sans être transcendante, elle nous livre ici une prestation tout à fait correcte.

Pas grand chose à se mettre sous la dent donc, si ce n'est une délicieuse vibe propre aux années 2000, dont je suis friand. Bien peu.

Ma première fois ne restera sans doute un coup d'un soir mais cela valait le coup d'essayer, non ?

"Shut your mouth or I'll slit your vocal cords."

2/5

Kyrios-Rex

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